Enfin, de vélo blindé.
De Bixi, si vous préférez.
Et pas juste ce matin, un peu cet après-midi (tant qu'à avoir un truc 24h, aussi bien en profiter).
Oui je suis en retard, mais bon, c'était ma première fois (c'est bien fin un Bixi, mais j'aime quand même mieux mon Argon 18), alors laissez-moi mes quelques minutes de fierté.
Impressions:
Disponibilité: Facile. J'étais chez un client, j'avais à revenir au bureau. À pied / métro, c'était facilement un 20-25min. En Bixi, j'estimais ça à 10 min (c'est pas mal ça d'ailleurs). À environ 100m du bureau du client, une mégastation Bixi (McGill / de la Commune, pratiquement 40 vélos). À l'arrivée près du bureau (Charlevoix / Duvernay), 100% libre. En sortant du Métro Laurier en après-midi, plusieurs vélos.
Système de paiement: Simple, et efficace. Facile à comprendre.
Solidité du vélo: Un blindé. À un moment donné, j'ai sauté semi-délibérément pris une chaîne de trottoir par le bout où elle remonte (le tout dûe à un comportement hasardeux du vélo)... le vélo a fait un beau bruit, mais il a continué à rouler de façon impeccable ensuite. Avec mon vélo personnel, j'aurais certainement pogné un flat et/ou voilé ma roue. La selle ne semblait pas super solide par contre, elle avait un vague mouvement latéral plutôt énervant. Par contre dans le vélo de l'après-midi, la selle était stable (quoique légèrement croche je pense).
Comportement: Ce matin, je trouvais que la direction était la grosse faiblesse. C'était lousse, pas du tout précis. Je n'aimerais pas être pris à faire une manoeuvre d'urgence avec un tel vélo, le comportement me semblait un peu imprévisible. Le freinage me semblait un peu déficient aussi, pas idéal en ville, mais encore là, ça varie probablement d'un vélo à l'autre. Et comme de fait, en après-midi, la direction était plus assurée et les freins plus nerveux. C'est sûr qu'un blindé comme ça est plutôt vache en accélération, mais quand même, un coup la vitesse de croisière atteinte, ça se tenait bien, agréable surprise.
Dérailleur: Les deux étaient un trois vitesses, et c'était un peu limité. Je sais qu'il y en a des 7 dans le réseau, serais curieux de les voir. J'aurais dû checker avant de partir le matin (je l'ai fait l'après-midi), au nombre de vélos qu'il y avait à la station... Le gros braquet était celui que j'ai utilisé quasiment tout le long sur le plat, il était très raisonnable, mais dans un faux plat descendant, il ne fournissait pas. Le deuxième braquet était bien dans les petites côtes (ex: quand la piste du Canal Lachine passe sous la rue des Seigneurs et remonte l'autre bord). La plus petit braquet était ridiculement bas, avec ça on pourrait monter n'importe quoi sans problèmes. Ça doit être dur ce vélo là en haut de 30km/h sur le plat, le braquet n'est pas favorable à ça. À noter que le dérailleur du vélo de l'après-midi était un peu désajusté, les changements de vitesses ne marchaient pas super bien.
Confort: Moyen. Faut dire que je déteste les grosses selles, alors ça n'aide pas. La position de conduite est plutôt correcte, très haute, bonne vue à l'avant. Je me trouvais haut, mais c'est sûr que c'est une question d'habitude par rapport à mon vélo habituel qui a une position beaucoup plus basse. Et en ville, être en hauteur dressé comme ça n'est pas forcément une mauvaise chose puisqu'une voiture va mieux nous voir. Les bosses et autres craques de rues étaient quand même atténuées, j'ai déjà eu des vélos qui brassaient pas mal plus que ça. À vitesse un peu plus élevée, le vélo semblait quand même solide et stable. La chaîne était bruyante, mais pour un vélo perpétuellement dehors à usage intensif, c'est normal.
Le verdict: Pour un court déplacement du point A au point B, très intéressant. Simple d'utilisation, solide. Comportement du vélo un peu ordinaire, mais avec tout le monde qui passe dessus, c'est un peu normal.
2010-07-20
2010-07-14
Visitez la Belgique et les Pays-Bas en quelques paragraphes!
À bien y penser, je n'ai même pas raconté mon voyage d'avril ici!
1er avril (no joke!): Départ de l'Aéropet Trudeau. On se retrouve dans un voyage "autobus scolaire" en avion... plein d'équipes de soccer de fillettes de 13-14 ans qui en sont à leur premier voyage loin de la maison. Ça jacasse toute la nuit. Sans compter le ticoune qui pensait que mon siège était une prise pour l'aider à chaque fois qu'il voulait se lever (genre aux 15 minutes). Même trois mois plus tard, je suis encore surpris que j'en aie pas sluggé un pendant le vol pour faire peur aux autres.
2 avril: Le départ de voyage d'enfer continue... auto pas prête. Faut attendre jusqu'à midi, ce qui implique qu'on va faire de la route tard sur le décalage horaire. En attendant on se plante au Novotel pour y luncher (gracieuseté de la compagnie d'auto) et le système d'alarme y part. Pendant 20 minutes. Calvaire. Finalement on prend la route, temps un peu gris, on passe à Amiens pour y voir des bixis locaux, la très belle cathédrale, un genre de canal que je trouvais sympa au début et que je trouve maintenant horriblement hideux... passage sur une petite route tortillonne près de Vers Sur Selle (quel nom!) et on arrive à Arras, une très belle ville, nettemement plus joli que ce que j'anticipais. La Grand Place est spectaculaire, et en plus le Soleil se pointe un peu.
3 avril: Décalage horaire: BUSTÉ! Grosse nuit de sommeil, numéro 1 le lendemain. On prend la route du nord, mais indirectement. On se retrouve à la Trouée d'Aremberg, secteur mythique de Paris-Roubaix. Je ne comprend pas comment les gars roulent là-dessus. Vraiment impressionnant. De là, on passe au Carrefour de l'Arbre, à peine moins magané. Traversée en Belgique, on découvre les Vlaamse Ardennen ou quelque chose du genre. Près d'Oudenaarde, on cherche notre Bed and Breakfast en roulant au travers de plusieurs centaines de cyclistes (pas de jokes!) qui font la cyclosportive du Tour des Flandres. Un peu par hasard, on finit par trouver la place, superbe accueil, j'y retournerais demain. On soupçonne le proprio d'être le Roi des Belges, en tout cas c'est le titre qu'on lui a donné à son insu. Souper en ville à Oudenaarde où on rencontre la gang (très sympa) de Podium Café.
4 avril: Le jour du Tour des Flandres! On commence par le musée le matin (bien, quoique peu traduit). À la sortie, on croise quelques amis de Podium Café avec qui on va covoiturer jusqu'à Geraardsbergen dans le Kapelmuur. On y voit passer la course des femmes, des espagnols saoûlons, des norvégiens, un imitateur d'Eddy Merckx et finalement la course des hommes qui se joue carrément devant nous. Si c'est tu pas génial ça.
5 avril: On décide de prolonger d'une nuit à notre B&B puisque le Roi des Belges est fondamentalement cool (il nous a introduit au Speculoos). On va donc aller visiter Bruxelles pendant la journée et revenir le soir. On prend le train à Zottegem, on arrive dans la capitale. Bien, sauf que c'est lundi, et férié en plus. Beaucoup de stock fermé (musées). Belle ville pour se promener par contre, surtout dans le centre (en dehors, ça craint un peu). Simon fait ses achats de houblon pour le reste du voyage, il aurait dû acheter un sherpa aussi pour traîner ça. On voit quand même un livre d'un personnage sosie de Gilles Duceppe, des murales de fifelos, le Manneken-Pis, le palais du faux roi des Belges (le vrai étant à Horebeke).
6 avril: On quitte notre royal B&B à regret. Visite du Koppenberg qui est tout près, puis du Oude Kwaremont. Encore là, des côtes pavées assez insensées. Route vers Brugge, certainement la plus belle ville de Belgique (et certainement les tarifs de parking les plus exhorbitants de Belgique). Très très belle ville, canaux, rues étroites... on se trouve un hôtel au coeur de la ville historique. En fin de journée quand les bus de touristes quittent, ça devient fort agréable.
7 avril: Départ vers Antwerpen. Ville plutôt décevante malgré un resto Da Giovanni. On assiste au départ du Scheldeprijs Vlandeeren, on a manqué la zone des autobus pour voir les coureurs, mais on les a bien vus pour aller aux signatures. Le reste de la ville est pas terrible, mais peut-être qu'on est sévères après avoir vu Brugge et Bruxelles. On traverse aux Pays-Bas à Putte (et oui, il y a des magasins érotiques à Putte), et déjà c'est le coup de coeur. Très vert, pistes cyclables partout, wow. Après avoir gossé dans Bergen op Zoom, on va virer à Willemstad. Un grand moment de l'histoire. C'est tout petit, mais il y a un office du tourisme. Il nous envoie à un petit B&B... on y va. On cogne. Juste comme on se dit "il n'y a personne", un espèque de péquenaud local nous ouvre... pense qu'on l'a tiré de sa sieste. Il nous envoie sa femme qui ne semble être jamais allé plus loin qu'à 15km de son village. On prend la chambre qui a l'avantage d'être pas chère. Mais c'est aussi frette et humide... plutôt inconfortable. Et je ne parle pas du rocket car dans l'entrée, des nains de jardins décapités et de la vieille scie rouillée qui pend. Particulier. En soirée la dame nous offre du thé (oh que ça a fait du bien) et un autre client de la place (un régulier, incroyable) se met à nous jaser... un monsieur qui a voyagé beaucoup, plutôt instruit. Belle rencontre dans ce bled miteux.
8 avril: On quitte quand même de bonne heure le matin. La dame nous donne du pain en masse, de quoi toffer jusqu'au soir quasiment. On visite le secteur près de Gorinchem, Bleskengraaf... vraiment un beau coin, petites rues très étroites sur le bord de canaux. On arrive à Kinderdijk, site d'une vingtaine de moulins historiques. On passe ensuite à Gouda (comme le fromage) où on nourrit les canards avec les restes du pain (et où on s'achète du fromage). Finalement on se rend a Delft, une magnifique petite ville. Un des plus jolis endroits de Hollande à mon avis. On trouve un hôtel à l'opposé de la veille: moderne, confortable, flambant neuf. Normalement ça aurait été trop cher, mais comme ça venait d'ouvrir, le solde était intéressant.
