...pour un peu de Dschinghis Khan avec une fausse traduction!
2009-09-22
2009-09-15
Digne de RBO
Je reçois mon publi-sac ce soir en arrivant de travailler.
Sur le sac même, on voit une grosse pub:
Euh... ok... le type est analphabète, il ne sait pas lire... mais vous lui écrivez un message pour lui dire de vous contacter?
Sur le sac même, on voit une grosse pub:
N'ayez pas peur des mots, appelez-nous!
La ligne Info-Alpha, 1 800 361-9142
Fondation pour l'alphabétisation
Euh... ok... le type est analphabète, il ne sait pas lire... mais vous lui écrivez un message pour lui dire de vous contacter?
2009-09-10
Lettre ouverte à Réjean Tremblay
Cher Réjean,
Ce matin, vous avez écrit un article incendiaire dans La Presse. Vous me permettez d'y répondre? Non? Pas grave, je le fais pareil.
Bien à vous,
Monsieur M.
---Un mépris évident envers les joueurs francophones---
(mes commentaires en italique dans le texte originale)
Les trois frères Molson et leurs associés sont maintenant les propriétaires du Canadien de Montréal, une ancienne grande équipe et un excellent contenu pour la télévision sportive.
On connaîtra les détails de la transaction ce matin lors d'une conférence de presse. Il se peut que George Gillett lui-même transmette le flambeau de son bras meurtri.
Le Canadien, sous la propriété de Gillett, est devenu une formidable pompe à fric. Mais l'équipe n'est guère meilleure qu'à son arrivée et surtout, elle est dramatiquement loin de sa grande base de partisans dans le Québec que les médias de Montréal se font un devoir d'ignorer.
Guère meilleure? C'est discutable. À l'arrivée de Gillett, les meilleurs marqueurs de l'équipe étaient Saku Koivu et Oleg Petrov avec 47 points pour l'ensemble de la saison 2000-2001. L'équipe avait fini avec un ronflant total de -182. Même avec la saison difficile de l'an passé, c'était nettement mieux que ça. Et cette équipe a quand même fini au premier rang il y a deux ans.
Il y a quatre ou cinq millions de francophones au Québec qui ne parlent pas couramment l'anglais et qui le comprennent mal. Évidemment, pour les intellos des médias électroniques à la solde du Canadien, ces cinq millions de Québécois font partie d'une race d'arriérés.
Quatre ou cinq millions? Lequel des deux? Si on arrondit la population à 7 millions, entre 4 et 5 il y a près de 15% d'écart, ce qui est une fraction non négligeable. Quelles sont vos sources pour affirmer cette valeur? Et considérant qu'une bonne partie de cette population a eu des cours d'anglais obligatoires au primaire et au secondaire, c'est troublant de penser que selon vos chiffres seuls deux québécois sur sept ont retenu de quoi.
Soixante millions de Français ne parlent pas l'anglais, 70 millions d'Allemands ne le parlent pas non plus. Sans parler des Espagnols ou des Italiens. Ou des Chinois ou des Japonais. Ils ne sont pas arriérés, ils parlent leur langue nationale. Comme des gens normaux le font. Si, en plus, on peut ajouter l'anglais, l'espagnol ou le mandarin à sa culture, c'est évidemment un atout. Mais dans les faits, une société normale parle sa langue nationale.
Encore là, d'où viennent vos chiffres sur les Français ou les Allemands? J'aimerais connaître vos sources, ne serait-ce que par curiosité intellectuelle; j'aime bien voir ce genre de données démographiques pour d'autres pays. Reste que je vois mal l'utilité de votre comparaison entre ces différents pays; la réalité de la Chine et la réalité du Québec ne sont pas les mêmes; toute comparaison me semble un peu douteuse. Ceci dit, je suis entièrement d'accord avec vous sur un point: une société normale parle sa langue nationale. Mais en quoi est-ce que regarder les joueurs impliqués dans une partie de hockey touche la langue nationale? Quel est le lien de cause à effet? Est-ce qu'un joueur va être moins bon sur la glace car il ne parle que le tchèque?
Pendant les 95 premières années de son histoire, le Canadien a respecté sa clientèle canadienne-française, comme on le disait à l'époque. Depuis quelques années, le mépris est évident. Les arriérés de Roberval, de Québec, de Rimouski ou de Rouyn-Noranda n'ont pas à comprendre leurs joueurs favoris, ils ont tout juste à acheter les gadgets qu'on leur vend le triple de leur valeur. Peter Boivin et Ray Lalonde l'ont décidé.
Encore là, la comparaison entre la réalité des années 20 et 30 et la réalité actuelle est assez difficile à faire. Les deux contextes historiques sont complètement différents. Tout le principe des médias de masse et du marketing sauvage qui vient avec n'était même pas un rêve fou il y a cinquante ans... Pour ce qui est de comprendre les joueurs favoris, malheureusement c'est de moins en moins un critère. La grande majorité des joueurs s'en tiennent maintenant à une ligne de parti bien gentille et bien droite. Qu'ils le disent en français, en anglais ou en bantou, ils vont tous dire la même chose alors le principe même de l'entrevue "à chaud" devient de plus en plus désuet. Ajoutons à ça la quantité remarquable de journalistes couvrant un match du Canadien et on peut être assurée que dans la demi-heure suivant une entrevue elle est traduite partout sur le web.
J'espère que les frères Molson savent lire et compter. Ils vont lire les noms de Lapierre, Latendresse et Laraque et ils vont compter jusqu'à trois. Ils sauront qu'eux, les fils d'une grande famille québécoise, sont les propriétaires d'une équipe ordinaire qui ne compte plus que deux grenouilles et demie, puisque le gros Georges ne jouera qu'une quarantaine de matchs.
Équipe ordinaire, ça reste à prouver. Vous conviendrez que l'alignement a été passablement modifié cet été. Personnellement, j'attendrais au moins de voir quelques parties avant de juger de la valeur de l'équipe sur la glace. La vraie question, celle qu'aucun journaliste sportif n'est capable de poser, c'est "Est-ce que cette équipe va en être une?". C'est ça qui compte le plus mais curieusement, seul Pierre Foglia semble être capable de la poser. L'histoire est pleine d'exemples d'équipes qui n'étaient pas les plus talentueuses mais qui ont gagné car elles formaient justement une Équipe avec un grand É.
J'ai passé l'été à parcourir le Québec des arriérés. Je suis allé en Abitibi, je suis allé au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dans l'Outaouais. À Québec. Je peux rassurer les frères Molson, les Québécois aiment toujours leurs Canadiens. Mais ils ont de la peine, certains sont en colère et surtout, ils ne comprennent pas. À quoi rime cette éradication des francophones de leur équipe? Pourquoi tenter de les faire disparaître? Pourquoi avoir tant négligé de labourer et de sarcler le terreau du Québec pour y dénicher les jeunes joueurs qui auraient pu constituer la relève?
Éradication? Le mot est fort. Un peu plus et on parle de génocide. Ça sera probablement dans un mois j'imagine. Des francophones qui ont quitté cet été, seul Tanguay s'est trouvé un emploi. Dandenault est seulement à l'essai, alors que Bouillon, Brisebois et Denis sont toujours en attente d'un appel. J'ose poser une question délicate: "coudonc, nos francophones ont eu de belles carrières mais peut-être qu'ils ne sont plus à la hauteur?". J'ai toujours adoré Francis Bouillon, il a le coeur gros comme le Centre Bell, mais son style de jeu l'a usé... Jouer de façon physique sans jamais avoir peur comme il le fait à sa grosseur, ça fait des ravages sur un corps. Donc, pour une raison ou pour une autre, ils ont quitté. Maintenant, qui étaient les francophones de talent disponibles cet été pour les remplacer? Quels francophones disponibles valaient Gomez, Gionta, Camalleri?
Pourquoi ce comportement abominable envers les entraîneurs francophones qu'on a littéralement bannis des postes à Hamilton et avec le Canadien? Comme par hasard, c'est depuis que l'équipe a été mise en vente que Bob Gainey a redécouvert quelques grenouilles pour son organisation. Maudit gros hasard!
Depuis l'arrivée de Gillett, à l'exception du bref intermède Bob Gainey, les entraîneurs du CH ont été Alain Vigneault, Michel Therrien, Claude Julien, Guy Carbonneau et Jacques Martin. Et l'entraîneur du club école est Guy Boucher. Je crois que tous ces gens seront amèrement déçus d'apprendre qu'ils ne sont pas des francophones.
Les frères Molson ne sont pas obligés de se tourner vers les Québécois pour des raisons politiques. Ni pour des raisons culturelles. Mais ils doivent savoir profiter de la situation unique de Montréal et du Québec en Amérique du Nord pour redonner une grande équipe aux fans. Seuls le Québec et Montréal permettent de bâtir une équipe en se servant du lien privilégié entre des fans et des joueurs faisant partie de la même nation. Ça n'existe nulle part ailleurs. Il n'existe pas une nation suédoise dans la région de Detroit ni une nation cubaine à Sunrise. Alors que la clientèle du Canadien est francophone, que l'histoire de l'équipe est fondée sur ce lien sacré et que le passé de l'organisation a fourni la preuve que le Canadien gagnait davantage quand les dirigeants de l'équipe savaient utiliser cette synergie puissante entre la majorité francophone et ses joueurs.
Cette situation n'est pas unique à Montréal. L'exemple le plus facile est Toronto; ne sous-estimez pas l'amour et la passion du R.O.C pour les Leafs. Il n'y a pas de nation suédoise à Détroit, mais il existe certainement une nation et une culture canadienne en Ontario. Des canadian boys qui vivent pour les Leafs, ça existe en grande quantité.
Certes, dans le passé, les dynasties francophones ont été payantes en termes de succès pour l'équipe. Mais ces dernières dynasties francophones datent des années 70, avant l'arrivée massive des européens. C'était aussi avant l'arrivée massive des médias qui épient les joueurs à la moindre occasion (on se souviendra du tristement célèbre flash dans la chambre d'hôpital de Saku Koivu ou des journalistes embusqués devant la maison de José Théodore) qui peuvent refroidir les ardeurs de joueurs à la personnalité plus discrète désirant vivre leur vie personnelle loin des yeux du public.
De toute façon, les contribuables de cette société viennent de prêter une centaine de millions aux trois frères. On pourrait au moins leur faire la politesse d'observer la vieille règle de Sam Pollock et de Serge Savard. À talent égal, on prend un francophone. Et en corollaire, on s'arrange pour ne pas échapper un seul bon franco au repêchage. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas des erreurs de parcours mais au moins, il y aura une pensée derrière les décisions.
Serge Savard est quand même celui qui dans ses dernières années a repêché successivement en première ronde Lindsay Vallis, Turner Stevenson, Brent Bilodeau, David Wilkie, Saku Koivu, Brad Brown, Terry Ryan et Matt Higgins. Ça fait beaucoup de francophones. En fait entre le moment où les joueurs européens ont commencé à arriver en plus grand nombre et entre son congédiement, donc entre 1989 et 1996, les seuls joueurs québécois ayant eu une carrière de plus de 100 parties dans la LNH ont été Patrice Brisebois, Gilbert Dionne, Yves Sarault, Sébastien Bordeleau, José Théodore, Stéphane Robidas et Mathieu Garon. 7 joueurs en 97 choix, et on s'entend pour dire que Sarault et Bordeleau n'auront jamais été de grandes vedettes. Depuis l'arrivée de Trevor Timmins en 2002-03 (en excluant les repêchages de 2008 et 2009 puisqu'aucun de ces joueurs ne pourrait avoir joué 100 parties jusqu'à maintenant), deux joueurs québécois en 42 choix ont joué plus de 100 parties: Maxim Lapierre et Guillaume Latendresse. Je ne compte pas Mark Streit qui parle un excellent français mais qui n'est pas québécois. Le pourcentage est un peu plus faible, mais par contre plusieurs de ces choix sont encore d'âge junior et pourront percer l'alignement d'ici quelques années à Montréal ou ailleurs. Je pense par exemple à Mathieu Carle ou Olivier Fortier. Avec le temps, j'ai l'impression que le pourcentage de joueurs québécois ayant une carrière dépassant les quelques parties dans la LNH sera très similaire entre les deux administrations.
Et cette pensée viendra contrer les tentatives de Bob Gainey d'expatrier tous les joueurs francophones des Glorieux. Sans doute pour avoir moins de problèmes avec les médias.
Donc en enlevant les joueurs francophones on diminue la pression médiatique? Votre article est la preuve du contraire.
