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2016-08-23

Voyage cliché

Ouain, la fréquence souffre! Remédions à ça.

Ainsi donc, c'était le temps de l'été. C'est fait pour jouer comme dit la chanson, et pour aller en vacances. Cette année, dans le but avouer de faire découvrir la mer à charmante héritière, on a décidé d'aller aux z'USA malgré le taux de change ma foi pas terrible. Ça demeure le bord de mer le plus proche de mon Grand Duché d'Auteuil (toujours pas indépendant), parce que le Nouveau-Brunswick et la Gaspésie, c'est pas à la porte.

Et la mer la plus proche, dans le Maine, c'est Old Orchard Beach, lieu mythique de tourisme cliché pour le Québec. La dernière fois que j'y suis allé, je pense que je n'étais même pas en âge d'aller à l'école (c'est tout dire, même ma mère ne se souvenait pas qu'on y soit allés). Alors en même temps, j'avais un genre de curiosité morbide (comme le magasin Canadien en Bretagne) de voir si tout ça était vrai.

Donc après une journée de longue route (mais avec de jolis bouts dans le VT et le NH), on arrive à notre maison louée préalablement en périphérie de Biddeford. Franchement, on est bien tombés. Drette sur le bord d'une plage quasi privée, grandes chambres avec vues, équipements potables (un effort au niveau des chaises aurait été bien, et une télécommande pour le DVD aussi... et c'est super de fournir un kayak, mais faudrait dire où est l'aviron).

Le lendemain AM, départ vers Old Orchard (à 10km). Matin gris et ciel menaçant, mais who cares? En approchant de la ville, c'est motel par-dessus motel par-dessus cabines. La place est touristique, pas de doutes. On stationne l'auto à côté d'un magasin de t-shirt cheaps, tout près d'une affaire à friture qui a l'air infecte. Ouais, à date, ça répond pas mal au cliché. Avec les manèges en arrière plan et le Pier, disons que l'image caricaturale n'est pas si caricaturale franchement.

On approche de la plage et il commence à pleuvoir. Pas de quoi nous arrêter, mais les gens de la place rentrent alors tout ce qu'il reste, c'est des touristes (et ça parle à peu près juste français). N'empêche qu'avec la plage si déserte, ça permet d'apprécier le coup d'oeil et si on enlève la couche de clinquant, ma foi, c'est une plage superbe. Beau sable fin à perte de vue; on peut comprendre pourquoi il y a tant de monde qui vient ici. On retourne dîner et passer l'après-midi à notre maison.

Le lendemain, le soleil est de retour en force. Retour à OOB, et un stationnement privé qui était 5$ la veille est rendu 15$. On va juste plus loin au stationnement municipal moins cher. Il y a pas mal plus de monde, beaucoup plus de monde, énormément plus de monde. En arrivant tôt on peut profiter d'un espace relatif, mais plus l'avant-midi avance plus c'est plein. Il y a toutes sortes de gens, en fait c'est pratiquement juste des familles caucasiennes, mais disons en même temps que certains autres clichés sur les gros américains se confirment. Petite visite sur le Pier, ouain ça sent le piège à touristes, mais en même temps quand on en est conscients et qu'on l'accepte, ça a un espèce de vieux charme rétro, je pourrais revenir dans 15 ans et ça serait probablement encore pareil. Le soir, on retourne à notre maison et on voit au loin le feu d'artifice hebdomadaire de OOB. Bon choix de loger en dehors de la ville, c'est d'une tranquilité incroyable alors qu'on voit au loin les lumière d'OOB où on devine que c'est pas mal moins tranquille.

Jour suivant, on décide qu'on a assez vu OOB et on met le cap sur Kennebunkport. Disons que c'est le jour et la nuit vs l'autre place. Là où à OOB il y avait des magasins de t-shirts cheaps, à Kennebunkport ce sont des galeries d'art. Pas le même genre de clientèle... juste à voir le village, c'est beaucoup plus riche comme place (et plus beau). C'est pas pour rien que la famille Bush a sa résidence d'été ici. La place est plus petite, mais bien moins achalandée. Belle grandeur en beau sable, quoiqu'à marée haute ça doit être vraiment petit comme plage (on a été chanceux dans notre voyage, les heures de marée basse étaient pile quand on allait à la plage). Belles vagues, un peu de gens en surf. Comme je disais, pas la même clientèle qu'à OOB... c'est chien à dire, mais c'est plus maigre et plus en santé. N'empêche que je suis content d'avoir fait les deux places; ça permet de vivre deux expériences totalement différentes à 30km de distance une de l'autre.

Retour ensuite vers le digne et noble Canada sous la pluie, dommage, la 93 est pas mal moins panoramique dans de telles circonstances.

2014-09-10

Liste d'autoroutes

Celui-là fera plaisir à Alex...

Quand j'ai écrit l'article précédent, la phrase où j'ai écrit que je prenais la 50 pratiquement d'un bout à l'autre à 1 km près m'a originalement fait penser: "dommage, ça aurait probablement été la première autoroute que j'aurais fait d'un bout à l'autre", puis "voyons, y'en a plein que j'ai fait d'un bout à l'autre", et finalement "lesquelles?"

Alors voilà, par autoroute:

  • Autoroute 5: Non. J'ai fait le bout entre la 50 et ce qui était à l'époque son extrémité nord. Par contre elle a été prolongée depuis. Pas certain d'avoir fait le bout entre la 50 et Ottawa
  • Autoroute 10: Oui. D'un bout à l'autre. C'est ça étudier à Sherbrooke.
  • Autoroute 13: Oui. D'un bout à l'autre, souvent pour aller à l'Aéropet
  • Autoroute 15: Oui. D'un bout à l'autre, tant sur le segment Métropolitain / Laurentides que sur le segment Métropolitain / USA
  • Autoroute 19: Oui. D'un bout à l'autre, et bien des fois!
  • Autoroute 20: Non. Le tronçon Ontario / Montréal a été fait une fois ou deux, le tronçon Montréal / Rivière-du-Loup une couple de fois, mais le bypass de Rimouski, pas sûr, il me semble avoir pris la 132.
  • Autoroute 25: Oui, y compris le pont à péage à un prix aberrant (mais ce n'est pas moi qui payait, wouhou!)
  • Autoroute 30: Non. Il m'en manque des grands bouts. L'autoroute de la région de Montréal que j'ai le moins prise, assurément.
  • Autoroute 31: Oui, mais pas souvent, pour aller à Joliette.
  • Autoroute 35: Non. Autrefois, oui, mais elle a été prolongée vers les USA
  • Autoroute 40: Oui, quoique le tronçon passé Québec, pas souvent.
  • Autoroute 50: Non, il me manque le kilomètre entre la 15 et la 117, il me semble.
  • Autoroute 55: Non, pas le bout au sud du St-Laurent (passé dans ce coin une seule fois et ce n'était pas la 55, il me semble)
  • Autoroute 70: Non, ça doit faire 2-3 décennies que je ne suis pas allé dans cette région
  • Autoroute 73: Non, surtout au sud du St-Laurent
  • Autoroute 85: Non, mais presque oui. J'ai fait le trajet RDL  - Nouveau Brunswick, mais encore ici, il y a eu prolongement depuis.
  • Autoroute 410: Non, encore un cas d'autoroute qui a été prolongée.
  • Autoroute 440 (Laval): Oui, souvent
  • Autoroute 440 (Québec): Oui, mais probablement juste une fois ou deux.
  • Autoroute 520: Oui, pour aller à l'aéropet, ou pour en sortir
  • Autoroute 530: Non, pas sûr de l'avoir faite de bout en bout
  • Autoroute 540 (Québec): Oui, je pense, mais pas souvent
  • Autoroute 573: Oui, mais juste une fois je pense
  • Autoroute 610: Oui, autant quand elle était le bout de la 10 que la 610 maintenant.
  • Autoroute 640: Oui, et assez souvent dans chaque direction
  • Autoroute 720: Oui, surtout quand j'habitais à Montréalopolis
  • Autoroute 730: Non, mais peut-être que oui. Pas sûr.
  • Autoroute 740: Non
  • Autoroute 930: Oui. C'est un peu con tous ces bouts de 30... mais lui je pense bien être passé dessus, même s'il ne portait peut-être pas ce numéro
  • Autoroute 955: Non. Autoroute un peu nowhere, surtout au sud de la 20.

Visitons la Capitale Nationale

À la fin de mes vacances annuelles au travail, j'avais quelques jours devant moi pour sortir un peu. Comme le tout était très dernière minute (à 2-3 jours de préavis), il fallait aller relativement proche.

À moitié par curiosité et à moitié pour rire, j'ai regardé les billets d'avion pour l'Europe, même si ce n'était pas sérieux du tout (pas pour 3 jours quand même!). Ouf, pas achetable! Rien en bas de 1500... wow. Comme je disais, restait à voir plus proche, et rapidement le choix était entre Ottawa, Québec ou Boston. J'ai quand même fait quelques visites à Québec dans les dernières années pour le vélo, alors ça me tentait moins d'y retourner. Boston me tentait, mais le 5 heures de route me tentait moins, surtout que je partais seul (ça fait du bien des fois, même si j'adore ma famille!). Donc, Ottawa. Et en plus, ça a le mérite de se faire en à peu près deux heures.

Restait à trouver l'hôtel. Je voulais de quoi de central pour ne pas avoir à sortir l'auto. Finalement j'ai booké de quoi à Gatineau et grâce à la magie d'un site se traduisant par Câble chaud, j'ai eu un gros deal (sauvé à peu près 50$ de la nuit) au Crowne Plaza. Grosse chambre, vue sur Ottawa (et sur le boulevard achalandé en bas, pas pensé à ça!), impeccable et irréprochable. Le stationnement était un peu cher, mais bon, au prix de la chambre...

Jour 1: Comme j'avais la chambre assez tard, je suis parti de la maison sur l'heure du midi. J'ai pris la 50 pratiquement d'un bout à l'autre (me manquait seulement le dernier km entre la 15 e la 117) et c'est un charme, cette autoroute! Je l'avais déjà utilisé la fin de semaine une couple de fois pour aller moins loin, alors j'ai été un peu surpris du volume de camions parce que cette fois-ci j'étais en semaine, mais il y a assez de voies de dépassement pour que ça ne soit pas un problème. Y'a juste un no mans land un peu moche entre Mirabel et Lachute, mais sinon c'est plutôt joli dans les collines de l'Outaouais.

Mon plan initial était de faire un musée quelconque puis de rentrer à l'hôtel. J'erre un peu dans Gatineau et je manque l'entrée du pont que je voulais prendre (Portage) et je me retrouve au pont Alexandra et sa grosse passerelle piétons, de l'autre bord du Parlement. Je passe ensuite devant le bureau pour les visites guidées, demain matin ça serait amusant... mais on ne peut pas booker pour le lendemain, seulement le jour même. Dommage, je reviendrai, quoique... reste-t-il de la place pour aujourd'hui? Ah ben oui tiens, une seule, pas mal la dernière pour la dernière visite dans 20 minutes. À l'entrée je croise un guide qui ressemble de façon troublante à Justin Trudeau et la visite commence. C'est intéressant, quoique je me suis rendu compte que j'en connaissais plus que je pensais sur le contenu de la visite. Quand même une couple d'occasions de fous rires réprimés, gardons le décorum. Et puisque c'était en fin d'après-midi, belle lumière, surtout dans la bibliothèque.

À la sortie, je brette un peu dans Ottawa avant de retourne à Gatineau; j'y trouve un St-Hubert où j'ai trop mangé (le pudding chômeur est quand même un classique de vacances), puis retour à l'hôtel. Ah, tiens, ils ont le poste qui diffuse la Vuelta, quel hôtel civilisé...


Jour 2: Levé tard (c'est à dire à 8h00, quand on a un enfant c'est grasse matinée!), puis parti à la recherche d'une caisse pop. J'en avait vu une hier, mais où? Finalement je trouve, puis je traverse à Ottawa où je décide d'aller voir le Musée de la Guerre, vive le Canada. Beau musée quand même et relativement pas trop propagandiste. Pour une raison quelconque, les mannequins sont bleus, guerre de Schtroumpfs? Une section bien détaillée sur les Plaines d'Abraham, fair enough mais bon, ça ne parle pas trop des autres fois avant où les anglais se sont cassés la gueule en voulant aller prendre Québec (quand ils se rendaient...). Et dans les sections sur les deux guerres mondiales, disons que les crises de la conscription sont passées très très rapidement. Par contre une section intéressante sur la guerre des boers, pas mal moins connue.