9 avril: On quitte la belle ville de Delft pour reprendre le chemin du sud. Visite des barrages de l'Escaut (merveille d'ingénierie), de Middelburg et de sa région (plages de Westkapelle). À Vlissingen, on prend le tunnel pour rentrer en Belgique. On passe à Gent un peu en coup de vent... pas d'hôtel en ville et il se fait tard, on doit escamoter la visite de cette ville un peu inégale (parfois moche, parfois spectaculaire). J'aurais aimé y passer plus de temps. On y achète quand même le nougat le plus rip-off au monde. On continue donc et on cherche... Waregem, rien. À Kortrijk, on trouve juste des pancartes qui font tourner en rond. Finalement on se rend jusqu'en France. On zigonne dans la laide ville de Tourcoing (en tout cas à la brunante c'était pas vendeur) et finalement on trouve de quoi à la limite de Roubaix. Pas cher, mais avec wifi. On prend ce qu'on peut...
10 avril: Tant qu'à être à Roubaix, on va voir le vélodrôme de Roubaix, arrivée de la mythique course (qui aura lieu le lendemain). Le vélodrôme est bien, le quartier autour ne l'est pas. On longe ensuite la frontière vers le nord-ouest. Passage au Kemmelberg trouvé par hasard, passage à l'abbaye de Westvleteren pour la bière de Simon... passage au bunker nazi d'Éperlecques (base de lancement de V2) où on croise des touristes poches et un chien hyperactif. Le tout se termine à Bergues qui est très touristique à cause d'un certain film. Belle petite ville quand même, ils ont bien choisi. Hôtel typiquement français me faisant penser à beaucoup de places où j'ai couché dans des voyages passés.
11 avril: Autoroute vers Lille, une merveille de moins en moins secrète du nord de la France. Très belle ville encore une fois, tranquille en ce dimanche matin. On va ensuite au sud. Malheureusement le secteur que je visais pour aller voir Paris-Roubaix est inaccessible, les routes sont déjà barrées. On en trouve un autre, Pont-Thibaut. Moins rough que ce que j'aurais voulu, mais spectaculaire pareil. On voit les juniors passer, on jase avec un vrai chti à l'accent local, et on voit passer Cancellara comme une bombe. Tout un coureur celui-là. Quand la course finit de passer, on prend le chemin du nord pour retourner aux Pays-Bas (heureusement que les distances sont courtes!). Et là, on cherche. Dordrecht, Breda, Gorinchem... finalement on trouve de quoi tard à Meerkerk sur le bord de l'autoroute. On prend ce qu'on peut. Disons qu'en Hollande, c'est moins facile qu'en France se loger.
12 avril: On continue au nord. On va sur l'île du Flevoland, dernière province des Pays-Bas gagnée sur la mer. Très rural, et parfois on roule plus bas que l'eau à côté. Intéressant. On passe ensuite près des lacs de Giethoorn, et on visite aussi Hindeloopen (avec le recul, on aurait dû y arrêter un peu plus). Longue digue du nord (très dull, déception) et finalement on arrive à Den Helder, départ du traversier vers Texel. Il est cher, mais ça vaut vraiment la peine. Texel est magnifique. Dès qu'on y arrive, on décroche. Endroit magique!
13 avril: On loue des vélos (on est aux Pays-Bas quand même) et on part à la découverte de Texel. Routes rurales, belles pistes cyclables en retrait, aménagements incroyables. Une superbe randonnée dans un endroit où je retournerais rouler n'importe quand. C'est vraiment un endroit qu'on se doit de visiter quand on va en Hollande. On quitte à regret la région (on aurait pu y passer une journée de plus) pour redescendre au sud. Entre Den Helder et Amsterdam, c'est un peu quelconque. Et évidemment, on en arrache pour trouver du logement. Ça prend l'aide d'un McDo et de son wifi pour trouver de quoi en solde à Nieuw Vennep. Bel hôtel (pas en liquidation on aurait pas eu les moyens!) malgré une peinture un peu spéciale dans l'entrée.
14 avril: On pensait avoir fait un bon coup... on avait réservé de quoi pour ce soir. Mais quand on y arrive, ça ne marche pas, mauvaises infos. Calvaire. Je commence à penser à mettre une croix sur Amsterdam, mais finalement on trouve un bureau touristique à Edam qui nous trouve une place géniale à Edam même. On a une petite maison (pas haute de plafond) pour nous, tout meublé et équipé. Wow. On décide d'aller visiter les jardins du Keukenhof, pratiquement à côté d'où on était le matin. C'est très beau, superbement aménagé. Et superbement plein de monde. Mais bon, les fleurs en Hollande, c'est thématique. Dans le peu de radio qu'on pogne, ça commence à parler d'un volcan...
15 avril: Première journée à Amsterdam. Musée Van Gogh, marche dans les rues, exploration aléatoire. Ville magnifique très dynamique, spectaculaire dans son ouverture d'esprit. Paradis des poteux et des sex-shops, mais c'est quand même très sécuritaire. C'est le genre de ville où on peut revenir souvent et toujours voir de quoi de neuf.
16 avril: Jour 2 à Amsterdam. Musée sur la résistance pendant la 2ème guerre mondiale (caricatures et illustrations incroyables dans le lobby) très bien fait. On voulait aller au Musée Maritime, mais il est en rénos. On continue donc à se promener partout. Vraiment une ville à visiter!
17 avril: On redescend vers Paris! Et là ça commence à parler de plus en plus sérieusement de volcan. Pas un vol dans le ciel... hmmm on part après-demain nous... Le ciel est voilé un peu, mais la route se fait bien, quoique c'est pas mal sur de l'autoroute tout le long et à des endroits où on a déjà passé. Dodo en banlieue de Paris.
18 avril: Bon on a l'info, on ne part pas demain. Vive les emails et tout ça, on sait que l'assurance va couvrir la suite alors on booke tout de suite de quoi carrément sur l'aéroport CdG pour le lendemain. Vive les ordis en vacances. On prend donc le chemin de Paris pour la journée où on rejoint Claire, amie néozélandaise - australienne. On passe la journée à marcher au travers de la ville lumière à jaser de tout et de rien en passant près des grands monuments.
19 avril: C'est reconfirmé, on ne part pas. Vive les volcans. On laisse l'auto (fin de location) et on se rend au même Novotel que le premier jour. Cette fois pas d'alarme, mais il faut attendre dans le lobby que la chambre soit prête. Quelle niaiserie! On y perd pas mal de temps, mais finalement on descend sur Paris en RER. Visite du Louvre toute la journée... le soir on trouve par hasard un petit resto sur Rambuteau près de Beaubourg. Je me tappe un super confit de canard, la bouffe de Simon semble excellente aussi. Petit band de jazz sur place, staff sympathique, pas cher. On garde la place en note.
20 avril: On ne part toujours pas. Pas grave, l'hôtel est encore réservé ce soir. Visite du Père Lachaise et du Musée de l'Armée aux Invalides, on a même pas le temps de tout faire! Et le soir, on retourne au même resto que la veille... cette fois je prend le couscous, oh wow. Méchante bouffe!
21 avril: Cette fois, on part. Retour en avion, belle envolée... voyage prolongé, mais être pris à Paris, ce n'est pas si mal.
1er avril (no joke!): Départ de l'Aéropet Trudeau. On se retrouve dans un voyage "autobus scolaire" en avion... plein d'équipes de soccer de fillettes de 13-14 ans qui en sont à leur premier voyage loin de la maison. Ça jacasse toute la nuit. Sans compter le ticoune qui pensait que mon siège était une prise pour l'aider à chaque fois qu'il voulait se lever (genre aux 15 minutes). Même trois mois plus tard, je suis encore surpris que j'en aie pas sluggé un pendant le vol pour faire peur aux autres.
2 avril: Le départ de voyage d'enfer continue... auto pas prête. Faut attendre jusqu'à midi, ce qui implique qu'on va faire de la route tard sur le décalage horaire. En attendant on se plante au Novotel pour y luncher (gracieuseté de la compagnie d'auto) et le système d'alarme y part. Pendant 20 minutes. Calvaire. Finalement on prend la route, temps un peu gris, on passe à Amiens pour y voir des bixis locaux, la très belle cathédrale, un genre de canal que je trouvais sympa au début et que je trouve maintenant horriblement hideux... passage sur une petite route tortillonne près de Vers Sur Selle (quel nom!) et on arrive à Arras, une très belle ville, nettemement plus joli que ce que j'anticipais. La Grand Place est spectaculaire, et en plus le Soleil se pointe un peu.
3 avril: Décalage horaire: BUSTÉ! Grosse nuit de sommeil, numéro 1 le lendemain. On prend la route du nord, mais indirectement. On se retrouve à la Trouée d'Aremberg, secteur mythique de Paris-Roubaix. Je ne comprend pas comment les gars roulent là-dessus. Vraiment impressionnant. De là, on passe au Carrefour de l'Arbre, à peine moins magané. Traversée en Belgique, on découvre les Vlaamse Ardennen ou quelque chose du genre. Près d'Oudenaarde, on cherche notre Bed and Breakfast en roulant au travers de plusieurs centaines de cyclistes (pas de jokes!) qui font la cyclosportive du Tour des Flandres. Un peu par hasard, on finit par trouver la place, superbe accueil, j'y retournerais demain. On soupçonne le proprio d'être le Roi des Belges, en tout cas c'est le titre qu'on lui a donné à son insu. Souper en ville à Oudenaarde où on rencontre la gang (très sympa) de Podium Café.
4 avril: Le jour du Tour des Flandres! On commence par le musée le matin (bien, quoique peu traduit). À la sortie, on croise quelques amis de Podium Café avec qui on va covoiturer jusqu'à Geraardsbergen dans le Kapelmuur. On y voit passer la course des femmes, des espagnols saoûlons, des norvégiens, un imitateur d'Eddy Merckx et finalement la course des hommes qui se joue carrément devant nous. Si c'est tu pas génial ça.