Dans quelques semaines, Robert Sirois, l'ancien joueur des Capitals de Washington, devenu un brillant homme d'affaires, va publier une bombe. Sirois a consacré des milliers d'heures à un travail de moine. Il a répertorié toutes les statistiques, à toutes les positions, de tous les joueurs francophones dans la Ligue nationale depuis 1970. Et les conclusions qu'on peut tirer de ces montagnes de chiffres glacent le dos.
La discrimination est absolue envers les grenouilles. Le pire, c'est que cette discrimination commence dès le midget AAA. Et que depuis quelques années, le Canadien a bêtement tourné le dos aux Québécois.
N'ayant pas vu les chiffres, je ne peux commenter. Mais comme pour vous 4 ou 5 millions c'est la même chose, je prends vos affirmations avec une certaine réserve.
Allez vérifier. Combien de joueurs francophones Bob Gainey a-t-il repêchés pendant toutes ses années à Dallas? Un autre hasard, évidemment.
Après un survol rapide, j'en voix deux. Notons que depuis son départ en 2002, les Stars n'en ont repêché aucun. Mais de toute façon, selon votre argumentation, ce n'est qu'à Montréal où il y a un lien culturel privilégié qui exige le repêchage de joueurs francophones qui vont avoir une appartenance spéciale à leur équipe, alors qu'est-ce que Dallas a à voir là-dedans?
Et puis-je vous rappeler que Robert «Bob» Sirois n'est ni un politicien ni un méchant séparatiste. Il est juste un homme intelligent qui s'est passionné pour une situation qui lui semblait anormale.
Un peu comme moi. Je ne suis pas un politicien (mais je suis un peu méchant) mais je pense être intelligent et je trouve une situation anormale: vos articles emplis d'une mauvaise foi remarquable alors j'agis en écrivant ce long texte.
Que les trois frères Molson n'achètent pas le livre de Sirois, qu'ils gardent leurs dollars pour embaucher un dépisteur à temps plein pour le Québec, je vais me charger personnellement de le leur faire parvenir.
Je peux en avoir un aussi? En tant que colon-intello-indigène-qui-achète-de-la-guenille-du-CH (en fait, mon budget hockey annuel est en bas de 40$, soit le prix d'un billet dans les bleus), je dois bien mériter ça pour voir la Lumière. Laissez-moi un commentaire sur le blog, je peux même aller le cherche à La Presse si ça vous arrange.
Le changement à venir au sein de l'organisation commence par la prise de conscience. Et quand ce sont les propriétaires qui sont conscients, tout le reste suit.
DANS LE CALEPIN - Ne venez pas me dire que le Canadien peut bien aligner 20 Chinois «pourvu qu'on gââââgne». Le hic, c'est que justement, les 18 Chinois en place ne gagnent pas. Les vrais héros de cette organisation sont Boivin et Lalonde, ceux qui vendent la guenille aux passionnés.
Avant de prétendre que les chinois en place ne gagnent pas, il faudrait attendre que la saison commence, non? L'équipe est complètement différente de l'an passé... c'est d'ailleurs là la source de votre article, elle a tellement changé qu'il n'y a plus assez de francophones à votre goût!
Ce matin, vous avez écrit un article incendiaire dans La Presse. Vous me permettez d'y répondre? Non? Pas grave, je le fais pareil.
Bien à vous,
Monsieur M.
---Un mépris évident envers les joueurs francophones---
(mes commentaires en italique dans le texte originale)
Les trois frères Molson et leurs associés sont maintenant les propriétaires du Canadien de Montréal, une ancienne grande équipe et un excellent contenu pour la télévision sportive.
On connaîtra les détails de la transaction ce matin lors d'une conférence de presse. Il se peut que George Gillett lui-même transmette le flambeau de son bras meurtri.
Le Canadien, sous la propriété de Gillett, est devenu une formidable pompe à fric. Mais l'équipe n'est guère meilleure qu'à son arrivée et surtout, elle est dramatiquement loin de sa grande base de partisans dans le Québec que les médias de Montréal se font un devoir d'ignorer.
Guère meilleure? C'est discutable. À l'arrivée de Gillett, les meilleurs marqueurs de l'équipe étaient Saku Koivu et Oleg Petrov avec 47 points pour l'ensemble de la saison 2000-2001. L'équipe avait fini avec un ronflant total de -182. Même avec la saison difficile de l'an passé, c'était nettement mieux que ça. Et cette équipe a quand même fini au premier rang il y a deux ans.
Il y a quatre ou cinq millions de francophones au Québec qui ne parlent pas couramment l'anglais et qui le comprennent mal. Évidemment, pour les intellos des médias électroniques à la solde du Canadien, ces cinq millions de Québécois font partie d'une race d'arriérés.
Quatre ou cinq millions? Lequel des deux? Si on arrondit la population à 7 millions, entre 4 et 5 il y a près de 15% d'écart, ce qui est une fraction non négligeable. Quelles sont vos sources pour affirmer cette valeur? Et considérant qu'une bonne partie de cette population a eu des cours d'anglais obligatoires au primaire et au secondaire, c'est troublant de penser que selon vos chiffres seuls deux québécois sur sept ont retenu de quoi.
Soixante millions de Français ne parlent pas l'anglais, 70 millions d'Allemands ne le parlent pas non plus. Sans parler des Espagnols ou des Italiens. Ou des Chinois ou des Japonais. Ils ne sont pas arriérés, ils parlent leur langue nationale. Comme des gens normaux le font. Si, en plus, on peut ajouter l'anglais, l'espagnol ou le mandarin à sa culture, c'est évidemment un atout. Mais dans les faits, une société normale parle sa langue nationale.
Encore là, d'où viennent vos chiffres sur les Français ou les Allemands? J'aimerais connaître vos sources, ne serait-ce que par curiosité intellectuelle; j'aime bien voir ce genre de données démographiques pour d'autres pays. Reste que je vois mal l'utilité de votre comparaison entre ces différents pays; la réalité de la Chine et la réalité du Québec ne sont pas les mêmes; toute comparaison me semble un peu douteuse. Ceci dit, je suis entièrement d'accord avec vous sur un point: une société normale parle sa langue nationale. Mais en quoi est-ce que regarder les joueurs impliqués dans une partie de hockey touche la langue nationale? Quel est le lien de cause à effet? Est-ce qu'un joueur va être moins bon sur la glace car il ne parle que le tchèque?
Pendant les 95 premières années de son histoire, le Canadien a respecté sa clientèle canadienne-française, comme on le disait à l'époque. Depuis quelques années, le mépris est évident. Les arriérés de Roberval, de Québec, de Rimouski ou de Rouyn-Noranda n'ont pas à comprendre leurs joueurs favoris, ils ont tout juste à acheter les gadgets qu'on leur vend le triple de leur valeur. Peter Boivin et Ray Lalonde l'ont décidé.
Encore là, la comparaison entre la réalité des années 20 et 30 et la réalité actuelle est assez difficile à faire. Les deux contextes historiques sont complètement différents. Tout le principe des médias de masse et du marketing sauvage qui vient avec n'était même pas un rêve fou il y a cinquante ans... Pour ce qui est de comprendre les joueurs favoris, malheureusement c'est de moins en moins un critère. La grande majorité des joueurs s'en tiennent maintenant à une ligne de parti bien gentille et bien droite. Qu'ils le disent en français, en anglais ou en bantou, ils vont tous dire la même chose alors le principe même de l'entrevue "à chaud" devient de plus en plus désuet. Ajoutons à ça la quantité remarquable de journalistes couvrant un match du Canadien et on peut être assurée que dans la demi-heure suivant une entrevue elle est traduite partout sur le web.
J'espère que les frères Molson savent lire et compter. Ils vont lire les noms de Lapierre, Latendresse et Laraque et ils vont compter jusqu'à trois. Ils sauront qu'eux, les fils d'une grande famille québécoise, sont les propriétaires d'une équipe ordinaire qui ne compte plus que deux grenouilles et demie, puisque le gros Georges ne jouera qu'une quarantaine de matchs.
Équipe ordinaire, ça reste à prouver. Vous conviendrez que l'alignement a été passablement modifié cet été. Personnellement, j'attendrais au moins de voir quelques parties avant de juger de la valeur de l'équipe sur la glace. La vraie question, celle qu'aucun journaliste sportif n'est capable de poser, c'est "Est-ce que cette équipe va en être une?". C'est ça qui compte le plus mais curieusement, seul Pierre Foglia semble être capable de la poser. L'histoire est pleine d'exemples d'équipes qui n'étaient pas les plus talentueuses mais qui ont gagné car elles formaient justement une Équipe avec un grand É.
J'ai passé l'été à parcourir le Québec des arriérés. Je suis allé en Abitibi, je suis allé au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dans l'Outaouais. À Québec. Je peux rassurer les frères Molson, les Québécois aiment toujours leurs Canadiens. Mais ils ont de la peine, certains sont en colère et surtout, ils ne comprennent pas. À quoi rime cette éradication des francophones de leur équipe? Pourquoi tenter de les faire disparaître? Pourquoi avoir tant négligé de labourer et de sarcler le terreau du Québec pour y dénicher les jeunes joueurs qui auraient pu constituer la relève?
Éradication? Le mot est fort. Un peu plus et on parle de génocide. Ça sera probablement dans un mois j'imagine. Des francophones qui ont quitté cet été, seul Tanguay s'est trouvé un emploi. Dandenault est seulement à l'essai, alors que Bouillon, Brisebois et Denis sont toujours en attente d'un appel. J'ose poser une question délicate: "coudonc, nos francophones ont eu de belles carrières mais peut-être qu'ils ne sont plus à la hauteur?". J'ai toujours adoré Francis Bouillon, il a le coeur gros comme le Centre Bell, mais son style de jeu l'a usé... Jouer de façon physique sans jamais avoir peur comme il le fait à sa grosseur, ça fait des ravages sur un corps. Donc, pour une raison ou pour une autre, ils ont quitté. Maintenant, qui étaient les francophones de talent disponibles cet été pour les remplacer? Quels francophones disponibles valaient Gomez, Gionta, Camalleri?
Pourquoi ce comportement abominable envers les entraîneurs francophones qu'on a littéralement bannis des postes à Hamilton et avec le Canadien? Comme par hasard, c'est depuis que l'équipe a été mise en vente que Bob Gainey a redécouvert quelques grenouilles pour son organisation. Maudit gros hasard!
Depuis l'arrivée de Gillett, à l'exception du bref intermède Bob Gainey, les entraîneurs du CH ont été Alain Vigneault, Michel Therrien, Claude Julien, Guy Carbonneau et Jacques Martin. Et l'entraîneur du club école est Guy Boucher. Je crois que tous ces gens seront amèrement déçus d'apprendre qu'ils ne sont pas des francophones.
Les frères Molson ne sont pas obligés de se tourner vers les Québécois pour des raisons politiques. Ni pour des raisons culturelles. Mais ils doivent savoir profiter de la situation unique de Montréal et du Québec en Amérique du Nord pour redonner une grande équipe aux fans. Seuls le Québec et Montréal permettent de bâtir une équipe en se servant du lien privilégié entre des fans et des joueurs faisant partie de la même nation. Ça n'existe nulle part ailleurs. Il n'existe pas une nation suédoise dans la région de Detroit ni une nation cubaine à Sunrise. Alors que la clientèle du Canadien est francophone, que l'histoire de l'équipe est fondée sur ce lien sacré et que le passé de l'organisation a fourni la preuve que le Canadien gagnait davantage quand les dirigeants de l'équipe savaient utiliser cette synergie puissante entre la majorité francophone et ses joueurs.
Cette situation n'est pas unique à Montréal. L'exemple le plus facile est Toronto; ne sous-estimez pas l'amour et la passion du R.O.C pour les Leafs. Il n'y a pas de nation suédoise à Détroit, mais il existe certainement une nation et une culture canadienne en Ontario. Des canadian boys qui vivent pour les Leafs, ça existe en grande quantité.
Certes, dans le passé, les dynasties francophones ont été payantes en termes de succès pour l'équipe. Mais ces dernières dynasties francophones datent des années 70, avant l'arrivée massive des européens. C'était aussi avant l'arrivée massive des médias qui épient les joueurs à la moindre occasion (on se souviendra du tristement célèbre flash dans la chambre d'hôpital de Saku Koivu ou des journalistes embusqués devant la maison de José Théodore) qui peuvent refroidir les ardeurs de joueurs à la personnalité plus discrète désirant vivre leur vie personnelle loin des yeux du public.
De toute façon, les contribuables de cette société viennent de prêter une centaine de millions aux trois frères. On pourrait au moins leur faire la politesse d'observer la vieille règle de Sam Pollock et de Serge Savard. À talent égal, on prend un francophone. Et en corollaire, on s'arrange pour ne pas échapper un seul bon franco au repêchage. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas des erreurs de parcours mais au moins, il y aura une pensée derrière les décisions.