 Schtroumpf Autochtone

 Schtroumpf Colonial

Schtroumpf Artilleur

En sortant du musée, je suis fasciné de voir à quel point c'est bizarre d'avoir un aussi grand site non développé (LeBreton flats) si près du centre-ville, à un point tel que j'ai été voir sur wikipedia l'histoire de la place (qui a passé d'arnaque à zone résidentielle à industrielle à dompe à neige et qui va redevenir résidentielle). Mais autrement j'ai bien apprécié le nombre d'arbres et surtout de piste cyclables à Ottawa. Beaucoup d'aménagements pour le vélo utilitaire ou récréatif (un étant pas toujours compatible avec l'autre, mais ici les deux ont leur place).

En retournant vers le centre-ville, je traverse le quartier un peu plus business sur l'heure du midi, mais ouin, pas très gros. Dîner sur la rue Sparks, rue piétonnière qui est supposée être très dynamique, l'idée est bonne mais c'est tranquille quand même, ce qui ajoute aux clichés sur Ottawa. Après dîner, descente par une rue un peu plus commerciale dont le nom m'échappe, virage à gauche à je ne sais plus quelle autre rue et tiens, à peu près 10 minutes après avoir largué le centre-ville, je suis dans une rue digne de la banlieue. C'est petit, Ottawa... je traverse un pont qui semble assez neuf plein de cadenas (rendu ici aussi faut croire) et je longe le Canal Rideau jusqu'au coeur de la ville. Je fais le tour du Rideau Centre (quand même assez gros) et je sors du côté du Marché By en me demandant pourquoi en anglais c'est Byward Market et en français Marché By. Je me demande aussi s'il y a lien de parenté avec Grand-Papa By, ou Bi, m'enfin. Plein de commerces mais moins de maraîchers que j'aurais pensé.

Je décide d'aller marcher jusque vers Rideau Hall, mais en chemin je me retrouve dans un quartier assez moche avec du monde un peu paumé sur le bord de la rue, du genre qui s'échange de l'argent en regardant autour d'eux. Moins touristique mettons. On va laisser tomber la longue marche dans ce quartier... retour vers le centre-ville puis vers l'hôtel pour un break mérité. D'autres impressions en marchant: Ottawa, ce n'est pas si gros, même si j'ai trouvé le moyen d'en marcher un coup. Et dieu que je commence à faire une overdose d'unité nationale, y'a de la feuille d'érable au pied carré....

À l'heure du souper, je sors à nouveau les bottines pour marcher jusque dans le chinatown où je rejoins un vieil ami pas vu depuis l'époque universitaire. Échange de vieilles histoires et de nouvelles, pas mal le fun, faudra remettre ça.


Jour 3: Ouuffff racké... selon une approximation Google Maps, j'ai marché un 25-27km depuis 2 jours sur le ciment et l'asphalte. Je prévoyais aller rouler au Parc de la Gatineau mais en plus le temps est lourd... les côtes perdent un peu d'attrait. Je décide plutôt d'aller rouler le long du Canal Rideau, petite sortie tranquille à faire des photos. En chemin je croise un triathlon, sur la piste cyclable pas trop achalandée je tenais le même rythme qu'un gars sur la rue, wheeee. N'empêche que le vélo émet des bruits bizarres. Est-ce que ce sont les souliers neufs qui grincent dans les pédales? On dirait pas... faudra investiguer. Et pour finir, je remet tout le stock dans l'auto, et la 50 dans l'autre sens (moins de trucks, plus de roulottes) jusqu'à la maison en saluant au passage peut-être pour la dernière fois l'aérogare de Mirabel, une belle merveille si fonctionnelle remplacée par une chochonnerie d'aéroport mal foutu dont l'échangeur d'accès ne sera pas fini avant 2021, après grosso modo 15 ans de travaux...

2014-07-06

La 20, ou ben la 40?

Article de blog sur lapresse sur un débat amical interne à la salle de rédaction à savoir quelle autoroute est mieux pour aller à Québec en partant de Montréal (mon choix: la 40 par habitude, mais c'est parce que pars de la rive nord).


Alors voici les critères qui sont sortis (pas super sérieux), et mes commentaires (pas plus sérieux) au travers entre parenthèses

D’un côté, il y a celles qui jurent que la 20 est bien mieux parce que…

  1. Le paysage est plus beau (beau, la 20? c'est en plein champ tout le long!)
  2. Il y a plus de repères (faux argument... plus de repères quand on est habitués. Parce que Rang des Épinettes d'un bord ou Rang Ste-Philomène de l'autre, quand on ne connaît pas, ça ne dit pas grand chose).
  3. Il y a le Madrid (bon point, quoique ça a pas mal changé semble-t-il)
  4. Les stations-service sont bien situées et permettent de faire des pauses stratégiques (vraiment? il me semble que passé Laurier-Station vers Montréal il y a un interminable désert)
  5. La vue à l’arrivée des ponts à Québec est magnifique (c'est vrai, par contre l'arrivée par les hauteurs de la 40 n'est pas mal non plus, il me semble qu'après l'info-touriste on a une belle vue de la ville)
  6. On évite le trafic de la 40, à la sortie de Montréal (pour se prendre celui de la 20)
  7. Il y a un Ashton avant d’arriver, à St-Nicolas, pour une pause poutine (peut-être. pas un fan de poutine)
  8. Les noms de villages sont plus étonnants (coup de coeur pour Issoudun) (ça,c'est vrai, quoique je donne un point à Yamachiche sur la rive nord)
  9. L’arrivée à Sainte-Foy nous met dans l’ambiance de la ville plus vite (à 3-4km près, les deux autoroutes débouchent au même point)
  10. C’est la route qu’avaient prise les personnages de Québec-Montréal (mouin, ok)

Et de l’autre, les dévouées de la 40 parce que…
  1. Le paysage est plus beau (plus varié, peut-être, mais plus beau?)
  2. On longe le Lac Saint-Pierre (c'est vrai, quoiqu'on le voit pas assez)
  3. L’arrivée à Québec est plus simple : il n’y a pas de pont à traverser (c'est pas ben ben compliqué traverser les ponts de Québec)
  4. L’accès au Vieux-Québec est plus direct (je ne vois pas comment, les deux autoroutes débouchant au même endroit ou presque)
  5. Il y a moins de rénovation sur l’autoroute (possible, pour l'instant)
  6. Le passage par Trois-Rivières permet de faire une pause, avec plusieurs options restos (bon point)
  7. La vue de la Rive-Sud est belle à partir de Grondines (pas à partir de l'autoroute)
  8. On peut faire un bout sur le chemin du Roy (oui mais là ça sort du débat, non?)
  9. Et faire une pause crème glacée chez Caillette à Maskinongé (et manger du fromage qui fait couic couic)
  10. Le fleuve n’est jamais loin (mais jamais visible ou presque)


En prime, voici les arguments monsieurm tout aussi frivoles pour prendre la 40 (je répète que mon choix n'est pas du tout basé sur le fait que je parte de la rive nord, non non, je vous le dis!)

  1. Au moins, ça tourne de temps en temps
  2. On a pas à se taper Champlain ou le tunnel pour aller chercher la 20
  3. Jolie vue du Pont Laviolette au loin à Trois Rivières
  4. Pas d'interminable désert comme passé Laurier-Station
  5. Un chemin alternatif (138) à proximité quand c'est bloqué
  6. Le détour dans Trois Rivières pour se réveiller un peu
  7. Le fait que la grosse ville (Trois Rivières) coupe grosso modo la route en 2 (alors que sur la 20, Drummond c'est au tiers)
  8. La vue sur les montagnes avant Québec
  9. Une couple de belles rivières
  10. Le rest area de Ewoks au Point du Jour

2013-11-26

Le Top 5 du commerce douteux en voyage

5- Who Pooped in… / Clair de Loon
Nouvelle-Angleterre, 2007. Nous sommes à Bar Harbor au Parc Acadia, une petite merveille de la côte est. Dans la boutique souvenirs du musée, un livre... "Who pooped in Acadia National Park". En fait il fait partie d'une longue série représentant pas mal tous les parcs nationaux américains. Ce sont des livres pour enfants, permettant d'identifier la vie animale par ce qu'ils laissent derrière eux. Éducatif, mais la joke est restée. Et plus tard, en se promenant dans la petite ville, on tombe sur le magasin "Clair de Loon", un genre de mauvais jeu de mots sur clair de lune. Ouf...

4- Le livre "Gilles Duceppe"
Belgique, 2010. Après avoir vu le Tour des Flandres la veille, nous visitons Bruxelles. C'est intéressant, sauf que... A-) c'est lundi alors tous les musées sont fermés et B-) c'est surtout le lundi de Pâques alors les magasins sont pas mal fermés aussi. On avait pas prévu ça... tout de même on se promène en ville et avec le temps, quelques rares magasins ouvrent. Un de mes objectifs avoués avant de partir était de m'acheter un Tintin en Belgique  et on trouve une librairie ouverte. Nous fouinons dans les différents livres offerts et tout d'un coup j'entends mon acolyte partir à rire, puis à imiter Gilles Duceppe (comme dans Laflaque). Voici le livre qu'il avait vu... non mais sérieusement, ça ressemble juste trop aux caricatures de Chapleau!



3- Biscuits Leclerc
Sur les plages de Normandie se trouve le Centre Canadien de Juno Beach (ou un nom du genre). Quand je suis allé en 2004, ça venait à peu près juste d'ouvrir je pense... on décide de visiter. Malgré mes craintes avant d'y entrer (j'avais peur d'une vision un peu trop "célébrons le Canada", franchement c'était plutôt bien, ça exposait pas mal de faits sur le Canada des années 20-30-40 et c'était politiquement assez neutre, du bon travail (bon la dernière salle y allait un peu trop avec le multiculturalisme et tout ça, mais quand même). À la fin de l'exposition, comme dans tout bon musée, boutique souvenirs.... cette fois, à la sauce du Canada. Encore là, surprise, pas trop cliché et surtout pas trop cheap, surtout des beaux livres, une couple de vêtements corrects et un petit rayon alimentaire. On échappe pas au sirop d'érable, aux canneberges... et sur une tablette, des biscuits feuille d'érable Leclerc (qui sont, soit dit en passant, plutôt bons). Sauf que... 5 euros! Grosso modo au taux de change du temps, pas loin de 7-8$. Pour une boîte qui se vend 2$ en spécial chez Métro... ouain, produit d'importation!

2- Cheeseburger en machine distributrice
Toujours dans le voyage en Normandie, on arrive un soir à Dieppe. C'est une plus grosse ville alors les hôtels un peu plus petits et privés que je cherche habituellement sont plus durs à trouver. Il est peut-être un peu plus tard que d'habitude aussi, alors on voit hôtel BB et on rentre. C'est une chaîne d'hôtels automatisée: pas de préposé à l'accueil, une machine distributrice s'occupe des clés. C'est extrêmement générique et sans la moindre personnalité, mais ça a le mérite d'être propre, et bon, c'est pour une nuit. Ça fera pour ce soir! On entre donc dans l'hôtel et en passant à côté d'une machine distributrice, il y a une espèce de chaleur et d'odeur étrange... je regarde, et incroyable mais vrai, c'est une machine distributrice de cheeseburgers. Ouache. Pas osé en prendre un...

1- Magasin canadien
On se promène dans Quimper, là où j'ai logé dans un hôtel particulièrement douteux. Au hasard des rues de la ville, on découvre un commerce avec l'enseigne 'Magasin Canadien'. Intriguant... je suis canadien après tout :-). La porte est ouverte. Je mets le pied dans le cadre de porte, je jette un regard... Wow. Des plumes, des plumes, encore des plumes... C'est pas un magasin canadien, c'est un magasin amérindien. Version "on vit tous dans des tipis". La vraie cariacature qu'on se fait de la vision des français... Le pire c'est qu'il n'y a personne dans le magasin, et la dame derrière son comptoir me voit et lève la tête de son livre. Merde, faut pas que je lui parle... je vire de bord, je sors sur le trottoir et j'éclate de rire. J'entraîne Alex plus loin pour éviter que la pauvre madame me voit, je ne veux pas être insultant... il n'a jamais pu entrer dans le magasin, et je suspecte fortement qu'il le regrette

2013-01-22

Le Top 10 des routes épiques (et parfois douteuses) de voyage

L'idée m'était venue dans mon dernier post. Quels sont les 10 pires endroits où j'ai conduit? Bon, certains ne sont pas si pires, mais sont reliés à des souvenirs épiques.