5 avril: On décide de prolonger d'une nuit à notre B&B puisque le Roi des Belges est fondamentalement cool (il nous a introduit au Speculoos). On va donc aller visiter Bruxelles pendant la journée et revenir le soir. On prend le train à Zottegem, on arrive dans la capitale. Bien, sauf que c'est lundi, et férié en plus. Beaucoup de stock fermé (musées). Belle ville pour se promener par contre, surtout dans le centre (en dehors, ça craint un peu). Simon fait ses achats de houblon pour le reste du voyage, il aurait dû acheter un sherpa aussi pour traîner ça. On voit quand même un livre d'un personnage sosie de Gilles Duceppe, des murales de fifelos, le Manneken-Pis, le palais du faux roi des Belges (le vrai étant à Horebeke).
6 avril: On quitte notre royal B&B à regret. Visite du Koppenberg qui est tout près, puis du Oude Kwaremont. Encore là, des côtes pavées assez insensées. Route vers Brugge, certainement la plus belle ville de Belgique (et certainement les tarifs de parking les plus exhorbitants de Belgique). Très très belle ville, canaux, rues étroites... on se trouve un hôtel au coeur de la ville historique. En fin de journée quand les bus de touristes quittent, ça devient fort agréable.
7 avril: Départ vers Antwerpen. Ville plutôt décevante malgré un resto Da Giovanni. On assiste au départ du Scheldeprijs Vlandeeren, on a manqué la zone des autobus pour voir les coureurs, mais on les a bien vus pour aller aux signatures. Le reste de la ville est pas terrible, mais peut-être qu'on est sévères après avoir vu Brugge et Bruxelles. On traverse aux Pays-Bas à Putte (et oui, il y a des magasins érotiques à Putte), et déjà c'est le coup de coeur. Très vert, pistes cyclables partout, wow. Après avoir gossé dans Bergen op Zoom, on va virer à Willemstad. Un grand moment de l'histoire. C'est tout petit, mais il y a un office du tourisme. Il nous envoie à un petit B&B... on y va. On cogne. Juste comme on se dit "il n'y a personne", un espèque de péquenaud local nous ouvre... pense qu'on l'a tiré de sa sieste. Il nous envoie sa femme qui ne semble être jamais allé plus loin qu'à 15km de son village. On prend la chambre qui a l'avantage d'être pas chère. Mais c'est aussi frette et humide... plutôt inconfortable. Et je ne parle pas du rocket car dans l'entrée, des nains de jardins décapités et de la vieille scie rouillée qui pend. Particulier. En soirée la dame nous offre du thé (oh que ça a fait du bien) et un autre client de la place (un régulier, incroyable) se met à nous jaser... un monsieur qui a voyagé beaucoup, plutôt instruit. Belle rencontre dans ce bled miteux.
8 avril: On quitte quand même de bonne heure le matin. La dame nous donne du pain en masse, de quoi toffer jusqu'au soir quasiment. On visite le secteur près de Gorinchem, Bleskengraaf... vraiment un beau coin, petites rues très étroites sur le bord de canaux. On arrive à Kinderdijk, site d'une vingtaine de moulins historiques. On passe ensuite à Gouda (comme le fromage) où on nourrit les canards avec les restes du pain (et où on s'achète du fromage). Finalement on se rend a Delft, une magnifique petite ville. Un des plus jolis endroits de Hollande à mon avis. On trouve un hôtel à l'opposé de la veille: moderne, confortable, flambant neuf. Normalement ça aurait été trop cher, mais comme ça venait d'ouvrir, le solde était intéressant.
9 avril: On quitte la belle ville de Delft pour reprendre le chemin du sud. Visite des barrages de l'Escaut (merveille d'ingénierie), de Middelburg et de sa région (plages de Westkapelle). À Vlissingen, on prend le tunnel pour rentrer en Belgique. On passe à Gent un peu en coup de vent... pas d'hôtel en ville et il se fait tard, on doit escamoter la visite de cette ville un peu inégale (parfois moche, parfois spectaculaire). J'aurais aimé y passer plus de temps. On y achète quand même le nougat le plus rip-off au monde. On continue donc et on cherche... Waregem, rien. À Kortrijk, on trouve juste des pancartes qui font tourner en rond. Finalement on se rend jusqu'en France. On zigonne dans la laide ville de Tourcoing (en tout cas à la brunante c'était pas vendeur) et finalement on trouve de quoi à la limite de Roubaix. Pas cher, mais avec wifi. On prend ce qu'on peut...
10 avril: Tant qu'à être à Roubaix, on va voir le vélodrôme de Roubaix, arrivée de la mythique course (qui aura lieu le lendemain). Le vélodrôme est bien, le quartier autour ne l'est pas. On longe ensuite la frontière vers le nord-ouest. Passage au Kemmelberg trouvé par hasard, passage à l'abbaye de Westvleteren pour la bière de Simon... passage au bunker nazi d'Éperlecques (base de lancement de V2) où on croise des touristes poches et un chien hyperactif. Le tout se termine à Bergues qui est très touristique à cause d'un certain film. Belle petite ville quand même, ils ont bien choisi. Hôtel typiquement français me faisant penser à beaucoup de places où j'ai couché dans des voyages passés.
11 avril: Autoroute vers Lille, une merveille de moins en moins secrète du nord de la France. Très belle ville encore une fois, tranquille en ce dimanche matin. On va ensuite au sud. Malheureusement le secteur que je visais pour aller voir Paris-Roubaix est inaccessible, les routes sont déjà barrées. On en trouve un autre, Pont-Thibaut. Moins rough que ce que j'aurais voulu, mais spectaculaire pareil. On voit les juniors passer, on jase avec un vrai chti à l'accent local, et on voit passer Cancellara comme une bombe. Tout un coureur celui-là. Quand la course finit de passer, on prend le chemin du nord pour retourner aux Pays-Bas (heureusement que les distances sont courtes!). Et là, on cherche. Dordrecht, Breda, Gorinchem... finalement on trouve de quoi tard à Meerkerk sur le bord de l'autoroute. On prend ce qu'on peut. Disons qu'en Hollande, c'est moins facile qu'en France se loger.
12 avril: On continue au nord. On va sur l'île du Flevoland, dernière province des Pays-Bas gagnée sur la mer. Très rural, et parfois on roule plus bas que l'eau à côté. Intéressant. On passe ensuite près des lacs de Giethoorn, et on visite aussi Hindeloopen (avec le recul, on aurait dû y arrêter un peu plus). Longue digue du nord (très dull, déception) et finalement on arrive à Den Helder, départ du traversier vers Texel. Il est cher, mais ça vaut vraiment la peine. Texel est magnifique. Dès qu'on y arrive, on décroche. Endroit magique!
13 avril: On loue des vélos (on est aux Pays-Bas quand même) et on part à la découverte de Texel. Routes rurales, belles pistes cyclables en retrait, aménagements incroyables. Une superbe randonnée dans un endroit où je retournerais rouler n'importe quand. C'est vraiment un endroit qu'on se doit de visiter quand on va en Hollande. On quitte à regret la région (on aurait pu y passer une journée de plus) pour redescendre au sud. Entre Den Helder et Amsterdam, c'est un peu quelconque. Et évidemment, on en arrache pour trouver du logement. Ça prend l'aide d'un McDo et de son wifi pour trouver de quoi en solde à Nieuw Vennep. Bel hôtel (pas en liquidation on aurait pas eu les moyens!) malgré une peinture un peu spéciale dans l'entrée.
14 avril: On pensait avoir fait un bon coup... on avait réservé de quoi pour ce soir. Mais quand on y arrive, ça ne marche pas, mauvaises infos. Calvaire. Je commence à penser à mettre une croix sur Amsterdam, mais finalement on trouve un bureau touristique à Edam qui nous trouve une place géniale à Edam même. On a une petite maison (pas haute de plafond) pour nous, tout meublé et équipé. Wow. On décide d'aller visiter les jardins du Keukenhof, pratiquement à côté d'où on était le matin. C'est très beau, superbement aménagé. Et superbement plein de monde. Mais bon, les fleurs en Hollande, c'est thématique. Dans le peu de radio qu'on pogne, ça commence à parler d'un volcan...
15 avril: Première journée à Amsterdam. Musée Van Gogh, marche dans les rues, exploration aléatoire. Ville magnifique très dynamique, spectaculaire dans son ouverture d'esprit. Paradis des poteux et des sex-shops, mais c'est quand même très sécuritaire. C'est le genre de ville où on peut revenir souvent et toujours voir de quoi de neuf.
16 avril: Jour 2 à Amsterdam. Musée sur la résistance pendant la 2ème guerre mondiale (caricatures et illustrations incroyables dans le lobby) très bien fait. On voulait aller au Musée Maritime, mais il est en rénos. On continue donc à se promener partout. Vraiment une ville à visiter!
17 avril: On redescend vers Paris! Et là ça commence à parler de plus en plus sérieusement de volcan. Pas un vol dans le ciel... hmmm on part après-demain nous... Le ciel est voilé un peu, mais la route se fait bien, quoique c'est pas mal sur de l'autoroute tout le long et à des endroits où on a déjà passé. Dodo en banlieue de Paris.
18 avril: Bon on a l'info, on ne part pas demain. Vive les emails et tout ça, on sait que l'assurance va couvrir la suite alors on booke tout de suite de quoi carrément sur l'aéroport CdG pour le lendemain. Vive les ordis en vacances. On prend donc le chemin de Paris pour la journée où on rejoint Claire, amie néozélandaise - australienne. On passe la journée à marcher au travers de la ville lumière à jaser de tout et de rien en passant près des grands monuments.
19 avril: C'est reconfirmé, on ne part pas. Vive les volcans. On laisse l'auto (fin de location) et on se rend au même Novotel que le premier jour. Cette fois pas d'alarme, mais il faut attendre dans le lobby que la chambre soit prête. Quelle niaiserie! On y perd pas mal de temps, mais finalement on descend sur Paris en RER. Visite du Louvre toute la journée... le soir on trouve par hasard un petit resto sur Rambuteau près de Beaubourg. Je me tappe un super confit de canard, la bouffe de Simon semble excellente aussi. Petit band de jazz sur place, staff sympathique, pas cher. On garde la place en note.
20 avril: On ne part toujours pas. Pas grave, l'hôtel est encore réservé ce soir. Visite du Père Lachaise et du Musée de l'Armée aux Invalides, on a même pas le temps de tout faire! Et le soir, on retourne au même resto que la veille... cette fois je prend le couscous, oh wow. Méchante bouffe!
