2010-09-27
2010-09-20
Des Olympiques à Québec en 2022? Mauvaise idée.
Je n'ai rien contre Québec ville Olympique, au contraire, ça serait vraiment très sympathique et ça serait un grand succès; d'ailleurs c'est certain que j'irais là-bas.
Passons outre les problèmes évidents de montagne pas assez haute, et assumons qu'on a un nouveau Colisée 2.0 (peu importe le paiement).
Reste un problème majeur: 2022, aucune chance d'avoir les J.O., ou presque. D'où le titre bien précis.
Le CIO suit de façon un peu informelle une alternance entre les continents, et va s'arranger pour éviter que des J.O. successifs (tant été que hiver) soient trop rapprochés géographiquement.
2010: Vancouver, Canada, Amérique du Nord
2012 (été): Londres, UK, Europe
2014: Sotchi, Russie. Europe, quoique Europe non traditionnelle (c'est creux!)
2016 (été): Rio, Brésil, Amérique du Sud
2018 se décidera entre Annecy, Munich et Pyeongchang en Corée. Mon guess, la Corée qui est la candidature favorite en ce moment.
2020 (été): Non déterminé
Alors oui, 2022, ça donnerait une chance à l'Amérique du Nord (disons que l'Afrique et l'Océanie pour les Jeux d'hiver, c'est moins évident). En théorie, c'est parfait, on pourrait avoir Bonhomme Carnaval qui allume la vasque.
Sauf que... rendu là, ça fera depuis Salt Lake en 2002 qu'il n'y aura pas eu de J.O. aux États-Unis. Ni d'été (2016 Rio, 2020 non défini mais l'Afrique serait -enfin- sérieusement considérée), ni d'hiver.
Québec, je répète, c'est joli et sympathique. Mais quand NBC ou ABC ou CBS ou le poste qui aura les droits à ce moment-là va mettre son pied à terre et la valise pleine de cash sur la table en disant "we want the games in the US", ça ne fera malheureusement pas le poids.
Sinon, l'Europe traditionnelle (France, Allemagne, Italie, Autriche, Scandinavie) n'aurait pas eu de Jeux depuis 2006 (à moins bien sûr que Pyeongchang ne les ramasse pas, mais dans ce cas ça serait l'Asie qui serait grandement dûe - Nagano 98).
En plus, le Comité Olympique Canadien aimerait avoir Toronto pour les jeux d'été de 2020 ou 2024. Avoir Toronto et Québec, c'est impossible, tant d'un point de vue organisationel que d'un point de vue logique (pas deux fois le même pays pour été et hiver). Le COC va faire un choix, et combien on parie que c'est l'Ontario qui va gagner?
Les J.O. à Québec, oui, mais à mon avis, ça va devoir passer par les USA avant, pour le meilleur et pour le pire.
Passons outre les problèmes évidents de montagne pas assez haute, et assumons qu'on a un nouveau Colisée 2.0 (peu importe le paiement).
Reste un problème majeur: 2022, aucune chance d'avoir les J.O., ou presque. D'où le titre bien précis.
Le CIO suit de façon un peu informelle une alternance entre les continents, et va s'arranger pour éviter que des J.O. successifs (tant été que hiver) soient trop rapprochés géographiquement.
2010: Vancouver, Canada, Amérique du Nord
2012 (été): Londres, UK, Europe
2014: Sotchi, Russie. Europe, quoique Europe non traditionnelle (c'est creux!)
2016 (été): Rio, Brésil, Amérique du Sud
2018 se décidera entre Annecy, Munich et Pyeongchang en Corée. Mon guess, la Corée qui est la candidature favorite en ce moment.
2020 (été): Non déterminé
Alors oui, 2022, ça donnerait une chance à l'Amérique du Nord (disons que l'Afrique et l'Océanie pour les Jeux d'hiver, c'est moins évident). En théorie, c'est parfait, on pourrait avoir Bonhomme Carnaval qui allume la vasque.
Sauf que... rendu là, ça fera depuis Salt Lake en 2002 qu'il n'y aura pas eu de J.O. aux États-Unis. Ni d'été (2016 Rio, 2020 non défini mais l'Afrique serait -enfin- sérieusement considérée), ni d'hiver.
Québec, je répète, c'est joli et sympathique. Mais quand NBC ou ABC ou CBS ou le poste qui aura les droits à ce moment-là va mettre son pied à terre et la valise pleine de cash sur la table en disant "we want the games in the US", ça ne fera malheureusement pas le poids.
Sinon, l'Europe traditionnelle (France, Allemagne, Italie, Autriche, Scandinavie) n'aurait pas eu de Jeux depuis 2006 (à moins bien sûr que Pyeongchang ne les ramasse pas, mais dans ce cas ça serait l'Asie qui serait grandement dûe - Nagano 98).
En plus, le Comité Olympique Canadien aimerait avoir Toronto pour les jeux d'été de 2020 ou 2024. Avoir Toronto et Québec, c'est impossible, tant d'un point de vue organisationel que d'un point de vue logique (pas deux fois le même pays pour été et hiver). Le COC va faire un choix, et combien on parie que c'est l'Ontario qui va gagner?
Les J.O. à Québec, oui, mais à mon avis, ça va devoir passer par les USA avant, pour le meilleur et pour le pire.
2010-09-19
D'où venez-vous
Mais me semble que c'est le temps de Google Analytics!
Les visiteurs viennent surtout du Canada et de la France, mais dans les exotiques, j'ai eu des visites de Russie, Turquie, Maroc, Brésil et Madagascar!
Quelques termes de recherche ayant conduit ici, et ma réponse
Les visiteurs viennent surtout du Canada et de la France, mais dans les exotiques, j'ai eu des visites de Russie, Turquie, Maroc, Brésil et Madagascar!
Quelques termes de recherche ayant conduit ici, et ma réponse
- chemin de la cabane ronde : YESSS! LA PLUSSE MEILLEURE RUE DU MONDE DE MASCOUCHE! Sérieux, je me demande qui peut chercher ça sur Google. C'est juste un chemin à moitié défoncé (surtout à un bout) en pleine campagne.
- cloridorme : Ne vaut pas le déplacement. Célèbre pour ses fouilles archéologiques déguisées en chantier de construction sur la 132. Sérieux, à la vitesse qu'ils travaillaient, le matériel de construction est devenu pièce de collection...
- creer un chandail pour alphasim : Wow. J'en ai fait, mais que ça sorte en recherche ici?
- faut-il réserver pour la traversée de den helder à texel : Non. Pas en avril en tout cas.
- green wich mascouche nain vert : Ok... celle là, je ne la comprend juste pas.
- rouler en velo sur les pavés : C'est dur.
- superpreview payant : Non non mon homme, je te fais ça gratisse. Alors le voici le preview: Il va neiger cet hiver. Jojo Savard peut aller se rhabiller (et ça serait une bonne chose d'ailleurs).
2010-09-16
Et c'est au Temple de la Renommée?
Chronique du jour (de la veille en fait) sur RDS, vraiment dans l'air du temps du "méchant-CH-qui-n-aime-pas-les-francophones-ou-juste-les-québécois-si-on-compte-pas-Pouliot-ce-sale-sous-homme-car-il-est-né-du-mauvais-bord-de-la-rivière-des-Outaouais". C'est signé Bertrand Raymond, un autre Môssieur Temple de la Renommée. La première partie est suintante de mauvaise foi, l'autre, c'est mieux.
Sachez d'abord que mon opinion, c'est que oui, ça serait le fun d'avoir plus de joueurs québécois avec le CH. Mais je n'en fais pas une fixation et je réalise surtout que 1-) il n'y en a pas beaucoup de disponibles, 2-) ils ne veulent pas nécessairement jouer ici, 3-) encore faut-ils qu'ils soient bons et là-dessus, il y a du travail de développement à faire. Ma priorité, c'est d'avoir d'abord une ÉQUIPE. La bonne vieille question que Foglia pose si souvent et qu'aucun journaliste sportif ne pose: coudonc, cette équipe en est-elle une?
Quand Québec a perdu sa concession professionnelle de hockey, je me souviens de m'être inquiété sur-le-champ de l'attitude que la direction du Canadien allait adopter en occupant seule le territoire du Québec.
>>Eille! Les Nordiques sont partis! Vite, maintenant qu'on peut on change tout de suite notre méthode de gestion en se crissant du public!
Les Nordiques avaient souvent forcé le Canadien à s'ajuster. S'il y avait trois Québécois dans cette formation, le Canadien s'assurait d'en avoir le double. Quand il y en avait cinq, Montréal en comptait plus de 10.
>>Ok. Est-ce qu'on s'entend que ça fait 15 ans qu'ils sont partis? Et encore plus longtemps qu'ils sont arrivés? Ça se peut-tu que le bassin démographique de la LNH soit maintenant à peine un tantinet genre complètement différent? Genre l'arrivée massive des européens et la création de programmes de hockey de qualité aux USA?
Au niveau de la direction, les Nordiques avaient encore servi des leçons au Canadien sur le plan de la langue. Au début des années 80, Québec avait un président francophone, Marcel Aubut. À Montréal, c'est un haut dirigeant de Molson, Morgan McCammon, qu'on avait assis dans la chaise présidentielle. Maurice Filion, un homme de hockey expérimenté, était le directeur général des Bleus. Il se retrouvait face à Irving Grundman qui avait succédé à Sam Pollock après s'être forgé une solide réputation dans l'administration de salons de quilles. Québec avait un Tigre derrière le banc. Montréal avait Bob Berry.
Le Canadien a finalement croulé sous la pression populaire. Ronald Corey est venu remplacer McCammon, Serge Savard, épaulé par deux adjoints francos, Jacques Lemaire et André Boudrias, a succédé à Grundman. Peu de temps après, Lemaire a remplacé Berry.
>>Encore des exemples du début des années 80. Ça fait quasiment 30 ans. Ça se pourrait-tu que nos journalistes sportifs vivent dans le passé un ti-peu? Et en passant, Serge Savard repêchait des boeufs de l'ouest pas bons en première ronde. Pourtant, personne ne semble lui reprocher ça maintenant. Saint Serge, priez pour nous.
Il n'y aurait jamais eu d'urgence à franciser la direction des Flying Frenchmen de l'époque si les Nordiques n'avaient pas existé. On n'aurait probablement pas maintenu un nombre considérable de joueurs francophones si, sur le plan marketing, la carte de la province n'avait pas commencé à être tapissée de bleu.
>> C'est quoi le nombre de joueurs francophones des Nordiques? À part Michel Goulet, qui ont été les grosses vedettes des Nordiques, surtout à la fin quand la ligne commençait à devenir plus internationale? Les Stastny? Sundin? Sakic? Foote? Nolan? Forsberg? Hunter? Tugnutt?
Mes craintes étaient justifiées. Depuis 15 ans, on n'a jamais ressenti trop d'empressement chez le Canadien à retourner ou à se maintenir au sommet. Il n'y a rien comme une vive concurrence pour garder la compétition sur un pied d'alerte, pour s'assurer de maintenir de hauts standards de qualité et pour gagner sur une base régulière. Or, cette concurrence, partie pour le Colorado, n'existait plus.
>> Concurrence? Pourtant, le staff à continué d'être du Québec. Houle, Tremblay, Vigneault, Therrien, Carbonneau, André Savard, Gauthier. Et on s'entend que Martin et Julien ne sont pas québécois, mais c'est tout comme. À moins qu'eux aussi soient des sous-hommes non-québécois puisqu'ils sont nés du mauvais bord de la rivière des Outaouais. Et on s'entend-tu pour dire qu'en termes de hauts standards de qualité, Réjean Houle, aussi sympathique et francophone soit-il, n'en faisait pas partie?
Est-ce vraiment une coïncidence si, en 14 saisons, il y a eu six exclusions des séries à Montréal, soit cinq de plus qu'au cours des 47 saisons précédentes.
>> Parce que les Nordiques sont partis le CH est devenu poche? L'art de prendre deux trucs distincts et d'essayer de faire croire qu'il y a un rapport! Regardez, moi aussi je suis capable: 1995-96, c'est aussi le début de l'internet grand public. Est-ce vraiment une coïncidence si, en 14 saisons, il y a eu six exclusions des séries à Montréal, soit cinq de plus qu'au cours des 47 saisons précédentes. La raison pourquoi le CH a été si poche, c'est la présence d'un DG poche (Houle) combiné aux choix au repêchage tout aussi poches du DG précédent qui ont fait en sorte que l'équipe n'avait aucune relève.
Pendant ces années sombres, l'événement marquant chez le Canadien a été le déménagement de l'équipe du vétuste Forum au chic amphithéâtre de la rue de La Gauchetière, ce qui a donné lieu à des célébrations nostalgiques qui ont contribué à faire oublier tout le reste. Ces saisons de misère ont été subtilement refoulées sous le tapis grâce à d'efficaces opérations de marketing qui ont finalement fait du Centre Bell une machine à engranger des dollars.
>> La construction du Centre Bell a commencé en 93. Les Nordiques étaient encore dans le portrait à ce moment là. Le CH a fait de la pub pour améliorer l'image de l'équipe qui en arrachait? Quel drame! C'est la première compagnie / organisation / équipe / business qui fait ça de l'histoire de l'humanité, right? Scandale! Et quel est le problème à ce que le Centre Bell soit une machine à faire du cash? Si c'est rentable, tant mieux!
Les Nordiques, une affaire sûre
Depuis une quinzaine d'années, combien de fois ai-je écrit que le départ des Nordiques nous avait privés d'un meilleur spectacle à Montréal? Combien de fois ai-je souhaité qu'ils soient là pour garder le Canadien sur un pied d'alerte et pour raviver la rivalité qui soulevait le Québec et qui faisait saliver les médias.
>> Sûrement beaucoup, compte tenu de la prodigieuse capacité des journalistes sportifs québécois (à quelques exceptions près) à se répéter et à réutiliser les mêmes histoires année après année.
Je n'attache pas trop d'importance à la bataille que livre le maire Régis Labeaume dans le but de faire payer l'amphithéâtre de ses rêves par les autres. Comme pour tout le reste depuis qu'il est en poste, il finira pas obtenir ce qu'il désire. Ce n'est donc qu'une question de temps avant que les Nordiques renaissent de leurs cendres dans la peau d'une équipe en difficulté.
>> Pas si sûr. On a eu deux équipes en grosses difficultés récemment aux USA: Nashville et Phoenix. Les deux sont encore bien en place même si ça va tout croche et même si de riches investisseurs canadiens étaient intéressés. La phrase "ayez un aréna pour avoir une équipe", Bettman ne l'a pas sortie juste à Québec.
Ce qui ne veut pas dire, malheureusement, qu'ils ne seront pas appelés un jour à subir le même sort que les anciens Bleus. Il faut se poser la question: une équipe de la Ligue nationale est-elle viable à très long terme à Québec?
>> Là, je suis d'accord avec vous. Il faut se poser cette question.
Les amateurs de hockey, qui rêvent de profiter d'une seconde chance, seront probablement outrés par la question. Pourtant, qu'est-ce qui leur permet de croire qu'il s'agit d'une aventure sûre à 100%? Sans doute que la passion qui les anime les incite à ne tenir compte que des aspects positifs d'un tel retour.
Quand le calendrier de la ligue obligera l'équipe à disputer trois parties locales dans la même semaine, combien de passionnés pourront se payer trois billets à 150$? Combien y aura-t-il de sièges inoccupés lors du troisième match?
Les entreprises qui ont déjà pris l'engagement de louer des loges corporatives pourront-elles honorer ce fardeau financier durant plusieurs années?
>> Et le marché corporatif est-il assez gros à Québec? Aucune crainte au niveau de sièges individuels, Québec EST une ville de sports et la passion est là. Mais ce qui paie une équipe de hockey, ce ne sont pas les billets individuels, ce sont les loges. Si une crise économique arrive (et ça finit toujours par arriver), il faut avoir un bassin assez large pour remplacer les entreprises qui quittent et avoir quand même une liste d'attente. Mon doute, il est là.
Le tarif des loges fixé pour le prochain édifice étant nettement inférieur à celui exigé au Centre Bell, par exemple, les revenus de l'équipe seront forcément inférieurs à ceux du Canadien. Dans un amphithéâtre, qui devrait contenir 3 000 sièges de moins qu'au Centre Bell, il s'agira d'un manque à gagner de plusieurs dizaines de millions de dollars par saison par rapport au Canadien.
Les dépenses des deux organisations seront pourtant les mêmes. Revenus en argent canadien, salaires en devise américaine. Quand il y aura de nouvelles chutes du huard, ça risque de faire plus mal à Québec qu'à Montréal, le Canadien étant déjà bien assis sur des revenus annuels mirobolants.
>> Plutôt d'accord. Quoique certaines équipes à la masse salariale moindre font bien si elles sont bien gérées. Mais si une équipe faisait bien avec une masse moindre, elle ne serait pas menacée de déménagement. Une équipe qui va arriver à Québec, ça va probablement être une équipe poche avec des administrateurs très moyens.
Pour présenter une formation compétitive, la masse salariale des prochains Nordiques devra se situer beaucoup plus près du plafond salarial que du plancher établi par la ligue. Peut-on logiquement croire que cela est possible dans un marché comme Québec?
J'établis des chiffres comparatifs avec le Canadien pour illustrer qu'une organisation pourtant historique a traversé l'enfer avant d'imprimer des dollars, comme elle le fait aujourd'hui. Avant l'établissement du plafond salarial, les saisons dans le rouge étaient monnaie courante à Montréal. Si Molson n'avait pas vu à garder coûte que coûte l'équipe à Montréal, qui sait ce qui serait advenu du Canadien?
Si jamais la situation financière des Nordiques passe par les mêmes tourments, qui les protégera? Celui qui se dit intéressé par l'achat de la concession n'est pas reconnu pour sa patience quand l'une de ses entreprises ne lui rapporte pas quelques millions de plus.
>> Très bon point, et vous en savez quelque chose.
Chose sûre, les Nordiques n'auront pas un propriétaire qui, contrairement à la famille Molson, ressentira l'obligation morale de garder l'équipe à Québec à n'importe quel prix.
>> Donc, viable ou pas? Votre titre et votre article vont dans deux sens. J'aimerais revoir les Nordiques (mais j'anticipe déjà avec horreur le power-matraquage médiatique convergent de Québécor), mais je crois qu'il faut y aller avec une très grande prudence dans ce dossier.