Serge Savard est quand même celui qui dans ses dernières années a repêché successivement en première ronde Lindsay Vallis, Turner Stevenson, Brent Bilodeau, David Wilkie, Saku Koivu, Brad Brown, Terry Ryan et Matt Higgins. Ça fait beaucoup de francophones. En fait entre le moment où les joueurs européens ont commencé à arriver en plus grand nombre et entre son congédiement, donc entre 1989 et 1996, les seuls joueurs québécois ayant eu une carrière de plus de 100 parties dans la LNH ont été Patrice Brisebois, Gilbert Dionne, Yves Sarault, Sébastien Bordeleau, José Théodore, Stéphane Robidas et Mathieu Garon. 7 joueurs en 97 choix, et on s'entend pour dire que Sarault et Bordeleau n'auront jamais été de grandes vedettes. Depuis l'arrivée de Trevor Timmins en 2002-03 (en excluant les repêchages de 2008 et 2009 puisqu'aucun de ces joueurs ne pourrait avoir joué 100 parties jusqu'à maintenant), deux joueurs québécois en 42 choix ont joué plus de 100 parties: Maxim Lapierre et Guillaume Latendresse. Je ne compte pas Mark Streit qui parle un excellent français mais qui n'est pas québécois. Le pourcentage est un peu plus faible, mais par contre plusieurs de ces choix sont encore d'âge junior et pourront percer l'alignement d'ici quelques années à Montréal ou ailleurs. Je pense par exemple à Mathieu Carle ou Olivier Fortier. Avec le temps, j'ai l'impression que le pourcentage de joueurs québécois ayant une carrière dépassant les quelques parties dans la LNH sera très similaire entre les deux administrations.
Et cette pensée viendra contrer les tentatives de Bob Gainey d'expatrier tous les joueurs francophones des Glorieux. Sans doute pour avoir moins de problèmes avec les médias.
Donc en enlevant les joueurs francophones on diminue la pression médiatique? Votre article est la preuve du contraire.
Dans quelques semaines, Robert Sirois, l'ancien joueur des Capitals de Washington, devenu un brillant homme d'affaires, va publier une bombe. Sirois a consacré des milliers d'heures à un travail de moine. Il a répertorié toutes les statistiques, à toutes les positions, de tous les joueurs francophones dans la Ligue nationale depuis 1970. Et les conclusions qu'on peut tirer de ces montagnes de chiffres glacent le dos.
La discrimination est absolue envers les grenouilles. Le pire, c'est que cette discrimination commence dès le midget AAA. Et que depuis quelques années, le Canadien a bêtement tourné le dos aux Québécois.
N'ayant pas vu les chiffres, je ne peux commenter. Mais comme pour vous 4 ou 5 millions c'est la même chose, je prends vos affirmations avec une certaine réserve.
Allez vérifier. Combien de joueurs francophones Bob Gainey a-t-il repêchés pendant toutes ses années à Dallas? Un autre hasard, évidemment.
Après un survol rapide, j'en voix deux. Notons que depuis son départ en 2002, les Stars n'en ont repêché aucun. Mais de toute façon, selon votre argumentation, ce n'est qu'à Montréal où il y a un lien culturel privilégié qui exige le repêchage de joueurs francophones qui vont avoir une appartenance spéciale à leur équipe, alors qu'est-ce que Dallas a à voir là-dedans?
Et puis-je vous rappeler que Robert «Bob» Sirois n'est ni un politicien ni un méchant séparatiste. Il est juste un homme intelligent qui s'est passionné pour une situation qui lui semblait anormale.
Un peu comme moi. Je ne suis pas un politicien (mais je suis un peu méchant) mais je pense être intelligent et je trouve une situation anormale: vos articles emplis d'une mauvaise foi remarquable alors j'agis en écrivant ce long texte.
Que les trois frères Molson n'achètent pas le livre de Sirois, qu'ils gardent leurs dollars pour embaucher un dépisteur à temps plein pour le Québec, je vais me charger personnellement de le leur faire parvenir.
Je peux en avoir un aussi? En tant que colon-intello-indigène-qui-achète-de-la-guenille-du-CH (en fait, mon budget hockey annuel est en bas de 40$, soit le prix d'un billet dans les bleus), je dois bien mériter ça pour voir la Lumière. Laissez-moi un commentaire sur le blog, je peux même aller le cherche à La Presse si ça vous arrange.
Le changement à venir au sein de l'organisation commence par la prise de conscience. Et quand ce sont les propriétaires qui sont conscients, tout le reste suit.
DANS LE CALEPIN - Ne venez pas me dire que le Canadien peut bien aligner 20 Chinois «pourvu qu'on gââââgne». Le hic, c'est que justement, les 18 Chinois en place ne gagnent pas. Les vrais héros de cette organisation sont Boivin et Lalonde, ceux qui vendent la guenille aux passionnés.
Avant de prétendre que les chinois en place ne gagnent pas, il faudrait attendre que la saison commence, non? L'équipe est complètement différente de l'an passé... c'est d'ailleurs là la source de votre article, elle a tellement changé qu'il n'y a plus assez de francophones à votre goût!
2009-09-06
Pour ceux qui aiment la littérature qui n'a aucun sens
Le nouvel épisode de Jack Hell (Nukes en stock, chapitre 1) est sorti!
2009-09-02
Célébrons l'anniversaire des mauvais jeux de mots
Vive RDS, 20 ans de mauvais gags!
À propos de la victoire du lanceur Brad Penny des Giants
Seigneur...
À propos de la victoire du lanceur Brad Penny des Giants
Le nouveau Penny n'a rien d'un sou noir
Seigneur...
2009-09-01
20 ans de RDS
J'écoutais ce soir le spécial 20 ans de RDS / Sports 30. Malgré le nombre de fois où je m'amuse à sortir leurs niaiseries de site web et malgré le fait que je trouve qu'ils en beurrent beaucoup trop épais sur le hockey, je trouve ce poste plutôt sympathique.
D'ailleurs l'émission spéciale était quand même agréable, ça ne se prenait pas trop au sérieux.
Par contre j'ai décroché un peu à la fin... ils parlaient des grands moments du hockey à RDS.
Un de ceux-ci était le dernier match de Patrick Roy à Montréal. Un autre, la Coupe Stanley de 93.
Euh... ok... sauf que dans ces deux extraits, on entendait clairement la voix de Claude Quenneville. C'était pas à RDS, c'était à Radio-Canada. D'ailleurs, on voyait même le petit logo en bas à droite dans les images...
D'ailleurs l'émission spéciale était quand même agréable, ça ne se prenait pas trop au sérieux.
Par contre j'ai décroché un peu à la fin... ils parlaient des grands moments du hockey à RDS.
Un de ceux-ci était le dernier match de Patrick Roy à Montréal. Un autre, la Coupe Stanley de 93.
Euh... ok... sauf que dans ces deux extraits, on entendait clairement la voix de Claude Quenneville. C'était pas à RDS, c'était à Radio-Canada. D'ailleurs, on voyait même le petit logo en bas à droite dans les images...
2009-08-30
J'ai fait le Tour d'la Gaspésie....
Et non je ne parle pas de la toune des Cowboys Fringants de l'époque où leurs pièces n'étaient pas des tounes engagées moralisatrices. Je parle de mes vacances, bien sûr!
Jour 1: On part de Montréal. On lâche la 20 un peu passé Québec pour prendre la 132 sur le long du Fleuve. Joli. Dîner à St-Roch des Aulnaies ou à peu près. Le bout de 132 entre Rivière-du-Loup et Cacouna est moche. Arrivée au Bic où il fait 10 degrés de moins que sur l'heure du midi. Le camping Rioux est très bien, quoique limité au niveau des installations sanitaires. Conférence en soirée avec un monsieur astronome de Rimouski, pas professionnel dans la présenation du tout mais très sympathique. À retenir de ce jour: il y a eu de l'eau sur Mars.
Jour 2: Départ matinal, on arrive bien vite à Métis où on visite le jardin. La section "expérimentale" mérite bien son qualificatif. Ensuite c'est la très jolie route sur le bord du Golfe, puis ensuite dans les montagnes. Gros travaux à Cloridorme où on reste stallés. Ensuite la route devient sérieusement vallonnée et on doit switcher d'antenne de Radio-Canada aux deux minutes (qui aurait crû qu'il y en avait autant en Gaspésie?). Arrivée à Forillon, très beau camping, souper, causerie en anglais sur les oiseaux du Parc. Juste comme on se couche, il commence à pleuvoir un peu. À retenir de ce jour: les ménés, ça peut tout faire (y compris des confitures avec la nature ou quelque chose du genre).
Jour 3: Pas de grosse route aujourd'hui. Activité historique matinale à Fort Péninsule (renommé ensuite Fort Penouille parce que ça nous arrange mieux). Je suis conscrit comme mécano avec une casquette qui ne fitte pas, Simon est cook, c'est ben drôle. Randonnée ensuite jusqu'au Cap-Gaspé et à son phare, puis descente au belvédère où on voit phoques et baleines. Souper, causerie à l'intérieur sur les félins du Parc (cougar et lynx). On sort et c'est le déluge, dans une accalmie on se pitche dans nos tentes. À retenir de ce jour: La sergent Reliche ne fait pas la différence entre quart de tour et demi-tour.
Jour 4: La météo matinale est incertaine, on va donc à l'activité matinale sur la vie marine de la baie de Gaspé. Avant de parler de vie marine, on croise deux orignaux sur la route. Pour le reste, c'est intéressant, on était 5-6 en partant et ça a fini la salle pleine. On prend ensuite la route de Gaspé au travers des travaux routiers. Visite du Musée de la Gaspésie, bien mais très court. On voit ensuite une indication du Sedna IV, le bateau de Jean Lemire, celui-là même qui faisait monter les cotes d'écoute de ce blogue dans le temps. Très intéressant, et gratuit. Internet au cégep, épicerie, retour au camping, encore là causerie intérieure sur les oiseaux. La naturaliste n'est vraiment pas intéressante, monocorde et c'est juste des diapos powerpoint... ouuufffff..... À retenir de ce jour: Le Musée de la Gaspésie est trop cher pour sa durée.
Jour 5: Là il fait beau le matin. On monte donc au sommet du Mont St-Alban pour la Tour d'observation. Superbe point de vue, on voit même le Rocher Percé au loin. Le sentier est rough en partant, ensuite ça se place mais en faisant le grand tour ça fait une très belle randonnée. Après midi tranquille à la tente à prendre ça relax, ça fait du bien aussi. Causerie extérieur ce soir sur les animaux de la forêt du Parc, naturaliste très bon qui parle comme Georges Brossard mais qui est capable d'intéresser son public. À retenir de ce jour: Ne jamais prendre le site #1 du camping Petit-Gaspé, drette sur le bord de la route.
Jour 6: On se lève pas trop tard, Simon veut aller voir les baleines, moi pas (been there, done that). Pendant qu'il embarque sur le bateau, je tiens compagnie à des pêcheurs sur le quai qui font une pêche miraculeuse. Pendant que le bateau part, je marche le long du bord de la mer, un des seuls sentiers qui me restaient à faire. Le bateau revient, moi aussi, on visite les bâtiments patrimoniaux, on sort... et il commence à pleuvoir légèrement. On va donc à une autre activité d'interprétation, sur les phoques celle-là, et yé, c'est le même naturaliste qu'hier soir. On voit des phoques au bord de l'eau, mais là il commence à pleuvoir nettement plus... et on se réfugie dans un bel abri qu'on squatte une bonne partie de l'après-midi. Souper là, ensuite dernière causerie sur les baleines (à l'intérieur) avec autre naturaliste intéressante, puis dodo. À retenir: Y'a des phoques qui font des ballounes.
Jour 7: On décampe, mais les tentes ont eu le temps de sécher pas mal. Route vers Percé où on fera un tour de bateau (au moins tout le monde se tient dans les prix, sauf un mais on l'a négocié au même prix que les autres) et ensuite on défile tranquillement la route jusqu'à Carleton. Camping bien situé, mais le concept de vie privé y est inexistant. Et le phare et le sanctuaire d'oiseaux à côté rendent les nuits... particulières. À retenir: Les Ultramar n'existent que sur le côté sud de la Gaspésie.
Jour 8: Évidemment on décampe à la grosse pluie, tentes détrempées. Miguasha, le matin, vraiment une superbe visite guidée malgré le chinois surexcité. On remonte ensuite la vallée de la Matapédia, belle rivière mais les endroits pour dîner y sont rares. On en trouve quand même un, puis on se rend à Matane où le traversier nous conduira sans problèmes à Baie-Comeau, ville moche de soir. À retenir de ce jour: À Miguasha, tout ressemble à une carpe.