21 avril: Cette fois, on part. Retour en avion, belle envolée... voyage prolongé, mais être pris à Paris, ce n'est pas si mal.
Ah, Lance, Lance...
Dimanche, Lance Armstrong a frappé le mur. Une bonne débarque au pied du Col de la Ramaz (pas mal sa faute) pour commencer... ensuite, dans la montée, dès que c'est devenu rough, paf, il a explosé. Décroché, incapable de suivre les meilleurs. Et après la Ramaz... il a carrément abandonné, il y a quelque chose qui a accroché dans sa tête. On a bien vu l'image où il était avec une couple d'équipiers, et tout d'un coup, ils se sont relevés. Constat: 11 minutes de retard. Tour perdu, pratiquement plus aucune chance de podium.
Juste que là, ça va. C'est cruel, mais c'est ça le sport.
Ce qui commence à me rendre "PU CAPABLE", c'est le concert d'éloges incroyables. Il a fait ci, il a fait ça...
Comprenez-moi. Avant sa première retraite, Armstrong a eu une carrière plutôt brillante (surtout au Tour de France. En dehors de ça, plutôt moyen). Quand il a pris sa première retraite, il a eu droits aux éloges bien méritées. Et même maintenant, il demeure encore un cycliste d'un bon niveau. Il fera un top 20, probablement même top 10 au Tour, ce qui n'est pas à la portée de n'importe qui.
Sauf que de là à dire qu'il va aller gagner une étape, gnagnagna et tout ça...
Depuis son retour, qu'est-ce que Lance a gagné?
Rien.
Pas une course, pas même une étape. Même pas dans des courses mineures. Enfin, à part la Nevada City Classic, un course du calendrier local américain.
Alors on peut tu se garder une tite gêne avant de lui donner des victoires comme si c'était chose facilement acquise?
Juste que là, ça va. C'est cruel, mais c'est ça le sport.
Ce qui commence à me rendre "PU CAPABLE", c'est le concert d'éloges incroyables. Il a fait ci, il a fait ça...
Comprenez-moi. Avant sa première retraite, Armstrong a eu une carrière plutôt brillante (surtout au Tour de France. En dehors de ça, plutôt moyen). Quand il a pris sa première retraite, il a eu droits aux éloges bien méritées. Et même maintenant, il demeure encore un cycliste d'un bon niveau. Il fera un top 20, probablement même top 10 au Tour, ce qui n'est pas à la portée de n'importe qui.
Sauf que de là à dire qu'il va aller gagner une étape, gnagnagna et tout ça...
Depuis son retour, qu'est-ce que Lance a gagné?
Rien.
Pas une course, pas même une étape. Même pas dans des courses mineures. Enfin, à part la Nevada City Classic, un course du calendrier local américain.
Alors on peut tu se garder une tite gêne avant de lui donner des victoires comme si c'était chose facilement acquise?
2010-07-07
Itinéraire de vélo: La 349 nord, ça va dans quel sens?
Faut bien alimenter un peu ce blogue!
Sortie du week-end. Météo grise, zéro vent ou presque, quelques petites gouttes de pluie (pas assez pour mouiller la route).
Départ à quelque part sur la 349 entre St-Alexis des Monts et St-Didace. On roule sur la 349 nord, même si en fait on va au sud. Vive les routes du Québec. Au début c'est plutôt plat, en pleine forêt. Pas trop de bébittes, revêtement d'asphalte ok à part un tronçon un moment donné qui est très magané. Peu de circulation aussi, ce qui est toujours très plaisant. Un peu avant d'arriver à St-Didace, quelques belles petites bosses. Ça se monte sur le grand plateau, et la descente ensuite jusqu'à l'intersection avec la 348 est agréable. J'ai atteint 57.5km/h sans trop force.
À St-Didace on tourne à gauche à la 348. La route est un peu plus large et il y a généralement un bel accotement pour les vélos. Circulation un peu plus intense mais extrêmement courtoise (bien plus qu'en ville). Un peu avant d'arrive à St-Édouard, il y a un des plus beaux paysages ruraux du Québec... la route est sur une hauteur, on voit une belle vallée en contrebas, des collines au fond... vraiment un joli coin. Encore là c'est un peu vallonné, des petites collines qui se montent bien.
Traversée de St-Édouard, on passe devant le zoo (chevreuils, orignaux, etc) et peu après, on tourne à gauche sur la 350 (qui a un accotement encore plus large, mais un peu encombré de roches par moments). Ça commence par un LONG faux plat montant qui a l'air bien pire qu'il ne l'est en réalité. Ça se monte très bien, très roulant. En descente dans l'autre sens, il doit être quelque chose. Au sommet, ça redescend, grand bout facile.
Tout juste avant d'arriver à Ste-Angèle-de-Prémont, on vire à gauche au rang Augusta. C'est étroit, un peu magané mais absolument pas achalandé. Et ça grimpe! Petit raidillon assez raide en partant, après ça ça se calme... mais ensuite pour s'approcher de l'antenne de télécom, ça monte beaucoup et souvent de façon assez sèche. C'est le bout le plus dur du trajet. Encore là, belle descente au bout.
Au rang Baril (ou est-ce le rang Waterloo? fait des années que je passe par là et je n'ai pas retenu à quelle place il change de nom), virage à gauche. Les premiers km sont encore un peu vallonnés (principalement en descente), après ça on arrive le long de la Rivière du Loup dans un autre endroit vraiment joli. On retrouve la 349 qu'on prend à gauche et cette fois, elle porte bien son orientation nord. On passe dans la banlieue de St-Alexis (c'est big!), on passe le pont de broche et la petite école...
Tout juste avant le village, on tourne à gauche (décidément)! pour rester sur la 349 nord qui cette fois s'en va à l'ouest. On passe à côté de la Brasserie de la Nouvelle-France (pas extra aux dires de mon ami Simon, expert es bières qui devrait se partir un blogue là-dessus pour partager ses expériences... il est aussi le co-auteur des Mirobolantes Aventures de Jack Hell que je ploggue ici dans une évidente et même pas honteuse autopromotion). Il s'agit donc de rouler sur cette route sans trop de côtes jusqu'au point de départ (dans mon cas, pas tellement longtemps après une courbe assez marquée qui donne la très logique orientation sud à la 349 nord. Arrivée au bout, près de 60km et quelques courbatures à cause des côtes!
Sortie du week-end. Météo grise, zéro vent ou presque, quelques petites gouttes de pluie (pas assez pour mouiller la route).
Départ à quelque part sur la 349 entre St-Alexis des Monts et St-Didace. On roule sur la 349 nord, même si en fait on va au sud. Vive les routes du Québec. Au début c'est plutôt plat, en pleine forêt. Pas trop de bébittes, revêtement d'asphalte ok à part un tronçon un moment donné qui est très magané. Peu de circulation aussi, ce qui est toujours très plaisant. Un peu avant d'arriver à St-Didace, quelques belles petites bosses. Ça se monte sur le grand plateau, et la descente ensuite jusqu'à l'intersection avec la 348 est agréable. J'ai atteint 57.5km/h sans trop force.
À St-Didace on tourne à gauche à la 348. La route est un peu plus large et il y a généralement un bel accotement pour les vélos. Circulation un peu plus intense mais extrêmement courtoise (bien plus qu'en ville). Un peu avant d'arrive à St-Édouard, il y a un des plus beaux paysages ruraux du Québec... la route est sur une hauteur, on voit une belle vallée en contrebas, des collines au fond... vraiment un joli coin. Encore là c'est un peu vallonné, des petites collines qui se montent bien.
Traversée de St-Édouard, on passe devant le zoo (chevreuils, orignaux, etc) et peu après, on tourne à gauche sur la 350 (qui a un accotement encore plus large, mais un peu encombré de roches par moments). Ça commence par un LONG faux plat montant qui a l'air bien pire qu'il ne l'est en réalité. Ça se monte très bien, très roulant. En descente dans l'autre sens, il doit être quelque chose. Au sommet, ça redescend, grand bout facile.
Tout juste avant d'arriver à Ste-Angèle-de-Prémont, on vire à gauche au rang Augusta. C'est étroit, un peu magané mais absolument pas achalandé. Et ça grimpe! Petit raidillon assez raide en partant, après ça ça se calme... mais ensuite pour s'approcher de l'antenne de télécom, ça monte beaucoup et souvent de façon assez sèche. C'est le bout le plus dur du trajet. Encore là, belle descente au bout.
Au rang Baril (ou est-ce le rang Waterloo? fait des années que je passe par là et je n'ai pas retenu à quelle place il change de nom), virage à gauche. Les premiers km sont encore un peu vallonnés (principalement en descente), après ça on arrive le long de la Rivière du Loup dans un autre endroit vraiment joli. On retrouve la 349 qu'on prend à gauche et cette fois, elle porte bien son orientation nord. On passe dans la banlieue de St-Alexis (c'est big!), on passe le pont de broche et la petite école...
Tout juste avant le village, on tourne à gauche (décidément)! pour rester sur la 349 nord qui cette fois s'en va à l'ouest. On passe à côté de la Brasserie de la Nouvelle-France (pas extra aux dires de mon ami Simon, expert es bières qui devrait se partir un blogue là-dessus pour partager ses expériences... il est aussi le co-auteur des Mirobolantes Aventures de Jack Hell que je ploggue ici dans une évidente et même pas honteuse autopromotion). Il s'agit donc de rouler sur cette route sans trop de côtes jusqu'au point de départ (dans mon cas, pas tellement longtemps après une courbe assez marquée qui donne la très logique orientation sud à la 349 nord. Arrivée au bout, près de 60km et quelques courbatures à cause des côtes!
2010-06-17
Michel Bergeron, un autre Grand de notre Époque
Halak est échangé. Sa chronique du jour commence par:
Et se termine par:
Fine analyse.
À première vue, la transaction qui a envoyé Jaroslav Halak aux Blues de St.Louis est décevante.
Et se termine par:
Je ne peux pas dire que je suis déçu de la première grosse transaction de Gauhtier (sic) depuis qu'il a succédé à Bob Gainey
Fine analyse.
2010-06-15
Tour de France 2010: Le Super Preview Officiel de MonsieurM
Les itinéraires détaillés du Tour de France sont sortis!