Sachez d'abord que mon opinion, c'est que oui, ça serait le fun d'avoir plus de joueurs québécois avec le CH. Mais je n'en fais pas une fixation et je réalise surtout que 1-) il n'y en a pas beaucoup de disponibles, 2-) ils ne veulent pas nécessairement jouer ici, 3-) encore faut-ils qu'ils soient bons et là-dessus, il y a du travail de développement à faire. Ma priorité, c'est d'avoir d'abord une ÉQUIPE. La bonne vieille question que Foglia pose si souvent et qu'aucun journaliste sportif ne pose: coudonc, cette équipe en est-elle une?
Quand Québec a perdu sa concession professionnelle de hockey, je me souviens de m'être inquiété sur-le-champ de l'attitude que la direction du Canadien allait adopter en occupant seule le territoire du Québec.
>>Eille! Les Nordiques sont partis! Vite, maintenant qu'on peut on change tout de suite notre méthode de gestion en se crissant du public!
Les Nordiques avaient souvent forcé le Canadien à s'ajuster. S'il y avait trois Québécois dans cette formation, le Canadien s'assurait d'en avoir le double. Quand il y en avait cinq, Montréal en comptait plus de 10.
>>Ok. Est-ce qu'on s'entend que ça fait 15 ans qu'ils sont partis? Et encore plus longtemps qu'ils sont arrivés? Ça se peut-tu que le bassin démographique de la LNH soit maintenant à peine un tantinet genre complètement différent? Genre l'arrivée massive des européens et la création de programmes de hockey de qualité aux USA?
Au niveau de la direction, les Nordiques avaient encore servi des leçons au Canadien sur le plan de la langue. Au début des années 80, Québec avait un président francophone, Marcel Aubut. À Montréal, c'est un haut dirigeant de Molson, Morgan McCammon, qu'on avait assis dans la chaise présidentielle. Maurice Filion, un homme de hockey expérimenté, était le directeur général des Bleus. Il se retrouvait face à Irving Grundman qui avait succédé à Sam Pollock après s'être forgé une solide réputation dans l'administration de salons de quilles. Québec avait un Tigre derrière le banc. Montréal avait Bob Berry.
Le Canadien a finalement croulé sous la pression populaire. Ronald Corey est venu remplacer McCammon, Serge Savard, épaulé par deux adjoints francos, Jacques Lemaire et André Boudrias, a succédé à Grundman. Peu de temps après, Lemaire a remplacé Berry.
>>Encore des exemples du début des années 80. Ça fait quasiment 30 ans. Ça se pourrait-tu que nos journalistes sportifs vivent dans le passé un ti-peu? Et en passant, Serge Savard repêchait des boeufs de l'ouest pas bons en première ronde. Pourtant, personne ne semble lui reprocher ça maintenant. Saint Serge, priez pour nous.
Il n'y aurait jamais eu d'urgence à franciser la direction des Flying Frenchmen de l'époque si les Nordiques n'avaient pas existé. On n'aurait probablement pas maintenu un nombre considérable de joueurs francophones si, sur le plan marketing, la carte de la province n'avait pas commencé à être tapissée de bleu.
>> C'est quoi le nombre de joueurs francophones des Nordiques? À part Michel Goulet, qui ont été les grosses vedettes des Nordiques, surtout à la fin quand la ligne commençait à devenir plus internationale? Les Stastny? Sundin? Sakic? Foote? Nolan? Forsberg? Hunter? Tugnutt?
Mes craintes étaient justifiées. Depuis 15 ans, on n'a jamais ressenti trop d'empressement chez le Canadien à retourner ou à se maintenir au sommet. Il n'y a rien comme une vive concurrence pour garder la compétition sur un pied d'alerte, pour s'assurer de maintenir de hauts standards de qualité et pour gagner sur une base régulière. Or, cette concurrence, partie pour le Colorado, n'existait plus.
>> Concurrence? Pourtant, le staff à continué d'être du Québec. Houle, Tremblay, Vigneault, Therrien, Carbonneau, André Savard, Gauthier. Et on s'entend que Martin et Julien ne sont pas québécois, mais c'est tout comme. À moins qu'eux aussi soient des sous-hommes non-québécois puisqu'ils sont nés du mauvais bord de la rivière des Outaouais. Et on s'entend-tu pour dire qu'en termes de hauts standards de qualité, Réjean Houle, aussi sympathique et francophone soit-il, n'en faisait pas partie?
Est-ce vraiment une coïncidence si, en 14 saisons, il y a eu six exclusions des séries à Montréal, soit cinq de plus qu'au cours des 47 saisons précédentes.
>> Parce que les Nordiques sont partis le CH est devenu poche? L'art de prendre deux trucs distincts et d'essayer de faire croire qu'il y a un rapport! Regardez, moi aussi je suis capable: 1995-96, c'est aussi le début de l'internet grand public. Est-ce vraiment une coïncidence si, en 14 saisons, il y a eu six exclusions des séries à Montréal, soit cinq de plus qu'au cours des 47 saisons précédentes. La raison pourquoi le CH a été si poche, c'est la présence d'un DG poche (Houle) combiné aux choix au repêchage tout aussi poches du DG précédent qui ont fait en sorte que l'équipe n'avait aucune relève.
Pendant ces années sombres, l'événement marquant chez le Canadien a été le déménagement de l'équipe du vétuste Forum au chic amphithéâtre de la rue de La Gauchetière, ce qui a donné lieu à des célébrations nostalgiques qui ont contribué à faire oublier tout le reste. Ces saisons de misère ont été subtilement refoulées sous le tapis grâce à d'efficaces opérations de marketing qui ont finalement fait du Centre Bell une machine à engranger des dollars.
>> La construction du Centre Bell a commencé en 93. Les Nordiques étaient encore dans le portrait à ce moment là. Le CH a fait de la pub pour améliorer l'image de l'équipe qui en arrachait? Quel drame! C'est la première compagnie / organisation / équipe / business qui fait ça de l'histoire de l'humanité, right? Scandale! Et quel est le problème à ce que le Centre Bell soit une machine à faire du cash? Si c'est rentable, tant mieux!
Les Nordiques, une affaire sûre
Depuis une quinzaine d'années, combien de fois ai-je écrit que le départ des Nordiques nous avait privés d'un meilleur spectacle à Montréal? Combien de fois ai-je souhaité qu'ils soient là pour garder le Canadien sur un pied d'alerte et pour raviver la rivalité qui soulevait le Québec et qui faisait saliver les médias.
>> Sûrement beaucoup, compte tenu de la prodigieuse capacité des journalistes sportifs québécois (à quelques exceptions près) à se répéter et à réutiliser les mêmes histoires année après année.
Je n'attache pas trop d'importance à la bataille que livre le maire Régis Labeaume dans le but de faire payer l'amphithéâtre de ses rêves par les autres. Comme pour tout le reste depuis qu'il est en poste, il finira pas obtenir ce qu'il désire. Ce n'est donc qu'une question de temps avant que les Nordiques renaissent de leurs cendres dans la peau d'une équipe en difficulté.
>> Pas si sûr. On a eu deux équipes en grosses difficultés récemment aux USA: Nashville et Phoenix. Les deux sont encore bien en place même si ça va tout croche et même si de riches investisseurs canadiens étaient intéressés. La phrase "ayez un aréna pour avoir une équipe", Bettman ne l'a pas sortie juste à Québec.
Ce qui ne veut pas dire, malheureusement, qu'ils ne seront pas appelés un jour à subir le même sort que les anciens Bleus. Il faut se poser la question: une équipe de la Ligue nationale est-elle viable à très long terme à Québec?
>> Là, je suis d'accord avec vous. Il faut se poser cette question.
Les amateurs de hockey, qui rêvent de profiter d'une seconde chance, seront probablement outrés par la question. Pourtant, qu'est-ce qui leur permet de croire qu'il s'agit d'une aventure sûre à 100%? Sans doute que la passion qui les anime les incite à ne tenir compte que des aspects positifs d'un tel retour.
Quand le calendrier de la ligue obligera l'équipe à disputer trois parties locales dans la même semaine, combien de passionnés pourront se payer trois billets à 150$? Combien y aura-t-il de sièges inoccupés lors du troisième match?
Les entreprises qui ont déjà pris l'engagement de louer des loges corporatives pourront-elles honorer ce fardeau financier durant plusieurs années?
>> Et le marché corporatif est-il assez gros à Québec? Aucune crainte au niveau de sièges individuels, Québec EST une ville de sports et la passion est là. Mais ce qui paie une équipe de hockey, ce ne sont pas les billets individuels, ce sont les loges. Si une crise économique arrive (et ça finit toujours par arriver), il faut avoir un bassin assez large pour remplacer les entreprises qui quittent et avoir quand même une liste d'attente. Mon doute, il est là.
Le tarif des loges fixé pour le prochain édifice étant nettement inférieur à celui exigé au Centre Bell, par exemple, les revenus de l'équipe seront forcément inférieurs à ceux du Canadien. Dans un amphithéâtre, qui devrait contenir 3 000 sièges de moins qu'au Centre Bell, il s'agira d'un manque à gagner de plusieurs dizaines de millions de dollars par saison par rapport au Canadien.
Les dépenses des deux organisations seront pourtant les mêmes. Revenus en argent canadien, salaires en devise américaine. Quand il y aura de nouvelles chutes du huard, ça risque de faire plus mal à Québec qu'à Montréal, le Canadien étant déjà bien assis sur des revenus annuels mirobolants.
>> Plutôt d'accord. Quoique certaines équipes à la masse salariale moindre font bien si elles sont bien gérées. Mais si une équipe faisait bien avec une masse moindre, elle ne serait pas menacée de déménagement. Une équipe qui va arriver à Québec, ça va probablement être une équipe poche avec des administrateurs très moyens.
Pour présenter une formation compétitive, la masse salariale des prochains Nordiques devra se situer beaucoup plus près du plafond salarial que du plancher établi par la ligue. Peut-on logiquement croire que cela est possible dans un marché comme Québec?
J'établis des chiffres comparatifs avec le Canadien pour illustrer qu'une organisation pourtant historique a traversé l'enfer avant d'imprimer des dollars, comme elle le fait aujourd'hui. Avant l'établissement du plafond salarial, les saisons dans le rouge étaient monnaie courante à Montréal. Si Molson n'avait pas vu à garder coûte que coûte l'équipe à Montréal, qui sait ce qui serait advenu du Canadien?
Si jamais la situation financière des Nordiques passe par les mêmes tourments, qui les protégera? Celui qui se dit intéressé par l'achat de la concession n'est pas reconnu pour sa patience quand l'une de ses entreprises ne lui rapporte pas quelques millions de plus.
>> Très bon point, et vous en savez quelque chose.
Chose sûre, les Nordiques n'auront pas un propriétaire qui, contrairement à la famille Molson, ressentira l'obligation morale de garder l'équipe à Québec à n'importe quel prix.
>> Donc, viable ou pas? Votre titre et votre article vont dans deux sens. J'aimerais revoir les Nordiques (mais j'anticipe déjà avec horreur le power-matraquage médiatique convergent de Québécor), mais je crois qu'il faut y aller avec une très grande prudence dans ce dossier.
2010-09-15
2010-09-08
Rapport de vacances
Jour 1
Route plutôt longue... Bar Harbor, ce n'est pas à la porte. J'évite le traffic du Pont Champlain, la 10, la 610... les petits villages un peu perdus passé Sherbrooke, un peu de pluie dans le coin du Mont Mégantic... Douanier plutôt sympathique et formalités vraiment pas compliquées à Woburn / Coburn Gore. Route ensuite vers la vallée de la Carrabassett, coin reculé du nord du Maine, mais très beau. Dîner à la traditionnelle halte routière passé Skowhegan, épicerie à Bangor (nb: prochaine fois, la faire à Ellsworth, ça évite un détour) et arrivée (finalement!) à Acadia. Beau terrain plus grand que la dernière fois, mais un peu proche des toilettes à mon goût (passant).
Jour 2
Park Loop Road a vélo. Plus vallonné que dans mon souvenir. Il y a de belles montées, mais les paysages sont superbes et les automobilistes d'une courtoisie incroyable (même pas comparable au Québec). Ça roule assez bien (quoique l'asphalte impeccable n'a pas un super rendement comparé à d'autres endroits), si bien que j'arrive au pied de Cadillac Mountain. Let's go, on monte. 5.69km à 5%... c'est pas le Ventoux, mais c'est une couple de Mont-Royal empilés. J'y suis allé tranquillement, surtout assis sur la selle avec une petite relance en danseuse de temps en temps. Une couple de pauses photo aussi. Pour un non grimpeur, c'est pas si facile que ça! Un peu avant le sommet, il y a une looongue ligne droite pas particulièrement à pic, mais assez soutenue et très exposée. Le panorama à droite est magnifique, vue de montagne et de mer.
Je finis par arriver en haut, je prend une photo pour la postérité et je redescend. Je n'ai pas atteint de vitesse fulgurante (même pas passé 55), faut dire que je ne connaissais pas trop la descente alors avant les switchbacks j'étais très prudent. De retour au Park Loop Road, ça continue à descendre pendant un bon bout. 45, 50, 45... ça c'est agréable.
Jasette en roulant avec des cyclistes de Bangor, et je termine le dernier bout, le plus beau avant d'arriver au camping Blackwoods. Sur les 5-10 derniers km, c'est magnifique. Bord de mer, falaises, spectaculaire.
En tout, ça fait une journée de 3500 pieds de montée. Pour un gars plus habitué au plat que d'autre chose, c'est une bonne journée.
Jour 3
Après avoir roulé, je marche! Je prends le bus (gratuit!) assez tôt pour me rendre au départ pour commencer avant la grosse chaleur (sage décision). Tout d'abord, Kane Trail, le long d'un petit lac. Ensuite, Ladder Trail. Ça porte bien son nom. Ça ne doit même pas faire un mile de long, mais ça grimpe pas à peu près. Escaliers en pierre, échelles sur la montagne... un ranger avait dit que c'était du non-technical rock climbing, c'est pas faux. Magnifique par contre. Au sommet de Dorr Mountain (nommée en l'honneur d'un bâtisseur du Parc), la vue est superbe mais le soleil tappe. Sentier Dorr South Ridge qui redescend pas mal, j'en fais un bout avec une dame de la Caroline du Sud, sympa de jaser. Ensuite Cannon Brook qui suit le lit d'un ruisseau asséché (au printemps ça doit être beau) qui remonte les 3/4 (estimation) de Cadillac Mountain. Encore là, soleil intense et montée solide. Finalement, Cadillac South Ridge qui redescend jusqu'au camping de façon plutôt douce. Le tout donne environ 13km... et sans entrer dans les détails, j'ai marché ça assez vite merci. Deux bouteilles d'eau, c'était tout juste assez.
Jour 4
Break sportif un peu. Je commence par aller à Cadillac Mountain (en auto!) pour assister à deux activités d'interprétation au sommet de la montagne. Fort intéressant. Dîner tranquille au camping, et je vais ensuite passer un après-midi tranquille à Bar Harbor avec un souper au resto.
Jour 5
Encore le Park Loop Road a vélo, mais sans Cadillac Mountain cette fois (un moment donné, les jambes sont lourdes). Je vais ensuite au centre d'accueil du Parc voir le petit film d'intro (pas pire, la dernière journée où je suis là) et je prends mon temps pour revenir le long de la mer.
Jour 6
Départ matinal, la route vers Fundy est longue. La 9 entre Bar Harbor et la frontière est particulièrement interminable et ennuyeuse. Juste avant Calais ils ont fait une nouvelle traversée pour la frontière, complètement autoroutier, vraiment efficace. Encore ici les formalités douanières prennent un gros 2 minutes, je pense que le douanier fait ça comme job d'été tant il a l'air jeune. Épicerie dans un Atlantic Superstore moche à St-John (horrible! digne du SuperC de Sherbrooke dans le temps), prochaine fois, arrêter à Sussex. J'arrive finalement à Fundy où le terrain est vraiment bien (Point Wolfe #23 pour les intéressés) malgré certains lampadaires un peu mal foutus. Le temps est plus frais, enfin la canicule passe.
Jour 7
Alex est arrivé! On va marcher un peu aux Chutes Dickson mais j'ai plutôt mal à une patte alors on prend ça cool. Sur l'heure du midi, un gars du Parc passe à la tente... on doit décamper avant 18h00 car l'ouragan Earl s'en vient. Dur à croire, il fait super beau, légers petits nuages, pas de vent... mais bon, il a les cartes météo et ça semble laid. Donc, on décampe. Tant qu'à faire, aussi bien abattre un peu plus de route pour le lendemain. Dodo à Woodstock dans l'hôtel même que JF a déjà supernégocié dans le passé.
Jour 8
On se lève à la pluie. Longue et morne route vers Montréal. Dans le NB, ça tombe en maudit au point d'en être dangereux. Un peu avant Rivière du Loup, ça devient brumeux et un peu après, juste nuageux. Finalement à l'approche de Lévis le soleil sort, et après une journée de 731km (pas mal ma limite), c'est la maison, ouf!
Route plutôt longue... Bar Harbor, ce n'est pas à la porte. J'évite le traffic du Pont Champlain, la 10, la 610... les petits villages un peu perdus passé Sherbrooke, un peu de pluie dans le coin du Mont Mégantic... Douanier plutôt sympathique et formalités vraiment pas compliquées à Woburn / Coburn Gore. Route ensuite vers la vallée de la Carrabassett, coin reculé du nord du Maine, mais très beau. Dîner à la traditionnelle halte routière passé Skowhegan, épicerie à Bangor (nb: prochaine fois, la faire à Ellsworth, ça évite un détour) et arrivée (finalement!) à Acadia. Beau terrain plus grand que la dernière fois, mais un peu proche des toilettes à mon goût (passant).
Jour 2
Park Loop Road a vélo. Plus vallonné que dans mon souvenir. Il y a de belles montées, mais les paysages sont superbes et les automobilistes d'une courtoisie incroyable (même pas comparable au Québec). Ça roule assez bien (quoique l'asphalte impeccable n'a pas un super rendement comparé à d'autres endroits), si bien que j'arrive au pied de Cadillac Mountain. Let's go, on monte. 5.69km à 5%... c'est pas le Ventoux, mais c'est une couple de Mont-Royal empilés. J'y suis allé tranquillement, surtout assis sur la selle avec une petite relance en danseuse de temps en temps. Une couple de pauses photo aussi. Pour un non grimpeur, c'est pas si facile que ça! Un peu avant le sommet, il y a une looongue ligne droite pas particulièrement à pic, mais assez soutenue et très exposée. Le panorama à droite est magnifique, vue de montagne et de mer.