Jour 9: Au moins en partant d'un hôtel on a pas à décamper. La 138 sur la Côte-Nord ne donne pas d'aussi beaux points de vue que la 132. On traverse à Tadoussac puis on arrive aux Hautes-Gorges de la Malbaie. Très beau parc provincial, j'en avais souvent entendu parler mais là je le vois réellement et c'est bien. Alex nous rejoint, c'est pas chaud ce soir-là, mais au moins pas de Phare. À retenir: Baie-Comeau, c'est moche le matin aussi.
Jour 10: On monte à l'Acropole des Draveurs! Très beau sentier, quoique moins dur que j'aurais pu penser d'abord. Le point de vue en haut est sublime, vraiment c'est un des plus beaux sentiers du Québec. Redescente ensuite en aidant moralement une jeune fille qui s'est tordu la cheville, mais tout le monde se rend bien. Et évidemment un peu après s'être couchés, il pleut... À retenir: Deux bouteilles d'eau pour l'Acropole. Ou plus.
Jour 11: Au moins il n'a pas plu longtemps et on peut faire sécher les tentes quasiment intégralement. Route vers Québec avec détour par l'Île d'Orléans, visite ensuite de Québec à pied, du déjà-vu, mais toujours agréable. À retenir: L'espèce de patente ronde devant la basilique à Ste-Anne de Beaupré, c'est pas juste laid, c'est laitte.
Jour 12: Québec-Montréal par la 40. Du lavage, du stock à faire finir de sécher, de l'épicerie, des courriels à lire... À retenir: Ouin, les vacances sont finies!
Jour 1: On part de Montréal. On lâche la 20 un peu passé Québec pour prendre la 132 sur le long du Fleuve. Joli. Dîner à St-Roch des Aulnaies ou à peu près. Le bout de 132 entre Rivière-du-Loup et Cacouna est moche. Arrivée au Bic où il fait 10 degrés de moins que sur l'heure du midi. Le camping Rioux est très bien, quoique limité au niveau des installations sanitaires. Conférence en soirée avec un monsieur astronome de Rimouski, pas professionnel dans la présenation du tout mais très sympathique. À retenir de ce jour: il y a eu de l'eau sur Mars.
Jour 2: Départ matinal, on arrive bien vite à Métis où on visite le jardin. La section "expérimentale" mérite bien son qualificatif. Ensuite c'est la très jolie route sur le bord du Golfe, puis ensuite dans les montagnes. Gros travaux à Cloridorme où on reste stallés. Ensuite la route devient sérieusement vallonnée et on doit switcher d'antenne de Radio-Canada aux deux minutes (qui aurait crû qu'il y en avait autant en Gaspésie?). Arrivée à Forillon, très beau camping, souper, causerie en anglais sur les oiseaux du Parc. Juste comme on se couche, il commence à pleuvoir un peu. À retenir de ce jour: les ménés, ça peut tout faire (y compris des confitures avec la nature ou quelque chose du genre).
Jour 3: Pas de grosse route aujourd'hui. Activité historique matinale à Fort Péninsule (renommé ensuite Fort Penouille parce que ça nous arrange mieux). Je suis conscrit comme mécano avec une casquette qui ne fitte pas, Simon est cook, c'est ben drôle. Randonnée ensuite jusqu'au Cap-Gaspé et à son phare, puis descente au belvédère où on voit phoques et baleines. Souper, causerie à l'intérieur sur les félins du Parc (cougar et lynx). On sort et c'est le déluge, dans une accalmie on se pitche dans nos tentes. À retenir de ce jour: La sergent Reliche ne fait pas la différence entre quart de tour et demi-tour.
Jour 4: La météo matinale est incertaine, on va donc à l'activité matinale sur la vie marine de la baie de Gaspé. Avant de parler de vie marine, on croise deux orignaux sur la route. Pour le reste, c'est intéressant, on était 5-6 en partant et ça a fini la salle pleine. On prend ensuite la route de Gaspé au travers des travaux routiers. Visite du Musée de la Gaspésie, bien mais très court. On voit ensuite une indication du Sedna IV, le bateau de Jean Lemire, celui-là même qui faisait monter les cotes d'écoute de ce blogue dans le temps. Très intéressant, et gratuit. Internet au cégep, épicerie, retour au camping, encore là causerie intérieure sur les oiseaux. La naturaliste n'est vraiment pas intéressante, monocorde et c'est juste des diapos powerpoint... ouuufffff..... À retenir de ce jour: Le Musée de la Gaspésie est trop cher pour sa durée.
Jour 5: Là il fait beau le matin. On monte donc au sommet du Mont St-Alban pour la Tour d'observation. Superbe point de vue, on voit même le Rocher Percé au loin. Le sentier est rough en partant, ensuite ça se place mais en faisant le grand tour ça fait une très belle randonnée. Après midi tranquille à la tente à prendre ça relax, ça fait du bien aussi. Causerie extérieur ce soir sur les animaux de la forêt du Parc, naturaliste très bon qui parle comme Georges Brossard mais qui est capable d'intéresser son public. À retenir de ce jour: Ne jamais prendre le site #1 du camping Petit-Gaspé, drette sur le bord de la route.
Jour 6: On se lève pas trop tard, Simon veut aller voir les baleines, moi pas (been there, done that). Pendant qu'il embarque sur le bateau, je tiens compagnie à des pêcheurs sur le quai qui font une pêche miraculeuse. Pendant que le bateau part, je marche le long du bord de la mer, un des seuls sentiers qui me restaient à faire. Le bateau revient, moi aussi, on visite les bâtiments patrimoniaux, on sort... et il commence à pleuvoir légèrement. On va donc à une autre activité d'interprétation, sur les phoques celle-là, et yé, c'est le même naturaliste qu'hier soir. On voit des phoques au bord de l'eau, mais là il commence à pleuvoir nettement plus... et on se réfugie dans un bel abri qu'on squatte une bonne partie de l'après-midi. Souper là, ensuite dernière causerie sur les baleines (à l'intérieur) avec autre naturaliste intéressante, puis dodo. À retenir: Y'a des phoques qui font des ballounes.
Jour 7: On décampe, mais les tentes ont eu le temps de sécher pas mal. Route vers Percé où on fera un tour de bateau (au moins tout le monde se tient dans les prix, sauf un mais on l'a négocié au même prix que les autres) et ensuite on défile tranquillement la route jusqu'à Carleton. Camping bien situé, mais le concept de vie privé y est inexistant. Et le phare et le sanctuaire d'oiseaux à côté rendent les nuits... particulières. À retenir: Les Ultramar n'existent que sur le côté sud de la Gaspésie.
Jour 8: Évidemment on décampe à la grosse pluie, tentes détrempées. Miguasha, le matin, vraiment une superbe visite guidée malgré le chinois surexcité. On remonte ensuite la vallée de la Matapédia, belle rivière mais les endroits pour dîner y sont rares. On en trouve quand même un, puis on se rend à Matane où le traversier nous conduira sans problèmes à Baie-Comeau, ville moche de soir. À retenir de ce jour: À Miguasha, tout ressemble à une carpe.
Jour 9: Au moins en partant d'un hôtel on a pas à décamper. La 138 sur la Côte-Nord ne donne pas d'aussi beaux points de vue que la 132. On traverse à Tadoussac puis on arrive aux Hautes-Gorges de la Malbaie. Très beau parc provincial, j'en avais souvent entendu parler mais là je le vois réellement et c'est bien. Alex nous rejoint, c'est pas chaud ce soir-là, mais au moins pas de Phare. À retenir: Baie-Comeau, c'est moche le matin aussi.
Jour 10: On monte à l'Acropole des Draveurs! Très beau sentier, quoique moins dur que j'aurais pu penser d'abord. Le point de vue en haut est sublime, vraiment c'est un des plus beaux sentiers du Québec. Redescente ensuite en aidant moralement une jeune fille qui s'est tordu la cheville, mais tout le monde se rend bien. Et évidemment un peu après s'être couchés, il pleut... À retenir: Deux bouteilles d'eau pour l'Acropole. Ou plus.
Jour 11: Au moins il n'a pas plu longtemps et on peut faire sécher les tentes quasiment intégralement. Route vers Québec avec détour par l'Île d'Orléans, visite ensuite de Québec à pied, du déjà-vu, mais toujours agréable. À retenir: L'espèce de patente ronde devant la basilique à Ste-Anne de Beaupré, c'est pas juste laid, c'est laitte.
Jour 12: Québec-Montréal par la 40. Du lavage, du stock à faire finir de sécher, de l'épicerie, des courriels à lire... À retenir: Ouin, les vacances sont finies!
La traduction du jour
2009-07-28
La nouvelle inutile du jour
Venant de la Une du Journal de Rosemont
Merci d'avoir dit l'évidence, Einstein...
Les insectes à l'honneur à l'Insectarium
Merci d'avoir dit l'évidence, Einstein...
2009-07-26
Retour sur mes prédictions
Bon, voyons à quel point j'étais dans le champ (ou pas)
Podium réel:
1- Contador
2- A. Schleck
3- Armstrong.
Là-dessus, je suis plutôt satisfait. Bon, Evans a lamentablement foiré son tour, mais j'en ai tout de même deux sur trois.
Hushovd a gagné, Cavendish est proche deuxième.
Sanchez fittait bien la description, mais Pellizotti encore mieux.
Ben là j'étais un peu nono... je mettais A. Schleck sur le podium et je ne lui donnais pas le blanc (en toute honnêteté, je ne pensais pas qu'il était encore éligible). Gesink pour sa part a abandonné très tôt sur chute.
Avec 6 victoires, une bonne prédiction ici.
Il a fait un podium le vieux crisse. Pas nécessairement le plus fort, mais un des plus brillants sur le vélo. Et oui, il y a eu en masse de chicane chez Astana.
Podium prévu:
1- Contador
2- Evans
3- A. Schleck
Podium réel:
1- Contador
2- A. Schleck
3- Armstrong.
Là-dessus, je suis plutôt satisfait. Bon, Evans a lamentablement foiré son tour, mais j'en ai tout de même deux sur trois.
Aussi considérés, tous possiblement dans le Top 5: Leipheimer, Menchov, Sastre. Pas forcément dans cet ordre.Euh... hmmm... err... Leipheimer a quitté sur chute (il était bien classé par contre), Menchov est probablement encore en train de monter le Ventoux, et Sastre a été un non facteur total. J'avais complètement sous-estimé F. Schleck et je ne pensais pas que Wiggins était si transformé.
Maillot vert: Ça se jouera en Freire et Hushovd. Ou, s'il finit le Tour, Cavendish.
Hushovd a gagné, Cavendish est proche deuxième.
Maillot à pois: Difficile à dire. Un gars d'une équipe sans favori pour le classement général et qui passe pas trop mal la montagne mais qui est mauvais CLM pour que les leaders le laissent filer. Luis Leon Sanchez peut-être?
Sanchez fittait bien la description, mais Pellizotti encore mieux.
Maillot blanc: Gesink.
Ben là j'étais un peu nono... je mettais A. Schleck sur le podium et je ne lui donnais pas le blanc (en toute honnêteté, je ne pensais pas qu'il était encore éligible). Gesink pour sa part a abandonné très tôt sur chute.
Plus de victoires d'étape: Cavendish. La première semaine du Tour lui appartiendra.
Avec 6 victoires, une bonne prédiction ici.
Et Lance dans tout ça? J'ai hâte de voir comment se comportera Astana avec le duo Armstrong-Contador. Armstrong n'a rien gagné depuis son retour (bon à part la classique machin-chouette au Nevada). Au début du Giro il ne tenait pas le coup, mais à la fin ça allait nettement mieux. Faut dire que la compétition au Giro n'était pas la même qu'au Tour... Je le vois bien faire un Top 10, possiblement Top 5. Pour la victoire, je ne sais pas, je pense que Contador lui est supérieur. Reste que si Armstrong se met à être bon, ça pourrait faire de la chicane chez Astana...
Il a fait un podium le vieux crisse. Pas nécessairement le plus fort, mais un des plus brillants sur le vélo. Et oui, il y a eu en masse de chicane chez Astana.
2009-07-20
Un pelleteur de nuages
Lu dans un des blogues de cyberpresse aujourd'hui (celui du gars du journal de Granby, sais pas si tu le connais Phil)... le type dit qu'un grand projet pour Montréal pourrait être de déménager le port pour redonner l'accès aux gens du coin au fleuve:
Il cite Chicoutimi qui a fait de quoi du genre.
Ouf, par où commencer?