Prologue (3 juillet) : Prologue à Rotterdam (ou a Rio... j’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiiiiste) 8.9km
Courte ballade (enfin, si on peut parler de ballade quand la moyenne sera en haut de 55) sur le bord du port de Rotterdam. Pas de difficultés majeures à part le joli pont Erasmus monté deux fois. Une étape pour Cancellara... Intérêt télé: **.
Étape 1 (4 juillet): Rotterdam - Bruxelles 223.5km
Simon sera heureux de savoir qu'ils vont passer à Putte, mais pas à Middelburg. Passage aussi sur les grands barrages de l'Escaut Oriental (j'ai pu voir ça au printemps), très imposant et surtout très venteux. Bordures quasi assurées, mais comme ils passent là très tôt dans l'étape (avant même la diffusion télé ici) on ne les verra probablement pas. Ça va se décider dans les hauteurs de Bruxelles (pas proche de la Mort Subite, désolé Simon) et Cavendish devrait gagner ça. Intérêt télé: *.
Étape 2 (5 juillet): Bruxelles - Spa 201km
Oui, Spa comme pour la F1. Profil valloné intéressant. Ça ressemble aux Classiques de la mi-avril (Liège Bastogne Liège, Flèche Wallonne). La deuxième moitié est une succession de petites côtes. Belle bosse à une douzaine de km de l'arrivée... ça pourrait décrocher les purs sprinteurs, peut-être donner une chance à des attaquants comme Voeckler ou à des sprinteurs plus polyvalents comme Freire ou Hushovd. Allons-y pour le norvégien. Intérêt télé: **.
Étape 3 (6 juillet): Wanze - Arenberg Porte du Hainaut 213km
Ooooooooh des pavés! 13.2km dans les 30 derniers km de l'étape. Et la majorité de ceux-ci sont des pavés de Paris Roubaix. Aucun secteur 5 étoiles (hélas, et en plus ils arrêtent à l'entrée de la MYTHIQUE Trouée d'Arenberg) mais ça va être drôle de voir les petits grimpeurs espagnols revoler sur les pavés bien plus adaptés aux gros toughs. Le Tour peut se perdre ici pour un des favoris s'il est malchanceux. On pourrait penser qu'un Cancellara va dominer cette étape, mais non... car il devra jouer à la nounou pour ses coéquipiers Schleck qui visent le général. Par contre un gars comme Boonen n'a rien à faire du général, et pas de coureur à protéger... cette étape est vraiment pour lui. Intérêt télé: ***, ne serait-ce que pour les pavés.
Étape 4 (7 juillet): Cambrai - Reims 153.5km
Bof. Plat et probablement platte. Ça va être une échappée qui va se faire reprendre à deux km de l'arrivée. Cavendish est une valeur sûre, mais juste pour dire différent: Farrar. Intérêt télé: *
Étape 5 (8 juillet): Épernay-Montargis 187.5 km
Pas mal une répétition de la veille. Mais au moins le stock intéressant approche. Sprinteur différent... euh... hmm... j'ai déjà dit Cavendish hein? On va y aller avec un "vieillard" sympathique, surtout que je n'ai pas mis de victoire à son équipe pourtant très bonne (Katusha): Robbie McEwen. Intérêt télé: *
Étape 6 (9 juillet): Montargis-Gueugnon 227.5 km
Bon, tiens, pour briser la routine, mettons que le peloton va échapper celle-là et l'échappée va s'imposer par quelques secondes même si la logique prédit une arrivé au sprint. On est dûs pour un vainqueur français, alors Dumoulin. Intérêt télé: * et demi, juste parce qu'il y a une petite bosse pas loin (20km) de l'arrivée.
Étape 7 (10 juillet): Tournus-Station des Rousses 165.5km
Ah, là ça devient intéressant. J'aime beaucoup les étapes de moyenne montagne. Ça attaque, et pas au niveau des favoris. Enfin, pas toujours. Je pense qu'ils vont rester tranquille en vue de ce qui s'en vient dans les prochains jours, ce qui devrait donner des munitions aux chasseurs d'étapes. Quoique ça finit en montée... hmmm, ça c'est le genre d'étape vraiment imprévisible. En plus, c'est court. Pourquoi pas Edvald Boasson Hagen? Il est dans mon équipe dans mon pool de vélo et il n'a pas été payant à date... serait temps qu'il produise! Intérêt télé: ***
Étape 8 (11 juillet): Station des Rousses-Morzine-Avoriaz 189 km
La montagne! Ça contourne la pointe du Lac Léman (et par conséquent, de la Suisse), ça roule plutôt bien... jusqu'à 40 km de l'arrivée À partir de là, deux cols de première catégorie dont une arrivée en altitude à près de 1800m. Dilemme pour les ténors: assomer la compétition et prendre le jaune, au risque de taxer son équipe pour le reste du Tour? Astana n'a pas une équipe particulièrement forte, si Contador prend le jaune, ça fera deux longues semaine pour Astana... surtout que les Pyrénées seront dures cette année. Mais par contre c'est un excellent avantage psychologique. Je vois probablement un peu une répétition de l'étape d'Arcalis l'an passé: une grimpeur potable qui n'a pas de leader à défendre mais sans ambitions pour la victoire au général qui va chercher l'étape (Feillu) alors que du côté des favoris les écarts sont minces. Fédrigo tiens, même si ça m'étonnerait. Intérêt télé: ***
Étape 9 (13 juillet): Morzine-Avoriaz-Saint-Jean-de-Maurienne 204.5 km
Après la journée de repos (qui est souvent dure à assimiler pour les coureurs), on s'en va dans la douleur. Deux cols de première catégorie, un de deuxième... et pour finir, le terrible Col de la Madeleine, Hors Catégorie. Ayoye. Là, c'est pour pur grimpeur... par contre l'arrivée et au pied d'une loooooongue descente, alors un super descendeur pourrait aller la chercher. Ça exclut donc automatiquement Basso qui descend à peu près avec l'élégance d'un poêle en fonte. Son équipier Nibali est par contre un superbe descendeur... mais je ne pense pas qu'il soit au Tour. Alors on va y aller avec le champion du monde en titre, Evans. Intérêt télé: ***
Étape 10 (14 juillet): Chambéry-Gap 179km
Relief plutôt en côtes, mais rien de majeur. Après la grande étape des Alpes (les Alpes sont tranquilles cette année), celle-là semble de toute évidence promise aux attaquants. Et en plus, c'est le 14 juillet, alors les français seront déchaînés. Ça va attaquer beaucoup, et ça va être payant. Le dernier col est aussi "infâme" pour l'épouvantable chute de Beloki en 2003... et pour Amstrong qui roulait à travers champs. Célébrons la prise de la Bastille par une victoire de Sandy Casar (soit ça, ou il finira deuxième comme toujours). Intérêt télé: **
Étape 11 (15 juillet): Sisteron-Bourg-lès-Valence 184.5 km
Un peu de plaine pour faire changement. Ça passe pas si loin du Ventoux, mais il n'y a pas de difficultés majeures, en fait ça descend pas mal tout le long. Journée tranquille qui se finira au sprint par une victoire de Caven... ah non je l'ai déjà dit lui. Mais un moment donné un gars manque de sprinteurs... Vraiment pas grand chance, mais plus pour rire que d'autre chose: Petacchi. Intérêt télé: *
Étape 12 (16 juillet): Bourg-de-Péage-Mende 210.5km
Oh celle là va jouer des tours. On est au sud du Massif Central dans une zone pas trop montagneuse, mais avec quelques côtes très sèches. Ça passe par Langogne et Pradelles, deux places où il me semble avoir passé en 2008. Et la dernière côte à Mende en est toute une. Je me souviens d'avoir vu une étape finir là à la télé et les gars avaient l'air arrêtés dans la côte. C'est une côte pour les gars explosifs. Il y a quelques années, j'aurais dit Vinokourov mais avec l'âge il semble avoir justement perdu un peu de son punch. Ça pourrait être bon pour Frank Schleck, mais pourra-t-il attaquer vraiment, il va être très surveillé. Ça aurait été bon pour Cunego chez Lampre, mais pas sûr qu'il y soit. Je verrais bien un gars de Katusha aller chercher ça, un Ivanov peut-être. Ou Kirchen. En tout cas, c'est imprévisible et j'aime ça. Intérêt télé: ***
Étape 13 (17 juillet): Rodez-Revel 196 km
Petit parcours légèrement vallonné, dans un très joli coin. Ça passe entre autres à Ambialet, magnifique village le long d'une boucle du Tarn. Et tout près de Requista, ville célèbre pour sa phrase "mais qu'est-ce que vous faites ici?" que je me suis déjà fait servir dans un restaurant. Parcours pas foncièrement difficile, mais ça devrait sourir à un attaquant, surtout à cause de la côte à 8km de l'arrivée. On approche des Pyrénées et de l'Espagne, pourquoi pas Luis Leon Sanchez? Intérêt télé: **.
Étape 14 (18 juillet): Revel-Ax 3 Domaines 184.5 km
Mettez le punch de musique dramatique ici. On entre dans les Pyrénées qui sont quelque chose cette année comme dirait l'autre. Beaucoup de plaine (en passant d'ailleurs par Mirepoix, ville aux jolies bastides), mais ça finit raide avec un hors catégorie (Port de Pailhères) que je ne connais pas vraiment, puis la montée vers Ax 3 Domaines. Là, les gros noms vont se montrer. La fatigue va commencer à faire mal aussi... Qui gagnera ici? Probablement un des favoris. Et qui dit favori dit Contador. C'est là qu'il va gagner le Tour. Intérêt télé: **.
Étape 15 (19 juillet): Pamiers-Bagnères-de-Luchon 187 km
Petits cols de l'Ariège en succession (y compris le Portet d'Aspet, tristement célèbre pour la mort de Casartelli, et qui m'est douloureusement célèbre dans une bien moindre mesure pour une piqûre de guêpe). Et juste comme on pense que cette étape est moins dure, bang, le Port de Balès, un autre hors catégorie que je ne connais pas plus qu'il faut. Bagnères de Luchon est une jolie petite ville de montagne, j'y ai dormi après un bon souper de confit de canard sur une terrasse en écoutant le rugby. Finale en descente, pourquoi pas Samuel Sanchez, s'il fait le Tour? Intérêt télé: ***.