10- Côte épouvantable
Lieu: À quelque part en Normandie
Quand: France 2004
Contexte: On est à la fin du voyage et Alex et moi, on commence à devenir par mal bons dans la navigation européenne. On a compris comment entrer et sortir facilement des villes, on a compris comment moins se fourvoyer quand on doute, bref, avec Alex aux maps comme copilote et moi au volant, on se débrouille. Cette journée qui a commencé par une visite de Rouen (joli) n'a pas vraiment de destination finale prévue. On est à la fin du voyage, on a du lousse, on se dit qu'on va aller à quelque part vers Chartres. Comme on a du temps, on cherche les routes panoramiques, et grâce à cette merveille qu'est la Carte Michelin, on sait où elles sont. Justement, on en cherche une. En ce moment, on est sur une grosse nationale et on sait qu'il y en a une sur le long d'une rivière. Donc si on trouve l'eau, on trouve la route. Et tiens donc, voilà la rivière, à quelque part en bas du plateau sur lequel on est. De toute évidence il faut sortir du gros chemin. Et comme on se dit ça, une rue à gauche qui semble descendre. Go! Et en effet, ça descend. Solide. Et c'est étroit... mais finalement, on arrive en bas et on voit la rivière. Cool. On tourne pour embarquer sur le bon chemin... et SCROUNCH! gros son d'auto qui frotte. Ça descendait tellement à pic qu'en bas quand on arrivait au plat le dessous du bumper a frotté.


9- Vive la météo
Lieu: La 10 au Québec, la 2 au Nouveau Brunswick
Quand: À quelque part en 1999? - 2010.
Contexte: Quand j'étais à l'Université de Sherbrooke, j'ai fait la 10 pas mal souvent. Ce week-end hivernal là, j'étais parti passer le weekend chez mes parents à Laval. Et il est tombé une saprée bordée de neige le dimanche. 35-40cm, une vraie de vraie. Et bien sûr, j'ai des cours à Sherbrooke le lundi matin. Par contre à regarder la météo à la télé, il n'est pratiquement rien tombé sur l'Estrie, ce qui veut dire que la route ira en s'améliorant. Donc go, je pars. Avec l'aide de mon père on finit par sortir (vive la souffleuse) l'auto du banc de neige, et go. Détour via le métro Henri-Bourassa pour prendre mon coloc et coivoitureur, oh que c'est le bordel à Montréal. On finit par embarquer sur métropolitain, puis la 15... jammé. Ça prend une heure et demie traverser Montréal, une affaire de 30 minutes d'habitude. Et rendu sur la 10, ce n'est pas mieux. Dans les champs (ex: Marieville) il vente tellement que c'est uniformément blanc. On ne voit pas où la route commence, et où elle finit. Donc tout le monde se suit, et si le premier en avant pogne le champ, on le pogne tous. Ça roule à 50km/h... De temps en temps, mottons de neige et l'auto patine. Une chance que le coloc / covoitureur était là pour me changer les idées. Finalement à la hauteur de Granby quand on a frappé les premières montagnes (là où d'habitude ça empire) on commence à voir deux traces d'asphalte. Rendu à Bromont, on commence à voir vraiment mieux la route. Et rendu à Magog, c'est juste si l'asphalte est mouillée et là ça roule pleine vitesse. Morale de l'histoire? Presque 3h30 pour un trajet d'habituellement 2h.

Autre aventure météo. C'est relié à l'histoire du Ho-Jo du précédent post. On s'est fait évacuer de Fundy la veille à cause d'Igor, et on a couché à Woodstock. Temps de reprendre la route vers Montréal... et même si finalement Igor n'a pas fessé direct au NB, le temps est laid. Il pleut vraiment fort. La 2 est une belle autoroute drôlement bien faite, mais quand on passe Woodstock, on traverse une partie des Appalaches. Et dans les hauteurs, on avait un brouillard intense, de la grosse pluie...du côté québécois sur la 185, ça s'améliorait un peu, mais ce n'est pas avant d'aller chercher le bord du fleuve sur la 132 pour faire le plein qu'on a pu avoir un peu de répit météo. Conduite en météo post-ouragan... check!


8- Des cyclistes. Beaucoup de cyclistes.
Lieu: Aux environs d'Oudenaarde, Belgique
Quand: Belgique 2010
Contexte: À lire ce blog, vous le savez, je suis fou de vélo. J'ai commencé par connaître le Tour de France et avec les années, j'ai découvert les classiques printannières (et maintenant, je pense que je les aime autant, sinon plus). Donc quand je suis allé en Europe au printemps 2010, voir le Tour des Flandres et Paris Roubaix était dans la liste des priorités. Pour voir le Tour des Flandres (Ronde van Vlaanderen pour les locaux, RVV pour la suite), il fallait se prendre d'avance. C'est l'événement de l'année en Belgique, et le logement est rare. En réservant d'avance avec Simon, on trouve une place (extraordinaire) à environ 10km d'Oudenaarde, à Horebeke. On correspond avec le monsieur avant de partir, tout est ok. Ce matin là on était partis d'Arras en France. On a d'abord passé par Vimy, puis on est allés virer dans le coin des secteurs pavés de Paris-Roubaix (qui allait se courir une semaine plus tard) pour finir par entrer dans les Flandres (les Flandres, les Flandres, c'est quoi ça les Flandres dirait Chabot) à quelque part en milieu/fin d'après-midi. Jolies routes. Mais là on se rend compte Simon et moi que si on a l'adresse exacte et la ville, on a pas de plan détaillé de la région. On a pas pensé à ça ni un ni l'autre. Bref, faudra y aller au pif. On sait qu'on est proches, et on commence à chercher... mais on se ramasse en plein milieu de la cyclosportive grand public du RVV. Une couple de milliers de vélos sur la route... qui est quand même ouverte aux autos. Mais c'est étroit, très étroit. Y'a des secteurs pavés, des cyclistes partout. Et au travers de ça, on cherche un nom de rue écrit en flamand. Et finalement alors qu'on se dirige en plein vers une route bloquée, Simon voit le nom de la rue qu'on cherche! Plus sur un coup de luck que d'autre chose, on a trouvé. Et quand je suis retourné en Belgique en 2011 avec ma blonde (à l'été cette fois, pas de vélos!), on est retourné à cette place. Et encore une fois je n'avais pas de map, mais au moins je reconnaissais le coin et j'ai trouvé sans problèmes.


7- L'autoroute des chauffeurs de trucks sur les pilules
Lieu: La 403 entre Toronto et Hamilton
Quand: Ontario 2007
Contexte: Quand Simon et moi avons planifié notre voyage en Ontario, on s'est dit qu'on pourrait passer aux Chutes Niagara. Oui la ville est d'un kétaine spectaculaire, mais on s'est dit que tant qu'à être rendus à Toronto, aussi bien aller voir les chutes (et d'la bouette pour la ville). Et ça valait quand même la peine; les chutes sont réellement spectaculaires, et la ville est réellement très drôle à traverser tant c'est un piège à touristes. Mais pour s'y rendre, fallait prendre la 403. Je ne sais pas ce que les chauffeurs de truck fument ou consomment avant d'aller par là (Alex?), mais quand j'y ai passé, c'était fou. Je ne me suis jamais fait autant coller / dépasser / couper par des 18 roues (mettons) à 120/130 kmh que cette fois-là. Intense.




6- Étroit vous dites
Lieu: Bloemendalergouw, pas loin au nord-est d'Amsterdam
Quand: Pays-Bas 2010
Contexte: À la fin de notre voyage aux Pays-Bas, on devait rentrer en France pour prendre l'avion à CDG. Nous avions longé depuis quelques jours à Edam, une très charmante ville près d'Amsterdam. Pour revenir à l'autoroute, on se retrouve sur un réseau local. Très local. Très très local. J'avais déjà pris l'habitude des routes étroites et des canaux à proximité de la rue, mais celle là, c'était la championne. Bien sûr c'est une rue à contresens, sinon c'est trop facile. La rue est de la largeur de l'auto (et encore...). De chaque côté, un canal. Et pas à 5-6m... vraiment à côté. On fait quoi si on croise? On se fie à l'ingéniosité des néerlandais. À intervalles réguliers, il y a une demi-voie qui s'ajoute pour 2-3 mètres de long. Si vous voyez que vous allez croiser, vous arrêtez en attendant que l'autre passe... et vous regardez les miroirs se frôler à chaque fois.


5- Le rond point de la mort
Lieu: St Geours de Maremme, France
Quand: Pyrénées 2008
Contexte: Qui aurait cru qu'un simple rond-point dans un si petit village soit si terrible? Et pourtant, j'aime bien les rond-points d'habitude. On a passé la journée à visiter les Landes, c'est bien mais là on veut de l'hébergement. Après deux ou trois petits villages de bord de mer où c'est rempli (et un peu trop touristique), Alex et moi décidons d'aller à l'intérieur des terres et ça adonne que la route passe par St Geours de Maremme. L'attraction de ce lieu au milieu de nulle part, c'est son rond point, autrement dit, y'a rien là. Et pourtant... traffic d'enfer. Personne ne laisse de chances, le bordel total. Y'a des hôtels d'annoncés, c'est à l'abandon... j'ai hayiiiiiiiiiiii ça ça n'a pas d'allure.


4- Autos? Pas sûr
Lieu: Pujo?, Espagne
Quand: Pyrénées 2008
Contexte: Dans ce même voyage, je viens de déposer le matin même Alex à l'aéroport de Toulouse; il a moins de vacances que moi alors je finis le voyage seul. J'avais remarqué la veille que le Tour d'Espagne passait près de la frontière française à portée du coin où j'étais. Le jour même, je me décide, j'y vais, malgré mon espagnol inexistant ('si' et 'buenos dias' couvrent la majeure partie de mon vocabulaire espagnol). Mais ma map des Pyrénées de France couvre à peine en bas le côté espagnol, assez pour savoir où je vais. Ainsi convaincu, je me retrouve à Pujo (il me semble, soit ça ou un petit village du coin) où c'est supposé être le pied de l'ascension finale. Sauf que je ne trouve pas la foutue ascension. Merde. C'est où? Je tourne en rond comme un con dans cet endroit où il y a 10 rues. Je pense que j'ai même passé dans des ruelles, et un moment donné c'est juste si je n'ai pas descendu un escalier tant c'était à pic. C'est magnifique, mais j'ai l'étrange feeling de ne pas être à ma place. Et je ne parle pas espagnol, et je ne suis même pas sûr que mon permis de conduire est valide en Espagne, alors j'espère juste que la police ne débarquera pas. Pas une maudite trace de course de vélo non plus. Finalement, je me stationne, pour me rendre compte que je ne suis pas au bon village, c'est à Baqueira que je dois aller, quelques km plus loin sur la route. Tata! Et j'ai finalement pu m'installer vraiment confortable dans le Pla de Beret et voir la Vuelta, yé!


3- Le labyrinthe
Lieu: Tarbes, France
Quand: France 2008
Contexte: On est le lendemain de l'histoire que je viens de conter. Il est temps de sortir des Pyrénées et de remonter vers la région de Bordeaux où je finirai le voyage. Je m'adonne à traverser Tarbes, ville à la limite des montagnes et de la plaine. D'habitude avec Alex, on avait développé un bon talent d'orientation dans les villes. Même seul, je m'en tirais pas trop mal. Mais là... je rentre dans la ville... incapable d'en sortir. J'ai beau essayer, je me retrouve deux fois, trois fois sur la même place publique au centre-ville. Et y'a du traffic. Je vois une voie ferrée, je sais que je dois la traverser pour sortir au nord... mais où est le foutu chemin? J'ai fini par trouver, mais Dieu que ça a été compliqué.


2- Ça, c'est de la route de montagne.
Lieu: Cirque de Troumouse, France
Quand: France 2008
Contexte: Coudonc, ce voyage a été épique! Nous sommes peut-être au tiers du voyage. J'ai conduit mes premiers cols basques, j'ai conduit l'Aubisque, Soulor, Marie-Blanque, Tourmalet... bref la route de montagne ne me fait plus peur. Le matin à l'auberge, on dit vouloir aller voir le cirque de Gavarnie. La madame fort sympathique nous recommande plutôt Troumouse, tout près de l'autre mais pas envahi par les touristes. Merci madame. On s'y rend. À proximité, la route rétrécit et on voit une belle falaise; je me dis que ça doit achever dans ce coin là, on ne va quand même pas monter en haut. Erreur. On monte en haut. De toutes les routes de montagne que j'ai pu faire, celle là était de loin la plus spectaculaire. Très étroit, ça ne croise pas, sauf dans les virages en switchback. À pic. Asphalte démolie. D'un côté la falaise, de l'autre le vide... tellement beau qu'on a l'oeil attiré par le décor, mais il faut regarder devant. Et rendu en haut, la brume... malheureusement, on a pas vu grand chose de Troumouse.