Premièrement, une place pour les spectacles sur le bord de l'eau avec des voies pour les piétons, les cyclistes, ça existe, ça s'appelle le Vieux-Port de Montréal. C'est sûr que ça serait incroyable d'en avoir plus, mais il y a peut-être plus pressant à régler avant.
Deuxièmement, le Port de Montréal a une envergure nettement plus grosse que celle du Port de Chicoutimi. Montréal, c'est un des pôles majeurs de l'Atlantique Nord, c'est même un des plus gros ports (sinon le plus gros) à l'intérieur des terres au monde. C'est donc une infrastructure majeure à déplacer, et c'est aussi un moteur économique majeur de Montréal. Est-ce que l'éloigner se ferait sans répercussions? J'en doute.
Troisièmement, Contrecoeur, ce n'est pas "de l'autre côté du St-Laurent". C'est 50km plus loin. Logistiquement, ça veut dire que tout le cargo qui s'en viendrait à Montréal (ou n'importe où sur la rive-nord, à l'ouest ou au sud) devrait faire 50km de plus pour se rendre à Montréal de toute façon car les principaux axes autoroutiers sont là (et rendus à l'île, ils se tapperaient le même traffic). À dos de camion et au volume, ces 50km là sont nettement plus polluants sur un camion que sur un bateau. En ces temps où on veut diminuer la dépendance au pétrole et où on veut réduire les gaz à effet de serre, déplacer le port plus loin ne m'apparaît pas comme la meilleure solution. L'autre grosse question, c'est de savoir si l'infrastructure ferroviaire en place à Contrecoeur est suffisante pour accueillir le très gros volume de trains requis par un port majeur comme celui de Montréal. Et à voir des vues aériennes sur Google, y'a une voie ferrée simple (peut-être double) qui traverse la ville de Contrecoeur. C'est pas mal tout. Pour un port, ça prend bien plus qu'une voie ferrée... ça prend des gares de triage comme celle de Côte St-Luc. Ça implique aussi que pour une grande partie des employés du port (environ 18000), c'est 100km de déplacement de plus par jour pour aller travailler, donc de la congestion majeure sur des axes routiers du coin peu conçus pour un tel volume (et c'est sans compter les camions). À court moyen terme ça fera un boom économique de construction de maisons à Contrecoeur et Verchères, mais ça va faire exactement l'effet contraire à l'est de Montréal avec une exode des travailleurs.
Et en plus, envoyer le port à Contrecoeur, c'est couper les habitants de la place à leur accès au Fleuve. Il arrive quoi avec eux? Est-ce que ce n'est pas juste déplacer le problème?
Imaginez que la Ville de Montréal fasse de même en transformant en immense parc toute la section le long du fleuve entre le pont Jacques-Cartier et le boulevard Viau.
La société portuaire pourrait déménager toutes ses activités à Contre-Cœur, de l’autre côté du St-Laurent, où elle possède des terrains depuis plusieurs années. On réglerait une partie des problèmes de circulation sur la rue Notre-Dame puisque les camions semi-remorques n’auraient plus à l’emprunter à toutes les heures de la journée, causant ainsi des bouchons à répétition.
Il cite Chicoutimi qui a fait de quoi du genre.
On y trouve une place pour des spectacles, des voies pour les piétons, des voies pour les cyclistes, un petit marché pour les produits maraîchers et autres victuailles. Et des points de vue incroyables sur la rivière Saguenay! Personne ne s’étonnera que c’est devenu l’un des endroits les plus achalandés en ville.
Ouf, par où commencer?
Premièrement, une place pour les spectacles sur le bord de l'eau avec des voies pour les piétons, les cyclistes, ça existe, ça s'appelle le Vieux-Port de Montréal. C'est sûr que ça serait incroyable d'en avoir plus, mais il y a peut-être plus pressant à régler avant.
Deuxièmement, le Port de Montréal a une envergure nettement plus grosse que celle du Port de Chicoutimi. Montréal, c'est un des pôles majeurs de l'Atlantique Nord, c'est même un des plus gros ports (sinon le plus gros) à l'intérieur des terres au monde. C'est donc une infrastructure majeure à déplacer, et c'est aussi un moteur économique majeur de Montréal. Est-ce que l'éloigner se ferait sans répercussions? J'en doute.
Troisièmement, Contrecoeur, ce n'est pas "de l'autre côté du St-Laurent". C'est 50km plus loin. Logistiquement, ça veut dire que tout le cargo qui s'en viendrait à Montréal (ou n'importe où sur la rive-nord, à l'ouest ou au sud) devrait faire 50km de plus pour se rendre à Montréal de toute façon car les principaux axes autoroutiers sont là (et rendus à l'île, ils se tapperaient le même traffic). À dos de camion et au volume, ces 50km là sont nettement plus polluants sur un camion que sur un bateau. En ces temps où on veut diminuer la dépendance au pétrole et où on veut réduire les gaz à effet de serre, déplacer le port plus loin ne m'apparaît pas comme la meilleure solution. L'autre grosse question, c'est de savoir si l'infrastructure ferroviaire en place à Contrecoeur est suffisante pour accueillir le très gros volume de trains requis par un port majeur comme celui de Montréal. Et à voir des vues aériennes sur Google, y'a une voie ferrée simple (peut-être double) qui traverse la ville de Contrecoeur. C'est pas mal tout. Pour un port, ça prend bien plus qu'une voie ferrée... ça prend des gares de triage comme celle de Côte St-Luc. Ça implique aussi que pour une grande partie des employés du port (environ 18000), c'est 100km de déplacement de plus par jour pour aller travailler, donc de la congestion majeure sur des axes routiers du coin peu conçus pour un tel volume (et c'est sans compter les camions). À court moyen terme ça fera un boom économique de construction de maisons à Contrecoeur et Verchères, mais ça va faire exactement l'effet contraire à l'est de Montréal avec une exode des travailleurs.
Et en plus, envoyer le port à Contrecoeur, c'est couper les habitants de la place à leur accès au Fleuve. Il arrive quoi avec eux? Est-ce que ce n'est pas juste déplacer le problème?
2009-07-13
Après une semaine de Tour...
...les premières conclusions
- Les coureurs français en forme: victoires d'étapes de Voeckler, Fédrigo, Feillu. Les français n'ont aucune chance au classement général, alors ils profitent drôlement bien des opportunités de victoires d'étape
- Boonen a un Tour de misère: crevaisons, chutes
- Les Pyrénées n'ont servi à rien. Aucun candidat éliminé (le CLM par équipe a fait cette job-là), pas d'attaques significatives à part une petite démonstration de Contador
- Armstrong s'en tire bien en montagne... mais ça n'a pas encore roulé fort
- Cavendish est imbattable au sprint massif sur le plat
- Cadel Evans n'a pas d'équipe
- Gesink maillot blanc, yeah right, il a déjà abandonné (sur chute au moins)
- Menchov est probablement encore en train de grimper le Tourmalet tellement il est loin au général
2009-07-01
Prédictions du Tour de France
1- Contador
2- Evans
3- A. Schleck
Aussi considérés, tous possiblement dans le Top 5: Leipheimer, Menchov, Sastre. Pas forcément dans cet ordre.
Maillot vert: Ça se jouera en Freire et Hushovd. Ou, s'il finit le Tour, Cavendish.
Maillot à pois: Difficile à dire. Un gars d'une équipe sans favori pour le classement général et qui passe pas trop mal la montagne mais qui est mauvais CLM pour que les leaders le laissent filer. Luis Leon Sanchez peut-être?
Maillot blanc: Gesink.
Plus de victoires d'étape: Cavendish. La première semaine du Tour lui appartiendra.
Et Lance dans tout ça?
Bonne question. J'ai hâte de voir comment se comportera Astana avec le duo Armstrong-Contador. Armstrong n'a rien gagné depuis son retour (bon à part la classique machin-chouette au Nevada). Au début du Giro il ne tenait pas le coup, mais à la fin ça allait nettement mieux. Faut dire que la compétition au Giro n'était pas la même qu'au Tour... Je le vois bien faire un Top 10, possiblement Top 5. Pour la victoire, je ne sais pas, je pense que Contador lui est supérieur. Reste que si Armstrong se met à être bon, ça pourrait faire de la chicane chez Astana...
2- Evans
3- A. Schleck
Aussi considérés, tous possiblement dans le Top 5: Leipheimer, Menchov, Sastre. Pas forcément dans cet ordre.
Maillot vert: Ça se jouera en Freire et Hushovd. Ou, s'il finit le Tour, Cavendish.
Maillot à pois: Difficile à dire. Un gars d'une équipe sans favori pour le classement général et qui passe pas trop mal la montagne mais qui est mauvais CLM pour que les leaders le laissent filer. Luis Leon Sanchez peut-être?
Maillot blanc: Gesink.
Plus de victoires d'étape: Cavendish. La première semaine du Tour lui appartiendra.
Et Lance dans tout ça?
Bonne question. J'ai hâte de voir comment se comportera Astana avec le duo Armstrong-Contador. Armstrong n'a rien gagné depuis son retour (bon à part la classique machin-chouette au Nevada). Au début du Giro il ne tenait pas le coup, mais à la fin ça allait nettement mieux. Faut dire que la compétition au Giro n'était pas la même qu'au Tour... Je le vois bien faire un Top 10, possiblement Top 5. Pour la victoire, je ne sais pas, je pense que Contador lui est supérieur. Reste que si Armstrong se met à être bon, ça pourrait faire de la chicane chez Astana...
Le guide télévisuel personnel de MonsieurM pour le Tour de France 2009
Ça commence samedi, yé!
Mais qu'est-ce qui est le plus agréable à voir? Pas nécessairement en intérêt pour le classement général, mais juste au niveau du spectacle?
S4: Étape 1: Monaco (CLM individuel, 15.5km)
Un CLM est un bel exercice de forme et le paysage de Monaco est spectaculaire, mais ce ne sont jamais les étapes les plus spectaculaires à la télé puisque c'est coureur par coureur. 15.5km c'est long pour une étape d'ouverture par contre alors les favoris devront déjà s'illustrer, hâte de voir les écarts. Intérêt télé: **
D5: Étape 2: Monaco - Brignoles 187km
Quelques petites bosses, probablement une échappée au long cours qui se fera reprendre à 2km de l'arrivée. Intérêt télé: *
L6: Étape 3: Marseille - La Grande Motte 196.5km
Sur le bord de la mer, quasiment plat comme une crêpe, clairement une étape de sprinteurs. Intérêt télé: *, sauf pour les derniers 10km.
M7: Étape 4: Montpellier - Montpellier (CLM par équipes, 39km)
Une vraie démonstration de technique et de puissance, très élégant mais pas forcément captivant à la télé (à la longue c'est répétitif). Mais l'effet de rareté et l'impact au classement suscite plus d'intérêt que la norme. Intérêt télé: **
M8: Étape 5: Le Cap d'Agde - Perpignan 196.5km
Une autre étape au relief neutre destinée au sprinteurs (c'est ça le première semaine du Tour!). Et pour avoir passé près d'Agde l'an passé, il y avait un coin là-bas qui faisait piège à touristes en maudit. Intérêt télé: *, sauf pour les derniers 10km.