Étape 16 (20 juillet): Bagnères-de-Luchon-Pau 199.5 km
Un peu déçu par cette étape. Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Aubisque. Sur papier c'est bien dantesque, magnifique, superbe, mais le dernier sommet (Tourmalet) est à 60km de l'arrivée. Vu la difficulté de l'étape, les premiers cols du jours seront montés bien tranquillement... et au bout du compte après l'Aubisque, ça va se regrouper un peu. Pas un peloton complet, mais une couple de bons coureurs assurément. Ça devrait donner une belle chasse dans la vallée et probablement un mini sprint. Et allons-y dans une prédiction de vieux controversé, ça en prend un qui a un peu plus d'accélération pour gagner ça.... oui, c'est toi que je regarde Vinokourov! Intérêt télé: ***.
Étape 17 (22 juillet): Pau-Col du Tourmalet 174km
Après une journée de repos question de briser le rythme, là on va au Tourmalet de la façon la plus significative qui soit: en finissant en haut. Elle contient moins de cols prestigieux que la précédente, mais je pense qu'elle peut être bien plus dommageable. Si les écarts sont petits, ça va être un festival. Ça commence par le petit mais très dur Marie-Blanque (oh qu'il est à pic celui-là, sais pas si les chevaux lécheurs de voiture seront en bas part contre), puis le Soulor (qui fait partie du même massif que l'Aubisque), et finalement le Tourmalet. Qui gagnera? À ce stade, je pense que Contador aura déjà gagné le Tour; pour cette étape il va finir deuxième tout juste dans la roue d'Andy Schleck. Intérêt télé: ***
Étape 18 (23 juillet): Salies-de-Béarn-Bordeaux 198km
Fini la montagne. Du plat... beaucoup de plat à travers les Landes jusqu'à Bordeaux, arrivée assez traditionelle. J'ai passez par certaines des villes du jour (Sabres, Luxey, Sore), pas grand chose à redire à part que c'est plat. Bon, quel sprinteur n'a pas encore gagné? Freire? Pourquoi pas. Intérêt télé: *.
Étape 19 (24 juillet): Bordeaux-Pauillac 52 km
L'étape anti-Schleck. Un long CLM individuel très plat. Urbain au début, il devient ensuite agricole dans les vignes. Cancellara pourrait gagner ça, mais il va s'être dépensé pas mal en montagne pour aider les Schleck (qui vont manger une volée ici). Ça, et le fait que comme je l'ai mis gagnant du prologue, je ne peux pas le remettre ici. En fait le favori pour ce type de CLM, c'est un gars vraiment spécialiste du domaine mais qui n'a pas eu à se vider pour aider ses équipiers en montagne (ou qui ne s'est pas vidé lui-même). David Millar peut-être, mais bon, rendu ici, c'est un guess. D'une grande vérité sportive, mais un long CLM de même, ça devient dull à la télé. Intérêt télé: *.
Étape 20 (25 juillet): Longjumeau-Paris Champs-Élysées 102.5 km
La grosse étape semi-parade où ça s'anime seulement rendu aux Champs. Le gagnant? Ah pis d'la bouette, j'ai mis un paquet de sprinteurs sans me répéter, le Tour est fini, Cavendish pis si vous êtes pas contents, écrivez-le, votre preview! Intérêt télé: **.
Prologue (3 juillet) : Prologue à Rotterdam (ou a Rio... j’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiiiiste) 8.9km
Courte ballade (enfin, si on peut parler de ballade quand la moyenne sera en haut de 55) sur le bord du port de Rotterdam. Pas de difficultés majeures à part le joli pont Erasmus monté deux fois. Une étape pour Cancellara... Intérêt télé: **.
Étape 1 (4 juillet): Rotterdam - Bruxelles 223.5km
Simon sera heureux de savoir qu'ils vont passer à Putte, mais pas à Middelburg. Passage aussi sur les grands barrages de l'Escaut Oriental (j'ai pu voir ça au printemps), très imposant et surtout très venteux. Bordures quasi assurées, mais comme ils passent là très tôt dans l'étape (avant même la diffusion télé ici) on ne les verra probablement pas. Ça va se décider dans les hauteurs de Bruxelles (pas proche de la Mort Subite, désolé Simon) et Cavendish devrait gagner ça. Intérêt télé: *.
Étape 2 (5 juillet): Bruxelles - Spa 201km
Oui, Spa comme pour la F1. Profil valloné intéressant. Ça ressemble aux Classiques de la mi-avril (Liège Bastogne Liège, Flèche Wallonne). La deuxième moitié est une succession de petites côtes. Belle bosse à une douzaine de km de l'arrivée... ça pourrait décrocher les purs sprinteurs, peut-être donner une chance à des attaquants comme Voeckler ou à des sprinteurs plus polyvalents comme Freire ou Hushovd. Allons-y pour le norvégien. Intérêt télé: **.
Étape 3 (6 juillet): Wanze - Arenberg Porte du Hainaut 213km
Ooooooooh des pavés! 13.2km dans les 30 derniers km de l'étape. Et la majorité de ceux-ci sont des pavés de Paris Roubaix. Aucun secteur 5 étoiles (hélas, et en plus ils arrêtent à l'entrée de la MYTHIQUE Trouée d'Arenberg) mais ça va être drôle de voir les petits grimpeurs espagnols revoler sur les pavés bien plus adaptés aux gros toughs. Le Tour peut se perdre ici pour un des favoris s'il est malchanceux. On pourrait penser qu'un Cancellara va dominer cette étape, mais non... car il devra jouer à la nounou pour ses coéquipiers Schleck qui visent le général. Par contre un gars comme Boonen n'a rien à faire du général, et pas de coureur à protéger... cette étape est vraiment pour lui. Intérêt télé: ***, ne serait-ce que pour les pavés.
Étape 4 (7 juillet): Cambrai - Reims 153.5km
Bof. Plat et probablement platte. Ça va être une échappée qui va se faire reprendre à deux km de l'arrivée. Cavendish est une valeur sûre, mais juste pour dire différent: Farrar. Intérêt télé: *
Étape 5 (8 juillet): Épernay-Montargis 187.5 km
Pas mal une répétition de la veille. Mais au moins le stock intéressant approche. Sprinteur différent... euh... hmm... j'ai déjà dit Cavendish hein? On va y aller avec un "vieillard" sympathique, surtout que je n'ai pas mis de victoire à son équipe pourtant très bonne (Katusha): Robbie McEwen. Intérêt télé: *
Étape 6 (9 juillet): Montargis-Gueugnon 227.5 km
Bon, tiens, pour briser la routine, mettons que le peloton va échapper celle-là et l'échappée va s'imposer par quelques secondes même si la logique prédit une arrivé au sprint. On est dûs pour un vainqueur français, alors Dumoulin. Intérêt télé: * et demi, juste parce qu'il y a une petite bosse pas loin (20km) de l'arrivée.
Étape 7 (10 juillet): Tournus-Station des Rousses 165.5km
Ah, là ça devient intéressant. J'aime beaucoup les étapes de moyenne montagne. Ça attaque, et pas au niveau des favoris. Enfin, pas toujours. Je pense qu'ils vont rester tranquille en vue de ce qui s'en vient dans les prochains jours, ce qui devrait donner des munitions aux chasseurs d'étapes. Quoique ça finit en montée... hmmm, ça c'est le genre d'étape vraiment imprévisible. En plus, c'est court. Pourquoi pas Edvald Boasson Hagen? Il est dans mon équipe dans mon pool de vélo et il n'a pas été payant à date... serait temps qu'il produise! Intérêt télé: ***
Étape 8 (11 juillet): Station des Rousses-Morzine-Avoriaz 189 km
La montagne! Ça contourne la pointe du Lac Léman (et par conséquent, de la Suisse), ça roule plutôt bien... jusqu'à 40 km de l'arrivée À partir de là, deux cols de première catégorie dont une arrivée en altitude à près de 1800m. Dilemme pour les ténors: assomer la compétition et prendre le jaune, au risque de taxer son équipe pour le reste du Tour? Astana n'a pas une équipe particulièrement forte, si Contador prend le jaune, ça fera deux longues semaine pour Astana... surtout que les Pyrénées seront dures cette année. Mais par contre c'est un excellent avantage psychologique. Je vois probablement un peu une répétition de l'étape d'Arcalis l'an passé: une grimpeur potable qui n'a pas de leader à défendre mais sans ambitions pour la victoire au général qui va chercher l'étape (Feillu) alors que du côté des favoris les écarts sont minces. Fédrigo tiens, même si ça m'étonnerait. Intérêt télé: ***
Étape 9 (13 juillet): Morzine-Avoriaz-Saint-Jean-de-Maurienne 204.5 km
Après la journée de repos (qui est souvent dure à assimiler pour les coureurs), on s'en va dans la douleur. Deux cols de première catégorie, un de deuxième... et pour finir, le terrible Col de la Madeleine, Hors Catégorie. Ayoye. Là, c'est pour pur grimpeur... par contre l'arrivée et au pied d'une loooooongue descente, alors un super descendeur pourrait aller la chercher. Ça exclut donc automatiquement Basso qui descend à peu près avec l'élégance d'un poêle en fonte. Son équipier Nibali est par contre un superbe descendeur... mais je ne pense pas qu'il soit au Tour. Alors on va y aller avec le champion du monde en titre, Evans. Intérêt télé: ***
Étape 10 (14 juillet): Chambéry-Gap 179km
Relief plutôt en côtes, mais rien de majeur. Après la grande étape des Alpes (les Alpes sont tranquilles cette année), celle-là semble de toute évidence promise aux attaquants. Et en plus, c'est le 14 juillet, alors les français seront déchaînés. Ça va attaquer beaucoup, et ça va être payant. Le dernier col est aussi "infâme" pour l'épouvantable chute de Beloki en 2003... et pour Amstrong qui roulait à travers champs. Célébrons la prise de la Bastille par une victoire de Sandy Casar (soit ça, ou il finira deuxième comme toujours). Intérêt télé: **
Étape 11 (15 juillet): Sisteron-Bourg-lès-Valence 184.5 km
Un peu de plaine pour faire changement. Ça passe pas si loin du Ventoux, mais il n'y a pas de difficultés majeures, en fait ça descend pas mal tout le long. Journée tranquille qui se finira au sprint par une victoire de Caven... ah non je l'ai déjà dit lui. Mais un moment donné un gars manque de sprinteurs... Vraiment pas grand chance, mais plus pour rire que d'autre chose: Petacchi. Intérêt télé: *
Étape 12 (16 juillet): Bourg-de-Péage-Mende 210.5km
Oh celle là va jouer des tours. On est au sud du Massif Central dans une zone pas trop montagneuse, mais avec quelques côtes très sèches. Ça passe par Langogne et Pradelles, deux places où il me semble avoir passé en 2008. Et la dernière côte à Mende en est toute une. Je me souviens d'avoir vu une étape finir là à la télé et les gars avaient l'air arrêtés dans la côte. C'est une côte pour les gars explosifs. Il y a quelques années, j'aurais dit Vinokourov mais avec l'âge il semble avoir justement perdu un peu de son punch. Ça pourrait être bon pour Frank Schleck, mais pourra-t-il attaquer vraiment, il va être très surveillé. Ça aurait été bon pour Cunego chez Lampre, mais pas sûr qu'il y soit. Je verrais bien un gars de Katusha aller chercher ça, un Ivanov peut-être. Ou Kirchen. En tout cas, c'est imprévisible et j'aime ça. Intérêt télé: ***
Étape 13 (17 juillet): Rodez-Revel 196 km
Petit parcours légèrement vallonné, dans un très joli coin. Ça passe entre autres à Ambialet, magnifique village le long d'une boucle du Tarn. Et tout près de Requista, ville célèbre pour sa phrase "mais qu'est-ce que vous faites ici?" que je me suis déjà fait servir dans un restaurant. Parcours pas foncièrement difficile, mais ça devrait sourir à un attaquant, surtout à cause de la côte à 8km de l'arrivée. On approche des Pyrénées et de l'Espagne, pourquoi pas Luis Leon Sanchez? Intérêt télé: **.