1- Ballade parisienne
Lieu: Paris, France
Quand: France 2004
Contexte: Avec Alex, on vient de passer une couple de jours à Paris. Évidemment on y voyageait en métro... mais là il est temps de passer à la phase 2 du voyage, vers la Bretagne puis la Normandie. On s'est arrangés avant le départ pour prendre la voiture à la Défense, juste en dehors de Paris, du côté de la Bretagne justement. Comme ça, pas besoin de traverser la ville. C'est la première fois que je conduis en Europe, alors les réflexes ne sont pas encore là. On sort de la location, on sait qu'on a juste à attraper la sortie et on est sur l'autoroute... mais évidemment, on manque la sortie. Et là, la galère. On a des cartes de plein d'endroits, mais pas d'où on est. On se retrouve dans Nanterre, Courbevoie... pas d'annonce de nom de ville, on a aucune idée de la direction où on va et j'en suis encore à me familiariser avec l'auto et la conduite locale. On est quand même sur un gros boulevard alors on se dit que ça va nous mener quelque part. Bon point. Je ne sais pas où on a passé, mais on finit par voir le Stade de France à St-Denis, et lui on l'avait visité 2-3 jours avant et je savais qu'il était près de l'autoroute. Yééé! On embarque dans la bonne direction. En cours de chemin, on repasse sous la Défense et on voit la sortie qu'on aurait dû prendre. On passe sur un pont partagé avec le métro où on avait passé une couple de fois et là je réalise... on s'en va direct dans Paris; pourtant on suivait les indications? Mais y'a pas de doute, on est sur l'Avenue Charles de Gaulle, et je sais où elle débouche: au rond-point de l'Arc de Triomphe, la place de l'Étoile et ses 7-8-9-??? voies pas tracées. Nooooon, je ne veux pas aller là, pas la première journée. Et je vois l'Arc de Triomphe d'abord au loin, puis de plus en plus près. Nooooon... et heureusement, à peut-être 1km de là, l'entrée d'autoroute, ouf les infos étaient bonnes. Belle façon de se mettre dans le bain!

2013-01-16

Le Top 10 des souvenirs épiques (et parfois douteux) de voyage

J'ai eu la chance de voyager pas mal. Et de loger dans différents types d'endroits. Quand je reste en Amérique du Nord, j'ai tendance à réserver d'avance peu importe l'endroit; les distances sont longues et si jamais on ne trouve pas à un endroit, la place suivante peut être nettement plus loin. En Europe, je réserve très peu, sauf si je veux être à un endroit spécifique à une date bien précise où la disponibilité est plus rare.

Mais dans un cas comme dans l'autre, ça arrive parfois qu'on se retrouve avec de drôles de surprises. Voici un Top 10 d'endroits parfois étranges, parfois bien corrects mais reliés à un souvenir épique où j'ai pu passer une nuit... ou plus.

10- St Stephen Inn
Lieu: St-Stephen, NB
Quand: Iles-de-la-Madeleine 2003, Nouvelle-Écosse 2005
Réservé: Non.
Contexte: J'ai gradué de l'Université à la fin de l'été 2001. En 2002, premier emploi et j'ai très peu de vacances, quelques jours seulement, normal car j'arrive tard dans l'année. On arrive en 2003, j'ai changé de job entre temps et là j'ai déjà plus de vacances. Avec mon bon ami JF, on fait nos plans au printemps et on décide de partir aux Îles de la Madeleine, en passant une couple de jours au Nouveau-Brunswick, secteur baie de Fundy. À cette époque, la 2 n'est pas complète au NB et le traverser nord-sud est ma foi plutôt long. On décide donc de couper par le Maine (en entrant près du Mont Mégantic) et en sortant à St-Stephen. Et justement, St-Stephen, ça semble être une escale intéressante. C'est à environ 8 heures de Montréal, y'a un minimum d'hébergement. Avant de partir on booke donc un hôtel, le Busy Bee. On sa claque la longue route (dull sur la 10, joli près du Mont Mégantic, joli dans la valée de la Carrabassett, dull sur la 95 jusqu'à Bangor et terrible entre Bangor et le NB)... et finalement après la douane sur un pont (changé depuis), on arrive au Busy Bee. Pour être polis, qualifions ça de dompe sur le bord de l'autoroute. Horrifiés (et comme on avait rien payé d'avance), on retourne dans la ville où on avait vu le St Stephen Inn. On booke une chambre et c'est très bien, quoique franchement générique. Mais la madame au comptoir est vraiment sympathique et serviable, et le lendemain quand on part elle insiste pour nous donner une carte 10% de rabais la prochaine fois, en fait elle insiste tellement que le 10% est devenu la joke du voyage. Toujours utile.

Fast-forward, 2005, deux ans plus tard. Toujours avec JF, on décide cette fois d'aller au Cap-Breton. Et encore là, le chemin court, c'est le sud du NB. On refait le même chemin dans le Maine (avec Big Mean Guy aux douanes), mais cette fois on va direct au Inn, pas au Busy Bee qui est probablement encore plus une dompe qu'avant. Et la même madame asiatique est toujours là. Elle honore la carte 10% (un peu étonnant; c'était juste une carte d'affaires sur laquelle elle avait écrit de quoi). Mais le plus drôle, c'est qu'elle voit JF et dit "Oh yes, I remember you". C'est resté...


9- Ho-Jo Woodstock
Lieu: Woodstock, NB
Quand: Nouvelle-Écosse 2005, Maritimes 2010, Iles-de-la-Madeleine 2012
Réservé: Non, non , oui
Contexte: Fin du voyage 2005. On est au Cap-Breton, et il est temps de rentrer vers Montréal. Normalement, on coupait la route en trois. Première nuit dans le coin d'Amherst, ensuite Edmundston, ensuite Montréal. Mais on décampe très tôt et finalement, on décide de pousser plus loin sur la route parce qu'il est tôt à Amherst. On passe Moncton et on se dit qu'on coupera la route en deux au lieu d'en trois. Arrivés à Fredericton, JF qui conduit se dit qu'on peut se rendre encore un peu plus loin. Sauf que passé Fredericton vers le nord, il y a un maudit grand bout où il n'y a rien. Vraiment rien, même pas une sortie d'autoroute. M'enfin, à cette époque il y avait aussi des travaux, ils finissaient la 2. Bref quand on reprend la civilisation à Woodstock, on en a assez. On voit une affiche pour le Éconolodge, un pour le Howard-Johnson (oh, lui a une piscine!). On sort de l'autoroute, premier croisé, le Ho-Jo. À la réception, JF demande le prix. Je n'ai pas le souvenir du prix exact, disons 110$. JF dit que c'est un peu cher pour nous, on va aller voir le Éconolodge. Le préposé dit pas de problème, voulez-vous téléphoner. Quand même original de nous permettre de téléphoner au concurrent, mais why not. JF le fait, reçoit un prix qu'il ne nous dit pas et dit "ok, on s'en vient". Le préposé nous demande le prix, JF répond (disons) 90$. Ok, nous dit le préposé, je vous fais ce prix moi aussi. Bref, on couche là... sauf que le prix du Éconolodge était pas 90$, mais 100$. Ça c'est de la négo! Et le soir après la longue journée de route, la piscine / sauna ont fait du bien.

Fast-forward, 2010. Je suis dans les Maritimes au parc Fundy. Belle journée de fin d'été, enfin la canicule a cassé et on est vraiment bien dehors. Alex est venu me rejoindre le matin même, on va camper une nuit ou deux avant de revenir à Rivière-du-Loup, puis Montréal. Il est midi et on est en train de dîner quand un type de Parcs Canada arrive: il faut décamper et évacuer le parc avant 18h00, l'ouragan Igor s'en vient et risque de tapper fort dans le coin. Bouh! Mais bon, pas le choix. Et comme les vacances achèvent anyway, aussi bien commencer à remonter... ça aurait été possible d'arrêter à Moncton ou Fredericton pas loin, mais de là, rentrer à Montréal, c'est une journée de route assez terrible alors que de Woodstock, ça se fait mieux. Alors avec le souvenir de la place, deuxième arrêt.

Et dans les dernières vacances en 2012, quand j'avais besoin de couper la route en deux entre Montréal et l'Île du Prince Édouard? Bien spotté... et cette fois on a réservé, pas d'inquiétudes pour la place disponibe, mais le prix online était vraiment pas cher.


8- Ibis CDG
Lieu: Aéroport Charles de Gaulle, France
Quand: Belgique-Hollande 2010
Réservé: Oui, en quelque sorte
Contexte: Fin du voyage au printemps 2010. Simon et moi avons parcouru la Belgique, puis la Hollande. On redescend vers la France pour notre retour, mais il y a un gros hic. Dans le ciel, il manque et quoi et il y a de quoi en trop. Ce qui est en trop, ce sont les cendres du volcan Eyjafjallajökull (oui j'ai googlé pour aller chercher son nom). Ce qui manque, ce sont les avions. La situation va heureusement vers le mieux, mais on se doute qu'on partira en retard. On est samedi, on est supposés coucher en banlieue de Paris ce soir, passer la journée dimanche en ville (Simon n'a jamais visité), coucher au même hôtel le dimanche et quitter tôt le lundi matin. On finit par savoir que notre avion partira finalement mercredi matin, pris deux jours à Paris, bon ça pourrait être pire. Sauf qu'on a vu aux nouvelles les gens pris dans les aéroports, les gares, etc... on se dit qu'on va booker l'hôtel tout de suite. Et comme on doit quand même remettre l'auto le lundi matin, aussi bien réserver à l'aéroport même, de toute façon, l'assurance couvre. Et de l'aéroport (comme dans tout bon endroit civilisé sauf Montréal), du transport en commun efficace nous permet d'aller en ville. Donc on passe le dimanche à Paris, on couche en banlieue le dimanche, le lundi on remet l'auto, on arrive à l'hôtel... et la chambre n'est pas prête. Finalement, on perd une heure ou deux. Maudit! On revient en fin de soirée, reconfirmation que l'avion part bel et bien mercredi, donc une autre journée le lendemain à Paris. Cool. On arrive pour se coucher... et vous savez, souvent les bâtiments pour se faire de la pub ont une grosse enseigne éclairée par en-dessous? Pour éclairer, ça prend des projecteurs... et y'en a un à côté de notre fenêtre. Même les ridaux fermés, pas de danger de se cogner le pied sur un coin de lit. Fait clair. Et malgré la promesse du "on va tout faire pour rendre votre séjour agréable", ils n'ont pas voulu éteindre le projecteur quand Simon a demandé :-). Donc bel hôtel, bien swell et tout et tout... mais disons que cette chambre n'étais pas la meilleure.


7- Hôtel Amazone
Lieu: Bayeux, France
Quand: Bretagne-Normandie 2004
Réservé: Non
Contexte: Peut-être au deux-tiers du voyage, Alex et moi décidons d'établir un mini camp de base pour quelques jours en Normandie. Bayeux nous semble être une bonne place; la ville en elle-même est très jolie et est tout près des sites historiques. En ces années-là, Alex était plus serré côté revenus alors le choix d'hôtel et de repas devenait plus critique. On finit par trouver de quoi à Bayeux qui est un peu différent, en fait ça nous rappelle les motels nord-américains, ça ressemble à des cabines. Mais c'est confortable et propre, c'est ce qui compte. Mais la douche est un peu étrange... comme la majorité des douches, il y a une base en plastique qui remonte un peu. Mais curieusement dans celle-là, il y a un genre de coche (et c'est fait comme ça) qui descend au niveau du plancher. Pas bête, l'eau passe par ce trou... mais y'a pas de drain l'autre bord. Peut-être que c'est quelque chose qu'on a pas compris, mais dès qu'on prenait une douche, si on ne faisait pas un barrage avec quelque chose, on inondait la salle de bains. Et ceci me fait penser à un autre hôtel français (dans le voyage de 2008 je crois, mais où?) où la douche était en fait un pommeau au plafond de la salle de bains. Pas de cloisons, rien. Fallait cacher le papier de toilettes avant de commencer, car TOUT était mouillé ensuite...