Je finis par arriver en haut, je prend une photo pour la postérité et je redescend. Je n'ai pas atteint de vitesse fulgurante (même pas passé 55), faut dire que je ne connaissais pas trop la descente alors avant les switchbacks j'étais très prudent. De retour au Park Loop Road, ça continue à descendre pendant un bon bout. 45, 50, 45... ça c'est agréable.
Jasette en roulant avec des cyclistes de Bangor, et je termine le dernier bout, le plus beau avant d'arriver au camping Blackwoods. Sur les 5-10 derniers km, c'est magnifique. Bord de mer, falaises, spectaculaire.
En tout, ça fait une journée de 3500 pieds de montée. Pour un gars plus habitué au plat que d'autre chose, c'est une bonne journée.
Jour 3
Après avoir roulé, je marche! Je prends le bus (gratuit!) assez tôt pour me rendre au départ pour commencer avant la grosse chaleur (sage décision). Tout d'abord, Kane Trail, le long d'un petit lac. Ensuite, Ladder Trail. Ça porte bien son nom. Ça ne doit même pas faire un mile de long, mais ça grimpe pas à peu près. Escaliers en pierre, échelles sur la montagne... un ranger avait dit que c'était du non-technical rock climbing, c'est pas faux. Magnifique par contre. Au sommet de Dorr Mountain (nommée en l'honneur d'un bâtisseur du Parc), la vue est superbe mais le soleil tappe. Sentier Dorr South Ridge qui redescend pas mal, j'en fais un bout avec une dame de la Caroline du Sud, sympa de jaser. Ensuite Cannon Brook qui suit le lit d'un ruisseau asséché (au printemps ça doit être beau) qui remonte les 3/4 (estimation) de Cadillac Mountain. Encore là, soleil intense et montée solide. Finalement, Cadillac South Ridge qui redescend jusqu'au camping de façon plutôt douce. Le tout donne environ 13km... et sans entrer dans les détails, j'ai marché ça assez vite merci. Deux bouteilles d'eau, c'était tout juste assez.
Jour 4
Break sportif un peu. Je commence par aller à Cadillac Mountain (en auto!) pour assister à deux activités d'interprétation au sommet de la montagne. Fort intéressant. Dîner tranquille au camping, et je vais ensuite passer un après-midi tranquille à Bar Harbor avec un souper au resto.
Jour 5
Encore le Park Loop Road a vélo, mais sans Cadillac Mountain cette fois (un moment donné, les jambes sont lourdes). Je vais ensuite au centre d'accueil du Parc voir le petit film d'intro (pas pire, la dernière journée où je suis là) et je prends mon temps pour revenir le long de la mer.
Jour 6
Départ matinal, la route vers Fundy est longue. La 9 entre Bar Harbor et la frontière est particulièrement interminable et ennuyeuse. Juste avant Calais ils ont fait une nouvelle traversée pour la frontière, complètement autoroutier, vraiment efficace. Encore ici les formalités douanières prennent un gros 2 minutes, je pense que le douanier fait ça comme job d'été tant il a l'air jeune. Épicerie dans un Atlantic Superstore moche à St-John (horrible! digne du SuperC de Sherbrooke dans le temps), prochaine fois, arrêter à Sussex. J'arrive finalement à Fundy où le terrain est vraiment bien (Point Wolfe #23 pour les intéressés) malgré certains lampadaires un peu mal foutus. Le temps est plus frais, enfin la canicule passe.
Jour 7
Alex est arrivé! On va marcher un peu aux Chutes Dickson mais j'ai plutôt mal à une patte alors on prend ça cool. Sur l'heure du midi, un gars du Parc passe à la tente... on doit décamper avant 18h00 car l'ouragan Earl s'en vient. Dur à croire, il fait super beau, légers petits nuages, pas de vent... mais bon, il a les cartes météo et ça semble laid. Donc, on décampe. Tant qu'à faire, aussi bien abattre un peu plus de route pour le lendemain. Dodo à Woodstock dans l'hôtel même que JF a déjà supernégocié dans le passé.
Jour 8
On se lève à la pluie. Longue et morne route vers Montréal. Dans le NB, ça tombe en maudit au point d'en être dangereux. Un peu avant Rivière du Loup, ça devient brumeux et un peu après, juste nuageux. Finalement à l'approche de Lévis le soleil sort, et après une journée de 731km (pas mal ma limite), c'est la maison, ouf!
2010-08-18
Je n'ai qu'un seul rêve
Que Kari Ramo, nouvelle acquisition du CH, joue un match un dimanche.
Et que RDS.ca, dans son infinie créativité, nous dise
Ça serait-tu beau rien qu'un peu?
Et que RDS.ca, dans son infinie créativité, nous dise
Dimanche de Ramo
Ça serait-tu beau rien qu'un peu?
2010-08-02
Combien d'infractions?
Petite visite express sur la rive-sud un soir la semaine passée. Je pars un peu après l'heure de pointe, ça va numéro un. Au retour, je reprend le tunnel LH Lafontaine. Comme je sais que la sortie pour aller vers chez-moi est sur la gauche en sortant (voie à sortie obligatoire) et que dépendant du traffic ça peut devenir chiant, je m'installe tout de suite dans la voie de gauche.
Le tunnel est une zone de 70, et sans être à 100, je suis quand même au-dessus de la limite (je roule avec le flot du traffic). J'ai la moitié du tunnel de fait quand j'en vois un arriver derrière. Vite. Je ne commencerai pas à faire d'excès de vitesse (surtout qu'en sortie du tunnel, c'est un excellent endroit pour la police)... mais le bozo derrière comprend pas. Il me colle... s'éloigne.. me colle à nouveau. Il commence à m'énerver, mais bon, je le laisse faire son numéro. Et là, il me flashe les hautes.
Ah oui mon ami? Tu ne peux pas attendre 1 minute que le tunnel soit fini pour me dépasser? Cette minute-là est si précieuse dans ta vie que tu t'énerves? Correct. Mais je ne vais pas plus accélérer, parce que moi, cette minute-là, je m'en sacre complètement. Et si tu continues de même, je vais même lever doucement le pied (soyons sécuritaire quand même, je ne vais quand même pas lui freiner dans la face) pour descendre à 70, après tout, c'est la loi!
Et évidemment (j'aurais parié!) avant même que je lève le pied il décide de me dépasser. Par la droite. Sur une ligne double. À toute vitesse. Et ensuite, il revient devant moi, coupant encore la ligne double. Et à la sortie du tunnel, évidemment, il doit encore une fois changer de voie (au moins là c'était permis) car la voie de gauche tourne obligatoirement.
Bref
Selon le site de la SAAQ
Et je ne mets rien pour conduite dangereuse ou de quoi du genre. Si une police avait été là (maudit que j'aurais aimé ça), 14 points auraient sauté d'un coup. Il aurait été à un point de perdre son permis...
Le tunnel est une zone de 70, et sans être à 100, je suis quand même au-dessus de la limite (je roule avec le flot du traffic). J'ai la moitié du tunnel de fait quand j'en vois un arriver derrière. Vite. Je ne commencerai pas à faire d'excès de vitesse (surtout qu'en sortie du tunnel, c'est un excellent endroit pour la police)... mais le bozo derrière comprend pas. Il me colle... s'éloigne.. me colle à nouveau. Il commence à m'énerver, mais bon, je le laisse faire son numéro. Et là, il me flashe les hautes.
Ah oui mon ami? Tu ne peux pas attendre 1 minute que le tunnel soit fini pour me dépasser? Cette minute-là est si précieuse dans ta vie que tu t'énerves? Correct. Mais je ne vais pas plus accélérer, parce que moi, cette minute-là, je m'en sacre complètement. Et si tu continues de même, je vais même lever doucement le pied (soyons sécuritaire quand même, je ne vais quand même pas lui freiner dans la face) pour descendre à 70, après tout, c'est la loi!
Et évidemment (j'aurais parié!) avant même que je lève le pied il décide de me dépasser. Par la droite. Sur une ligne double. À toute vitesse. Et ensuite, il revient devant moi, coupant encore la ligne double. Et à la sortie du tunnel, évidemment, il doit encore une fois changer de voie (au moins là c'était permis) car la voie de gauche tourne obligatoirement.
Bref
- Excès de vitesse
- Changement de voie sur une ligne double dans un tunnel
- Dépassement par la droite
- Autre changement de voie sur une ligne double dans un tunnel
Selon le site de la SAAQ
- 3 points pour l'excès de vitesse.
- 2 points pour la distance imprudente
- 3 points pour le dépassement interdit par la droite
- 6 points (2 fois 3) pour le franchissement interdit d'une ligne de démarcation de voie
Et je ne mets rien pour conduite dangereuse ou de quoi du genre. Si une police avait été là (maudit que j'aurais aimé ça), 14 points auraient sauté d'un coup. Il aurait été à un point de perdre son permis...
Itinéraire de vélo: Le long des rivières
Départ du coin Christophe-Colomb / St-Grégoire
Piste cyclable de Christophe-Colomb / Boyer jusqu'au nord. Pas génial, mais pas le choix non plus... pour traverser Montréal dans l'axe nord-sud, c'est pas mal le moins pire choix. Étrangement ce n'était pas super achalandé ce samedi, est-ce que les vacances de la construction ont un impact? Ou bien est-ce une piste surtout utilitaire de semaine pour les gens allant au travail? C'est sûr que ce n'est pas l'endroit le plus bucolique pour se promener...
Rendu au bout, à droite sur la piste de Gouin. D'abord très jolie dans le coin du Parc de l'Île de la Visitation, après ça (passé Lacordaire à peu près) ça devient plus ordinaire car il y a de la grosse cabane qui bloque la vue sur l'eau. Rendu pratiquement au bout de l'île ça redevient beau, des champs et de la verdure en masse.
Traversée à Repentigny par le pont le Gardeur qui enjambe successivement la rivière des Prairies et la rivière l'Assomption aux charmantes eaux dégueulasses (belle piste bien aménagée ici, si ça pouvait être comme ça partout!). En sortant du pont, à gauche au Boulevard Notre-Dame-des-Champs (et on est au coin de la Rue Notre-Dame, bonjour confusion). On retraverse aussitôt la rivière l'Assomption et on roule le long de l'accotement d'une rue passante (la fin de la 640). Ce bout là fait dur.
À gauche à la 344, encore ici c'est moche (étroit, traffic rapide). Le pire bout de la randonnée, mais il ne dure que 2.5 km alors ça passe vite. Rendus l'autre bord du pont qui passe la 40, on arrive à une intersection horriblement mal faite pour les vélos où il faut prendre à gauche le Chemin St-Charles.
Là, c'est mieux. Rapidement il y a une bande cyclable du côté gauche de la route. Un peu étroite quand on rencontre mais le flot de vélos est quand même limité. C'est souvent en zone rurale, tranquille... on voit l'eau pendant un bout, mais rendu à Terrebonne ça devient un peu plus résidentiel. Juste avant d'entrer dans le centre-ville de Terrebonne (bon, centre-ville, le mot est fort) on passe une voie ferrée. Immédiatement après la piste cyclable vire à gauche pour aller sur une rue plus résidentielle. De là on peut se rendre à l'Île des Moulins manger un cornet.
Traversée à Laval par le nouveau pont, petite merveille comparé à l'ancien. À la sortie, à gauche sur des Mille-Iles, une de mes rues préférées dans la région de Montréal pour rouler. C'est tranquille, joli et encore là, plutôt rural. On passe le pont de la 25 et son damné corridor à vent, on continue vers l'ouest. Il y a une place où on peut se tromper, il faut tourner à gauche pour rester sur le boulevard (anyway tout droit c'est un cul de sac). Ça demeure valloné (mais loin de l'eau) jusqu'à la 335 / 19. Travaux à prévoir dans les prochaines années avec le prolongement de la 19. Garder la gauche du boulevard des Laurentides, il y aura une piste cyclable qui commencera peu après. À gauche à Prince-Rupert pour être sur une rue plus tranquille. Ça monte légèrement tout le long jusqu'à l'Avenue des Perron qu'on prend à droite. Traversée du boulevard des Laurentides, l'Avenue des Perron devient le boulevard Ste-Rose. Juste après la polyvalente locale, on tourne à gauche (entrée de TransÉnergie, mais aussi entrée d'une piste cyclable).
Et ça, ça a été mon coup de coeur du jour (faut dire que je connaissais déjà le reste de la randonnée). Une piste cyclable entièrement asphaltée, relativement peu achalandée. D'un côté (mais toujours séparé par un mur végétal) la voie ferrée du train de banlieue. De l'autre, des arbres ou des derrières de maisons (plusieurs personnes ont étendu leur cour derrière jusqu'à la piste cyclable). Entre Ste-Rose et le Métro Concorde, ça croise 3 rues seulement, le reste du temps on peut rouler la tête en paix. Et même dans le parc industriel, on a pas l'impression d'être dans une zone du genre. Une petite zone dangereuse au sud de la 440 par contre, à une traverse de chemin de fer il y a une clotûre mal foutue.
Rendu au Métro Concorde, on débouche sur une rue résidentielle moche qu'on descend jusqu'au boul Cartier. Ici c'est un peu mal indiqué, il faut traverser le boulevard, virer tout de suite à droite et tout de suite à gauche ensuite pour rentrer dans le parc. Au bout du parc, à droite, ce qui conduit au Pont de l'Île Perry qui fait revenir en ville.
De là, c'est Gouin à gauche, et retour par Christophe Colomb sud, ce qui peut être difficile quand on a une panne de jambes, n'est-ce pas pas cher collègue cycliste qui a fait la randonnée avec moi?
Piste cyclable de Christophe-Colomb / Boyer jusqu'au nord. Pas génial, mais pas le choix non plus... pour traverser Montréal dans l'axe nord-sud, c'est pas mal le moins pire choix. Étrangement ce n'était pas super achalandé ce samedi, est-ce que les vacances de la construction ont un impact? Ou bien est-ce une piste surtout utilitaire de semaine pour les gens allant au travail? C'est sûr que ce n'est pas l'endroit le plus bucolique pour se promener...
Rendu au bout, à droite sur la piste de Gouin. D'abord très jolie dans le coin du Parc de l'Île de la Visitation, après ça (passé Lacordaire à peu près) ça devient plus ordinaire car il y a de la grosse cabane qui bloque la vue sur l'eau. Rendu pratiquement au bout de l'île ça redevient beau, des champs et de la verdure en masse.
Traversée à Repentigny par le pont le Gardeur qui enjambe successivement la rivière des Prairies et la rivière l'Assomption aux charmantes eaux dégueulasses (belle piste bien aménagée ici, si ça pouvait être comme ça partout!). En sortant du pont, à gauche au Boulevard Notre-Dame-des-Champs (et on est au coin de la Rue Notre-Dame, bonjour confusion). On retraverse aussitôt la rivière l'Assomption et on roule le long de l'accotement d'une rue passante (la fin de la 640). Ce bout là fait dur.
À gauche à la 344, encore ici c'est moche (étroit, traffic rapide). Le pire bout de la randonnée, mais il ne dure que 2.5 km alors ça passe vite. Rendus l'autre bord du pont qui passe la 40, on arrive à une intersection horriblement mal faite pour les vélos où il faut prendre à gauche le Chemin St-Charles.
Là, c'est mieux. Rapidement il y a une bande cyclable du côté gauche de la route. Un peu étroite quand on rencontre mais le flot de vélos est quand même limité. C'est souvent en zone rurale, tranquille... on voit l'eau pendant un bout, mais rendu à Terrebonne ça devient un peu plus résidentiel. Juste avant d'entrer dans le centre-ville de Terrebonne (bon, centre-ville, le mot est fort) on passe une voie ferrée. Immédiatement après la piste cyclable vire à gauche pour aller sur une rue plus résidentielle. De là on peut se rendre à l'Île des Moulins manger un cornet.
Traversée à Laval par le nouveau pont, petite merveille comparé à l'ancien. À la sortie, à gauche sur des Mille-Iles, une de mes rues préférées dans la région de Montréal pour rouler. C'est tranquille, joli et encore là, plutôt rural. On passe le pont de la 25 et son damné corridor à vent, on continue vers l'ouest. Il y a une place où on peut se tromper, il faut tourner à gauche pour rester sur le boulevard (anyway tout droit c'est un cul de sac). Ça demeure valloné (mais loin de l'eau) jusqu'à la 335 / 19. Travaux à prévoir dans les prochaines années avec le prolongement de la 19. Garder la gauche du boulevard des Laurentides, il y aura une piste cyclable qui commencera peu après. À gauche à Prince-Rupert pour être sur une rue plus tranquille. Ça monte légèrement tout le long jusqu'à l'Avenue des Perron qu'on prend à droite. Traversée du boulevard des Laurentides, l'Avenue des Perron devient le boulevard Ste-Rose. Juste après la polyvalente locale, on tourne à gauche (entrée de TransÉnergie, mais aussi entrée d'une piste cyclable).
Et ça, ça a été mon coup de coeur du jour (faut dire que je connaissais déjà le reste de la randonnée). Une piste cyclable entièrement asphaltée, relativement peu achalandée. D'un côté (mais toujours séparé par un mur végétal) la voie ferrée du train de banlieue. De l'autre, des arbres ou des derrières de maisons (plusieurs personnes ont étendu leur cour derrière jusqu'à la piste cyclable). Entre Ste-Rose et le Métro Concorde, ça croise 3 rues seulement, le reste du temps on peut rouler la tête en paix. Et même dans le parc industriel, on a pas l'impression d'être dans une zone du genre. Une petite zone dangereuse au sud de la 440 par contre, à une traverse de chemin de fer il y a une clotûre mal foutue.
Rendu au Métro Concorde, on débouche sur une rue résidentielle moche qu'on descend jusqu'au boul Cartier. Ici c'est un peu mal indiqué, il faut traverser le boulevard, virer tout de suite à droite et tout de suite à gauche ensuite pour rentrer dans le parc. Au bout du parc, à droite, ce qui conduit au Pont de l'Île Perry qui fait revenir en ville.
De là, c'est Gouin à gauche, et retour par Christophe Colomb sud, ce qui peut être difficile quand on a une panne de jambes, n'est-ce pas pas cher collègue cycliste qui a fait la randonnée avec moi?
2010-07-28
Poules en ville
À ne pas confondre avec Chambres en Ville.
Mon arrondissement de Rosemont (VIVE ROSEMONT LIBRE!) pense à autoriser la possession de poules en ville.
Je ne suis pas particulièrement contre, mais j'ai deux sérieuses réserves.