J9: Étape 6: Gérone - Barcelone 181.5km
Une étape toute espagnole avec arrivée en haut d'une côte à Barcelone. Les espagnols justement seront motivés et devraient animer la course. Dernière étape aussi où les sprinteurs ont des chances avant quelques jours, ça devrait être bien animé. Intérêt télé: **
V10: Étape 7: Barcelone - Andorre Arcalis 224km
Ah! Là c'est sérieux! 224km et ça finit par une montée jusqu'à 2240m d'altitude (l'étape part à 230m). Celle là va faire mal. Les favoris ne gagneront pas le Tour aujourd'hui (trop tôt) mais ils peuvent déjà le perdre. Intérêt télé: ***
D11: Étape 8: Andorre-la-Vieille - Saint-Girons 176.5 km
Une très belle étape dans les cols Pyrénéens de l'Ariège (une très jolie région). J'en ai fait quelques uns en auto, et s'ils ne sont pas super hauts, ils rentrent pareil. Le dernier col est assez loin de l'arrivée, il ne fera pas trop de dommages au classement. Intérêt télé: **
D12: Étape 9: Saint-Gaudens - Tarbes 160.5km
Je n'ai pas aimé la ville de Tarbes l'an passé en voyage, mais le reste de l'étape, wow. Le légendaire doublé Aspin - Tourmalet. Ça c'est une étape à ne pas manquer même si les écarts au classement seront limités (l'arrivée est bien loin du sommet du Tourmalet). C'est une région magnifique, de la haute montagne comme je l'aime. Intérêt télé: ***
L13: Jour de repos
M14: Étape 10: Limoges - Issoudun 194.5km
Plutôt plat comme relief, mais... c'est le 14 juillet. Et le 14 juillet, les coureurs française attaquent toujours comme des fous et ça met de la vie. Intérêt télé, **
M15: Étape 11: Vatan - St-Fargeau 192km
Grosse étape de plaine. Plus tôt dans le tour, c'est destiné aux sprinteurs. Mais là, une échappée déterminée peut se rendre au bout. Intérêt télé, **
J16: Étape 12: Tonnerre - Vittel 211.5km
Pas mal comme la veille en peut-être un peu plus valloné. Intérêt télé, **
V17: Étape 13: Vittel - Colmar 200km
Ça, c'est écrit "ATTAQUES" en grosse lettres au-dessus. Deux grosses montées, pas assez pour que les meilleurs entrent en action (ils vont se préserver pour les Alpes qui commencent sous peu), mais c'est clair que ça se joue dans un petit groupe d'échappés. Une très bonne étape en vue, et qui sait si un favori dans un mauvais jour ne peut pas se faire piéger. Intérêt télé, ***
S18: Étape 14: Colmar - Besançon 199km
La dernière chance des sprinteurs avant Paris, s'ils n'ont pas trop souffert la veille. Ça risque d'être serré. Intérêt télé, **
D19: Étape 15: Pontarlier - Verbier 207.5km
Voilà, là c'est du sérieux. Les Alpes. Arrivée en altitude chez les Suisses, pas la grande étape décisive mais déjà d'autres favoris peuvent perdre le tour ici. Intérêt télé, **
L20: Jour de repos
M21: Étape 16: Martigny - Bourg St-Maurice 159km
Là, c'est violent. Deux cols majeurs, mais une arrivée en descente. Ça va attaquer énormément dans le deuxième col. Intérêt télé, ***
M22: Étape 17: Bourg St-Maurice - Le Grand Bornand 169.5km
L'étape reine du Tour. Celle où les moins bons grimpeurs regardent la map et sacrent par dépit. Pas moins de 5 cols. À voir! Intérêt télé, ***
J23: Étape 18: Annecy - Annecy (CLM individuel, 40.5km)
Un dernier contre-la-montre. Habituellement le Tour se joue là, mais pas cette année. L'intérêt s'en trouve donc un peu diminué. Intérêt télé, **
V24: Étape 19: Bourgoin-Jallieu -Aubenas 178 km
Une autre étape pour les attaquants qui n'ont pas d'espoir au général. Dernière chance pour les équipes qui n'ont rien gagné de s'illustrer, donc ça va jouer dur. Intérêt télé, **
S25: Étape 20: Montélimar - Le Mont Ventoux 167km
Déjà avoir le mythique Mont Ventoux, c'est quelque chose. Mais la veille de l'arrivée à Paris? Wow. Tout peut arriver au Ventoux, c'est très très très dur... le meneur au classement peut perdre le Tour la veille de l'arrivée dans cette ascension du Géant de Provence. Je l'ai fait en auto, c'est incroyable comment ça grimpe. Ça va être une étape d'anthologie, surtout si le classement est serré. Intérêt télé, ***
D26: Étape 21 Montereau-Fault-Yonne - Paris Champs-Élysées 164 km
Une étape en deux temps. Jusqu'à l'entrée dans Paris, ça niaise. Le Tour est gagné, et c'est une parade que je pourrais suivre sans trop de difficultés. Mais dès l'entrée sur les Champs, c'est le temps des choses sérieuses. L'arrivée au sprint est quasi-assurée, mais ça roule à un train d'enfer car c'est une étape très prestigieuse à gagner vu la foule. Intérêt télé, **
Mais qu'est-ce qui est le plus agréable à voir? Pas nécessairement en intérêt pour le classement général, mais juste au niveau du spectacle?
S4: Étape 1: Monaco (CLM individuel, 15.5km)
Un CLM est un bel exercice de forme et le paysage de Monaco est spectaculaire, mais ce ne sont jamais les étapes les plus spectaculaires à la télé puisque c'est coureur par coureur. 15.5km c'est long pour une étape d'ouverture par contre alors les favoris devront déjà s'illustrer, hâte de voir les écarts. Intérêt télé: **
D5: Étape 2: Monaco - Brignoles 187km
Quelques petites bosses, probablement une échappée au long cours qui se fera reprendre à 2km de l'arrivée. Intérêt télé: *
L6: Étape 3: Marseille - La Grande Motte 196.5km
Sur le bord de la mer, quasiment plat comme une crêpe, clairement une étape de sprinteurs. Intérêt télé: *, sauf pour les derniers 10km.
M7: Étape 4: Montpellier - Montpellier (CLM par équipes, 39km)
Une vraie démonstration de technique et de puissance, très élégant mais pas forcément captivant à la télé (à la longue c'est répétitif). Mais l'effet de rareté et l'impact au classement suscite plus d'intérêt que la norme. Intérêt télé: **
M8: Étape 5: Le Cap d'Agde - Perpignan 196.5km
Une autre étape au relief neutre destinée au sprinteurs (c'est ça le première semaine du Tour!). Et pour avoir passé près d'Agde l'an passé, il y avait un coin là-bas qui faisait piège à touristes en maudit. Intérêt télé: *, sauf pour les derniers 10km.
J9: Étape 6: Gérone - Barcelone 181.5km
Une étape toute espagnole avec arrivée en haut d'une côte à Barcelone. Les espagnols justement seront motivés et devraient animer la course. Dernière étape aussi où les sprinteurs ont des chances avant quelques jours, ça devrait être bien animé. Intérêt télé: **
V10: Étape 7: Barcelone - Andorre Arcalis 224km
Ah! Là c'est sérieux! 224km et ça finit par une montée jusqu'à 2240m d'altitude (l'étape part à 230m). Celle là va faire mal. Les favoris ne gagneront pas le Tour aujourd'hui (trop tôt) mais ils peuvent déjà le perdre. Intérêt télé: ***
D11: Étape 8: Andorre-la-Vieille - Saint-Girons 176.5 km
Une très belle étape dans les cols Pyrénéens de l'Ariège (une très jolie région). J'en ai fait quelques uns en auto, et s'ils ne sont pas super hauts, ils rentrent pareil. Le dernier col est assez loin de l'arrivée, il ne fera pas trop de dommages au classement. Intérêt télé: **
D12: Étape 9: Saint-Gaudens - Tarbes 160.5km
Je n'ai pas aimé la ville de Tarbes l'an passé en voyage, mais le reste de l'étape, wow. Le légendaire doublé Aspin - Tourmalet. Ça c'est une étape à ne pas manquer même si les écarts au classement seront limités (l'arrivée est bien loin du sommet du Tourmalet). C'est une région magnifique, de la haute montagne comme je l'aime. Intérêt télé: ***
L13: Jour de repos
M14: Étape 10: Limoges - Issoudun 194.5km
Plutôt plat comme relief, mais... c'est le 14 juillet. Et le 14 juillet, les coureurs française attaquent toujours comme des fous et ça met de la vie. Intérêt télé, **
M15: Étape 11: Vatan - St-Fargeau 192km
Grosse étape de plaine. Plus tôt dans le tour, c'est destiné aux sprinteurs. Mais là, une échappée déterminée peut se rendre au bout. Intérêt télé, **
J16: Étape 12: Tonnerre - Vittel 211.5km
Pas mal comme la veille en peut-être un peu plus valloné. Intérêt télé, **
V17: Étape 13: Vittel - Colmar 200km
Ça, c'est écrit "ATTAQUES" en grosse lettres au-dessus. Deux grosses montées, pas assez pour que les meilleurs entrent en action (ils vont se préserver pour les Alpes qui commencent sous peu), mais c'est clair que ça se joue dans un petit groupe d'échappés. Une très bonne étape en vue, et qui sait si un favori dans un mauvais jour ne peut pas se faire piéger. Intérêt télé, ***
S18: Étape 14: Colmar - Besançon 199km
La dernière chance des sprinteurs avant Paris, s'ils n'ont pas trop souffert la veille. Ça risque d'être serré. Intérêt télé, **
D19: Étape 15: Pontarlier - Verbier 207.5km
Voilà, là c'est du sérieux. Les Alpes. Arrivée en altitude chez les Suisses, pas la grande étape décisive mais déjà d'autres favoris peuvent perdre le tour ici. Intérêt télé, **
L20: Jour de repos
M21: Étape 16: Martigny - Bourg St-Maurice 159km
Là, c'est violent. Deux cols majeurs, mais une arrivée en descente. Ça va attaquer énormément dans le deuxième col. Intérêt télé, ***
M22: Étape 17: Bourg St-Maurice - Le Grand Bornand 169.5km
L'étape reine du Tour. Celle où les moins bons grimpeurs regardent la map et sacrent par dépit. Pas moins de 5 cols. À voir! Intérêt télé, ***
J23: Étape 18: Annecy - Annecy (CLM individuel, 40.5km)
Un dernier contre-la-montre. Habituellement le Tour se joue là, mais pas cette année. L'intérêt s'en trouve donc un peu diminué. Intérêt télé, **
V24: Étape 19: Bourgoin-Jallieu -Aubenas 178 km
Une autre étape pour les attaquants qui n'ont pas d'espoir au général. Dernière chance pour les équipes qui n'ont rien gagné de s'illustrer, donc ça va jouer dur. Intérêt télé, **
S25: Étape 20: Montélimar - Le Mont Ventoux 167km
Déjà avoir le mythique Mont Ventoux, c'est quelque chose. Mais la veille de l'arrivée à Paris? Wow. Tout peut arriver au Ventoux, c'est très très très dur... le meneur au classement peut perdre le Tour la veille de l'arrivée dans cette ascension du Géant de Provence. Je l'ai fait en auto, c'est incroyable comment ça grimpe. Ça va être une étape d'anthologie, surtout si le classement est serré. Intérêt télé, ***
D26: Étape 21 Montereau-Fault-Yonne - Paris Champs-Élysées 164 km
Une étape en deux temps. Jusqu'à l'entrée dans Paris, ça niaise. Le Tour est gagné, et c'est une parade que je pourrais suivre sans trop de difficultés. Mais dès l'entrée sur les Champs, c'est le temps des choses sérieuses. L'arrivée au sprint est quasi-assurée, mais ça roule à un train d'enfer car c'est une étape très prestigieuse à gagner vu la foule. Intérêt télé, **
2009-06-26
Évaluation du repêchage du CH, année par année / 2001
Ma savante déconstruction de l'article de Pednault mardi m'a incité à revoir le repêchage du CH, le plus objectivement possible. Je me base sur le prétexte de trouver des joueurs d'impacts, pas des jeunes en apprentissage ou des vétérans en fin de carrière. Donc pour moi (ok oui ici je suis un peu subjectif mais j'ai mes raisons énoncées plus bas) un joueur d'impact c'est ce qu'on trouve dans la tranche d'âge 26-32. Bon 32 c'est un peu bas, mais anyway rendu à cet âge là un joueur a souvent été échangé, bref moins de chance de le voir avec le club et je n'ai pas que ça à faire, analyser ces listes. Et ça fait aussi 7 jours, pas mal ce qui reste d'ici le repêchage alors je peux être thématique, une année par jour. En supposant qu'un joueur est repêché à 18 ans en moyenne, ça me donne donc le repêchage entre 1995 et 2001 (un joueur qui a 18 ans en 1995 a 32 ans en 2009; un joueur qui a 18 ans en 2001 a 26 ans en 2009)
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 2001. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 26 ans aujourd'hui, soit l'âge de Jason Spezza, Mike Cammalleri, Cristobal Huet
1 overall Ilya Kovalchuk, Atlanta
1 (7) D Mike Komisarek (361PJ, 12B-46A-496PUN)
Un très bon défenseur à caractère défensif de premier plan. Très bon choix de première ronde.
1 (25) AD Alexander Perezhogin (128PJ, 15B-19A-86PUN)
Certains diront qu'il n'a jamais eu sa chance, mais il ne s'est jamais réellement assez démarqué non plus. Pas un mauvais joueur, mais pas un joueur de premier plan.
2 (37) AD Duncan Milroy (5PJ, 0B-1A-0PUN)
N'a jamais réussi à éclore passé le junior.
3 (71) C Thomas Plekanec (311PJ, 78B-106A-164PUN)
Un bon petit centre, pas nécessairement un joueur de premier plan mais un attaquant quand même fiable. Pour un choix de troisième ronde, c'est très bien.