6- Laurie Provincial Park
Lieu: Halifax, NS
Quand: Nouvelle-Écosse 2005
Réservé: Non
Contexte: On a visité Halifax dans la journée, et il est temps d'aller de camper. Il y a une couple de provincial parks à proximité, dont Laurie. C'est petit, mais pour une nuit, ça fait. Ce sont des toilettes sèches (le parc a été amélioré depuis semble-t-il), mais on peut toffer. En arrivant, petit pont qui surplombe une voie ferrée. On y porte peu attention. En soupant, un train passe. Tiens, ça gronde un peu. En prenant le dessert,  un train passe. Tiens, ça gronde un peu. En faisant la vaisselle, un train passe. Merde. Ladite voie ferrée, c'est un des mains qui sort d'Halifax. Et Halifax, c'est un gros port. À intervalles réguliers pendant la nuit, le train passait... et je peux vous dire qu'en camping, quand tu es couché par terre, un train à 500m, c'est comme un train à 2 m. Ça gronde et ça vibre en ta....


5- Hôtel Ondines
Lieu: Ondres, France
Quand: Pyrénées 2008
Réservé: Non
Contexte: C'est notre deuxième jour complet en France. Alex et moi avons pas mal évacué le décalage horaire et après être partis de Biscarosse (et non pas Biscassonne) on passe au travers des Landes. La région est moins intéressante à visiter qu'à nos yeux alors on prend un peu d'avance. On arrive à un petit village que j'avais visité avec mes parents presque 20 ans auparavant. Dans le temps, c'était un petit village de rien sur le bord de la mer, très sympathique. Disons que 20 ans plus tard, ça a changé, et pas en mieux à mon avis. C'est rendu une grosse station balnéaire, y'a du monde, du traffic et c'est cher. Donc on décide de pousser plus loin en s'éloignant un peu de la côte. Après un passage à St-Geours-de-Maremme où j'ai voulu étrangler à peu près tous les conducteurs tellement c'était l'enfer (tiens autre idée de post: les pires endroits où j'ai conduit), on descend une grosse route qui nous conduit pratiquement aux portes de Bayonne, à Ondres. On y trouve un hôtel tout à fait correct où on dormi et mangé de façon tout à fait satisfaisante mais honnêtement plutôt oubliable, si ce n'était de l'anecdote qui suit. Le matin, Alex se lève et va dans la salle de bains. Flouch, flouch. Pendant la nuit, quelque chose avait brisé dans la douche... inondation qui commençait à s'étendre jusque sur le tapis de la chambre. La pauvre madame qui tenait l'hôtel avait l'air dépitée le matin...


4- Zum Goldenen Anker
Lieu: Eupen, Belgique
Quand: Alsace, Allemagne et Ardennes 2011
Réservé: Non
Contexte: Contrairement à ce qu'on pense, il n'y a pas 2 régions officielles en Belgique (Flandres / Wallonie). Il y en a trois, la troisième étant toute petite et réduite, allemande, et centrée autour d'Eupen. On s'est retrouvés là un peu par hasard moi et ma blonde. On cherchait une place où coucher et au moment où je vois l'info-touriste (toujours utile) ma blonde voit plutôt un hôtel juste à côté. La circulation est dense (travaux) et je n'ai pas d'endroit où me garer rapidement; elle descend donc pour aller booker ça pendant que je trouve une place. On finit par se rejoindre et la jeune fille de l'hôtel nous dit qu'il y a 2 chambres disponibles, et le prix est pas cher. On visite les deux, et la deuxième nous surprend; elle a une immense douche et une vue imprenable sur l'église de l'autre côté de la rue. On booke. Par contre c'est au 4ème étage, escalier raide pas d'ascenseur... on prend ce qu'il faut et on laisse les valises à l'auto. En remontant, on se rend compte que ça aurait un peu besoin d'amour; les tapis sont racornis, le décor est vieillot. En fait même le couvre-lit est usé à la corde. Mais y'a une super-douche et une belle vue. Ah, tiens, la toilette est sur l'étage? Ouin. Le soir, on entend un vieux monsieur passer dans l'escalier avec une toux qui n'est pas sans évoquer la peste bubonique. Beurk. Ma blonde décide donc d'aller à la toilette à l'étage d'en dessous... et quand elle s'installe sur le trône, celui-ci manque de renverser, mal fixé par terre. Le lendemain matin, on descend déjeuner à la salle commune (ça de bien en Allemagne / Belgique allemande: déjeuner fourni) et dans la pièce d'à côté (de toute évidence, la résidence des proprios), on entend juste un jeune qui émet des sons étranges, sans compter la toux creuse du même monsieur que la veille... s'il habite en bas, pourquoi allait-il aux toilettes en haut?


3- La Roma
Lieu: Edmundston, NB
Quand: Iles-de-la-Madeleine 2003
Réservé: Non
Contexte: Avant-dernière journée du voyage, on est sur le chemin du retour. On partait du parc national de l'IPE le matin, supposément pour coucher à Kouchibouguac (en fait, en face, Kouchibougouac étant plein à cette date là). Mais l'idée justement de coucher en face ne nous attire par trop, on décide d'annuler (en passant sur place) puis de remonter vers le Québec. On écourte un peu les vacances, les derniers jours seront à la maison. Ça implique aussi une traversée de la mythique 108 qui traverse le NB est-ouest (ça dure p-ê 110km, ça en parait 300 tellement y'a rien) en un temps record. On débouche à Grand Falls et de là, on remonte à Edmundston où je sais qu'il y a un camping provincial potable. Sauf que juste avant, le déluge. Ça tombe pas à peu près et quand ça finit, le ciel reste menaçant. Pas le goût de camper dans de telles compétitions, alors JF et moi décidons de prendre un hôtel même si notre budget (premières vacances tous les deux) est limité. On arrête au Comfort Inn et c'est vraiment cher pour nous. On repart et on voit une annonce; Motel La Roma. On y va et il ne reste plus grand chose à part une cabine (de mémoire la madame était vraiment sympathique). Y'est tard et c'est vraiment pas cher, on la prend (la cabine, pas la madame). En entrant, c'est le retour aux années 1970-80. Vieux meubles, murs en préfini... TV Zenith... et même, le comble, un vieux cablosélecteur sur la télé (ça s'appelle de même? en tout cas, l'affaire sur le dessus de la télé). Et à la télé, le show bénéfice du SRAS à Toronto où on a vu Sass Jordan chanter pendant des heures, et où on a abandonné l'idée d'écouter les Rolling Stones tant ils se faisaient attendre...


2- Hôtel au nom oublié
Lieu: Quimper, France
Quand: Iles-de-la-Madeleine 2003
Réservé: Non
Contexte: Avec Alex en Bretagne, on vient de passer une journée mémorable. Des menhirs, Concarneau, le superbe site de la pointe du Raz... wow. Par contre justement près de la pointe du Raz, c'est une réserve écologique. Pas d'hébergement. Pas de trouble, Quimper est pas loin. Et ça nous met à côté de Locronan, notre première visite du lendemain où on m'a dit qu'il fallait arriver très tôt pour éviter les touristes (et je confirme: Locronan c'est superbe, et tôt le matin, c'est idéal). On trouve de quoi dans Quimper, vraiment, mais vraiment pas cher. Du style, tellement pas cher que c'est louche. On aurait dû se méfier. La première chambre? Pas de porte de salle de bains, et pas de rideau de douche. Bon, Alex est un chic type, mais un moment donné, l'intimité, ça demeure important. On change de chambre et ouf, qu'est-ce que l'hôtel est vieux et magané. Beau à la réception, mais ailleurs, la catastrophe. C'est juste s'il n'y a pas de tâches de sang sur les murs. La propreté? Douteuse... je suis encore surpris de ne pas avoir eu de punaises de lit. Vraiment terrible. Et le comble, le lendemain on arrive pour partir, on est embarrés dans l'hôtel, la personne à la réception n'est pas là! Ça lui a pris 20 minutes pour arriver...


1- Bed & Breakfast sans nom
Lieu: Willemstad, Pays-Bas
Quand: Belgique-Hollande 2010
Réservé: Non
Contexte: J'ai appris dans ce voyage que si l'hébergement est facile en France à l'été, en Hollande au printemps, c'est plus difficile. Pas mal moins indiqué. On zigonne en ronde dans une couple de villes pour arriver à Willemstad parce que ça a l'air d'un plus gros point sur la mappe. Avec le recul, si ça c'est gros, je ne veux pas voir ce qui est petit.  L'office du tourisme nous envoie à un petit B&B... on y va. Coudonc, est-ce bien ici? C'est la bonne adresse... mais rien d'indiqué. On cogne. Pas de réponse. Simon et moi on se dit "il n'y a personne", mais à ce moment un espèque de péquenaud local nous ouvre... pense qu'on l'a tiré de sa sieste. Parle pas français ni anglais, et on ne parle pratiquement pas néerlandais. Il nous envoie sa femme qui ne semble être jamais allé plus loin qu'à 15km de son village mais qui baragouine un peu. Après une grosse hésitation vu l'heure on prend la chambre qui a l'avantage d'être pas chère. Et aussi, frette, humide... plutôt inconfortable. Mais le décor restera gravé dans nos souvenirs. Dans l'entrée, il y a un espèce d'hybride entre un rocket-car et une boîte à savon. Il y a une collection de nains de jardin dont la plupart sont décapités et amochés. Dans la chambre, une vieille scie rouillée qui pend au-dessus de nos têtes. La douche est dans un bâtiment dans la cour (j'ai sauté une journée). Mais passé le choc initial, en soirée la dame nous a offert du thé (oh que ça a fait du bien) et un autre client de la place (un régulier, incroyable) s'est mis à jaser avec nous, monsieur cultivé et sympathique... et finalement ça a été une soirée plutôt agréable vu la bonne compagnie. Et le lendemain, la dame nous a donné l'équivalent d'un pain au complet pour nos lunchs.

2010-09-08

Rapport de vacances

Jour 1

Route plutôt longue... Bar Harbor, ce n'est pas à la porte. J'évite le traffic du Pont Champlain, la 10, la 610... les petits villages un peu perdus passé Sherbrooke, un peu de pluie dans le coin du Mont Mégantic... Douanier plutôt sympathique et formalités vraiment pas compliquées à Woburn / Coburn Gore. Route ensuite vers la vallée de la Carrabassett, coin reculé du nord du Maine, mais très beau. Dîner à la traditionnelle halte routière passé Skowhegan, épicerie à Bangor (nb: prochaine fois, la faire à Ellsworth, ça évite un détour) et arrivée (finalement!) à Acadia. Beau terrain plus grand que la dernière fois, mais un peu proche des toilettes à mon goût (passant).


Jour 2

Park Loop Road a vélo. Plus vallonné que dans mon souvenir. Il y a de belles montées, mais les paysages sont superbes et les automobilistes d'une courtoisie incroyable (même pas comparable au Québec). Ça roule assez bien (quoique l'asphalte impeccable n'a pas un super rendement comparé à d'autres endroits), si bien que j'arrive au pied de Cadillac Mountain. Let's go, on monte. 5.69km à 5%... c'est pas le Ventoux, mais c'est une couple de Mont-Royal empilés. J'y suis allé tranquillement, surtout assis sur la selle avec une petite relance en danseuse de temps en temps. Une couple de pauses photo aussi. Pour un non grimpeur, c'est pas si facile que ça! Un peu avant le sommet, il y a une looongue ligne droite pas particulièrement à pic, mais assez soutenue et très exposée. Le panorama à droite est magnifique, vue de montagne et de mer.

Je finis par arriver en haut, je prend une photo pour la postérité et je redescend. Je n'ai pas atteint de vitesse fulgurante (même pas passé 55), faut dire que je ne connaissais pas trop la descente alors avant les switchbacks j'étais très prudent. De retour au Park Loop Road, ça continue à descendre pendant un bon bout. 45, 50, 45... ça c'est agréable.

Jasette en roulant avec des cyclistes de Bangor, et je termine le dernier bout, le plus beau avant d'arriver au camping Blackwoods. Sur les 5-10 derniers km, c'est magnifique. Bord de mer, falaises, spectaculaire.

En tout, ça fait une journée de 3500 pieds de montée. Pour un gars plus habitué au plat que d'autre chose, c'est une bonne journée.