1-) À voir comment le monde est cochon et comment les gens sont incapables de ramasser les petits cadeaux de Fido et Rex, à voir comment les gens jettent la moindre vidange par terre, j'ai vraiment pas hâte de voir ce qui va arriver après quelques semaines... parce que chez les poules, y'a pas juste des oeufs qui sortent.
2-) L'organisme qui fait la promotion de ça, c'est le Collectif en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD). Calvaire, y'a tu moyen d'avoir un organisme qui n'essaie pas de se faire un acronyme cute avec son nom?
Mon arrondissement de Rosemont (VIVE ROSEMONT LIBRE!) pense à autoriser la possession de poules en ville.
Je ne suis pas particulièrement contre, mais j'ai deux sérieuses réserves.
1-) À voir comment le monde est cochon et comment les gens sont incapables de ramasser les petits cadeaux de Fido et Rex, à voir comment les gens jettent la moindre vidange par terre, j'ai vraiment pas hâte de voir ce qui va arriver après quelques semaines... parce que chez les poules, y'a pas juste des oeufs qui sortent.
2-) L'organisme qui fait la promotion de ça, c'est le Collectif en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD). Calvaire, y'a tu moyen d'avoir un organisme qui n'essaie pas de se faire un acronyme cute avec son nom?
Imputabilité prédictive
J'avais fait des prédictions sur le Tour 2010... voyons ce que ça a donné.
Prologue (3 juillet) : Prologue à Rotterdam 8.9km
Je disais: Une étape pour Cancellara...
Ce qui est arrivé: En plein ça.
Étape 1 (4 juillet): Rotterdam - Bruxelles 223.5km
Je disais: Bordures quasi assurées, mais comme ils passent là très tôt dans l'étape (avant même la diffusion télé ici) on ne les verra probablement pas. (...) Cavendish devrait gagner ça
Ce qui est arrivé: Pas vraiment de bordures. Cavendish a foiré le sprint (quand la route tourne, il faut tourner aussi), Petacchi a gagné.
Étape 2 (5 juillet): Bruxelles - Spa 201km
Je disais: une chance à des attaquants comme Voeckler ou à des sprinteurs plus polyvalents comme Freire ou Hushovd. Allons-y pour le norvégien.
Ce qui est arrivé: Le festival de le chute. Course neutralisée derrière, ce qui a bien fait l'affaire de Chavanel (un attaquant justement).
Étape 3 (6 juillet): Wanze - Arenberg Porte du Hainaut 213km
Je disais: Le Tour peut se perdre ici pour un des favoris s'il est malchanceux. (...) un gars comme Boonen n'a rien à faire du général, et pas de coureur à protéger... cette étape est vraiment pour lui.
Ce qui est arrivé: Frank Schleck a certainement perdu le Tour là (ainsi qu'un bout de clavicule). D'autres favoris ont perdu du temps aussi. Pour Boonen, il aurait d'abord fallu qu'il prenne le départ du Tour, mais bon il était blessé. Hushovd a gagné.
Étape 4 (7 juillet): Cambrai - Reims 153.5km
Je disais: Plat et probablement platte. Ça va être une échappée qui va se faire reprendre à deux km de l'arrivée. (...) Farrar
Ce qui est arrivé: Pas mal ça, sauf que Petacchi a gagné (encore un sprint foiré par Cavendish).
Étape 5 (8 juillet): Épernay-Montargis 187.5 km
Je disais: Pas mal une répétition de la veille (...) Robbie McEwen
Ce qui est arrivé: Robbie s'étant pêté la gueule la veille (merci caméraman imbécile), il n'était pas trop à l'aise pour sprinter et Cavendish en a finalement gagné une.
Étape 6 (9 juillet): Montargis-Gueugnon 227.5 km
Je disais: Pour briser la routine, mettons que le peloton va échapper celle-là et l'échappée va s'imposer par quelques secondes même si la logique prédit une arrivée au sprint. On est dûs pour un vainqueur français, alors Dumoulin.
Ce qui est arrivé: Pas mal ça, sauf que l'échappée a été reprise et Cavendish en a gagné une autre. Au moins il y avait déjà eu une victoire française.
Étape 7 (10 juillet): Tournus-Station des Rousses 165.5km
Je disais: (...) ce qui devrait donner des munitions aux chasseurs d'étapes. Quoique ça finit en montée... (...) Edvald Boasson Hagen
Ce qui est arrivé: Superbe échappée de Chavanel (et il a battu un joli groupe pour aller chercher ça en solo) pour sa deuxième victoire d'étape du Tour.
Étape 8 (11 juillet): Station des Rousses-Morzine-Avoriaz 189 km
Je disais: Je vois probablement un peu une répétition de l'étape d'Arcalis l'an passé: une grimpeur potable qui n'a pas de leader à défendre mais sans ambitions pour la victoire au général qui va chercher l'étape alors que du côté des favoris les écarts sont minces. Fédrigo tiens, même si ça m'étonnerait.
Ce qui est arrivé: J'étais dans le champ. Andy Schleck a gagné ça, alors on est loin du grimpeur sans ambitions au général. Par contre les écarts sont restés minces, sauf pour un certain texan...
Étape 9 (13 juillet): Morzine-Avoriaz-Saint-Jean-de-Maurienne 204.5 km
Je disais: Là, c'est pour pur grimpeur... par contre l'arrivée et au pied d'une loooooongue descente, alors un super descendeur pourrait aller la chercher. Alors on va y aller avec le champion du monde en titre, Evans
Ce qui est arrivé: Evans avait le coude cassé, et c'est là qu'on l'a su. Pauvre de lui, il était loin derrière. Casar (pas un pur grimpeur, loin de là) a gagné tout juste devant Contador, Schleck et une couple d'autres, prouvant que la fortune sourit aux audacieux.
Étape 10 (14 juillet): Chambéry-Gap 179km
Je disais: Celle-là semble de toute évidence promise aux attaquants. Et en plus, c'est le 14 juillet, alors les français seront déchaînés. Ça va attaquer beaucoup (...) Célébrons la prise de la Bastille par une victoire de Sandy Casar
Ce qui est arrivé: J'étais une journée trop tard pour Casar. Sergio Paulinho a bien géré l'échappée pour gagner.
Étape 11 (15 juillet): Sisteron-Bourg-lès-Valence 184.5 km
Je disais: Journée tranquille qui se finira au sprint par une victoire de Caven... ah non je l'ai déjà dit lui. (...), mais plus pour rire que d'autre chose: Petacchi.
Ce qui est arrivé: Cavendish a gagné. Et Pettachi n'était pas un choix si rigolo que ça, il a gagné le maillot vert, le vieux crisse!
Étape 12 (16 juillet): Bourg-de-Péage-Mende 210.5km
Je disais: Oh celle là va jouer des tours. (...) pour les gars explosifs. Il y a quelques années, j'aurais dit Vinokourov mais avec l'âge il semble avoir justement perdu un peu de son punch. Ça pourrait être bon pour Frank Schleck, mais pourra-t-il attaquer vraiment, il va être très surveillé. Ça aurait été bon pour Cunego chez Lampre, mais pas sûr qu'il y soit. Je verrais bien un gars de Katusha aller chercher ça, un Ivanov peut-être. Ou Kirchen. En tout cas, c'est imprévisible et j'aime ça.
Ce qui est arrivé: Superbe fin d'étape, et il y a eu des écarts. Vinokourov a failli la gagner, Cunego s'est essayé... et c'est un Katusha qui a gagné, JJ Rodriguez.
Étape 13 (17 juillet): Rodez-Revel 196 km
Je disais: Parcours pas foncièrement difficile, mais ça devrait sourir à un attaquant, surtout à cause de la côte à 8km de l'arrivée. On approche des Pyrénées et de l'Espagne, pourquoi pas Luis Leon Sanchez?
Ce qui est arrivé: Il y a eu une attaque dans la bosse à 8km de l'arrivée. Et c'est ce vieux rusé de Vinokourov qui est allé la chercher.
Étape 14 (18 juillet): Revel-Ax 3 Domaines 184.5 km
Je disais: (...) Ça finit raide avec un hors catégorie (Port de Pailhères) que je ne connais pas vraiment, puis la montée vers Ax 3 Domaines. Là, les gros noms vont se montrer. (...) Et qui dit favori dit Contador. C'est là qu'il va gagner le Tour.
ll n'a pas gagné le Tour là. Lui et Schleck ont joué à "après-vous monsieur", personne ne voulant faire l'effort. Ça a souri à Menchov et Samuel Sanchez, mais surtout à Christophe Riblon, héroïque survivant d'une longue échappée.
Étape 15 (19 juillet): Pamiers-Bagnères-de-Luchon 187 km
Je disais: Finale en descente, pourquoi pas Samuel Sanchez, s'il fait le Tour?
Ce qui est arrivé: Ah, le célèbre dérailleurgate. Saut de chaîne de Schleck, attaque controversée de Contador, victoire de Voeckler (encore une échappée se rendant au bout!)
Étape 16 (20 juillet): Bagnères-de-Luchon-Pau 199.5 km
Je disais: Vu la difficulté de l'étape, les premiers cols du jours seront montés bien tranquillement... et au bout du compte après l'Aubisque, ça va se regrouper un peu. Pas un peloton complet, mais une couple de bons coureurs assurément. Ça devrait donner une belle chasse dans la vallée et probablement un mini sprint. Et allons-y dans une prédiction de vieux controversé (...) Vinokourov!
Ce qui est arrivé: Les cols ont été montés à vive allure, il y a eu une échappée royale avec un vieux controversé (plus texan que kazakh) et Fédrigo a gagné.
Étape 17 (22 juillet): Pau-Col du Tourmalet 174km
Je disais: À ce stade, je pense que Contador aura déjà gagné le Tour; pour cette étape il va finir deuxième tout juste dans la roue d'Andy Schleck.
Ce qui est arrivé: Le Tour n'était pas gagné en bas du Tourmalet, mais rendu en haut, il l'était. Contador a fini deuxième dans la roue de Schleck. Prédiction parfaite!
Étape 18 (23 juillet): Salies-de-Béarn-Bordeaux 198km
Je disais: Bon, quel sprinteur n'a pas encore gagné? Freire?
Ce qui est arrivé: Encore cet enfoiré de Cavendish.
Étape 19 (24 juillet): Bordeaux-Pauillac 52 km
Je disais: L'étape anti-Schleck. (...) Cancellara pourrait gagner ça, mais il va s'être dépensé pas mal en montagne pour aider les Schleck (qui vont manger une volée ici). Ça, et le fait que comme je l'ai mis gagnant du prologue, je ne peux pas le remettre ici. (...) David Millar Ce qui est arrivé: Millar était décrissé, Cancellara a gagné et Schleck a très bien fait.
Étape 20 (25 juillet): Longjumeau-Paris Champs-Élysées 102.5 km
Je disais: La grosse étape semi-parade où ça s'anime seulement rendu aux Champs. (...) Cavendish
Ce qui est arrivé: Ben oui, Cavendish.
Prologue (3 juillet) : Prologue à Rotterdam 8.9km
Je disais: Une étape pour Cancellara...
Ce qui est arrivé: En plein ça.
Étape 1 (4 juillet): Rotterdam - Bruxelles 223.5km
Je disais: Bordures quasi assurées, mais comme ils passent là très tôt dans l'étape (avant même la diffusion télé ici) on ne les verra probablement pas. (...) Cavendish devrait gagner ça
Ce qui est arrivé: Pas vraiment de bordures. Cavendish a foiré le sprint (quand la route tourne, il faut tourner aussi), Petacchi a gagné.
Étape 2 (5 juillet): Bruxelles - Spa 201km
Je disais: une chance à des attaquants comme Voeckler ou à des sprinteurs plus polyvalents comme Freire ou Hushovd. Allons-y pour le norvégien.
Ce qui est arrivé: Le festival de le chute. Course neutralisée derrière, ce qui a bien fait l'affaire de Chavanel (un attaquant justement).
Étape 3 (6 juillet): Wanze - Arenberg Porte du Hainaut 213km
Je disais: Le Tour peut se perdre ici pour un des favoris s'il est malchanceux. (...) un gars comme Boonen n'a rien à faire du général, et pas de coureur à protéger... cette étape est vraiment pour lui.
Ce qui est arrivé: Frank Schleck a certainement perdu le Tour là (ainsi qu'un bout de clavicule). D'autres favoris ont perdu du temps aussi. Pour Boonen, il aurait d'abord fallu qu'il prenne le départ du Tour, mais bon il était blessé. Hushovd a gagné.
Étape 4 (7 juillet): Cambrai - Reims 153.5km
Je disais: Plat et probablement platte. Ça va être une échappée qui va se faire reprendre à deux km de l'arrivée. (...) Farrar
Ce qui est arrivé: Pas mal ça, sauf que Petacchi a gagné (encore un sprint foiré par Cavendish).
Étape 5 (8 juillet): Épernay-Montargis 187.5 km
Je disais: Pas mal une répétition de la veille (...) Robbie McEwen
Ce qui est arrivé: Robbie s'étant pêté la gueule la veille (merci caméraman imbécile), il n'était pas trop à l'aise pour sprinter et Cavendish en a finalement gagné une.
Étape 6 (9 juillet): Montargis-Gueugnon 227.5 km
Je disais: Pour briser la routine, mettons que le peloton va échapper celle-là et l'échappée va s'imposer par quelques secondes même si la logique prédit une arrivée au sprint. On est dûs pour un vainqueur français, alors Dumoulin.
Ce qui est arrivé: Pas mal ça, sauf que l'échappée a été reprise et Cavendish en a gagné une autre. Au moins il y avait déjà eu une victoire française.
Étape 7 (10 juillet): Tournus-Station des Rousses 165.5km
Je disais: (...) ce qui devrait donner des munitions aux chasseurs d'étapes. Quoique ça finit en montée... (...) Edvald Boasson Hagen
Ce qui est arrivé: Superbe échappée de Chavanel (et il a battu un joli groupe pour aller chercher ça en solo) pour sa deuxième victoire d'étape du Tour.
Étape 8 (11 juillet): Station des Rousses-Morzine-Avoriaz 189 km
Je disais: Je vois probablement un peu une répétition de l'étape d'Arcalis l'an passé: une grimpeur potable qui n'a pas de leader à défendre mais sans ambitions pour la victoire au général qui va chercher l'étape alors que du côté des favoris les écarts sont minces. Fédrigo tiens, même si ça m'étonnerait.
Ce qui est arrivé: J'étais dans le champ. Andy Schleck a gagné ça, alors on est loin du grimpeur sans ambitions au général. Par contre les écarts sont restés minces, sauf pour un certain texan...
Étape 9 (13 juillet): Morzine-Avoriaz-Saint-Jean-de-Maurienne 204.5 km
Je disais: Là, c'est pour pur grimpeur... par contre l'arrivée et au pied d'une loooooongue descente, alors un super descendeur pourrait aller la chercher. Alors on va y aller avec le champion du monde en titre, Evans
Ce qui est arrivé: Evans avait le coude cassé, et c'est là qu'on l'a su. Pauvre de lui, il était loin derrière. Casar (pas un pur grimpeur, loin de là) a gagné tout juste devant Contador, Schleck et une couple d'autres, prouvant que la fortune sourit aux audacieux.
Étape 10 (14 juillet): Chambéry-Gap 179km
Je disais: Celle-là semble de toute évidence promise aux attaquants. Et en plus, c'est le 14 juillet, alors les français seront déchaînés. Ça va attaquer beaucoup (...) Célébrons la prise de la Bastille par une victoire de Sandy Casar
Ce qui est arrivé: J'étais une journée trop tard pour Casar. Sergio Paulinho a bien géré l'échappée pour gagner.
Étape 11 (15 juillet): Sisteron-Bourg-lès-Valence 184.5 km
Je disais: Journée tranquille qui se finira au sprint par une victoire de Caven... ah non je l'ai déjà dit lui. (...), mais plus pour rire que d'autre chose: Petacchi.
Ce qui est arrivé: Cavendish a gagné. Et Pettachi n'était pas un choix si rigolo que ça, il a gagné le maillot vert, le vieux crisse!
Étape 12 (16 juillet): Bourg-de-Péage-Mende 210.5km
Je disais: Oh celle là va jouer des tours. (...) pour les gars explosifs. Il y a quelques années, j'aurais dit Vinokourov mais avec l'âge il semble avoir justement perdu un peu de son punch. Ça pourrait être bon pour Frank Schleck, mais pourra-t-il attaquer vraiment, il va être très surveillé. Ça aurait été bon pour Cunego chez Lampre, mais pas sûr qu'il y soit. Je verrais bien un gars de Katusha aller chercher ça, un Ivanov peut-être. Ou Kirchen. En tout cas, c'est imprévisible et j'aime ça.
Ce qui est arrivé: Superbe fin d'étape, et il y a eu des écarts. Vinokourov a failli la gagner, Cunego s'est essayé... et c'est un Katusha qui a gagné, JJ Rodriguez.
Étape 13 (17 juillet): Rodez-Revel 196 km
Je disais: Parcours pas foncièrement difficile, mais ça devrait sourir à un attaquant, surtout à cause de la côte à 8km de l'arrivée. On approche des Pyrénées et de l'Espagne, pourquoi pas Luis Leon Sanchez?
Ce qui est arrivé: Il y a eu une attaque dans la bosse à 8km de l'arrivée. Et c'est ce vieux rusé de Vinokourov qui est allé la chercher.
Étape 14 (18 juillet): Revel-Ax 3 Domaines 184.5 km
Je disais: (...) Ça finit raide avec un hors catégorie (Port de Pailhères) que je ne connais pas vraiment, puis la montée vers Ax 3 Domaines. Là, les gros noms vont se montrer. (...) Et qui dit favori dit Contador. C'est là qu'il va gagner le Tour.
ll n'a pas gagné le Tour là. Lui et Schleck ont joué à "après-vous monsieur", personne ne voulant faire l'effort. Ça a souri à Menchov et Samuel Sanchez, mais surtout à Christophe Riblon, héroïque survivant d'une longue échappée.
Étape 15 (19 juillet): Pamiers-Bagnères-de-Luchon 187 km
Je disais: Finale en descente, pourquoi pas Samuel Sanchez, s'il fait le Tour?
Ce qui est arrivé: Ah, le célèbre dérailleurgate. Saut de chaîne de Schleck, attaque controversée de Contador, victoire de Voeckler (encore une échappée se rendant au bout!)