Étape 14 (18 juillet): Revel-Ax 3 Domaines 184.5 km
Mettez le punch de musique dramatique ici. On entre dans les Pyrénées qui sont quelque chose cette année comme dirait l'autre. Beaucoup de plaine (en passant d'ailleurs par Mirepoix, ville aux jolies bastides), mais ça finit raide avec un hors catégorie (Port de Pailhères) que je ne connais pas vraiment, puis la montée vers Ax 3 Domaines. Là, les gros noms vont se montrer. La fatigue va commencer à faire mal aussi... Qui gagnera ici? Probablement un des favoris. Et qui dit favori dit Contador. C'est là qu'il va gagner le Tour. Intérêt télé: **.
Étape 15 (19 juillet): Pamiers-Bagnères-de-Luchon 187 km
Petits cols de l'Ariège en succession (y compris le Portet d'Aspet, tristement célèbre pour la mort de Casartelli, et qui m'est douloureusement célèbre dans une bien moindre mesure pour une piqûre de guêpe). Et juste comme on pense que cette étape est moins dure, bang, le Port de Balès, un autre hors catégorie que je ne connais pas plus qu'il faut. Bagnères de Luchon est une jolie petite ville de montagne, j'y ai dormi après un bon souper de confit de canard sur une terrasse en écoutant le rugby. Finale en descente, pourquoi pas Samuel Sanchez, s'il fait le Tour? Intérêt télé: ***.
Étape 16 (20 juillet): Bagnères-de-Luchon-Pau 199.5 km
Un peu déçu par cette étape. Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Aubisque. Sur papier c'est bien dantesque, magnifique, superbe, mais le dernier sommet (Tourmalet) est à 60km de l'arrivée. Vu la difficulté de l'étape, les premiers cols du jours seront montés bien tranquillement... et au bout du compte après l'Aubisque, ça va se regrouper un peu. Pas un peloton complet, mais une couple de bons coureurs assurément. Ça devrait donner une belle chasse dans la vallée et probablement un mini sprint. Et allons-y dans une prédiction de vieux controversé, ça en prend un qui a un peu plus d'accélération pour gagner ça.... oui, c'est toi que je regarde Vinokourov! Intérêt télé: ***.
Étape 17 (22 juillet): Pau-Col du Tourmalet 174km
Après une journée de repos question de briser le rythme, là on va au Tourmalet de la façon la plus significative qui soit: en finissant en haut. Elle contient moins de cols prestigieux que la précédente, mais je pense qu'elle peut être bien plus dommageable. Si les écarts sont petits, ça va être un festival. Ça commence par le petit mais très dur Marie-Blanque (oh qu'il est à pic celui-là, sais pas si les chevaux lécheurs de voiture seront en bas part contre), puis le Soulor (qui fait partie du même massif que l'Aubisque), et finalement le Tourmalet. Qui gagnera? À ce stade, je pense que Contador aura déjà gagné le Tour; pour cette étape il va finir deuxième tout juste dans la roue d'Andy Schleck. Intérêt télé: ***
Étape 18 (23 juillet): Salies-de-Béarn-Bordeaux 198km
Fini la montagne. Du plat... beaucoup de plat à travers les Landes jusqu'à Bordeaux, arrivée assez traditionelle. J'ai passez par certaines des villes du jour (Sabres, Luxey, Sore), pas grand chose à redire à part que c'est plat. Bon, quel sprinteur n'a pas encore gagné? Freire? Pourquoi pas. Intérêt télé: *.
Étape 19 (24 juillet): Bordeaux-Pauillac 52 km
L'étape anti-Schleck. Un long CLM individuel très plat. Urbain au début, il devient ensuite agricole dans les vignes. Cancellara pourrait gagner ça, mais il va s'être dépensé pas mal en montagne pour aider les Schleck (qui vont manger une volée ici). Ça, et le fait que comme je l'ai mis gagnant du prologue, je ne peux pas le remettre ici. En fait le favori pour ce type de CLM, c'est un gars vraiment spécialiste du domaine mais qui n'a pas eu à se vider pour aider ses équipiers en montagne (ou qui ne s'est pas vidé lui-même). David Millar peut-être, mais bon, rendu ici, c'est un guess. D'une grande vérité sportive, mais un long CLM de même, ça devient dull à la télé. Intérêt télé: *.
Étape 20 (25 juillet): Longjumeau-Paris Champs-Élysées 102.5 km
La grosse étape semi-parade où ça s'anime seulement rendu aux Champs. Le gagnant? Ah pis d'la bouette, j'ai mis un paquet de sprinteurs sans me répéter, le Tour est fini, Cavendish pis si vous êtes pas contents, écrivez-le, votre preview! Intérêt télé: **.
Je trouve ça drôle
RDS qui à chaque jour commence son bulletin Sports 30 (en parlant de la Coupe du Monde de Football) en disant "Le diffuseur officiel ne veut pas qu'on montre les images".
C'est drôle, il y a quelques mois à Vancouver, c'était eux le diffuseur officiel qui refusait de donner les droits des images aux autres postes...
C'est drôle, il y a quelques mois à Vancouver, c'était eux le diffuseur officiel qui refusait de donner les droits des images aux autres postes...
2010-06-08
2010-06-06
Encore un beau plan utopique
Sur Cyberpresse.ca, Marie-Claude Lortie (à qui je suis à la veille de donner le titre de Championne de la Pensée Magique Superficielle) pose la question: Pourquoi ne pas avoir plus de bateaux bus entre Montréal et la Rive-Sud?
Elle termine son article en disant
Pourquoi pas? C'est clair que ça serait beau.
Réponse simple et bêtement géographique: Parce qu'il y a une belle bande de terre qui sépare la Voie Maritime du St-Laurent (où St-Lambert baigne) et le Fleuve (où Montréal baigne).
C'est sûr qu'une bande de terre, ça se traverse ben mal en bateau.
La seule façon de contourner, c'est de passer par l'écluse de St-Lambert (on s'entend que c'est pas trop adapté à du transport collectif de masse), remonter passé La Ronde, et revenir.
Pense que les gens vont continuer à prendre le pont, l'autobus et le métro.
Elle termine son article en disant
Imaginez une balade de la marina de Saint-Lambert au Vieux-Port plutôt qu’un bouchon sur le pont Champlain…
Pourquoi pas? C'est clair que ça serait beau.
Réponse simple et bêtement géographique: Parce qu'il y a une belle bande de terre qui sépare la Voie Maritime du St-Laurent (où St-Lambert baigne) et le Fleuve (où Montréal baigne).
C'est sûr qu'une bande de terre, ça se traverse ben mal en bateau.
La seule façon de contourner, c'est de passer par l'écluse de St-Lambert (on s'entend que c'est pas trop adapté à du transport collectif de masse), remonter passé La Ronde, et revenir.
Pense que les gens vont continuer à prendre le pont, l'autobus et le métro.
2010-05-28
2010-05-26
Adieu Atlantis
Dernier vol de la navette Atlantis aujourd'hui.Reste un vol pour Discovery et Endeavour... bientôt, plus de navettes spatiales.
Un autre pan de ma jeunesse qui disparaît. Un jour je pourrai dire à mes enfants "moi j'étais là dans le temps des navettes" comme mes parents disent "moi j'étais là dans le temps des Apollo".
Je me sens vieux tout d'un coup :-)
Mais au moins, cette navette là sera retirée intacte...
2010-05-18
Lettre ouverte au monsieur qui m'a coupé à vélo tantôt
Bon, je doute qu'il ne tombe jamais ici, mais si ça peut en inspirer d'autres...
Cher monsieur dans une voiture dorée (je n'ai pas vu la marque, désolé) qui s'est fait crier "WO, WO, WOOOO" par un cycliste sur la piste cyclable au coin de Rachel et Molson cet après-midi vers 16h50
Ledit cycliste, c'était moi. Je revenais du boulot vers la maison et j'étais dans une journée de grâce, le genre de journée où le vélo avance tout seul. Je descendais le viaduc qui surplombe la voie ferrée, et je vous ai vu au loin avec votre clignotant.
Est-ce que j'arrivais vite?
Pour un vélo, un peu, oui. 30-35km/h, assurément. J'arrivais d'un faux plat descendant après tout. Mais même 35km/h, c'est quand même bien en bas de la vitesse du trafic automobile et eux, vous les laissez passer.
Vous avez donc décidé de faire votre virage à gauche. Je ne sais pas si vous m'avez vu arriver, peut-être que oui et que vous pensiez que vous aviez le temps. Étant moi-même automobiliste, je concède qu'il n'est pas toujours évident de juger de la vitesse d'un vélo qui arrive.