Jour 3

Après avoir roulé, je marche! Je prends le bus (gratuit!) assez tôt pour me rendre au départ pour commencer avant la grosse chaleur (sage décision). Tout d'abord, Kane Trail, le long d'un petit lac. Ensuite, Ladder Trail. Ça porte bien son nom. Ça ne doit même pas faire un mile de long, mais ça grimpe pas à peu près. Escaliers en pierre, échelles sur la montagne... un ranger avait dit que c'était du non-technical rock climbing, c'est pas faux. Magnifique par contre. Au sommet de Dorr Mountain (nommée en l'honneur d'un bâtisseur du Parc), la vue est superbe mais le soleil tappe. Sentier Dorr South Ridge qui redescend pas mal, j'en fais un bout avec une dame de la Caroline du Sud, sympa de jaser. Ensuite Cannon Brook qui suit le lit d'un ruisseau asséché (au printemps ça doit être beau) qui remonte les 3/4 (estimation) de Cadillac Mountain. Encore là, soleil intense et montée solide. Finalement, Cadillac South Ridge qui redescend jusqu'au camping de façon plutôt douce. Le tout donne environ 13km... et sans entrer dans les détails, j'ai marché ça assez vite merci. Deux bouteilles d'eau, c'était tout juste assez.


Jour 4

Break sportif un peu. Je commence par aller à Cadillac Mountain (en auto!) pour assister à deux activités d'interprétation au sommet de la montagne. Fort intéressant. Dîner tranquille au camping, et je vais ensuite passer un après-midi tranquille à Bar Harbor avec un souper au resto.


Jour 5

Encore le Park Loop Road a vélo, mais sans Cadillac Mountain cette fois (un moment donné, les jambes sont lourdes). Je vais ensuite au centre d'accueil du Parc voir le petit film d'intro (pas pire, la dernière journée où je suis là) et je prends mon temps pour revenir le long de la mer.


Jour 6

Départ matinal, la route vers Fundy est longue. La 9 entre Bar Harbor et la frontière est particulièrement interminable et ennuyeuse. Juste avant Calais ils ont fait une nouvelle traversée pour la frontière, complètement autoroutier, vraiment efficace. Encore ici les formalités douanières prennent un gros 2 minutes, je pense que le douanier fait ça comme job d'été tant il a l'air jeune. Épicerie dans un Atlantic Superstore moche à St-John (horrible! digne du SuperC de Sherbrooke dans le temps), prochaine fois, arrêter à Sussex. J'arrive finalement à Fundy où le terrain est vraiment bien (Point Wolfe #23 pour les intéressés) malgré certains lampadaires un peu mal foutus. Le temps est plus frais, enfin la canicule passe.


Jour 7

Alex est arrivé! On va marcher un peu aux Chutes Dickson mais j'ai plutôt mal à une patte alors on prend ça cool. Sur l'heure du midi, un gars du Parc passe à la tente... on doit décamper avant 18h00 car l'ouragan Earl s'en vient. Dur à croire, il fait super beau, légers petits nuages, pas de vent... mais bon, il a les cartes météo et ça semble laid. Donc, on décampe. Tant qu'à faire, aussi bien abattre un peu plus de route pour le lendemain. Dodo à Woodstock dans l'hôtel même que JF a déjà supernégocié dans le passé.


Jour 8

On se lève à la pluie. Longue et morne route vers Montréal. Dans le NB, ça tombe en maudit au point d'en être dangereux. Un peu avant Rivière du Loup, ça devient brumeux et un peu après, juste nuageux. Finalement à l'approche de Lévis le soleil sort, et après une journée de 731km (pas mal ma limite), c'est la maison, ouf!

2010-07-14

Visitez la Belgique et les Pays-Bas en quelques paragraphes!

À bien y penser, je n'ai même pas raconté mon voyage d'avril ici!

1er avril (no joke!): Départ de l'Aéropet Trudeau. On se retrouve dans un voyage "autobus scolaire" en avion... plein d'équipes de soccer de fillettes de 13-14 ans qui en sont à leur premier voyage loin de la maison. Ça jacasse toute la nuit. Sans compter le ticoune qui pensait que mon siège était une prise pour l'aider à chaque fois qu'il voulait se lever (genre aux 15 minutes). Même trois mois plus tard, je suis encore surpris que j'en aie pas sluggé un pendant le vol pour faire peur aux autres.

2 avril: Le départ de voyage d'enfer continue... auto pas prête. Faut attendre jusqu'à midi, ce qui implique qu'on va faire de la route tard sur le décalage horaire. En attendant on se plante au Novotel pour y luncher (gracieuseté de la compagnie d'auto) et le système d'alarme y part. Pendant 20 minutes. Calvaire. Finalement on prend la route, temps un peu gris, on passe à Amiens pour y voir des bixis locaux, la très belle cathédrale, un genre de canal que je trouvais sympa au début et que je trouve maintenant horriblement hideux... passage sur une petite route tortillonne près de Vers Sur Selle (quel nom!) et on arrive à Arras, une très belle ville, nettemement plus joli que ce que j'anticipais. La Grand Place est spectaculaire, et en plus le Soleil se pointe un peu.

3 avril: Décalage horaire: BUSTÉ! Grosse nuit de sommeil, numéro 1 le lendemain. On prend la route du nord, mais indirectement. On se retrouve à la Trouée d'Aremberg, secteur mythique de Paris-Roubaix. Je ne comprend pas comment les gars roulent là-dessus. Vraiment impressionnant. De là, on passe au Carrefour de l'Arbre, à peine moins magané. Traversée en Belgique, on découvre les Vlaamse Ardennen ou quelque chose du genre. Près d'Oudenaarde, on cherche notre Bed and Breakfast en roulant au travers de plusieurs centaines de cyclistes (pas de jokes!) qui font la cyclosportive du Tour des Flandres. Un peu par hasard, on finit par trouver la place, superbe accueil, j'y retournerais demain. On soupçonne le proprio d'être le Roi des Belges, en tout cas c'est le titre qu'on lui a donné à son insu. Souper en ville à Oudenaarde où on rencontre la gang (très sympa) de Podium Café.

4 avril: Le jour du Tour des Flandres! On commence par le musée le matin (bien, quoique peu traduit). À la sortie, on croise quelques amis de Podium Café avec qui on va covoiturer jusqu'à Geraardsbergen dans le Kapelmuur. On y voit passer la course des femmes, des espagnols saoûlons, des norvégiens, un imitateur d'Eddy Merckx et finalement la course des hommes qui se joue carrément devant nous. Si c'est tu pas génial ça.

5 avril: On décide de prolonger d'une nuit à notre B&B puisque le Roi des Belges est fondamentalement cool (il nous a introduit au Speculoos). On va donc aller visiter Bruxelles pendant la journée et revenir le soir. On prend le train à Zottegem, on arrive dans la capitale. Bien, sauf que c'est lundi, et férié en plus. Beaucoup de stock fermé (musées). Belle ville pour se promener par contre, surtout dans le centre (en dehors, ça craint un peu). Simon fait ses achats de houblon pour le reste du voyage, il aurait dû acheter un sherpa aussi pour traîner ça. On voit quand même un livre d'un personnage sosie de Gilles Duceppe, des murales de fifelos, le Manneken-Pis, le palais du faux roi des Belges (le vrai étant à Horebeke).

6 avril: On quitte notre royal B&B à regret. Visite du Koppenberg qui est tout près, puis du Oude Kwaremont. Encore là, des côtes pavées assez insensées. Route vers Brugge, certainement la plus belle ville de Belgique (et certainement les tarifs de parking les plus exhorbitants de Belgique). Très très belle ville, canaux, rues étroites... on se trouve un hôtel au coeur de la ville historique. En fin de journée quand les bus de touristes quittent, ça devient fort agréable.

7 avril: Départ vers Antwerpen. Ville plutôt décevante malgré un resto Da Giovanni. On assiste au départ du Scheldeprijs Vlandeeren, on a manqué la zone des autobus pour voir les coureurs, mais on les a bien vus pour aller aux signatures. Le reste de la ville est pas terrible, mais peut-être qu'on est sévères après avoir vu Brugge et Bruxelles. On traverse aux Pays-Bas à Putte (et oui, il y a des magasins érotiques à Putte), et déjà c'est le coup de coeur. Très vert, pistes cyclables partout, wow. Après avoir gossé dans Bergen op Zoom, on va virer à Willemstad. Un grand moment de l'histoire. C'est tout petit, mais il y a un office du tourisme. Il nous envoie à un petit B&B... on y va. On cogne. Juste comme on se dit "il n'y a personne", un espèque de péquenaud local nous ouvre... pense qu'on l'a tiré de sa sieste. Il nous envoie sa femme qui ne semble être jamais allé plus loin qu'à 15km de son village. On prend la chambre qui a l'avantage d'être pas chère. Mais c'est aussi frette et humide... plutôt inconfortable. Et je ne parle pas du rocket car dans l'entrée, des nains de jardins décapités et de la vieille scie rouillée qui pend. Particulier. En soirée la dame nous offre du thé (oh que ça a fait du bien) et un autre client de la place (un régulier, incroyable) se met à nous jaser... un monsieur qui a voyagé beaucoup, plutôt instruit. Belle rencontre dans ce bled miteux.

8 avril: On quitte quand même de bonne heure le matin. La dame nous donne du pain en masse, de quoi toffer jusqu'au soir quasiment. On visite le secteur près de Gorinchem, Bleskengraaf... vraiment un beau coin, petites rues très étroites sur le bord de canaux. On arrive à Kinderdijk, site d'une vingtaine de moulins historiques. On passe ensuite à Gouda (comme le fromage) où on nourrit les canards avec les restes du pain (et où on s'achète du fromage). Finalement on se rend a Delft, une magnifique petite ville. Un des plus jolis endroits de Hollande à mon avis. On trouve un hôtel à l'opposé de la veille: moderne, confortable, flambant neuf. Normalement ça aurait été trop cher, mais comme ça venait d'ouvrir, le solde était intéressant.

9 avril: On quitte la belle ville de Delft pour reprendre le chemin du sud. Visite des barrages de l'Escaut (merveille d'ingénierie), de Middelburg et de sa région (plages de Westkapelle). À Vlissingen, on prend le tunnel pour rentrer en Belgique. On passe à Gent un peu en coup de vent... pas d'hôtel en ville et il se fait tard, on doit escamoter la visite de cette ville un peu inégale (parfois moche, parfois spectaculaire). J'aurais aimé y passer plus de temps. On y achète quand même le nougat le plus rip-off au monde. On continue donc et on cherche... Waregem, rien. À Kortrijk, on trouve juste des pancartes qui font tourner en rond. Finalement on se rend jusqu'en France. On zigonne dans la laide ville de Tourcoing (en tout cas à la brunante c'était pas vendeur) et finalement on trouve de quoi à la limite de Roubaix. Pas cher, mais avec wifi. On prend ce qu'on peut...

10 avril: Tant qu'à être à Roubaix, on va voir le vélodrôme de Roubaix, arrivée de la mythique course (qui aura lieu le lendemain). Le vélodrôme est bien, le quartier autour ne l'est pas. On longe ensuite la frontière vers le nord-ouest. Passage au Kemmelberg trouvé par hasard, passage à l'abbaye de Westvleteren pour la bière de Simon... passage au bunker nazi d'Éperlecques (base de lancement de V2) où on croise des touristes poches et un chien hyperactif. Le tout se termine à Bergues qui est très touristique à cause d'un certain film. Belle petite ville quand même, ils ont bien choisi. Hôtel typiquement français me faisant penser à beaucoup de places où j'ai couché dans des voyages passés.

11 avril: Autoroute vers Lille, une merveille de moins en moins secrète du nord de la France. Très belle ville encore une fois, tranquille en ce dimanche matin. On va ensuite au sud. Malheureusement le secteur que je visais pour aller voir Paris-Roubaix est inaccessible, les routes sont déjà barrées. On en trouve un autre, Pont-Thibaut. Moins rough que ce que j'aurais voulu, mais spectaculaire pareil. On voit les juniors passer, on jase avec un vrai chti à l'accent local, et on voit passer Cancellara comme une bombe. Tout un coureur celui-là. Quand la course finit de passer, on prend le chemin du nord pour retourner aux Pays-Bas (heureusement que les distances sont courtes!). Et là, on cherche. Dordrecht, Breda, Gorinchem... finalement on trouve de quoi tard à Meerkerk sur le bord de l'autoroute. On prend ce qu'on peut. Disons qu'en Hollande, c'est moins facile qu'en France se loger.