Étape 16 (20 juillet): Bagnères-de-Luchon-Pau 199.5 km
Je disais: Vu la difficulté de l'étape, les premiers cols du jours seront montés bien tranquillement... et au bout du compte après l'Aubisque, ça va se regrouper un peu. Pas un peloton complet, mais une couple de bons coureurs assurément. Ça devrait donner une belle chasse dans la vallée et probablement un mini sprint. Et allons-y dans une prédiction de vieux controversé (...) Vinokourov!
Ce qui est arrivé: Les cols ont été montés à vive allure, il y a eu une échappée royale avec un vieux controversé (plus texan que kazakh) et Fédrigo a gagné.
Étape 17 (22 juillet): Pau-Col du Tourmalet 174km
Je disais: À ce stade, je pense que Contador aura déjà gagné le Tour; pour cette étape il va finir deuxième tout juste dans la roue d'Andy Schleck.
Ce qui est arrivé: Le Tour n'était pas gagné en bas du Tourmalet, mais rendu en haut, il l'était. Contador a fini deuxième dans la roue de Schleck. Prédiction parfaite!
Étape 18 (23 juillet): Salies-de-Béarn-Bordeaux 198km
Je disais: Bon, quel sprinteur n'a pas encore gagné? Freire?
Ce qui est arrivé: Encore cet enfoiré de Cavendish.
Étape 19 (24 juillet): Bordeaux-Pauillac 52 km
Je disais: L'étape anti-Schleck. (...) Cancellara pourrait gagner ça, mais il va s'être dépensé pas mal en montagne pour aider les Schleck (qui vont manger une volée ici). Ça, et le fait que comme je l'ai mis gagnant du prologue, je ne peux pas le remettre ici. (...) David Millar Ce qui est arrivé: Millar était décrissé, Cancellara a gagné et Schleck a très bien fait.
Étape 20 (25 juillet): Longjumeau-Paris Champs-Élysées 102.5 km
Je disais: La grosse étape semi-parade où ça s'anime seulement rendu aux Champs. (...) Cavendish
Ce qui est arrivé: Ben oui, Cavendish.
2010-07-20
J'ai fait un tour de blindé ce matin!
Enfin, de vélo blindé.
De Bixi, si vous préférez.
Et pas juste ce matin, un peu cet après-midi (tant qu'à avoir un truc 24h, aussi bien en profiter).
Oui je suis en retard, mais bon, c'était ma première fois (c'est bien fin un Bixi, mais j'aime quand même mieux mon Argon 18), alors laissez-moi mes quelques minutes de fierté.
Impressions:
Disponibilité: Facile. J'étais chez un client, j'avais à revenir au bureau. À pied / métro, c'était facilement un 20-25min. En Bixi, j'estimais ça à 10 min (c'est pas mal ça d'ailleurs). À environ 100m du bureau du client, une mégastation Bixi (McGill / de la Commune, pratiquement 40 vélos). À l'arrivée près du bureau (Charlevoix / Duvernay), 100% libre. En sortant du Métro Laurier en après-midi, plusieurs vélos.
Système de paiement: Simple, et efficace. Facile à comprendre.
Solidité du vélo: Un blindé. À un moment donné, j'ai sauté semi-délibérément pris une chaîne de trottoir par le bout où elle remonte (le tout dûe à un comportement hasardeux du vélo)... le vélo a fait un beau bruit, mais il a continué à rouler de façon impeccable ensuite. Avec mon vélo personnel, j'aurais certainement pogné un flat et/ou voilé ma roue. La selle ne semblait pas super solide par contre, elle avait un vague mouvement latéral plutôt énervant. Par contre dans le vélo de l'après-midi, la selle était stable (quoique légèrement croche je pense).
Comportement: Ce matin, je trouvais que la direction était la grosse faiblesse. C'était lousse, pas du tout précis. Je n'aimerais pas être pris à faire une manoeuvre d'urgence avec un tel vélo, le comportement me semblait un peu imprévisible. Le freinage me semblait un peu déficient aussi, pas idéal en ville, mais encore là, ça varie probablement d'un vélo à l'autre. Et comme de fait, en après-midi, la direction était plus assurée et les freins plus nerveux. C'est sûr qu'un blindé comme ça est plutôt vache en accélération, mais quand même, un coup la vitesse de croisière atteinte, ça se tenait bien, agréable surprise.
Dérailleur: Les deux étaient un trois vitesses, et c'était un peu limité. Je sais qu'il y en a des 7 dans le réseau, serais curieux de les voir. J'aurais dû checker avant de partir le matin (je l'ai fait l'après-midi), au nombre de vélos qu'il y avait à la station... Le gros braquet était celui que j'ai utilisé quasiment tout le long sur le plat, il était très raisonnable, mais dans un faux plat descendant, il ne fournissait pas. Le deuxième braquet était bien dans les petites côtes (ex: quand la piste du Canal Lachine passe sous la rue des Seigneurs et remonte l'autre bord). La plus petit braquet était ridiculement bas, avec ça on pourrait monter n'importe quoi sans problèmes. Ça doit être dur ce vélo là en haut de 30km/h sur le plat, le braquet n'est pas favorable à ça. À noter que le dérailleur du vélo de l'après-midi était un peu désajusté, les changements de vitesses ne marchaient pas super bien.
Confort: Moyen. Faut dire que je déteste les grosses selles, alors ça n'aide pas. La position de conduite est plutôt correcte, très haute, bonne vue à l'avant. Je me trouvais haut, mais c'est sûr que c'est une question d'habitude par rapport à mon vélo habituel qui a une position beaucoup plus basse. Et en ville, être en hauteur dressé comme ça n'est pas forcément une mauvaise chose puisqu'une voiture va mieux nous voir. Les bosses et autres craques de rues étaient quand même atténuées, j'ai déjà eu des vélos qui brassaient pas mal plus que ça. À vitesse un peu plus élevée, le vélo semblait quand même solide et stable. La chaîne était bruyante, mais pour un vélo perpétuellement dehors à usage intensif, c'est normal.
Le verdict: Pour un court déplacement du point A au point B, très intéressant. Simple d'utilisation, solide. Comportement du vélo un peu ordinaire, mais avec tout le monde qui passe dessus, c'est un peu normal.
De Bixi, si vous préférez.
Et pas juste ce matin, un peu cet après-midi (tant qu'à avoir un truc 24h, aussi bien en profiter).
Oui je suis en retard, mais bon, c'était ma première fois (c'est bien fin un Bixi, mais j'aime quand même mieux mon Argon 18), alors laissez-moi mes quelques minutes de fierté.
Impressions:
Disponibilité: Facile. J'étais chez un client, j'avais à revenir au bureau. À pied / métro, c'était facilement un 20-25min. En Bixi, j'estimais ça à 10 min (c'est pas mal ça d'ailleurs). À environ 100m du bureau du client, une mégastation Bixi (McGill / de la Commune, pratiquement 40 vélos). À l'arrivée près du bureau (Charlevoix / Duvernay), 100% libre. En sortant du Métro Laurier en après-midi, plusieurs vélos.
Système de paiement: Simple, et efficace. Facile à comprendre.
Solidité du vélo: Un blindé. À un moment donné, j'ai sauté semi-délibérément pris une chaîne de trottoir par le bout où elle remonte (le tout dûe à un comportement hasardeux du vélo)... le vélo a fait un beau bruit, mais il a continué à rouler de façon impeccable ensuite. Avec mon vélo personnel, j'aurais certainement pogné un flat et/ou voilé ma roue. La selle ne semblait pas super solide par contre, elle avait un vague mouvement latéral plutôt énervant. Par contre dans le vélo de l'après-midi, la selle était stable (quoique légèrement croche je pense).
Comportement: Ce matin, je trouvais que la direction était la grosse faiblesse. C'était lousse, pas du tout précis. Je n'aimerais pas être pris à faire une manoeuvre d'urgence avec un tel vélo, le comportement me semblait un peu imprévisible. Le freinage me semblait un peu déficient aussi, pas idéal en ville, mais encore là, ça varie probablement d'un vélo à l'autre. Et comme de fait, en après-midi, la direction était plus assurée et les freins plus nerveux. C'est sûr qu'un blindé comme ça est plutôt vache en accélération, mais quand même, un coup la vitesse de croisière atteinte, ça se tenait bien, agréable surprise.
Dérailleur: Les deux étaient un trois vitesses, et c'était un peu limité. Je sais qu'il y en a des 7 dans le réseau, serais curieux de les voir. J'aurais dû checker avant de partir le matin (je l'ai fait l'après-midi), au nombre de vélos qu'il y avait à la station... Le gros braquet était celui que j'ai utilisé quasiment tout le long sur le plat, il était très raisonnable, mais dans un faux plat descendant, il ne fournissait pas. Le deuxième braquet était bien dans les petites côtes (ex: quand la piste du Canal Lachine passe sous la rue des Seigneurs et remonte l'autre bord). La plus petit braquet était ridiculement bas, avec ça on pourrait monter n'importe quoi sans problèmes. Ça doit être dur ce vélo là en haut de 30km/h sur le plat, le braquet n'est pas favorable à ça. À noter que le dérailleur du vélo de l'après-midi était un peu désajusté, les changements de vitesses ne marchaient pas super bien.
Confort: Moyen. Faut dire que je déteste les grosses selles, alors ça n'aide pas. La position de conduite est plutôt correcte, très haute, bonne vue à l'avant. Je me trouvais haut, mais c'est sûr que c'est une question d'habitude par rapport à mon vélo habituel qui a une position beaucoup plus basse. Et en ville, être en hauteur dressé comme ça n'est pas forcément une mauvaise chose puisqu'une voiture va mieux nous voir. Les bosses et autres craques de rues étaient quand même atténuées, j'ai déjà eu des vélos qui brassaient pas mal plus que ça. À vitesse un peu plus élevée, le vélo semblait quand même solide et stable. La chaîne était bruyante, mais pour un vélo perpétuellement dehors à usage intensif, c'est normal.
Le verdict: Pour un court déplacement du point A au point B, très intéressant. Simple d'utilisation, solide. Comportement du vélo un peu ordinaire, mais avec tout le monde qui passe dessus, c'est un peu normal.
2010-07-14
Visitez la Belgique et les Pays-Bas en quelques paragraphes!
À bien y penser, je n'ai même pas raconté mon voyage d'avril ici!
1er avril (no joke!): Départ de l'Aéropet Trudeau. On se retrouve dans un voyage "autobus scolaire" en avion... plein d'équipes de soccer de fillettes de 13-14 ans qui en sont à leur premier voyage loin de la maison. Ça jacasse toute la nuit. Sans compter le ticoune qui pensait que mon siège était une prise pour l'aider à chaque fois qu'il voulait se lever (genre aux 15 minutes). Même trois mois plus tard, je suis encore surpris que j'en aie pas sluggé un pendant le vol pour faire peur aux autres.
2 avril: Le départ de voyage d'enfer continue... auto pas prête. Faut attendre jusqu'à midi, ce qui implique qu'on va faire de la route tard sur le décalage horaire. En attendant on se plante au Novotel pour y luncher (gracieuseté de la compagnie d'auto) et le système d'alarme y part. Pendant 20 minutes. Calvaire. Finalement on prend la route, temps un peu gris, on passe à Amiens pour y voir des bixis locaux, la très belle cathédrale, un genre de canal que je trouvais sympa au début et que je trouve maintenant horriblement hideux... passage sur une petite route tortillonne près de Vers Sur Selle (quel nom!) et on arrive à Arras, une très belle ville, nettemement plus joli que ce que j'anticipais. La Grand Place est spectaculaire, et en plus le Soleil se pointe un peu.
3 avril: Décalage horaire: BUSTÉ! Grosse nuit de sommeil, numéro 1 le lendemain. On prend la route du nord, mais indirectement. On se retrouve à la Trouée d'Aremberg, secteur mythique de Paris-Roubaix. Je ne comprend pas comment les gars roulent là-dessus. Vraiment impressionnant. De là, on passe au Carrefour de l'Arbre, à peine moins magané. Traversée en Belgique, on découvre les Vlaamse Ardennen ou quelque chose du genre. Près d'Oudenaarde, on cherche notre Bed and Breakfast en roulant au travers de plusieurs centaines de cyclistes (pas de jokes!) qui font la cyclosportive du Tour des Flandres. Un peu par hasard, on finit par trouver la place, superbe accueil, j'y retournerais demain. On soupçonne le proprio d'être le Roi des Belges, en tout cas c'est le titre qu'on lui a donné à son insu. Souper en ville à Oudenaarde où on rencontre la gang (très sympa) de Podium Café.
4 avril: Le jour du Tour des Flandres! On commence par le musée le matin (bien, quoique peu traduit). À la sortie, on croise quelques amis de Podium Café avec qui on va covoiturer jusqu'à Geraardsbergen dans le Kapelmuur. On y voit passer la course des femmes, des espagnols saoûlons, des norvégiens, un imitateur d'Eddy Merckx et finalement la course des hommes qui se joue carrément devant nous. Si c'est tu pas génial ça.
5 avril: On décide de prolonger d'une nuit à notre B&B puisque le Roi des Belges est fondamentalement cool (il nous a introduit au Speculoos). On va donc aller visiter Bruxelles pendant la journée et revenir le soir. On prend le train à Zottegem, on arrive dans la capitale. Bien, sauf que c'est lundi, et férié en plus. Beaucoup de stock fermé (musées). Belle ville pour se promener par contre, surtout dans le centre (en dehors, ça craint un peu). Simon fait ses achats de houblon pour le reste du voyage, il aurait dû acheter un sherpa aussi pour traîner ça. On voit quand même un livre d'un personnage sosie de Gilles Duceppe, des murales de fifelos, le Manneken-Pis, le palais du faux roi des Belges (le vrai étant à Horebeke).
6 avril: On quitte notre royal B&B à regret. Visite du Koppenberg qui est tout près, puis du Oude Kwaremont. Encore là, des côtes pavées assez insensées. Route vers Brugge, certainement la plus belle ville de Belgique (et certainement les tarifs de parking les plus exhorbitants de Belgique). Très très belle ville, canaux, rues étroites... on se trouve un hôtel au coeur de la ville historique. En fin de journée quand les bus de touristes quittent, ça devient fort agréable.
7 avril: Départ vers Antwerpen. Ville plutôt décevante malgré un resto Da Giovanni. On assiste au départ du Scheldeprijs Vlandeeren, on a manqué la zone des autobus pour voir les coureurs, mais on les a bien vus pour aller aux signatures. Le reste de la ville est pas terrible, mais peut-être qu'on est sévères après avoir vu Brugge et Bruxelles. On traverse aux Pays-Bas à Putte (et oui, il y a des magasins érotiques à Putte), et déjà c'est le coup de coeur. Très vert, pistes cyclables partout, wow. Après avoir gossé dans Bergen op Zoom, on va virer à Willemstad. Un grand moment de l'histoire. C'est tout petit, mais il y a un office du tourisme. Il nous envoie à un petit B&B... on y va. On cogne. Juste comme on se dit "il n'y a personne", un espèque de péquenaud local nous ouvre... pense qu'on l'a tiré de sa sieste. Il nous envoie sa femme qui ne semble être jamais allé plus loin qu'à 15km de son village. On prend la chambre qui a l'avantage d'être pas chère. Mais c'est aussi frette et humide... plutôt inconfortable. Et je ne parle pas du rocket car dans l'entrée, des nains de jardins décapités et de la vieille scie rouillée qui pend. Particulier. En soirée la dame nous offre du thé (oh que ça a fait du bien) et un autre client de la place (un régulier, incroyable) se met à nous jaser... un monsieur qui a voyagé beaucoup, plutôt instruit. Belle rencontre dans ce bled miteux.
8 avril: On quitte quand même de bonne heure le matin. La dame nous donne du pain en masse, de quoi toffer jusqu'au soir quasiment. On visite le secteur près de Gorinchem, Bleskengraaf... vraiment un beau coin, petites rues très étroites sur le bord de canaux. On arrive à Kinderdijk, site d'une vingtaine de moulins historiques. On passe ensuite à Gouda (comme le fromage) où on nourrit les canards avec les restes du pain (et où on s'achète du fromage). Finalement on se rend a Delft, une magnifique petite ville. Un des plus jolis endroits de Hollande à mon avis. On trouve un hôtel à l'opposé de la veille: moderne, confortable, flambant neuf. Normalement ça aurait été trop cher, mais comme ça venait d'ouvrir, le solde était intéressant.
9 avril: On quitte la belle ville de Delft pour reprendre le chemin du sud. Visite des barrages de l'Escaut (merveille d'ingénierie), de Middelburg et de sa région (plages de Westkapelle). À Vlissingen, on prend le tunnel pour rentrer en Belgique. On passe à Gent un peu en coup de vent... pas d'hôtel en ville et il se fait tard, on doit escamoter la visite de cette ville un peu inégale (parfois moche, parfois spectaculaire). J'aurais aimé y passer plus de temps. On y achète quand même le nougat le plus rip-off au monde. On continue donc et on cherche... Waregem, rien. À Kortrijk, on trouve juste des pancartes qui font tourner en rond. Finalement on se rend jusqu'en France. On zigonne dans la laide ville de Tourcoing (en tout cas à la brunante c'était pas vendeur) et finalement on trouve de quoi à la limite de Roubaix. Pas cher, mais avec wifi. On prend ce qu'on peut...
10 avril: Tant qu'à être à Roubaix, on va voir le vélodrôme de Roubaix, arrivée de la mythique course (qui aura lieu le lendemain). Le vélodrôme est bien, le quartier autour ne l'est pas. On longe ensuite la frontière vers le nord-ouest. Passage au Kemmelberg trouvé par hasard, passage à l'abbaye de Westvleteren pour la bière de Simon... passage au bunker nazi d'Éperlecques (base de lancement de V2) où on croise des touristes poches et un chien hyperactif. Le tout se termine à Bergues qui est très touristique à cause d'un certain film. Belle petite ville quand même, ils ont bien choisi. Hôtel typiquement français me faisant penser à beaucoup de places où j'ai couché dans des voyages passés.
11 avril: Autoroute vers Lille, une merveille de moins en moins secrète du nord de la France. Très belle ville encore une fois, tranquille en ce dimanche matin. On va ensuite au sud. Malheureusement le secteur que je visais pour aller voir Paris-Roubaix est inaccessible, les routes sont déjà barrées. On en trouve un autre, Pont-Thibaut. Moins rough que ce que j'aurais voulu, mais spectaculaire pareil. On voit les juniors passer, on jase avec un vrai chti à l'accent local, et on voit passer Cancellara comme une bombe. Tout un coureur celui-là. Quand la course finit de passer, on prend le chemin du nord pour retourner aux Pays-Bas (heureusement que les distances sont courtes!). Et là, on cherche. Dordrecht, Breda, Gorinchem... finalement on trouve de quoi tard à Meerkerk sur le bord de l'autoroute. On prend ce qu'on peut. Disons qu'en Hollande, c'est moins facile qu'en France se loger.