Il reste tout de même une chose. J'allais en ligne droite, vous tourniez. Selon le Code de la Sécurité Routière, j'avais priorité. Ça aurait été la même chose pour une voiture, une chaise roulante ou un piéton. L'article 349 le cite clairement
Le véhicule routier, c'était vous. Le cycliste, moi.
Suis-je un cycliste exemplaire? J'aimerais dire que oui... mais en fait, c'est non, pas toujours. J'ai déjà failli rentrer dans quelqu'un par ma propre faute (mes excuses au gens dans cette minifourgonette blanche qui ont dû faire le saut en maudit). Mais cette fois, j'étais dans une voie réservée aux vélos, et j'avais la priorité.
En toute honnêteté monsieur, je ne crois pas que je vous aurais rentré dedans. J'avais anticipé votre manoeuvre (malheureusement vous n'êtes pas le premier automobiliste à faire cette erreur), j'étais donc prêt à freiner et à virer d'urgence. Mon vélo est en ordre et les freins sont bons. En plus, vous étiez en mouvement et vous auriez passé le temps que j'arrive. On se serait manqués de peu, mais on se serait probablement manqués. Mais là n'est pas la question.
Imaginez un instant que vous ayiez eu à freiner d'urgence pour une quelconque raison (enfant qui sort entre deux voitures... automobile sortant d'un stationnement... quelqu'un qui vous freine en pleine face sans raison). Là, vous auriez été immobilisé dans l'intersection... et là, je vous aurais probablement rentré dedans.
Pour vous, ça se serait probablement résumé à une aile ou un portière endommagée. Frustrant, certes, mais rien d'irréparable. Pour moi, ça aurait commencé par des fractures, des lacérations et une commotion cérébrale. Voyez-vous l'enjeu? Et si j'avais été malchanceux... eh bien je ne serais peut-être pas en train d'écrire cet article.
Avais-je les nerfs à vif quand j'ai crié? Assurément. J'ai encore la tragédie de vendredi passé sur la 112 sur le coeur. Ainsi que l'histoire de la bonne femme ivre dans les Laurentides. Et le gars à Trois-Rivières. Avec tous ces incidents très médiatisés, j'ai peine à comprendre que les gens ne soient pas plus vigilants pour quelques jours à tout le moins. Sur le coup, sur l'adrénaline, ça a sorti.
Vous n'avez probablement pas apprécié que je vous crie après. En tout cas, moi, à votre place, je n'aurais pas apprécié. Et je serais probablement rentré chez moi en blâmant les maudits cyclistes sauvages et tout ça. Mais préférez-vous avoir un peu de ressentiment là-dessus, ou avoir un blessé ou un mort sur la conscience?
Merci monsieur.
Cher monsieur dans une voiture dorée (je n'ai pas vu la marque, désolé) qui s'est fait crier "WO, WO, WOOOO" par un cycliste sur la piste cyclable au coin de Rachel et Molson cet après-midi vers 16h50
Ledit cycliste, c'était moi. Je revenais du boulot vers la maison et j'étais dans une journée de grâce, le genre de journée où le vélo avance tout seul. Je descendais le viaduc qui surplombe la voie ferrée, et je vous ai vu au loin avec votre clignotant.
Est-ce que j'arrivais vite?
Pour un vélo, un peu, oui. 30-35km/h, assurément. J'arrivais d'un faux plat descendant après tout. Mais même 35km/h, c'est quand même bien en bas de la vitesse du trafic automobile et eux, vous les laissez passer.
Vous avez donc décidé de faire votre virage à gauche. Je ne sais pas si vous m'avez vu arriver, peut-être que oui et que vous pensiez que vous aviez le temps. Étant moi-même automobiliste, je concède qu'il n'est pas toujours évident de juger de la vitesse d'un vélo qui arrive.
Il reste tout de même une chose. J'allais en ligne droite, vous tourniez. Selon le Code de la Sécurité Routière, j'avais priorité. Ça aurait été la même chose pour une voiture, une chaise roulante ou un piéton. L'article 349 le cite clairement
349. Le conducteur d'un véhicule routier ou d'une bicyclette qui effectue un virage à une intersection doit céder le passage aux piétons et aux cyclistes qui traversent la chaussée qu'il s'apprête à emprunter.
Le véhicule routier, c'était vous. Le cycliste, moi.
Suis-je un cycliste exemplaire? J'aimerais dire que oui... mais en fait, c'est non, pas toujours. J'ai déjà failli rentrer dans quelqu'un par ma propre faute (mes excuses au gens dans cette minifourgonette blanche qui ont dû faire le saut en maudit). Mais cette fois, j'étais dans une voie réservée aux vélos, et j'avais la priorité.
En toute honnêteté monsieur, je ne crois pas que je vous aurais rentré dedans. J'avais anticipé votre manoeuvre (malheureusement vous n'êtes pas le premier automobiliste à faire cette erreur), j'étais donc prêt à freiner et à virer d'urgence. Mon vélo est en ordre et les freins sont bons. En plus, vous étiez en mouvement et vous auriez passé le temps que j'arrive. On se serait manqués de peu, mais on se serait probablement manqués. Mais là n'est pas la question.
Pour vous, ça se serait probablement résumé à une aile ou un portière endommagée. Frustrant, certes, mais rien d'irréparable. Pour moi, ça aurait commencé par des fractures, des lacérations et une commotion cérébrale. Voyez-vous l'enjeu? Et si j'avais été malchanceux... eh bien je ne serais peut-être pas en train d'écrire cet article.
Avais-je les nerfs à vif quand j'ai crié? Assurément. J'ai encore la tragédie de vendredi passé sur la 112 sur le coeur. Ainsi que l'histoire de la bonne femme ivre dans les Laurentides. Et le gars à Trois-Rivières. Avec tous ces incidents très médiatisés, j'ai peine à comprendre que les gens ne soient pas plus vigilants pour quelques jours à tout le moins. Sur le coup, sur l'adrénaline, ça a sorti.
Vous n'avez probablement pas apprécié que je vous crie après. En tout cas, moi, à votre place, je n'aurais pas apprécié. Et je serais probablement rentré chez moi en blâmant les maudits cyclistes sauvages et tout ça. Mais préférez-vous avoir un peu de ressentiment là-dessus, ou avoir un blessé ou un mort sur la conscience?
Merci monsieur.
2010-05-12
On a GAGNÉ, on a gagné!
Allez Montréal!
On veut gagner!
On peut gagner!
On va gagner!
Allez Montréal!
On veut gagner!
On peut gagner!
On va gagner!
(maudite bonne toune de Loco Locass... moi je vote pour que ça devienne la chanson officielle du CH)
On veut gagner!
On peut gagner!
On va gagner!
Allez Montréal!
On veut gagner!
On peut gagner!
On va gagner!
(maudite bonne toune de Loco Locass... moi je vote pour que ça devienne la chanson officielle du CH)
2010-04-28
Je suis heureux de l'élimination des Capitals
Parce qu'encore une fois, c'est un monumental DANS VOS FACES à tous les journaleux et analysssses qui s'amusent à faire du "second guessing" sur la moindre affaire relative au CH
Finalement les joueurs que Gainey est allé chercher, ils ne sont pas si pires?
Où sont ceux qui trouvaient qu'un choix de 2ème ronde pour Moore c'est trop?
Ca change quoi d'avoir peu de joueurs francophones?
Martin qui roulait à 4 lignes toute l'année pour garder ses effectifs plus reposés rendus en séries, finalement, c'était pas une si mauvaise idée hein?
Comme quoi réagir à chaud après la moindre nouvelle, ça peut jouer des tours. Il faut y aller avec le long terme, ce que nos médias semblent incapables de voir.
En fait je suis content de voir que Martin a été un bien meilleur entraîneur que Boudreau... et que son calme a déteint sur ses joueurs qui n'ont pas paniqué. Un coach d'expérience, c'est ça. Et avec tout le respect que j'ai pour Carbonneau (et j'en ai beaucoup), je ne sais pas s'il aurait pu relever le défi de remonter le déficit de 1-3.
Et je pense que pour la première fois depuis fort longtemps à Montréal, on a une ÉQUIPE.
Espérons juste maintenant que le réservoir d'essence n'est pas encore vide après cette longue série, parce que le deuxième tour arrive vite.
Finalement les joueurs que Gainey est allé chercher, ils ne sont pas si pires?
Où sont ceux qui trouvaient qu'un choix de 2ème ronde pour Moore c'est trop?
Ca change quoi d'avoir peu de joueurs francophones?
Martin qui roulait à 4 lignes toute l'année pour garder ses effectifs plus reposés rendus en séries, finalement, c'était pas une si mauvaise idée hein?
Comme quoi réagir à chaud après la moindre nouvelle, ça peut jouer des tours. Il faut y aller avec le long terme, ce que nos médias semblent incapables de voir.
En fait je suis content de voir que Martin a été un bien meilleur entraîneur que Boudreau... et que son calme a déteint sur ses joueurs qui n'ont pas paniqué. Un coach d'expérience, c'est ça. Et avec tout le respect que j'ai pour Carbonneau (et j'en ai beaucoup), je ne sais pas s'il aurait pu relever le défi de remonter le déficit de 1-3.
Et je pense que pour la première fois depuis fort longtemps à Montréal, on a une ÉQUIPE.
Espérons juste maintenant que le réservoir d'essence n'est pas encore vide après cette longue série, parce que le deuxième tour arrive vite.
2010-04-01
2010-03-31
Un 32 mars sur Terre
2010-03-27
La fin d'une époque
Retour d'un souper de famille (bon retour de voyage, grand-maman!) hier soir, vers 22h30 environ. Question de faire différent et de sacrer après les lumières pas synchronisées, je décide de descendre Pie-IX.Un peu avant Jean-Talon, je commence à voir de quoi de bizarre. Finalement je me rend compte que ce sont des étincelles, quasiment digne d'un feu d'artifice.
Mékesséça, me dis-je.
Finalement en continuant je me rends compte que c'est la grosse cabane bleue de l'ancienne voie réservée. Ils sont en train de démonter ça et ils la scient en morceaux pour charger ça. À 22h30 un vendredi soir? Coudonc... ils doivent aimer ça payer le temps sup.
En tout cas, c'est la preuve que la voie réservée tel qu'on le connaît ne reviendra pas...
2010-03-08
Vive le Canada et sa passion démesurée pour le hockey
S'abonner à :
Messages (Atom)