12 avril: On continue au nord. On va sur l'île du Flevoland, dernière province des Pays-Bas gagnée sur la mer. Très rural, et parfois on roule plus bas que l'eau à côté. Intéressant. On passe ensuite près des lacs de Giethoorn, et on visite aussi Hindeloopen (avec le recul, on aurait dû y arrêter un peu plus). Longue digue du nord (très dull, déception) et finalement on arrive à Den Helder, départ du traversier vers Texel. Il est cher, mais ça vaut vraiment la peine. Texel est magnifique. Dès qu'on y arrive, on décroche. Endroit magique!

13 avril: On loue des vélos (on est aux Pays-Bas quand même) et on part à la découverte de Texel. Routes rurales, belles pistes cyclables en retrait, aménagements incroyables. Une superbe randonnée dans un endroit où je retournerais rouler n'importe quand. C'est vraiment un endroit qu'on se doit de visiter quand on va en Hollande. On quitte à regret la région (on aurait pu y passer une journée de plus) pour redescendre au sud. Entre Den Helder et Amsterdam, c'est un peu quelconque. Et évidemment, on en arrache pour trouver du logement. Ça prend l'aide d'un McDo et de son wifi pour trouver de quoi en solde à Nieuw Vennep. Bel hôtel (pas en liquidation on aurait pas eu les moyens!) malgré une peinture un peu spéciale dans l'entrée.

14 avril: On pensait avoir fait un bon coup... on avait réservé de quoi pour ce soir. Mais quand on y arrive, ça ne marche pas, mauvaises infos. Calvaire. Je commence à penser à mettre une croix sur Amsterdam, mais finalement on trouve un bureau touristique à Edam qui nous trouve une place géniale à Edam même. On a une petite maison (pas haute de plafond) pour nous, tout meublé et équipé. Wow. On décide d'aller visiter les jardins du Keukenhof, pratiquement à côté d'où on était le matin. C'est très beau, superbement aménagé. Et superbement plein de monde. Mais bon, les fleurs en Hollande, c'est thématique. Dans le peu de radio qu'on pogne, ça commence à parler d'un volcan...

15 avril: Première journée à Amsterdam. Musée Van Gogh, marche dans les rues, exploration aléatoire. Ville magnifique très dynamique, spectaculaire dans son ouverture d'esprit. Paradis des poteux et des sex-shops, mais c'est quand même très sécuritaire. C'est le genre de ville où on peut revenir souvent et toujours voir de quoi de neuf.

16 avril: Jour 2 à Amsterdam. Musée sur la résistance pendant la 2ème guerre mondiale (caricatures et illustrations incroyables dans le lobby) très bien fait. On voulait aller au Musée Maritime, mais il est en rénos. On continue donc à se promener partout. Vraiment une ville à visiter!

17 avril: On redescend vers Paris! Et là ça commence à parler de plus en plus sérieusement de volcan. Pas un vol dans le ciel... hmmm on part après-demain nous... Le ciel est voilé un peu, mais la route se fait bien, quoique c'est pas mal sur de l'autoroute tout le long et à des endroits où on a déjà passé. Dodo en banlieue de Paris.

18 avril: Bon on a l'info, on ne part pas demain. Vive les emails et tout ça, on sait que l'assurance va couvrir la suite alors on booke tout de suite de quoi carrément sur l'aéroport CdG pour le lendemain. Vive les ordis en vacances. On prend donc le chemin de Paris pour la journée où on rejoint Claire, amie néozélandaise - australienne. On passe la journée à marcher au travers de la ville lumière à jaser de tout et de rien en passant près des grands monuments.

19 avril: C'est reconfirmé, on ne part pas. Vive les volcans. On laisse l'auto (fin de location) et on se rend au même Novotel que le premier jour. Cette fois pas d'alarme, mais il faut attendre dans le lobby que la chambre soit prête. Quelle niaiserie! On y perd pas mal de temps, mais finalement on descend sur Paris en RER. Visite du Louvre toute la journée... le soir on trouve par hasard un petit resto sur Rambuteau près de Beaubourg. Je me tappe un super confit de canard, la bouffe de Simon semble excellente aussi. Petit band de jazz sur place, staff sympathique, pas cher. On garde la place en note.

20 avril: On ne part toujours pas. Pas grave, l'hôtel est encore réservé ce soir. Visite du Père Lachaise et du Musée de l'Armée aux Invalides, on a même pas le temps de tout faire! Et le soir, on retourne au même resto que la veille... cette fois je prend le couscous, oh wow. Méchante bouffe!

21 avril: Cette fois, on part. Retour en avion, belle envolée... voyage prolongé, mais être pris à Paris, ce n'est pas si mal.

2009-08-30

J'ai fait le Tour d'la Gaspésie....

Et non je ne parle pas de la toune des Cowboys Fringants de l'époque où leurs pièces n'étaient pas des tounes engagées moralisatrices. Je parle de mes vacances, bien sûr!

Jour 1: On part de Montréal. On lâche la 20 un peu passé Québec pour prendre la 132 sur le long du Fleuve. Joli. Dîner à St-Roch des Aulnaies ou à peu près. Le bout de 132 entre Rivière-du-Loup et Cacouna est moche. Arrivée au Bic où il fait 10 degrés de moins que sur l'heure du midi. Le camping Rioux est très bien, quoique limité au niveau des installations sanitaires. Conférence en soirée avec un monsieur astronome de Rimouski, pas professionnel dans la présenation du tout mais très sympathique. À retenir de ce jour: il y a eu de l'eau sur Mars.

Jour 2: Départ matinal, on arrive bien vite à Métis où on visite le jardin. La section "expérimentale" mérite bien son qualificatif. Ensuite c'est la très jolie route sur le bord du Golfe, puis ensuite dans les montagnes. Gros travaux à Cloridorme où on reste stallés. Ensuite la route devient sérieusement vallonnée et on doit switcher d'antenne de Radio-Canada aux deux minutes (qui aurait crû qu'il y en avait autant en Gaspésie?). Arrivée à Forillon, très beau camping, souper, causerie en anglais sur les oiseaux du Parc. Juste comme on se couche, il commence à pleuvoir un peu. À retenir de ce jour: les ménés, ça peut tout faire (y compris des confitures avec la nature ou quelque chose du genre).

Jour 3: Pas de grosse route aujourd'hui. Activité historique matinale à Fort Péninsule (renommé ensuite Fort Penouille parce que ça nous arrange mieux). Je suis conscrit comme mécano avec une casquette qui ne fitte pas, Simon est cook, c'est ben drôle. Randonnée ensuite jusqu'au Cap-Gaspé et à son phare, puis descente au belvédère où on voit phoques et baleines. Souper, causerie à l'intérieur sur les félins du Parc (cougar et lynx). On sort et c'est le déluge, dans une accalmie on se pitche dans nos tentes. À retenir de ce jour: La sergent Reliche ne fait pas la différence entre quart de tour et demi-tour.

Jour 4: La météo matinale est incertaine, on va donc à l'activité matinale sur la vie marine de la baie de Gaspé. Avant de parler de vie marine, on croise deux orignaux sur la route. Pour le reste, c'est intéressant, on était 5-6 en partant et ça a fini la salle pleine. On prend ensuite la route de Gaspé au travers des travaux routiers. Visite du Musée de la Gaspésie, bien mais très court. On voit ensuite une indication du Sedna IV, le bateau de Jean Lemire, celui-là même qui faisait monter les cotes d'écoute de ce blogue dans le temps. Très intéressant, et gratuit. Internet au cégep, épicerie, retour au camping, encore là causerie intérieure sur les oiseaux. La naturaliste n'est vraiment pas intéressante, monocorde et c'est juste des diapos powerpoint... ouuufffff..... À retenir de ce jour: Le Musée de la Gaspésie est trop cher pour sa durée.

Jour 5: Là il fait beau le matin. On monte donc au sommet du Mont St-Alban pour la Tour d'observation. Superbe point de vue, on voit même le Rocher Percé au loin. Le sentier est rough en partant, ensuite ça se place mais en faisant le grand tour ça fait une très belle randonnée. Après midi tranquille à la tente à prendre ça relax, ça fait du bien aussi. Causerie extérieur ce soir sur les animaux de la forêt du Parc, naturaliste très bon qui parle comme Georges Brossard mais qui est capable d'intéresser son public. À retenir de ce jour: Ne jamais prendre le site #1 du camping Petit-Gaspé, drette sur le bord de la route.

Jour 6: On se lève pas trop tard, Simon veut aller voir les baleines, moi pas (been there, done that). Pendant qu'il embarque sur le bateau, je tiens compagnie à des pêcheurs sur le quai qui font une pêche miraculeuse. Pendant que le bateau part, je marche le long du bord de la mer, un des seuls sentiers qui me restaient à faire. Le bateau revient, moi aussi, on visite les bâtiments patrimoniaux, on sort... et il commence à pleuvoir légèrement. On va donc à une autre activité d'interprétation, sur les phoques celle-là, et yé, c'est le même naturaliste qu'hier soir. On voit des phoques au bord de l'eau, mais là il commence à pleuvoir nettement plus... et on se réfugie dans un bel abri qu'on squatte une bonne partie de l'après-midi. Souper là, ensuite dernière causerie sur les baleines (à l'intérieur) avec autre naturaliste intéressante, puis dodo. À retenir: Y'a des phoques qui font des ballounes.

Jour 7: On décampe, mais les tentes ont eu le temps de sécher pas mal. Route vers Percé où on fera un tour de bateau (au moins tout le monde se tient dans les prix, sauf un mais on l'a négocié au même prix que les autres) et ensuite on défile tranquillement la route jusqu'à Carleton. Camping bien situé, mais le concept de vie privé y est inexistant. Et le phare et le sanctuaire d'oiseaux à côté rendent les nuits... particulières. À retenir: Les Ultramar n'existent que sur le côté sud de la Gaspésie.

Jour 8: Évidemment on décampe à la grosse pluie, tentes détrempées. Miguasha, le matin, vraiment une superbe visite guidée malgré le chinois surexcité. On remonte ensuite la vallée de la Matapédia, belle rivière mais les endroits pour dîner y sont rares. On en trouve quand même un, puis on se rend à Matane où le traversier nous conduira sans problèmes à Baie-Comeau, ville moche de soir. À retenir de ce jour: À Miguasha, tout ressemble à une carpe.

Jour 9: Au moins en partant d'un hôtel on a pas à décamper. La 138 sur la Côte-Nord ne donne pas d'aussi beaux points de vue que la 132. On traverse à Tadoussac puis on arrive aux Hautes-Gorges de la Malbaie. Très beau parc provincial, j'en avais souvent entendu parler mais là je le vois réellement et c'est bien. Alex nous rejoint, c'est pas chaud ce soir-là, mais au moins pas de Phare. À retenir: Baie-Comeau, c'est moche le matin aussi.

Jour 10: On monte à l'Acropole des Draveurs! Très beau sentier, quoique moins dur que j'aurais pu penser d'abord. Le point de vue en haut est sublime, vraiment c'est un des plus beaux sentiers du Québec. Redescente ensuite en aidant moralement une jeune fille qui s'est tordu la cheville, mais tout le monde se rend bien. Et évidemment un peu après s'être couchés, il pleut... À retenir: Deux bouteilles d'eau pour l'Acropole. Ou plus.

Jour 11: Au moins il n'a pas plu longtemps et on peut faire sécher les tentes quasiment intégralement. Route vers Québec avec détour par l'Île d'Orléans, visite ensuite de Québec à pied, du déjà-vu, mais toujours agréable. À retenir: L'espèce de patente ronde devant la basilique à Ste-Anne de Beaupré, c'est pas juste laid, c'est laitte.

Jour 12: Québec-Montréal par la 40. Du lavage, du stock à faire finir de sécher, de l'épicerie, des courriels à lire... À retenir: Ouin, les vacances sont finies!

2008-10-19

Récit de voyage: Jours 16-22

Je viens de réaliser que je n'ai toujours pas fini le récit de voyage... aussi bien en finir

Jour 16: Bleah, de la pluie. La première vraie journée pluvieuse du voyage. On décide d'étirer un peu notre matin à l'hôtel, mais à notre départ, il y a toujours de la bruine. Visite piétonne de Toulouse et ça confirme les impressions favorables de la veille. Vraiment une ville agréable, et je confirme: y habiter doit être plaisant. Arrêt dans un petit café internet pour vérifier l'horaire du vol d'Alex demain. De mon bord, j'ai toujours des plans plus ou moins fixes pour la suite du voyage... je regarde des cartes, je regarde cyclingnews... coudonc, l'étape du Tour d'Espagne serait quasiment à portée... c'est une bonne route, je ne sais pas trop comment ça s'organise du côté espagnol non plus... mais ça peut se faire. J'ai peur au traffic par contre, est-ce tout est fermé par là? Après une accalmie, la pluie recommence un peu plus fort. On rentre vers l'hôtel car on veut être au sec, mais ça ne nous empêche pas de voir un bateau passer une écluse... c'est rapide quand même. On pogne le GP de Belgique (qualifs) à la télé, commentateurs encore là très chauvins, mais c'est vrai que Bourdais s'en tire plutôt bien. On redescend en ville souper, alors qu'au début on cherchait proche, finalement on passe d'un resto à l'autre et on arrive au centre-ville où je peux finalement me trouver un cassoulet! Retour à l'hôtel et dodo pas trop tardif, faut se lever tôt demain.