12 avril: On continue au nord. On va sur l'île du Flevoland, dernière province des Pays-Bas gagnée sur la mer. Très rural, et parfois on roule plus bas que l'eau à côté. Intéressant. On passe ensuite près des lacs de Giethoorn, et on visite aussi Hindeloopen (avec le recul, on aurait dû y arrêter un peu plus). Longue digue du nord (très dull, déception) et finalement on arrive à Den Helder, départ du traversier vers Texel. Il est cher, mais ça vaut vraiment la peine. Texel est magnifique. Dès qu'on y arrive, on décroche. Endroit magique!
13 avril: On loue des vélos (on est aux Pays-Bas quand même) et on part à la découverte de Texel. Routes rurales, belles pistes cyclables en retrait, aménagements incroyables. Une superbe randonnée dans un endroit où je retournerais rouler n'importe quand. C'est vraiment un endroit qu'on se doit de visiter quand on va en Hollande. On quitte à regret la région (on aurait pu y passer une journée de plus) pour redescendre au sud. Entre Den Helder et Amsterdam, c'est un peu quelconque. Et évidemment, on en arrache pour trouver du logement. Ça prend l'aide d'un McDo et de son wifi pour trouver de quoi en solde à Nieuw Vennep. Bel hôtel (pas en liquidation on aurait pas eu les moyens!) malgré une peinture un peu spéciale dans l'entrée.
14 avril: On pensait avoir fait un bon coup... on avait réservé de quoi pour ce soir. Mais quand on y arrive, ça ne marche pas, mauvaises infos. Calvaire. Je commence à penser à mettre une croix sur Amsterdam, mais finalement on trouve un bureau touristique à Edam qui nous trouve une place géniale à Edam même. On a une petite maison (pas haute de plafond) pour nous, tout meublé et équipé. Wow. On décide d'aller visiter les jardins du Keukenhof, pratiquement à côté d'où on était le matin. C'est très beau, superbement aménagé. Et superbement plein de monde. Mais bon, les fleurs en Hollande, c'est thématique. Dans le peu de radio qu'on pogne, ça commence à parler d'un volcan...
15 avril: Première journée à Amsterdam. Musée Van Gogh, marche dans les rues, exploration aléatoire. Ville magnifique très dynamique, spectaculaire dans son ouverture d'esprit. Paradis des poteux et des sex-shops, mais c'est quand même très sécuritaire. C'est le genre de ville où on peut revenir souvent et toujours voir de quoi de neuf.
16 avril: Jour 2 à Amsterdam. Musée sur la résistance pendant la 2ème guerre mondiale (caricatures et illustrations incroyables dans le lobby) très bien fait. On voulait aller au Musée Maritime, mais il est en rénos. On continue donc à se promener partout. Vraiment une ville à visiter!
17 avril: On redescend vers Paris! Et là ça commence à parler de plus en plus sérieusement de volcan. Pas un vol dans le ciel... hmmm on part après-demain nous... Le ciel est voilé un peu, mais la route se fait bien, quoique c'est pas mal sur de l'autoroute tout le long et à des endroits où on a déjà passé. Dodo en banlieue de Paris.
18 avril: Bon on a l'info, on ne part pas demain. Vive les emails et tout ça, on sait que l'assurance va couvrir la suite alors on booke tout de suite de quoi carrément sur l'aéroport CdG pour le lendemain. Vive les ordis en vacances. On prend donc le chemin de Paris pour la journée où on rejoint Claire, amie néozélandaise - australienne. On passe la journée à marcher au travers de la ville lumière à jaser de tout et de rien en passant près des grands monuments.
19 avril: C'est reconfirmé, on ne part pas. Vive les volcans. On laisse l'auto (fin de location) et on se rend au même Novotel que le premier jour. Cette fois pas d'alarme, mais il faut attendre dans le lobby que la chambre soit prête. Quelle niaiserie! On y perd pas mal de temps, mais finalement on descend sur Paris en RER. Visite du Louvre toute la journée... le soir on trouve par hasard un petit resto sur Rambuteau près de Beaubourg. Je me tappe un super confit de canard, la bouffe de Simon semble excellente aussi. Petit band de jazz sur place, staff sympathique, pas cher. On garde la place en note.
20 avril: On ne part toujours pas. Pas grave, l'hôtel est encore réservé ce soir. Visite du Père Lachaise et du Musée de l'Armée aux Invalides, on a même pas le temps de tout faire! Et le soir, on retourne au même resto que la veille... cette fois je prend le couscous, oh wow. Méchante bouffe!
21 avril: Cette fois, on part. Retour en avion, belle envolée... voyage prolongé, mais être pris à Paris, ce n'est pas si mal.
1er avril (no joke!): Départ de l'Aéropet Trudeau. On se retrouve dans un voyage "autobus scolaire" en avion... plein d'équipes de soccer de fillettes de 13-14 ans qui en sont à leur premier voyage loin de la maison. Ça jacasse toute la nuit. Sans compter le ticoune qui pensait que mon siège était une prise pour l'aider à chaque fois qu'il voulait se lever (genre aux 15 minutes). Même trois mois plus tard, je suis encore surpris que j'en aie pas sluggé un pendant le vol pour faire peur aux autres.
2 avril: Le départ de voyage d'enfer continue... auto pas prête. Faut attendre jusqu'à midi, ce qui implique qu'on va faire de la route tard sur le décalage horaire. En attendant on se plante au Novotel pour y luncher (gracieuseté de la compagnie d'auto) et le système d'alarme y part. Pendant 20 minutes. Calvaire. Finalement on prend la route, temps un peu gris, on passe à Amiens pour y voir des bixis locaux, la très belle cathédrale, un genre de canal que je trouvais sympa au début et que je trouve maintenant horriblement hideux... passage sur une petite route tortillonne près de Vers Sur Selle (quel nom!) et on arrive à Arras, une très belle ville, nettemement plus joli que ce que j'anticipais. La Grand Place est spectaculaire, et en plus le Soleil se pointe un peu.
3 avril: Décalage horaire: BUSTÉ! Grosse nuit de sommeil, numéro 1 le lendemain. On prend la route du nord, mais indirectement. On se retrouve à la Trouée d'Aremberg, secteur mythique de Paris-Roubaix. Je ne comprend pas comment les gars roulent là-dessus. Vraiment impressionnant. De là, on passe au Carrefour de l'Arbre, à peine moins magané. Traversée en Belgique, on découvre les Vlaamse Ardennen ou quelque chose du genre. Près d'Oudenaarde, on cherche notre Bed and Breakfast en roulant au travers de plusieurs centaines de cyclistes (pas de jokes!) qui font la cyclosportive du Tour des Flandres. Un peu par hasard, on finit par trouver la place, superbe accueil, j'y retournerais demain. On soupçonne le proprio d'être le Roi des Belges, en tout cas c'est le titre qu'on lui a donné à son insu. Souper en ville à Oudenaarde où on rencontre la gang (très sympa) de Podium Café.
4 avril: Le jour du Tour des Flandres! On commence par le musée le matin (bien, quoique peu traduit). À la sortie, on croise quelques amis de Podium Café avec qui on va covoiturer jusqu'à Geraardsbergen dans le Kapelmuur. On y voit passer la course des femmes, des espagnols saoûlons, des norvégiens, un imitateur d'Eddy Merckx et finalement la course des hommes qui se joue carrément devant nous. Si c'est tu pas génial ça.
5 avril: On décide de prolonger d'une nuit à notre B&B puisque le Roi des Belges est fondamentalement cool (il nous a introduit au Speculoos). On va donc aller visiter Bruxelles pendant la journée et revenir le soir. On prend le train à Zottegem, on arrive dans la capitale. Bien, sauf que c'est lundi, et férié en plus. Beaucoup de stock fermé (musées). Belle ville pour se promener par contre, surtout dans le centre (en dehors, ça craint un peu). Simon fait ses achats de houblon pour le reste du voyage, il aurait dû acheter un sherpa aussi pour traîner ça. On voit quand même un livre d'un personnage sosie de Gilles Duceppe, des murales de fifelos, le Manneken-Pis, le palais du faux roi des Belges (le vrai étant à Horebeke).
6 avril: On quitte notre royal B&B à regret. Visite du Koppenberg qui est tout près, puis du Oude Kwaremont. Encore là, des côtes pavées assez insensées. Route vers Brugge, certainement la plus belle ville de Belgique (et certainement les tarifs de parking les plus exhorbitants de Belgique). Très très belle ville, canaux, rues étroites... on se trouve un hôtel au coeur de la ville historique. En fin de journée quand les bus de touristes quittent, ça devient fort agréable.
7 avril: Départ vers Antwerpen. Ville plutôt décevante malgré un resto Da Giovanni. On assiste au départ du Scheldeprijs Vlandeeren, on a manqué la zone des autobus pour voir les coureurs, mais on les a bien vus pour aller aux signatures. Le reste de la ville est pas terrible, mais peut-être qu'on est sévères après avoir vu Brugge et Bruxelles. On traverse aux Pays-Bas à Putte (et oui, il y a des magasins érotiques à Putte), et déjà c'est le coup de coeur. Très vert, pistes cyclables partout, wow. Après avoir gossé dans Bergen op Zoom, on va virer à Willemstad. Un grand moment de l'histoire. C'est tout petit, mais il y a un office du tourisme. Il nous envoie à un petit B&B... on y va. On cogne. Juste comme on se dit "il n'y a personne", un espèque de péquenaud local nous ouvre... pense qu'on l'a tiré de sa sieste. Il nous envoie sa femme qui ne semble être jamais allé plus loin qu'à 15km de son village. On prend la chambre qui a l'avantage d'être pas chère. Mais c'est aussi frette et humide... plutôt inconfortable. Et je ne parle pas du rocket car dans l'entrée, des nains de jardins décapités et de la vieille scie rouillée qui pend. Particulier. En soirée la dame nous offre du thé (oh que ça a fait du bien) et un autre client de la place (un régulier, incroyable) se met à nous jaser... un monsieur qui a voyagé beaucoup, plutôt instruit. Belle rencontre dans ce bled miteux.
8 avril: On quitte quand même de bonne heure le matin. La dame nous donne du pain en masse, de quoi toffer jusqu'au soir quasiment. On visite le secteur près de Gorinchem, Bleskengraaf... vraiment un beau coin, petites rues très étroites sur le bord de canaux. On arrive à Kinderdijk, site d'une vingtaine de moulins historiques. On passe ensuite à Gouda (comme le fromage) où on nourrit les canards avec les restes du pain (et où on s'achète du fromage). Finalement on se rend a Delft, une magnifique petite ville. Un des plus jolis endroits de Hollande à mon avis. On trouve un hôtel à l'opposé de la veille: moderne, confortable, flambant neuf. Normalement ça aurait été trop cher, mais comme ça venait d'ouvrir, le solde était intéressant.
9 avril: On quitte la belle ville de Delft pour reprendre le chemin du sud. Visite des barrages de l'Escaut (merveille d'ingénierie), de Middelburg et de sa région (plages de Westkapelle). À Vlissingen, on prend le tunnel pour rentrer en Belgique. On passe à Gent un peu en coup de vent... pas d'hôtel en ville et il se fait tard, on doit escamoter la visite de cette ville un peu inégale (parfois moche, parfois spectaculaire). J'aurais aimé y passer plus de temps. On y achète quand même le nougat le plus rip-off au monde. On continue donc et on cherche... Waregem, rien. À Kortrijk, on trouve juste des pancartes qui font tourner en rond. Finalement on se rend jusqu'en France. On zigonne dans la laide ville de Tourcoing (en tout cas à la brunante c'était pas vendeur) et finalement on trouve de quoi à la limite de Roubaix. Pas cher, mais avec wifi. On prend ce qu'on peut...
10 avril: Tant qu'à être à Roubaix, on va voir le vélodrôme de Roubaix, arrivée de la mythique course (qui aura lieu le lendemain). Le vélodrôme est bien, le quartier autour ne l'est pas. On longe ensuite la frontière vers le nord-ouest. Passage au Kemmelberg trouvé par hasard, passage à l'abbaye de Westvleteren pour la bière de Simon... passage au bunker nazi d'Éperlecques (base de lancement de V2) où on croise des touristes poches et un chien hyperactif. Le tout se termine à Bergues qui est très touristique à cause d'un certain film. Belle petite ville quand même, ils ont bien choisi. Hôtel typiquement français me faisant penser à beaucoup de places où j'ai couché dans des voyages passés.
11 avril: Autoroute vers Lille, une merveille de moins en moins secrète du nord de la France. Très belle ville encore une fois, tranquille en ce dimanche matin. On va ensuite au sud. Malheureusement le secteur que je visais pour aller voir Paris-Roubaix est inaccessible, les routes sont déjà barrées. On en trouve un autre, Pont-Thibaut. Moins rough que ce que j'aurais voulu, mais spectaculaire pareil. On voit les juniors passer, on jase avec un vrai chti à l'accent local, et on voit passer Cancellara comme une bombe. Tout un coureur celui-là. Quand la course finit de passer, on prend le chemin du nord pour retourner aux Pays-Bas (heureusement que les distances sont courtes!). Et là, on cherche. Dordrecht, Breda, Gorinchem... finalement on trouve de quoi tard à Meerkerk sur le bord de l'autoroute. On prend ce qu'on peut. Disons qu'en Hollande, c'est moins facile qu'en France se loger.
12 avril: On continue au nord. On va sur l'île du Flevoland, dernière province des Pays-Bas gagnée sur la mer. Très rural, et parfois on roule plus bas que l'eau à côté. Intéressant. On passe ensuite près des lacs de Giethoorn, et on visite aussi Hindeloopen (avec le recul, on aurait dû y arrêter un peu plus). Longue digue du nord (très dull, déception) et finalement on arrive à Den Helder, départ du traversier vers Texel. Il est cher, mais ça vaut vraiment la peine. Texel est magnifique. Dès qu'on y arrive, on décroche. Endroit magique!
13 avril: On loue des vélos (on est aux Pays-Bas quand même) et on part à la découverte de Texel. Routes rurales, belles pistes cyclables en retrait, aménagements incroyables. Une superbe randonnée dans un endroit où je retournerais rouler n'importe quand. C'est vraiment un endroit qu'on se doit de visiter quand on va en Hollande. On quitte à regret la région (on aurait pu y passer une journée de plus) pour redescendre au sud. Entre Den Helder et Amsterdam, c'est un peu quelconque. Et évidemment, on en arrache pour trouver du logement. Ça prend l'aide d'un McDo et de son wifi pour trouver de quoi en solde à Nieuw Vennep. Bel hôtel (pas en liquidation on aurait pas eu les moyens!) malgré une peinture un peu spéciale dans l'entrée.
14 avril: On pensait avoir fait un bon coup... on avait réservé de quoi pour ce soir. Mais quand on y arrive, ça ne marche pas, mauvaises infos. Calvaire. Je commence à penser à mettre une croix sur Amsterdam, mais finalement on trouve un bureau touristique à Edam qui nous trouve une place géniale à Edam même. On a une petite maison (pas haute de plafond) pour nous, tout meublé et équipé. Wow. On décide d'aller visiter les jardins du Keukenhof, pratiquement à côté d'où on était le matin. C'est très beau, superbement aménagé. Et superbement plein de monde. Mais bon, les fleurs en Hollande, c'est thématique. Dans le peu de radio qu'on pogne, ça commence à parler d'un volcan...
15 avril: Première journée à Amsterdam. Musée Van Gogh, marche dans les rues, exploration aléatoire. Ville magnifique très dynamique, spectaculaire dans son ouverture d'esprit. Paradis des poteux et des sex-shops, mais c'est quand même très sécuritaire. C'est le genre de ville où on peut revenir souvent et toujours voir de quoi de neuf.
16 avril: Jour 2 à Amsterdam. Musée sur la résistance pendant la 2ème guerre mondiale (caricatures et illustrations incroyables dans le lobby) très bien fait. On voulait aller au Musée Maritime, mais il est en rénos. On continue donc à se promener partout. Vraiment une ville à visiter!
17 avril: On redescend vers Paris! Et là ça commence à parler de plus en plus sérieusement de volcan. Pas un vol dans le ciel... hmmm on part après-demain nous... Le ciel est voilé un peu, mais la route se fait bien, quoique c'est pas mal sur de l'autoroute tout le long et à des endroits où on a déjà passé. Dodo en banlieue de Paris.
18 avril: Bon on a l'info, on ne part pas demain. Vive les emails et tout ça, on sait que l'assurance va couvrir la suite alors on booke tout de suite de quoi carrément sur l'aéroport CdG pour le lendemain. Vive les ordis en vacances. On prend donc le chemin de Paris pour la journée où on rejoint Claire, amie néozélandaise - australienne. On passe la journée à marcher au travers de la ville lumière à jaser de tout et de rien en passant près des grands monuments.
19 avril: C'est reconfirmé, on ne part pas. Vive les volcans. On laisse l'auto (fin de location) et on se rend au même Novotel que le premier jour. Cette fois pas d'alarme, mais il faut attendre dans le lobby que la chambre soit prête. Quelle niaiserie! On y perd pas mal de temps, mais finalement on descend sur Paris en RER. Visite du Louvre toute la journée... le soir on trouve par hasard un petit resto sur Rambuteau près de Beaubourg. Je me tappe un super confit de canard, la bouffe de Simon semble excellente aussi. Petit band de jazz sur place, staff sympathique, pas cher. On garde la place en note.
20 avril: On ne part toujours pas. Pas grave, l'hôtel est encore réservé ce soir. Visite du Père Lachaise et du Musée de l'Armée aux Invalides, on a même pas le temps de tout faire! Et le soir, on retourne au même resto que la veille... cette fois je prend le couscous, oh wow. Méchante bouffe!
21 avril: Cette fois, on part. Retour en avion, belle envolée... voyage prolongé, mais être pris à Paris, ce n'est pas si mal.
Ah, Lance, Lance...