4 (109) D Martti Jarventie (1PJ, 0B-0A-0PUN)
Il n'a joué qu'un match avec le CH, pour le reste, il est rentré en Finlande depuis longtemps
6 (171) C Eric Himelfarb (0PJ)
Joue en Suisse
7 (203) D Andrew Archer (0PJ)
Abonné des circuits mineurs
9 (266) AG Viktor Ujcik (0PJ)
Joue en République Tchèque
Au bilan, c'est correct sans être exceptionnel. Deux joueurs établis dans la LNH (Plekanec et Komisarek) mais pour les autres, rien de bien excitant. Disons B-.
Bref, moralité de tout ça... pendant ces 6-7 années, le CH a généralement très mal repêché. 10 ans plus tard, les joueurs qui devraient être le coeur de l'équipe, ceux qui devraient encadrer les jeunes repêchés plus récemment sont généralement d'immenses déceptions. Pas pour rien que le club va en dents de scie...
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 2001. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 26 ans aujourd'hui, soit l'âge de Jason Spezza, Mike Cammalleri, Cristobal Huet
1 overall Ilya Kovalchuk, Atlanta
1 (7) D Mike Komisarek (361PJ, 12B-46A-496PUN)
Un très bon défenseur à caractère défensif de premier plan. Très bon choix de première ronde.
1 (25) AD Alexander Perezhogin (128PJ, 15B-19A-86PUN)
Certains diront qu'il n'a jamais eu sa chance, mais il ne s'est jamais réellement assez démarqué non plus. Pas un mauvais joueur, mais pas un joueur de premier plan.
2 (37) AD Duncan Milroy (5PJ, 0B-1A-0PUN)
N'a jamais réussi à éclore passé le junior.
3 (71) C Thomas Plekanec (311PJ, 78B-106A-164PUN)
Un bon petit centre, pas nécessairement un joueur de premier plan mais un attaquant quand même fiable. Pour un choix de troisième ronde, c'est très bien.
4 (109) D Martti Jarventie (1PJ, 0B-0A-0PUN)
Il n'a joué qu'un match avec le CH, pour le reste, il est rentré en Finlande depuis longtemps
6 (171) C Eric Himelfarb (0PJ)
Joue en Suisse
7 (203) D Andrew Archer (0PJ)
Abonné des circuits mineurs
9 (266) AG Viktor Ujcik (0PJ)
Joue en République Tchèque
Au bilan, c'est correct sans être exceptionnel. Deux joueurs établis dans la LNH (Plekanec et Komisarek) mais pour les autres, rien de bien excitant. Disons B-.
Bref, moralité de tout ça... pendant ces 6-7 années, le CH a généralement très mal repêché. 10 ans plus tard, les joueurs qui devraient être le coeur de l'équipe, ceux qui devraient encadrer les jeunes repêchés plus récemment sont généralement d'immenses déceptions. Pas pour rien que le club va en dents de scie...
2009-06-25
Évaluation du repêchage du CH, année par année / 2000
Ma savante déconstruction de l'article de Pednault mardi m'a incité à revoir le repêchage du CH, le plus objectivement possible. Je me base sur le prétexte de trouver des joueurs d'impacts, pas des jeunes en apprentissage ou des vétérans en fin de carrière. Donc pour moi (ok oui ici je suis un peu subjectif mais j'ai mes raisons énoncées plus bas) un joueur d'impact c'est ce qu'on trouve dans la tranche d'âge 26-32. Bon 32 c'est un peu bas, mais anyway rendu à cet âge là un joueur a souvent été échangé, bref moins de chance de le voir avec le club et je n'ai pas que ça à faire, analyser ces listes. Et ça fait aussi 7 jours, pas mal ce qui reste d'ici le repêchage alors je peux être thématique, une année par jour. En supposant qu'un joueur est repêché à 18 ans en moyenne, ça me donne donc le repêchage entre 1995 et 2001 (un joueur qui a 18 ans en 1995 a 32 ans en 2009; un joueur qui a 18 ans en 2001 a 26 ans en 2009)
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 2000. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 27 ans aujourd'hui, soit l'âge de Danny Heatley, Marian Gaborik, Henrik Lundqvist
1er choix: Rick DiPietro, Islanders
Dépisteur en chef: Pierre Dorion
1 (13) D Ron Hainsey (326PJ, 26B-98A-175PUN)
Défenseur qui a pris du temps à éclore mais qui est maintenant correct à défaut d'être spectaculaire.
1 (16) AD Marcel Hossa (237PJ, 31B-30A-61PUN)
N'a jamais eu le talent de son frère... le genre de joueur qui marchait par séquences, très visible puis tout d'un coup absent pendant longtemps. Sa carrière a été courte, il est maintenant en Europe.
3 (78) AD Jozef Balej (18PJ, 1B-5A-4PUN)
On se souviendra de lui comme du gars qui a été échangé contre Kovalev (quel vol de Gainey!). N'a jamais vraiment percé la LNH.
3 (79) D Tyler Hanchuk (0PJ)
Abonné de la ligue américaine, east-coast league, etc
4 (109) AD Johan Eneqvist (0PJ)
N'a jamais quitté la Suède
4 (114) C Christian Larivière (0PJ)
Est rendu au... Danemark!
5 (145) D Ryan Glen (0PJ)
Autre abonné des circuits mineurs
6 (172) C Scott Selig (0PJ)
Ne jouait plus après 2005-06
6 (182) D Petr Chvojka (0PJ)
A fini sa carrière en 02-03.
8 (243) G Joni Puurula (0PJ)
A joué un peu partout en Europe, mais jamais en Amérique du Nord
9 (275) D Jonathan Gauthier (0PJ)
A pratiquement juste joué dans le semi-pro.
Bref au bilan, c'est très moyen. Seul le premier choix a donné un joueur valable dans la LNH. Pour Hossa et Balej, ce sont des espoirs décevants... et ensuite plus rien. Bon c'est certain qu'un choix de 8ème ronde qui ne fait pas la ligue ce n'est pas dramatique, alors disons que ce repêchage se mérite un C-.
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 2000. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 27 ans aujourd'hui, soit l'âge de Danny Heatley, Marian Gaborik, Henrik Lundqvist
1er choix: Rick DiPietro, Islanders
Dépisteur en chef: Pierre Dorion
1 (13) D Ron Hainsey (326PJ, 26B-98A-175PUN)
Défenseur qui a pris du temps à éclore mais qui est maintenant correct à défaut d'être spectaculaire.
1 (16) AD Marcel Hossa (237PJ, 31B-30A-61PUN)
N'a jamais eu le talent de son frère... le genre de joueur qui marchait par séquences, très visible puis tout d'un coup absent pendant longtemps. Sa carrière a été courte, il est maintenant en Europe.
3 (78) AD Jozef Balej (18PJ, 1B-5A-4PUN)
On se souviendra de lui comme du gars qui a été échangé contre Kovalev (quel vol de Gainey!). N'a jamais vraiment percé la LNH.
3 (79) D Tyler Hanchuk (0PJ)
Abonné de la ligue américaine, east-coast league, etc
4 (109) AD Johan Eneqvist (0PJ)
N'a jamais quitté la Suède
4 (114) C Christian Larivière (0PJ)
Est rendu au... Danemark!
5 (145) D Ryan Glen (0PJ)
Autre abonné des circuits mineurs
6 (172) C Scott Selig (0PJ)
Ne jouait plus après 2005-06
6 (182) D Petr Chvojka (0PJ)
A fini sa carrière en 02-03.
8 (243) G Joni Puurula (0PJ)
A joué un peu partout en Europe, mais jamais en Amérique du Nord
9 (275) D Jonathan Gauthier (0PJ)
A pratiquement juste joué dans le semi-pro.
Bref au bilan, c'est très moyen. Seul le premier choix a donné un joueur valable dans la LNH. Pour Hossa et Balej, ce sont des espoirs décevants... et ensuite plus rien. Bon c'est certain qu'un choix de 8ème ronde qui ne fait pas la ligue ce n'est pas dramatique, alors disons que ce repêchage se mérite un C-.
2009-06-23
Évaluation du repêchage du CH, année par année / 1999
Ma savante déconstruction de l'article de Pednault mardi m'a incité à revoir le repêchage du CH, le plus objectivement possible. Je me base sur le prétexte de trouver des joueurs d'impacts, pas des jeunes en apprentissage ou des vétérans en fin de carrière. Donc pour moi (ok oui ici je suis un peu subjectif mais j'ai mes raisons énoncées plus bas) un joueur d'impact c'est ce qu'on trouve dans la tranche d'âge 26-32. Bon 32 c'est un peu bas, mais anyway rendu à cet âge là un joueur a souvent été échangé, bref moins de chance de le voir avec le club et je n'ai pas que ça à faire, analyser ces listes. Et ça fait aussi 7 jours, pas mal ce qui reste d'ici le repêchage alors je peux être thématique, une année par jour. En supposant qu'un joueur est repêché à 18 ans en moyenne, ça me donne donc le repêchage entre 1995 et 2001 (un joueur qui a 18 ans en 1995 a 32 ans en 2009; un joueur qui a 18 ans en 2001 a 26 ans en 2009)
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 1999. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 28 ans aujourd'hui, soit l'âge des frères Sedin, Martin Havlat, Henrik Zetterberg
1er choix: Patrick Stefan, Atlanta (ça c'est tout un flop, en fait la cuvée au complet est plutôt ordinaire)
Dépisteur en chef: Pierre Dorion
2 (39) AD Alexander Buturlin (0PJ)
Pas de choix de première ronde cette année... mais dans ce temps-là, il faut maximiser le choix de deuxième ronde. Et Buturlin, c'est un échec.
2 (58) D Matt Carkner (2PJ, 0B-1A-2PUN)
A joué un match avec les Sharks et un avec les Sénateurs.
4 (97) D Chris Dyment (0PJ)
Un habitué de la ligue américaine et de la east coast league.
4 (107) G Evan Lindsay (0PJ)
Un gardien médiocre, il a joué pour des équipes aux noms aussi amusants que Asheville Smoke, Florida Everblades, Macon Whoopee ou Rio Grande Valley Killer Bees. Incroyablement il n'a jamais joué deux saisons de suite à la même place.
5 (136) AG Dusty Jamieson (0PJ)
Il est rendu en Italie où il ne domine pas, loin de là.
5 (145) AD Marc-Andre Thinel (0PJ)
Le gars dominait le junior, mais ensuite ça n'a pas débloqué jusqu'à temps qu'il se rende en France où il domine outrageusement avec Rouen. Sauf que pour le CH, ça ne donne pas grand chose.
5 (150) D Matt Shasby (0PJ)
Est en train de faire sa carrière avec les Alaska Aces. Pas exactement la LNH.
6 (167) D Sean Dixon (0PJ)
A un nom de joueur de baseball, et ne joue plus depuis 2003.
7 (196) G Vadim Tarasov (0PJ)
Pendant un bout de temps il était bien coté, mais ensuite il a disparu complètement du radar. Encore une fois, rien pour la LNH.
8 (225) ? Mikko Hyytia (0PJ)
Quand même hockeydb n'a rien à son sujet...
9 (253) AG Jerome Marois (0PJ)
Un habitué de la ligue semi-pro ou de la deuxième division allemande. Bref, même pas proche d'aider l'équipe.
Bref au bilan, c'est épouvantable. Un seul joueur a atteint la LNH et même là, de façon plus que marginale. Je veux bien croire que la cuvée 1999 était très ordinaire, mais quand même... échec sur tout la ligne, clairement un E.
Demain: 2000: Après Dr Jekyll (98) et Mr Hyde (99), quel portait verra-t-on?
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 1999. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 28 ans aujourd'hui, soit l'âge des frères Sedin, Martin Havlat, Henrik Zetterberg
1er choix: Patrick Stefan, Atlanta (ça c'est tout un flop, en fait la cuvée au complet est plutôt ordinaire)
Dépisteur en chef: Pierre Dorion
2 (39) AD Alexander Buturlin (0PJ)
Pas de choix de première ronde cette année... mais dans ce temps-là, il faut maximiser le choix de deuxième ronde. Et Buturlin, c'est un échec.
2 (58) D Matt Carkner (2PJ, 0B-1A-2PUN)
A joué un match avec les Sharks et un avec les Sénateurs.
4 (97) D Chris Dyment (0PJ)
Un habitué de la ligue américaine et de la east coast league.
4 (107) G Evan Lindsay (0PJ)
Un gardien médiocre, il a joué pour des équipes aux noms aussi amusants que Asheville Smoke, Florida Everblades, Macon Whoopee ou Rio Grande Valley Killer Bees. Incroyablement il n'a jamais joué deux saisons de suite à la même place.
5 (136) AG Dusty Jamieson (0PJ)
Il est rendu en Italie où il ne domine pas, loin de là.