Jour 17: Lever à 5h45... Alex a un vol à prendre. C'est quand même tôt, je me croirais de retour au boulot. Par contre à cette heure, aucun traffic et on est rapidement à Blagnac. L'enregistrement d'Alex va bien, je passe un peu de temps avec lui mais un moment donné, c'est dull un peu l'aéroport et je quitte. Bâtard j'aurais dû partir 5 minutes plus tôt, juste pour dire que j'ai changé de plage horaire et dans le stationnement courte durée, ça fait mal. Pour la première fois en Europe je dois apprendre à naviguer seul en auto... c'est à dire conduire sans avoir de copilote pour m'orienter sur les routes. Ça va quand même bien et j'ai juste à arrêter un peu plus souvent dans les villages regarder les endroits suivants. Je traverse donc une série de routes panoramiques de la Haute-Garonne. Je vois les montagnes au loin, gros Soleil... ça donne le goût d'y retourner. Surtout qu'il y a une course de vélo... Après avoir croisé un troupeau de moutons, je me décide, j'y vais. Chance of a lifetime comme on dit en anglais. Je passe par St-Gaudens et je me rends compte d'un problème... l'auto est basse en essence, et les postes d'essence sont rares en montagne... et on est dimanche, tout est fermé... et ma fichue carte de crédit pas à puce ne passe pas dans les postes automatiques... je finis par en trouver un à Aspet, un peu cher mais je n'ai pas le choix. Le Col de Buret et le Col des Ares me conduisent vers la route qui me fera passer la frontière, et en chemin je croise plein de vélos... hmm tiens il y a une grosse randonnée cyclosportive, c'est le fun. Enfin, pas si le fun que ça... j'arrive à St-Béat, là-même où on a passé il y a quelques jours. Sauf que le joli pont est aussi un entonnoir assez glorieux et le traffic jamme. Solide. Près de 30 minutes pour avancer de 100m. Merde, est-ce que c'est comme ça jusqu'à la frontière? Finalement non... c'est juste qu'il y a un point de contrôle de la cyclosportive dans le village, et que ça force le traffic à avancer très lentement. Je finis par passer le bouchon et à arriver en Espagne. Je trouve la route pour me rendre au village au pied de la dernière côte, mais rien à faire, je ne trouve pas l'indication du sommet. Je roule même dans des rues assez suspectes où ça descend tellement que c'est ridicule. Bref je sors la mappe... et je me rends compte que je suis un village trop tôt. Bordel. Je fais donc le 2-3km qui manque et tiens donc en route je croise l'autobus de Lampre, le camion d'Astana, Française des Jeux, Cofidis, Rabobank, CSC et une couple d'autres. Je stationne l'auto au pied du Col pour ne pas rester pris quand la route sera fermée. Petit somme dans l'auto d'une heure et finalement je sors avec mon ami monsieur iPod. Je me trouve un bon spot dans la montée (pas trop haut car je sais que je dois rentrer en France ensuite), je jase avec un français sympathique fan de Bouygues mais c'est long, les gars se font attendre (mais on voit trois chevreuils) Finalement l'hélico de la télé arrive, signe que les gars s'en viennent... on regarde dans la vallée, et les voilà. 2-3 gars en échappée, et l'avance semble bonne. Vont-ils tenir? Après quelques minutes ils arrivent, le premier est un Cofidis, on dirait Moncoutié... c'est bien lui. C'est un bon grimpeur, il a des chances de tenir jusqu'en haut. Et là, coup de chance. La voiture d'équipe Quickstep se stationne à côté de moi pour donner des bidons à ses gars. Je peux prendre plein de photos des vélos sur le toit, incroyable la différence de taille entre celui de Boonen et celui de Bettini. On voit ensuite passer les favoris y compris Contador, puis ensuite Bettini et Rebellin qui montent en placotant, maudit que ça a l'air facile. Le grupetto finit par passer, c'est tout... juste comme monsieur Quicksetp s'en va, je réussis à lui têter un bidon! Quel souvenir! Je redescend le col à la course car je veux éviter le traffic quand la route du col sera réouverte... Mission accomplie, je repars sans problèmes. Par contre arrivé en France, il est rendu passé 18h30 et la recherche d'hôtel est nettement plus difficile. Je finis par en trouver un à Bagnères de Luchon pas cher et très bien, et pour rester dans le thème vélo, l'équipe Bouygues y a logé en juin. Souper au resto (je suis crevé et affamé) en regardant le match de rugby du Stade Toulousain vraiment l'équipe favorite de la place. Les réactions sont identiques à celles dans les restos quand le CH joue, il y a des choses universelles...

Jour 18: Après une bonne nuit de sommeil, je dois quand même me lever un peu tôt car le parking est permis jusqu'à 8h00. Je veux rester encore un peu en montagne, mais ça ne me tente pas de repasser par Peyresourde alors je fais un détour au nord vers St-Bertrand de Comminges. Ça valait le coup. Petite ville fortifiée un peu comme Cordes sur Ciel, mais tôt le matin et hors-saison comme ça, j'ai littéralement la ville à moi tout seul. Magnifique. La route de la Vallée d'Aure est très panoramique, il y a de quoi faire d'autres belles photos. Petite épicerie à Arreau et finalement, je me rends compte que ça ne me tente plus tant que ça de monter au Massif de Néouvielle. Je décide donc de quitter la montagne avant qu'elle ne perde sa magie sur moi. Le Col d'Aspin est à côté et me conduit dans la direction où je veux aller, c'est donc par là que je remonte (en entendant parler de Fèbrèze à la radio). Faut dire que la vue est si belle en haut... Je passe un grosse heure au sommet à regarder la paysage en mangeant, et je redescend en faisant un petit salut de la main à Ste-Marie-de-Campan en passant. Au revoir la montagne! Traversée de Tarbes particulièrement pénible, ville moche et un peu hostile où c'est dur de se retrouver. J'aime pas. Au travers de routes isolées en campagne, l'après-midi passe. La radio française est devenue mon amie, et elle est plus culturelle que la nôtre, même dans les chaînes plutôt commerciales il y a des émissions littéraires. Trouver un hôtel est un calvaire. Peu de villes en ont, et ce qui existe en souvent fermé. Décidément quand on approche des Landes ça devient vraiment dur, à se souvenir. Je trouve finalement de quoi ben fatigué à Mont-de-Marsan car je me suis tanné et j'ai décidé d'aller vers une grosse ville, mais c'est un peu cher et pas terrible. Au moins c'est près de la rue Gambetta et il y a une affiche de Zavatta! Et dans le fond, au début du voyage j'avais trouvé ça un peu dommage de ne pas voir, alors là, j'ai le temps. La ville est bien, et le resto que je trouve est vraiment bon.

Jour 19: C'est gris ce matin, et j'ai encore mal dormi à mon fichu hôtel sur le bord du rond-point. Par contre pour quitter c'est parfait, je suis direct à la fourche que je devais prendre. Routes plutôt jolies vers Cazaubon et Montréal (un autre) où je tombe sur un site romain qui clanche celui de Vaison. Mosaïques superbes et gigantesques, thermes, belle surprise. Traversée sans histoires du Gers, la radio me tient compagnie et je rigole en écoutant les français parler en anglais et parler de thai-seur (tazer). Et je me dis qu'en remplaçant Domenech par Bob Gainey à la radio on a des discussions semblables. Arrivée en zone de vignobles à Castillon (manque un r dans ce nom me semble) une ville plus tranquille. Je dois téléphoner pour prendre rendez-vous pour rendre l'auto. Ça me prend une carte d'appel pour ça, 7.50 euros simonac! Tout ça pour 2 minutes. Elle pourra me servir un autre jour j'imagine. La ville est un peu sinistre le soir, et il y a encore moins de restos qu'au Mont-Dore. J'arrête chez le chinois, mais c'est meilleur qu'au chinois chez nous. Ça me semble plus traditionnel en tout cas. Et c'est drôle de voir des chinois avec l'accent français.

Jour 20: Très brumeux ce matin à Castillon (où il manque toujours un r), ce qui ne rend pas la ville plus sympathique. Route au travers du vignoble de Bordeaux, que de raisins! Beau et paisible, une autre place qui pourrait être intéressante à vélo. Comme s'il en manquait... Arrivée à St-Émilion qui est à mon goût un piège à touristes. C'est joli, mais c'est un piège à touristes. Après plusieurs jours dans des endroits tranquilles, ça frappe. Et finalement je me rends à Bordeaux en faisant une dernière épicerie (ça me prend du confit à rapporter). Je trouve un hôtel avec 0 charme près de l'aéroport, mais c'est pas cher et ça sera pratique au moins après-demain. Descente en tramway vers le centre-ville, comme à Montréal la rue principale est la rue Ste-Catherine. Je croise même des universitaires en initiation, sac de poubelles, farine et maquillage. J'aurais dû prendre des photos. Je rentre à l'hôtel demain je visiterai plus en profondeur demain. À la télé je pogne les Têtes à Claques sous-titrées, mourant. Lance Armstrong est de retour, ça en parle à la télé. Je soupe au resto pas très loin de l'hôtel et j'écoute le match de la France à la télé, ouf ils ont gagné!

Jour 21: Encore le tramway et début d'une ballade dans Bordeaux. Cette ville me fait vraiment penser à Montréal ou à ce qu'elle pourrait être. Rue Ste-Catherine, un stade un peu en dehors du centre-ville, un bord de rivière / fleuve aménagé de la même façon. Montréal a de plus beaux parcs, Bordeaux a de plus beaux édifices. Mais il y a un lien... Découverte de plusieurs endroits y compris le musée Jean Moulin sur la résistance, très intéressant au premier étage mais ensuite ça en perd un peu, manque d'interprétation et trop d'étalages de médailles variées. Petit passage sur internet, je pars toujours demain. Un peu triste de quitter, mais en même temps j'ai un peu le mal du pays. J'ai quand même bien apprécié Bordeaux et ses magasins aux noms amusants. J'ai préféré Toulouse, mais je pense qu'il y a un peu plus à voir à Bordeaux. Malgré les prévisions négatives, il a plu seulement 1/2h aujourd'hui. J'suis chanceux!

Jour 22: Très très mal dormi, plein de rêves bizarres. Retour de l'auto, je jase avec le gars de la location qui n'a que ça à faire en attendant ses prochains clients. Il est sympathique, ça permet de tuer le temps. Ce n'est pas le même avion qu'à l'aller, il me semble même plus spacieux mais le petit baquet est quand même dans le plan d'urgence. Envolée d'abord tranquille et je me sers de mon mini atlas Michelin pour identifier les îles de la côte de la Bretagne en bas. Mais un peu après avoir quitté les côtes françaises pour de bon, ça se met à brasser. D'abord un peu, mais tout d'un coup pas mal plus, au point où le pilote demande d'arrêter le service et demande même au staff de prendre leur siège. Ça continue à secouer, et la dernière est quelque chose... l'avion plonge sur un côté (je ne veux pas savoir de combien) et pas mal de gens à bord crient sur celle là. Mais c'est pas mal la dernière, ça se calme ensuite et tout revient à la normale. Encore du Choix du Président, chinois cette fois, à peine meilleur que l'hindou. Le reste du voyage va bien même si c'est long (au moins j'aurai écouté Iron Man). Je jase avec un agent de bord en faisant la file pour les toilettes, il me dit qu'en plus de 700 vols c'était sa troisième secousse du genre. La descente finit par s'amorcer, c'est nuageux et on ne voit rien au sol. On finit par toucher le sol, les vacances sont finies! Le contrôle douanier et la reprise des valises se fait vraiment rapidement, ça au moins c'est quelque chose qui va bien... heureusement, car je suis crevé. Mais ça ne m'empêchera pas de repartir en voyage quand j'en aurai la chance!