Dimanche, Lance Armstrong a frappé le mur. Une bonne débarque au pied du Col de la Ramaz (pas mal sa faute) pour commencer... ensuite, dans la montée, dès que c'est devenu rough, paf, il a explosé. Décroché, incapable de suivre les meilleurs. Et après la Ramaz... il a carrément abandonné, il y a quelque chose qui a accroché dans sa tête. On a bien vu l'image où il était avec une couple d'équipiers, et tout d'un coup, ils se sont relevés. Constat: 11 minutes de retard. Tour perdu, pratiquement plus aucune chance de podium.
Juste que là, ça va. C'est cruel, mais c'est ça le sport.
Ce qui commence à me rendre "PU CAPABLE", c'est le concert d'éloges incroyables. Il a fait ci, il a fait ça...
Comprenez-moi. Avant sa première retraite, Armstrong a eu une carrière plutôt brillante (surtout au Tour de France. En dehors de ça, plutôt moyen). Quand il a pris sa première retraite, il a eu droits aux éloges bien méritées. Et même maintenant, il demeure encore un cycliste d'un bon niveau. Il fera un top 20, probablement même top 10 au Tour, ce qui n'est pas à la portée de n'importe qui.
Sauf que de là à dire qu'il va aller gagner une étape, gnagnagna et tout ça...
Depuis son retour, qu'est-ce que Lance a gagné?
Rien.
Pas une course, pas même une étape. Même pas dans des courses mineures. Enfin, à part la Nevada City Classic, un course du calendrier local américain.
Alors on peut tu se garder une tite gêne avant de lui donner des victoires comme si c'était chose facilement acquise?
Juste que là, ça va. C'est cruel, mais c'est ça le sport.
Ce qui commence à me rendre "PU CAPABLE", c'est le concert d'éloges incroyables. Il a fait ci, il a fait ça...
Comprenez-moi. Avant sa première retraite, Armstrong a eu une carrière plutôt brillante (surtout au Tour de France. En dehors de ça, plutôt moyen). Quand il a pris sa première retraite, il a eu droits aux éloges bien méritées. Et même maintenant, il demeure encore un cycliste d'un bon niveau. Il fera un top 20, probablement même top 10 au Tour, ce qui n'est pas à la portée de n'importe qui.
Sauf que de là à dire qu'il va aller gagner une étape, gnagnagna et tout ça...
Depuis son retour, qu'est-ce que Lance a gagné?
Rien.
Pas une course, pas même une étape. Même pas dans des courses mineures. Enfin, à part la Nevada City Classic, un course du calendrier local américain.
Alors on peut tu se garder une tite gêne avant de lui donner des victoires comme si c'était chose facilement acquise?
2010-07-07
Itinéraire de vélo: La 349 nord, ça va dans quel sens?
Faut bien alimenter un peu ce blogue!
Sortie du week-end. Météo grise, zéro vent ou presque, quelques petites gouttes de pluie (pas assez pour mouiller la route).
Départ à quelque part sur la 349 entre St-Alexis des Monts et St-Didace. On roule sur la 349 nord, même si en fait on va au sud. Vive les routes du Québec. Au début c'est plutôt plat, en pleine forêt. Pas trop de bébittes, revêtement d'asphalte ok à part un tronçon un moment donné qui est très magané. Peu de circulation aussi, ce qui est toujours très plaisant. Un peu avant d'arriver à St-Didace, quelques belles petites bosses. Ça se monte sur le grand plateau, et la descente ensuite jusqu'à l'intersection avec la 348 est agréable. J'ai atteint 57.5km/h sans trop force.
À St-Didace on tourne à gauche à la 348. La route est un peu plus large et il y a généralement un bel accotement pour les vélos. Circulation un peu plus intense mais extrêmement courtoise (bien plus qu'en ville). Un peu avant d'arrive à St-Édouard, il y a un des plus beaux paysages ruraux du Québec... la route est sur une hauteur, on voit une belle vallée en contrebas, des collines au fond... vraiment un joli coin. Encore là c'est un peu vallonné, des petites collines qui se montent bien.
Traversée de St-Édouard, on passe devant le zoo (chevreuils, orignaux, etc) et peu après, on tourne à gauche sur la 350 (qui a un accotement encore plus large, mais un peu encombré de roches par moments). Ça commence par un LONG faux plat montant qui a l'air bien pire qu'il ne l'est en réalité. Ça se monte très bien, très roulant. En descente dans l'autre sens, il doit être quelque chose. Au sommet, ça redescend, grand bout facile.
Tout juste avant d'arriver à Ste-Angèle-de-Prémont, on vire à gauche au rang Augusta. C'est étroit, un peu magané mais absolument pas achalandé. Et ça grimpe! Petit raidillon assez raide en partant, après ça ça se calme... mais ensuite pour s'approcher de l'antenne de télécom, ça monte beaucoup et souvent de façon assez sèche. C'est le bout le plus dur du trajet. Encore là, belle descente au bout.
Au rang Baril (ou est-ce le rang Waterloo? fait des années que je passe par là et je n'ai pas retenu à quelle place il change de nom), virage à gauche. Les premiers km sont encore un peu vallonnés (principalement en descente), après ça on arrive le long de la Rivière du Loup dans un autre endroit vraiment joli. On retrouve la 349 qu'on prend à gauche et cette fois, elle porte bien son orientation nord. On passe dans la banlieue de St-Alexis (c'est big!), on passe le pont de broche et la petite école...
Tout juste avant le village, on tourne à gauche (décidément)! pour rester sur la 349 nord qui cette fois s'en va à l'ouest. On passe à côté de la Brasserie de la Nouvelle-France (pas extra aux dires de mon ami Simon, expert es bières qui devrait se partir un blogue là-dessus pour partager ses expériences... il est aussi le co-auteur des Mirobolantes Aventures de Jack Hell que je ploggue ici dans une évidente et même pas honteuse autopromotion). Il s'agit donc de rouler sur cette route sans trop de côtes jusqu'au point de départ (dans mon cas, pas tellement longtemps après une courbe assez marquée qui donne la très logique orientation sud à la 349 nord. Arrivée au bout, près de 60km et quelques courbatures à cause des côtes!
Sortie du week-end. Météo grise, zéro vent ou presque, quelques petites gouttes de pluie (pas assez pour mouiller la route).
Départ à quelque part sur la 349 entre St-Alexis des Monts et St-Didace. On roule sur la 349 nord, même si en fait on va au sud. Vive les routes du Québec. Au début c'est plutôt plat, en pleine forêt. Pas trop de bébittes, revêtement d'asphalte ok à part un tronçon un moment donné qui est très magané. Peu de circulation aussi, ce qui est toujours très plaisant. Un peu avant d'arriver à St-Didace, quelques belles petites bosses. Ça se monte sur le grand plateau, et la descente ensuite jusqu'à l'intersection avec la 348 est agréable. J'ai atteint 57.5km/h sans trop force.
À St-Didace on tourne à gauche à la 348. La route est un peu plus large et il y a généralement un bel accotement pour les vélos. Circulation un peu plus intense mais extrêmement courtoise (bien plus qu'en ville). Un peu avant d'arrive à St-Édouard, il y a un des plus beaux paysages ruraux du Québec... la route est sur une hauteur, on voit une belle vallée en contrebas, des collines au fond... vraiment un joli coin. Encore là c'est un peu vallonné, des petites collines qui se montent bien.
Traversée de St-Édouard, on passe devant le zoo (chevreuils, orignaux, etc) et peu après, on tourne à gauche sur la 350 (qui a un accotement encore plus large, mais un peu encombré de roches par moments). Ça commence par un LONG faux plat montant qui a l'air bien pire qu'il ne l'est en réalité. Ça se monte très bien, très roulant. En descente dans l'autre sens, il doit être quelque chose. Au sommet, ça redescend, grand bout facile.
Tout juste avant d'arriver à Ste-Angèle-de-Prémont, on vire à gauche au rang Augusta. C'est étroit, un peu magané mais absolument pas achalandé. Et ça grimpe! Petit raidillon assez raide en partant, après ça ça se calme... mais ensuite pour s'approcher de l'antenne de télécom, ça monte beaucoup et souvent de façon assez sèche. C'est le bout le plus dur du trajet. Encore là, belle descente au bout.
Au rang Baril (ou est-ce le rang Waterloo? fait des années que je passe par là et je n'ai pas retenu à quelle place il change de nom), virage à gauche. Les premiers km sont encore un peu vallonnés (principalement en descente), après ça on arrive le long de la Rivière du Loup dans un autre endroit vraiment joli. On retrouve la 349 qu'on prend à gauche et cette fois, elle porte bien son orientation nord. On passe dans la banlieue de St-Alexis (c'est big!), on passe le pont de broche et la petite école...
Tout juste avant le village, on tourne à gauche (décidément)! pour rester sur la 349 nord qui cette fois s'en va à l'ouest. On passe à côté de la Brasserie de la Nouvelle-France (pas extra aux dires de mon ami Simon, expert es bières qui devrait se partir un blogue là-dessus pour partager ses expériences... il est aussi le co-auteur des Mirobolantes Aventures de Jack Hell que je ploggue ici dans une évidente et même pas honteuse autopromotion). Il s'agit donc de rouler sur cette route sans trop de côtes jusqu'au point de départ (dans mon cas, pas tellement longtemps après une courbe assez marquée qui donne la très logique orientation sud à la 349 nord. Arrivée au bout, près de 60km et quelques courbatures à cause des côtes!
2010-06-17
Michel Bergeron, un autre Grand de notre Époque
Halak est échangé. Sa chronique du jour commence par:
Et se termine par:
Fine analyse.
À première vue, la transaction qui a envoyé Jaroslav Halak aux Blues de St.Louis est décevante.
Et se termine par:
Je ne peux pas dire que je suis déçu de la première grosse transaction de Gauhtier (sic) depuis qu'il a succédé à Bob Gainey
Fine analyse.
2010-06-15
Tour de France 2010: Le Super Preview Officiel de MonsieurM
Les itinéraires détaillés du Tour de France sont sortis!
Prologue (3 juillet) : Prologue à Rotterdam (ou a Rio... j’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiiiiste) 8.9km
Courte ballade (enfin, si on peut parler de ballade quand la moyenne sera en haut de 55) sur le bord du port de Rotterdam. Pas de difficultés majeures à part le joli pont Erasmus monté deux fois. Une étape pour Cancellara... Intérêt télé: **.
Étape 1 (4 juillet): Rotterdam - Bruxelles 223.5km
Simon sera heureux de savoir qu'ils vont passer à Putte, mais pas à Middelburg. Passage aussi sur les grands barrages de l'Escaut Oriental (j'ai pu voir ça au printemps), très imposant et surtout très venteux. Bordures quasi assurées, mais comme ils passent là très tôt dans l'étape (avant même la diffusion télé ici) on ne les verra probablement pas. Ça va se décider dans les hauteurs de Bruxelles (pas proche de la Mort Subite, désolé Simon) et Cavendish devrait gagner ça. Intérêt télé: *.
Étape 2 (5 juillet): Bruxelles - Spa 201km
Oui, Spa comme pour la F1. Profil valloné intéressant. Ça ressemble aux Classiques de la mi-avril (Liège Bastogne Liège, Flèche Wallonne). La deuxième moitié est une succession de petites côtes. Belle bosse à une douzaine de km de l'arrivée... ça pourrait décrocher les purs sprinteurs, peut-être donner une chance à des attaquants comme Voeckler ou à des sprinteurs plus polyvalents comme Freire ou Hushovd. Allons-y pour le norvégien. Intérêt télé: **.
Étape 3 (6 juillet): Wanze - Arenberg Porte du Hainaut 213km
Ooooooooh des pavés! 13.2km dans les 30 derniers km de l'étape. Et la majorité de ceux-ci sont des pavés de Paris Roubaix. Aucun secteur 5 étoiles (hélas, et en plus ils arrêtent à l'entrée de la MYTHIQUE Trouée d'Arenberg) mais ça va être drôle de voir les petits grimpeurs espagnols revoler sur les pavés bien plus adaptés aux gros toughs. Le Tour peut se perdre ici pour un des favoris s'il est malchanceux. On pourrait penser qu'un Cancellara va dominer cette étape, mais non... car il devra jouer à la nounou pour ses coéquipiers Schleck qui visent le général. Par contre un gars comme Boonen n'a rien à faire du général, et pas de coureur à protéger... cette étape est vraiment pour lui. Intérêt télé: ***, ne serait-ce que pour les pavés.
Étape 4 (7 juillet): Cambrai - Reims 153.5km
Bof. Plat et probablement platte. Ça va être une échappée qui va se faire reprendre à deux km de l'arrivée. Cavendish est une valeur sûre, mais juste pour dire différent: Farrar. Intérêt télé: *
Étape 5 (8 juillet): Épernay-Montargis 187.5 km
Pas mal une répétition de la veille. Mais au moins le stock intéressant approche. Sprinteur différent... euh... hmm... j'ai déjà dit Cavendish hein? On va y aller avec un "vieillard" sympathique, surtout que je n'ai pas mis de victoire à son équipe pourtant très bonne (Katusha): Robbie McEwen. Intérêt télé: *
Étape 6 (9 juillet): Montargis-Gueugnon 227.5 km
Bon, tiens, pour briser la routine, mettons que le peloton va échapper celle-là et l'échappée va s'imposer par quelques secondes même si la logique prédit une arrivé au sprint. On est dûs pour un vainqueur français, alors Dumoulin. Intérêt télé: * et demi, juste parce qu'il y a une petite bosse pas loin (20km) de l'arrivée.
Étape 7 (10 juillet): Tournus-Station des Rousses 165.5km
Ah, là ça devient intéressant. J'aime beaucoup les étapes de moyenne montagne. Ça attaque, et pas au niveau des favoris. Enfin, pas toujours. Je pense qu'ils vont rester tranquille en vue de ce qui s'en vient dans les prochains jours, ce qui devrait donner des munitions aux chasseurs d'étapes. Quoique ça finit en montée... hmmm, ça c'est le genre d'étape vraiment imprévisible. En plus, c'est court. Pourquoi pas Edvald Boasson Hagen? Il est dans mon équipe dans mon pool de vélo et il n'a pas été payant à date... serait temps qu'il produise! Intérêt télé: ***
Étape 8 (11 juillet): Station des Rousses-Morzine-Avoriaz 189 km
La montagne! Ça contourne la pointe du Lac Léman (et par conséquent, de la Suisse), ça roule plutôt bien... jusqu'à 40 km de l'arrivée À partir de là, deux cols de première catégorie dont une arrivée en altitude à près de 1800m. Dilemme pour les ténors: assomer la compétition et prendre le jaune, au risque de taxer son équipe pour le reste du Tour? Astana n'a pas une équipe particulièrement forte, si Contador prend le jaune, ça fera deux longues semaine pour Astana... surtout que les Pyrénées seront dures cette année. Mais par contre c'est un excellent avantage psychologique. Je vois probablement un peu une répétition de l'étape d'Arcalis l'an passé: une grimpeur potable qui n'a pas de leader à défendre mais sans ambitions pour la victoire au général qui va chercher l'étape (Feillu) alors que du côté des favoris les écarts sont minces. Fédrigo tiens, même si ça m'étonnerait. Intérêt télé: ***
Étape 9 (13 juillet): Morzine-Avoriaz-Saint-Jean-de-Maurienne 204.5 km
Après la journée de repos (qui est souvent dure à assimiler pour les coureurs), on s'en va dans la douleur. Deux cols de première catégorie, un de deuxième... et pour finir, le terrible Col de la Madeleine, Hors Catégorie. Ayoye. Là, c'est pour pur grimpeur... par contre l'arrivée et au pied d'une loooooongue descente, alors un super descendeur pourrait aller la chercher. Ça exclut donc automatiquement Basso qui descend à peu près avec l'élégance d'un poêle en fonte. Son équipier Nibali est par contre un superbe descendeur... mais je ne pense pas qu'il soit au Tour. Alors on va y aller avec le champion du monde en titre, Evans. Intérêt télé: ***
Étape 10 (14 juillet): Chambéry-Gap 179km
Relief plutôt en côtes, mais rien de majeur. Après la grande étape des Alpes (les Alpes sont tranquilles cette année), celle-là semble de toute évidence promise aux attaquants. Et en plus, c'est le 14 juillet, alors les français seront déchaînés. Ça va attaquer beaucoup, et ça va être payant. Le dernier col est aussi "infâme" pour l'épouvantable chute de Beloki en 2003... et pour Amstrong qui roulait à travers champs. Célébrons la prise de la Bastille par une victoire de Sandy Casar (soit ça, ou il finira deuxième comme toujours). Intérêt télé: **
Étape 11 (15 juillet): Sisteron-Bourg-lès-Valence 184.5 km
Un peu de plaine pour faire changement. Ça passe pas si loin du Ventoux, mais il n'y a pas de difficultés majeures, en fait ça descend pas mal tout le long. Journée tranquille qui se finira au sprint par une victoire de Caven... ah non je l'ai déjà dit lui. Mais un moment donné un gars manque de sprinteurs... Vraiment pas grand chance, mais plus pour rire que d'autre chose: Petacchi. Intérêt télé: *
Étape 12 (16 juillet): Bourg-de-Péage-Mende 210.5km
Oh celle là va jouer des tours. On est au sud du Massif Central dans une zone pas trop montagneuse, mais avec quelques côtes très sèches. Ça passe par Langogne et Pradelles, deux places où il me semble avoir passé en 2008. Et la dernière côte à Mende en est toute une. Je me souviens d'avoir vu une étape finir là à la télé et les gars avaient l'air arrêtés dans la côte. C'est une côte pour les gars explosifs. Il y a quelques années, j'aurais dit Vinokourov mais avec l'âge il semble avoir justement perdu un peu de son punch. Ça pourrait être bon pour Frank Schleck, mais pourra-t-il attaquer vraiment, il va être très surveillé. Ça aurait été bon pour Cunego chez Lampre, mais pas sûr qu'il y soit. Je verrais bien un gars de Katusha aller chercher ça, un Ivanov peut-être. Ou Kirchen. En tout cas, c'est imprévisible et j'aime ça. Intérêt télé: ***
Étape 13 (17 juillet): Rodez-Revel 196 km
Petit parcours légèrement vallonné, dans un très joli coin. Ça passe entre autres à Ambialet, magnifique village le long d'une boucle du Tarn. Et tout près de Requista, ville célèbre pour sa phrase "mais qu'est-ce que vous faites ici?" que je me suis déjà fait servir dans un restaurant. Parcours pas foncièrement difficile, mais ça devrait sourir à un attaquant, surtout à cause de la côte à 8km de l'arrivée. On approche des Pyrénées et de l'Espagne, pourquoi pas Luis Leon Sanchez? Intérêt télé: **.
Étape 14 (18 juillet): Revel-Ax 3 Domaines 184.5 km
Mettez le punch de musique dramatique ici. On entre dans les Pyrénées qui sont quelque chose cette année comme dirait l'autre. Beaucoup de plaine (en passant d'ailleurs par Mirepoix, ville aux jolies bastides), mais ça finit raide avec un hors catégorie (Port de Pailhères) que je ne connais pas vraiment, puis la montée vers Ax 3 Domaines. Là, les gros noms vont se montrer. La fatigue va commencer à faire mal aussi... Qui gagnera ici? Probablement un des favoris. Et qui dit favori dit Contador. C'est là qu'il va gagner le Tour. Intérêt télé: **.
Étape 15 (19 juillet): Pamiers-Bagnères-de-Luchon 187 km
Petits cols de l'Ariège en succession (y compris le Portet d'Aspet, tristement célèbre pour la mort de Casartelli, et qui m'est douloureusement célèbre dans une bien moindre mesure pour une piqûre de guêpe). Et juste comme on pense que cette étape est moins dure, bang, le Port de Balès, un autre hors catégorie que je ne connais pas plus qu'il faut. Bagnères de Luchon est une jolie petite ville de montagne, j'y ai dormi après un bon souper de confit de canard sur une terrasse en écoutant le rugby. Finale en descente, pourquoi pas Samuel Sanchez, s'il fait le Tour? Intérêt télé: ***.
Étape 16 (20 juillet): Bagnères-de-Luchon-Pau 199.5 km
Un peu déçu par cette étape. Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Aubisque. Sur papier c'est bien dantesque, magnifique, superbe, mais le dernier sommet (Tourmalet) est à 60km de l'arrivée. Vu la difficulté de l'étape, les premiers cols du jours seront montés bien tranquillement... et au bout du compte après l'Aubisque, ça va se regrouper un peu. Pas un peloton complet, mais une couple de bons coureurs assurément. Ça devrait donner une belle chasse dans la vallée et probablement un mini sprint. Et allons-y dans une prédiction de vieux controversé, ça en prend un qui a un peu plus d'accélération pour gagner ça.... oui, c'est toi que je regarde Vinokourov! Intérêt télé: ***.
Étape 17 (22 juillet): Pau-Col du Tourmalet 174km
Après une journée de repos question de briser le rythme, là on va au Tourmalet de la façon la plus significative qui soit: en finissant en haut. Elle contient moins de cols prestigieux que la précédente, mais je pense qu'elle peut être bien plus dommageable. Si les écarts sont petits, ça va être un festival. Ça commence par le petit mais très dur Marie-Blanque (oh qu'il est à pic celui-là, sais pas si les chevaux lécheurs de voiture seront en bas part contre), puis le Soulor (qui fait partie du même massif que l'Aubisque), et finalement le Tourmalet. Qui gagnera? À ce stade, je pense que Contador aura déjà gagné le Tour; pour cette étape il va finir deuxième tout juste dans la roue d'Andy Schleck. Intérêt télé: ***
Étape 18 (23 juillet): Salies-de-Béarn-Bordeaux 198km
Fini la montagne. Du plat... beaucoup de plat à travers les Landes jusqu'à Bordeaux, arrivée assez traditionelle. J'ai passez par certaines des villes du jour (Sabres, Luxey, Sore), pas grand chose à redire à part que c'est plat. Bon, quel sprinteur n'a pas encore gagné? Freire? Pourquoi pas. Intérêt télé: *.
Étape 19 (24 juillet): Bordeaux-Pauillac 52 km
L'étape anti-Schleck. Un long CLM individuel très plat. Urbain au début, il devient ensuite agricole dans les vignes. Cancellara pourrait gagner ça, mais il va s'être dépensé pas mal en montagne pour aider les Schleck (qui vont manger une volée ici). Ça, et le fait que comme je l'ai mis gagnant du prologue, je ne peux pas le remettre ici. En fait le favori pour ce type de CLM, c'est un gars vraiment spécialiste du domaine mais qui n'a pas eu à se vider pour aider ses équipiers en montagne (ou qui ne s'est pas vidé lui-même). David Millar peut-être, mais bon, rendu ici, c'est un guess. D'une grande vérité sportive, mais un long CLM de même, ça devient dull à la télé. Intérêt télé: *.
Étape 20 (25 juillet): Longjumeau-Paris Champs-Élysées 102.5 km
La grosse étape semi-parade où ça s'anime seulement rendu aux Champs. Le gagnant? Ah pis d'la bouette, j'ai mis un paquet de sprinteurs sans me répéter, le Tour est fini, Cavendish pis si vous êtes pas contents, écrivez-le, votre preview! Intérêt télé: **.
Prologue (3 juillet) : Prologue à Rotterdam (ou a Rio... j’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiiiiste) 8.9km
Courte ballade (enfin, si on peut parler de ballade quand la moyenne sera en haut de 55) sur le bord du port de Rotterdam. Pas de difficultés majeures à part le joli pont Erasmus monté deux fois. Une étape pour Cancellara... Intérêt télé: **.
Étape 1 (4 juillet): Rotterdam - Bruxelles 223.5km
Simon sera heureux de savoir qu'ils vont passer à Putte, mais pas à Middelburg. Passage aussi sur les grands barrages de l'Escaut Oriental (j'ai pu voir ça au printemps), très imposant et surtout très venteux. Bordures quasi assurées, mais comme ils passent là très tôt dans l'étape (avant même la diffusion télé ici) on ne les verra probablement pas. Ça va se décider dans les hauteurs de Bruxelles (pas proche de la Mort Subite, désolé Simon) et Cavendish devrait gagner ça. Intérêt télé: *.
Étape 2 (5 juillet): Bruxelles - Spa 201km
Oui, Spa comme pour la F1. Profil valloné intéressant. Ça ressemble aux Classiques de la mi-avril (Liège Bastogne Liège, Flèche Wallonne). La deuxième moitié est une succession de petites côtes. Belle bosse à une douzaine de km de l'arrivée... ça pourrait décrocher les purs sprinteurs, peut-être donner une chance à des attaquants comme Voeckler ou à des sprinteurs plus polyvalents comme Freire ou Hushovd. Allons-y pour le norvégien. Intérêt télé: **.
Étape 3 (6 juillet): Wanze - Arenberg Porte du Hainaut 213km
Ooooooooh des pavés! 13.2km dans les 30 derniers km de l'étape. Et la majorité de ceux-ci sont des pavés de Paris Roubaix. Aucun secteur 5 étoiles (hélas, et en plus ils arrêtent à l'entrée de la MYTHIQUE Trouée d'Arenberg) mais ça va être drôle de voir les petits grimpeurs espagnols revoler sur les pavés bien plus adaptés aux gros toughs. Le Tour peut se perdre ici pour un des favoris s'il est malchanceux. On pourrait penser qu'un Cancellara va dominer cette étape, mais non... car il devra jouer à la nounou pour ses coéquipiers Schleck qui visent le général. Par contre un gars comme Boonen n'a rien à faire du général, et pas de coureur à protéger... cette étape est vraiment pour lui. Intérêt télé: ***, ne serait-ce que pour les pavés.
Étape 4 (7 juillet): Cambrai - Reims 153.5km
Bof. Plat et probablement platte. Ça va être une échappée qui va se faire reprendre à deux km de l'arrivée. Cavendish est une valeur sûre, mais juste pour dire différent: Farrar. Intérêt télé: *
Étape 5 (8 juillet): Épernay-Montargis 187.5 km
Pas mal une répétition de la veille. Mais au moins le stock intéressant approche. Sprinteur différent... euh... hmm... j'ai déjà dit Cavendish hein? On va y aller avec un "vieillard" sympathique, surtout que je n'ai pas mis de victoire à son équipe pourtant très bonne (Katusha): Robbie McEwen. Intérêt télé: *
Étape 6 (9 juillet): Montargis-Gueugnon 227.5 km
Bon, tiens, pour briser la routine, mettons que le peloton va échapper celle-là et l'échappée va s'imposer par quelques secondes même si la logique prédit une arrivé au sprint. On est dûs pour un vainqueur français, alors Dumoulin. Intérêt télé: * et demi, juste parce qu'il y a une petite bosse pas loin (20km) de l'arrivée.
Étape 7 (10 juillet): Tournus-Station des Rousses 165.5km
Ah, là ça devient intéressant. J'aime beaucoup les étapes de moyenne montagne. Ça attaque, et pas au niveau des favoris. Enfin, pas toujours. Je pense qu'ils vont rester tranquille en vue de ce qui s'en vient dans les prochains jours, ce qui devrait donner des munitions aux chasseurs d'étapes. Quoique ça finit en montée... hmmm, ça c'est le genre d'étape vraiment imprévisible. En plus, c'est court. Pourquoi pas Edvald Boasson Hagen? Il est dans mon équipe dans mon pool de vélo et il n'a pas été payant à date... serait temps qu'il produise! Intérêt télé: ***
Étape 8 (11 juillet): Station des Rousses-Morzine-Avoriaz 189 km
La montagne! Ça contourne la pointe du Lac Léman (et par conséquent, de la Suisse), ça roule plutôt bien... jusqu'à 40 km de l'arrivée À partir de là, deux cols de première catégorie dont une arrivée en altitude à près de 1800m. Dilemme pour les ténors: assomer la compétition et prendre le jaune, au risque de taxer son équipe pour le reste du Tour? Astana n'a pas une équipe particulièrement forte, si Contador prend le jaune, ça fera deux longues semaine pour Astana... surtout que les Pyrénées seront dures cette année. Mais par contre c'est un excellent avantage psychologique. Je vois probablement un peu une répétition de l'étape d'Arcalis l'an passé: une grimpeur potable qui n'a pas de leader à défendre mais sans ambitions pour la victoire au général qui va chercher l'étape (Feillu) alors que du côté des favoris les écarts sont minces. Fédrigo tiens, même si ça m'étonnerait. Intérêt télé: ***
Étape 9 (13 juillet): Morzine-Avoriaz-Saint-Jean-de-Maurienne 204.5 km
Après la journée de repos (qui est souvent dure à assimiler pour les coureurs), on s'en va dans la douleur. Deux cols de première catégorie, un de deuxième... et pour finir, le terrible Col de la Madeleine, Hors Catégorie. Ayoye. Là, c'est pour pur grimpeur... par contre l'arrivée et au pied d'une loooooongue descente, alors un super descendeur pourrait aller la chercher. Ça exclut donc automatiquement Basso qui descend à peu près avec l'élégance d'un poêle en fonte. Son équipier Nibali est par contre un superbe descendeur... mais je ne pense pas qu'il soit au Tour. Alors on va y aller avec le champion du monde en titre, Evans. Intérêt télé: ***
Étape 10 (14 juillet): Chambéry-Gap 179km
Relief plutôt en côtes, mais rien de majeur. Après la grande étape des Alpes (les Alpes sont tranquilles cette année), celle-là semble de toute évidence promise aux attaquants. Et en plus, c'est le 14 juillet, alors les français seront déchaînés. Ça va attaquer beaucoup, et ça va être payant. Le dernier col est aussi "infâme" pour l'épouvantable chute de Beloki en 2003... et pour Amstrong qui roulait à travers champs. Célébrons la prise de la Bastille par une victoire de Sandy Casar (soit ça, ou il finira deuxième comme toujours). Intérêt télé: **
Étape 11 (15 juillet): Sisteron-Bourg-lès-Valence 184.5 km
Un peu de plaine pour faire changement. Ça passe pas si loin du Ventoux, mais il n'y a pas de difficultés majeures, en fait ça descend pas mal tout le long. Journée tranquille qui se finira au sprint par une victoire de Caven... ah non je l'ai déjà dit lui. Mais un moment donné un gars manque de sprinteurs... Vraiment pas grand chance, mais plus pour rire que d'autre chose: Petacchi. Intérêt télé: *
Étape 12 (16 juillet): Bourg-de-Péage-Mende 210.5km
Oh celle là va jouer des tours. On est au sud du Massif Central dans une zone pas trop montagneuse, mais avec quelques côtes très sèches. Ça passe par Langogne et Pradelles, deux places où il me semble avoir passé en 2008. Et la dernière côte à Mende en est toute une. Je me souviens d'avoir vu une étape finir là à la télé et les gars avaient l'air arrêtés dans la côte. C'est une côte pour les gars explosifs. Il y a quelques années, j'aurais dit Vinokourov mais avec l'âge il semble avoir justement perdu un peu de son punch. Ça pourrait être bon pour Frank Schleck, mais pourra-t-il attaquer vraiment, il va être très surveillé. Ça aurait été bon pour Cunego chez Lampre, mais pas sûr qu'il y soit. Je verrais bien un gars de Katusha aller chercher ça, un Ivanov peut-être. Ou Kirchen. En tout cas, c'est imprévisible et j'aime ça. Intérêt télé: ***
Étape 13 (17 juillet): Rodez-Revel 196 km
Petit parcours légèrement vallonné, dans un très joli coin. Ça passe entre autres à Ambialet, magnifique village le long d'une boucle du Tarn. Et tout près de Requista, ville célèbre pour sa phrase "mais qu'est-ce que vous faites ici?" que je me suis déjà fait servir dans un restaurant. Parcours pas foncièrement difficile, mais ça devrait sourir à un attaquant, surtout à cause de la côte à 8km de l'arrivée. On approche des Pyrénées et de l'Espagne, pourquoi pas Luis Leon Sanchez? Intérêt télé: **.
Étape 14 (18 juillet): Revel-Ax 3 Domaines 184.5 km
Mettez le punch de musique dramatique ici. On entre dans les Pyrénées qui sont quelque chose cette année comme dirait l'autre. Beaucoup de plaine (en passant d'ailleurs par Mirepoix, ville aux jolies bastides), mais ça finit raide avec un hors catégorie (Port de Pailhères) que je ne connais pas vraiment, puis la montée vers Ax 3 Domaines. Là, les gros noms vont se montrer. La fatigue va commencer à faire mal aussi... Qui gagnera ici? Probablement un des favoris. Et qui dit favori dit Contador. C'est là qu'il va gagner le Tour. Intérêt télé: **.
Étape 15 (19 juillet): Pamiers-Bagnères-de-Luchon 187 km
Petits cols de l'Ariège en succession (y compris le Portet d'Aspet, tristement célèbre pour la mort de Casartelli, et qui m'est douloureusement célèbre dans une bien moindre mesure pour une piqûre de guêpe). Et juste comme on pense que cette étape est moins dure, bang, le Port de Balès, un autre hors catégorie que je ne connais pas plus qu'il faut. Bagnères de Luchon est une jolie petite ville de montagne, j'y ai dormi après un bon souper de confit de canard sur une terrasse en écoutant le rugby. Finale en descente, pourquoi pas Samuel Sanchez, s'il fait le Tour? Intérêt télé: ***.
Étape 16 (20 juillet): Bagnères-de-Luchon-Pau 199.5 km
Un peu déçu par cette étape. Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Aubisque. Sur papier c'est bien dantesque, magnifique, superbe, mais le dernier sommet (Tourmalet) est à 60km de l'arrivée. Vu la difficulté de l'étape, les premiers cols du jours seront montés bien tranquillement... et au bout du compte après l'Aubisque, ça va se regrouper un peu. Pas un peloton complet, mais une couple de bons coureurs assurément. Ça devrait donner une belle chasse dans la vallée et probablement un mini sprint. Et allons-y dans une prédiction de vieux controversé, ça en prend un qui a un peu plus d'accélération pour gagner ça.... oui, c'est toi que je regarde Vinokourov! Intérêt télé: ***.
Étape 17 (22 juillet): Pau-Col du Tourmalet 174km
Après une journée de repos question de briser le rythme, là on va au Tourmalet de la façon la plus significative qui soit: en finissant en haut. Elle contient moins de cols prestigieux que la précédente, mais je pense qu'elle peut être bien plus dommageable. Si les écarts sont petits, ça va être un festival. Ça commence par le petit mais très dur Marie-Blanque (oh qu'il est à pic celui-là, sais pas si les chevaux lécheurs de voiture seront en bas part contre), puis le Soulor (qui fait partie du même massif que l'Aubisque), et finalement le Tourmalet. Qui gagnera? À ce stade, je pense que Contador aura déjà gagné le Tour; pour cette étape il va finir deuxième tout juste dans la roue d'Andy Schleck. Intérêt télé: ***
Étape 18 (23 juillet): Salies-de-Béarn-Bordeaux 198km
Fini la montagne. Du plat... beaucoup de plat à travers les Landes jusqu'à Bordeaux, arrivée assez traditionelle. J'ai passez par certaines des villes du jour (Sabres, Luxey, Sore), pas grand chose à redire à part que c'est plat. Bon, quel sprinteur n'a pas encore gagné? Freire? Pourquoi pas. Intérêt télé: *.
Étape 19 (24 juillet): Bordeaux-Pauillac 52 km
L'étape anti-Schleck. Un long CLM individuel très plat. Urbain au début, il devient ensuite agricole dans les vignes. Cancellara pourrait gagner ça, mais il va s'être dépensé pas mal en montagne pour aider les Schleck (qui vont manger une volée ici). Ça, et le fait que comme je l'ai mis gagnant du prologue, je ne peux pas le remettre ici. En fait le favori pour ce type de CLM, c'est un gars vraiment spécialiste du domaine mais qui n'a pas eu à se vider pour aider ses équipiers en montagne (ou qui ne s'est pas vidé lui-même). David Millar peut-être, mais bon, rendu ici, c'est un guess. D'une grande vérité sportive, mais un long CLM de même, ça devient dull à la télé. Intérêt télé: *.
Étape 20 (25 juillet): Longjumeau-Paris Champs-Élysées 102.5 km
La grosse étape semi-parade où ça s'anime seulement rendu aux Champs. Le gagnant? Ah pis d'la bouette, j'ai mis un paquet de sprinteurs sans me répéter, le Tour est fini, Cavendish pis si vous êtes pas contents, écrivez-le, votre preview! Intérêt télé: **.
Je trouve ça drôle
RDS qui à chaque jour commence son bulletin Sports 30 (en parlant de la Coupe du Monde de Football) en disant "Le diffuseur officiel ne veut pas qu'on montre les images".
C'est drôle, il y a quelques mois à Vancouver, c'était eux le diffuseur officiel qui refusait de donner les droits des images aux autres postes...
C'est drôle, il y a quelques mois à Vancouver, c'était eux le diffuseur officiel qui refusait de donner les droits des images aux autres postes...
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