5 (145) AD Marc-Andre Thinel (0PJ)
Le gars dominait le junior, mais ensuite ça n'a pas débloqué jusqu'à temps qu'il se rende en France où il domine outrageusement avec Rouen. Sauf que pour le CH, ça ne donne pas grand chose.
5 (150) D Matt Shasby (0PJ)
Est en train de faire sa carrière avec les Alaska Aces. Pas exactement la LNH.
6 (167) D Sean Dixon (0PJ)
A un nom de joueur de baseball, et ne joue plus depuis 2003.
7 (196) G Vadim Tarasov (0PJ)
Pendant un bout de temps il était bien coté, mais ensuite il a disparu complètement du radar. Encore une fois, rien pour la LNH.
8 (225) ? Mikko Hyytia (0PJ)
Quand même hockeydb n'a rien à son sujet...
9 (253) AG Jerome Marois (0PJ)
Un habitué de la ligue semi-pro ou de la deuxième division allemande. Bref, même pas proche d'aider l'équipe.
Bref au bilan, c'est épouvantable. Un seul joueur a atteint la LNH et même là, de façon plus que marginale. Je veux bien croire que la cuvée 1999 était très ordinaire, mais quand même... échec sur tout la ligne, clairement un E.
Demain: 2000: Après Dr Jekyll (98) et Mr Hyde (99), quel portait verra-t-on?
2009-06-22
Évaluation du repêchage du CH, année par année / 1998
Ma savante déconstruction de l'article de Pednault mardi m'a incité à revoir le repêchage du CH, le plus objectivement possible. Je me base sur le prétexte de trouver des joueurs d'impacts, pas des jeunes en apprentissage ou des vétérans en fin de carrière. Donc pour moi (ok oui ici je suis un peu subjectif mais j'ai mes raisons énoncées plus bas) un joueur d'impact c'est ce qu'on trouve dans la tranche d'âge 26-32. Bon 32 c'est un peu bas, mais anyway rendu à cet âge là un joueur a souvent été échangé, bref moins de chance de le voir avec le club et je n'ai pas que ça à faire, analyser ces listes. Et ça fait aussi 7 jours, pas mal ce qui reste d'ici le repêchage alors je peux être thématique, une année par jour. En supposant qu'un joueur est repêché à 18 ans en moyenne, ça me donne donc le repêchage entre 1995 et 2001 (un joueur qui a 18 ans en 1995 a 32 ans en 2009; un joueur qui a 18 ans en 2001 a 26 ans en 2009)
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 1998. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 29 ans aujourd'hui, soit l'âge d'Alex Tanguay, Simon Gagné, Brad Richards, Pavel Datsyuk
--1998--
Premier choix overall, Vincent Lecavalier, Tampa Bay
Dépisteur en chef: Pierre Dorion
1 (16) C Éric Chouinard (90PJ, 11B-11A, 16PUN)
Un autre flop, il sera toujours jugé par rapport ceux repêchés peu après lui. Mais même si on sort de l'équation ce facteur (1998 a été toute une cuvée), un choix de première ronde qui ne joue que 90 parties et qui ne marque que 11 buts en carrière, c'est un échec.
2 (45) C Mike Ribeiro (515PJ, 117-256-212PUN)
Le but ici n'est pas juger de l'échange à Dallas, mais du choix. Et comme choix de deuxième ronde, c'est excellent. Un bon joueur offensif, un choix judicieux au deuxième tour.
3 (75) D François Beauchemin (246PJ, 21B-69A-172PUN)
Encore là, on ne juge pas les circonstances de son départ, mais la qualité du joueur. Beauchemin est un très bon défenseur qui s'est établi un peu sur le tard, mais un autre très bon choix, surtout en troisième ronde.
5 (132) AD Andrei Bashkirov (30PJ, 0B-3A-0PUN)
Un russe très oubliable qui n'a fait que passer en coup de vent dans la ligue. Mais bon, comme choix de cinquième ronde, ça se toffe.
6 (152) AD Gordie Dwyer (108PJ, 0B-5A-394PUN)
Un petit agitateur de deuxième ordre, il a fait la job si on regarde son total de punitions. Choix correct, sans plus.
6 (162) D Andrei Markov (571PJ, 74B-255A-325PUN)
Ça, c'est tout un choix. Défenseur étoile, le pilier actuel du CH à la ligne bleue. Un excellent défenseur offensif, et un très brillant choix de sixième ronde.
7 (189) D Andrei Kruchinin (0PJ)
Le premier joueur de ce repêchage qui n'a pas atteint la LNH (en fait il n'a même pas sorti de la Russie).
8 (201) AG Craig Murray (0PJ)
Est resté dans les rangs mineurs ou universitaires. Mais bon, en huitième ronde...
8 (216) AD Michael Ryder (388PJ, 126B-134A-182PUN)
Et pourtant en huitième ronde on peut tomber sur de bons joueurs. Ryder n'est peut-être pas le marqueur de premier plan que certains espéraient, mais c'est quand même un excellent joueur de deuxième trio. Trouver ça au 216ème rang, c'est bon.
9 (247) AD Darcy Harris (0PJ)
Quelques matchs dans les mineures, quelques matchs dans l'universitaire, puis plus rien.
Bref au bilan, c'est très bon. Sur 10 joueur, 7 ont atteint la LNH. Là-dessus, 2 sont devenus des vedettes (Ribeiro, Markov) et deux sont des joueurs supérieurs à la moyenne (Ryder, Beauchemin). De belles trouvailles dans les rondes éloignées. Mais... le premier choix est un échec, encore une fois. Le CH a eu un excellent repêchage en 98, mais le choix d'Éric Chouinard en première ronde dans une année riche comme 1998 fait descendre le score à B+.
Demain: 1999: est-ce que la tendance à la hausse se maintiendra?
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 1998. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 29 ans aujourd'hui, soit l'âge d'Alex Tanguay, Simon Gagné, Brad Richards, Pavel Datsyuk
--1998--
Premier choix overall, Vincent Lecavalier, Tampa Bay
Dépisteur en chef: Pierre Dorion
1 (16) C Éric Chouinard (90PJ, 11B-11A, 16PUN)
Un autre flop, il sera toujours jugé par rapport ceux repêchés peu après lui. Mais même si on sort de l'équation ce facteur (1998 a été toute une cuvée), un choix de première ronde qui ne joue que 90 parties et qui ne marque que 11 buts en carrière, c'est un échec.
2 (45) C Mike Ribeiro (515PJ, 117-256-212PUN)
Le but ici n'est pas juger de l'échange à Dallas, mais du choix. Et comme choix de deuxième ronde, c'est excellent. Un bon joueur offensif, un choix judicieux au deuxième tour.
3 (75) D François Beauchemin (246PJ, 21B-69A-172PUN)
Encore là, on ne juge pas les circonstances de son départ, mais la qualité du joueur. Beauchemin est un très bon défenseur qui s'est établi un peu sur le tard, mais un autre très bon choix, surtout en troisième ronde.
5 (132) AD Andrei Bashkirov (30PJ, 0B-3A-0PUN)
Un russe très oubliable qui n'a fait que passer en coup de vent dans la ligue. Mais bon, comme choix de cinquième ronde, ça se toffe.
6 (152) AD Gordie Dwyer (108PJ, 0B-5A-394PUN)
Un petit agitateur de deuxième ordre, il a fait la job si on regarde son total de punitions. Choix correct, sans plus.
6 (162) D Andrei Markov (571PJ, 74B-255A-325PUN)
Ça, c'est tout un choix. Défenseur étoile, le pilier actuel du CH à la ligne bleue. Un excellent défenseur offensif, et un très brillant choix de sixième ronde.
7 (189) D Andrei Kruchinin (0PJ)
Le premier joueur de ce repêchage qui n'a pas atteint la LNH (en fait il n'a même pas sorti de la Russie).
8 (201) AG Craig Murray (0PJ)
Est resté dans les rangs mineurs ou universitaires. Mais bon, en huitième ronde...
8 (216) AD Michael Ryder (388PJ, 126B-134A-182PUN)
Et pourtant en huitième ronde on peut tomber sur de bons joueurs. Ryder n'est peut-être pas le marqueur de premier plan que certains espéraient, mais c'est quand même un excellent joueur de deuxième trio. Trouver ça au 216ème rang, c'est bon.
9 (247) AD Darcy Harris (0PJ)
Quelques matchs dans les mineures, quelques matchs dans l'universitaire, puis plus rien.
Bref au bilan, c'est très bon. Sur 10 joueur, 7 ont atteint la LNH. Là-dessus, 2 sont devenus des vedettes (Ribeiro, Markov) et deux sont des joueurs supérieurs à la moyenne (Ryder, Beauchemin). De belles trouvailles dans les rondes éloignées. Mais... le premier choix est un échec, encore une fois. Le CH a eu un excellent repêchage en 98, mais le choix d'Éric Chouinard en première ronde dans une année riche comme 1998 fait descendre le score à B+.
Demain: 1999: est-ce que la tendance à la hausse se maintiendra?
2009-06-18
Évaluation du repêchage du CH, année par année / 1997
Ma savante déconstruction de l'article de Pednault mardi m'a incité à revoir le repêchage du CH, le plus objectivement possible. Je me base sur le prétexte de trouver des joueurs d'impacts, pas des jeunes en apprentissage ou des vétérans en fin de carrière. Donc pour moi (ok oui ici je suis un peu subjectif mais j'ai mes raisons énoncées plus bas) un joueur d'impact c'est ce qu'on trouve dans la tranche d'âge 26-32. Bon 32 c'est un peu bas, mais anyway rendu à cet âge là un joueur a souvent été échangé, bref moins de chance de le voir avec le club et je n'ai pas que ça à faire, analyser ces listes. Et ça fait aussi 7 jours, pas mal ce qui reste d'ici le repêchage alors je peux être thématique, une année par jour. En supposant qu'un joueur est repêché à 18 ans en moyenne, ça me donne donc le repêchage entre 1995 et 2001 (un joueur qui a 18 ans en 1995 a 32 ans en 2009; un joueur qui a 18 ans en 2001 a 26 ans en 2009)
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 1997. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 30 ans aujourd'hui, soit l'âge de Patrick Marleau, Olli Jokinen, Roberto Luongo, Marian Hossa. Ouaip, de grosses pointures, des joueurs dans la force de l'âge
--1997--
Premier choix overall, Joe Thornton, Boston
Dépisteur en chef: Pierre Mondou
1 (11) AD Jason Ward (336PJ, 36B-45A, 171PUN)
Un joueur marginal de troisième ou quatrième trio, sans plus. D'ailleurs il n'est jamais resté plus de quelques saisons avec le même club. Pas un flop, mais certainement le genre de joueur interchangeable qu'on trouve facilement, donc pas digne d'un choix de première ronde.
2 (37) AD Gregor Baumgartner (0PJ)
Après quelques années à courir les différentes ligues mineures aux USA, il s'est exilé en Autriche.
3 (65) D IIkka Mikkola (0PJ)
A passé sa carrière en Finlande
4 (91) D Daniel Tetrault
A passé sa carrière dans différentes ligues de deuxième ordre aux USA
5 (118) D Konstantin Sidulov
A joué quelques parties avec le club école, mais a passé le principal de sa courte carrière (2002) en Russie.
5 (122) D Gennady Razin
Lui aussi a joué quelques parties avec le club école, mais a passé le principal de sa carrière en Russie où il est un joueur plutôt marginal.
6 (145) D Jonathan Desroches
Sa carrière s'est arrêtée à l'Université de Moncton en 2004.
7 (172) C Ben Guite (169PJ, 19B-26A, 93PUN)
A passé par le club école de plusieurs clubs avant de se trouver une niche au Colorado comme centre de troisième ou quatrième trio.
8 (197) D Petr Kubos
Un autre joueur qui a passé le gros de sa carrière en Europe, chez les Tchèques cette fois.
8 (202) AD Andrei Sidyakin
A toujours joué en Russie.
9 (228) ? Jarl Ygranes
Aucune trace de lui passé 1998
Bref, 2 joueurs plombiers sur 11 choix. Très mauvais, impossible de donner autre chose qu'un E.
Je ne dirai pas qui était disponible après tel ou tel joueur, je n'aime pas l'histoire révisionniste et le second guessing à la Réjean Tremblay. Je vais me contenter d'analyser les joueurs choisis. Évidemment je prends toujours en compte que les attentes sont très élevées pour un choix de première ronde et très faibles pour un choix éloigné.
Allons-y avec 1997. Ces joueurs auraient (à quelques mois près) 30 ans aujourd'hui, soit l'âge de Patrick Marleau, Olli Jokinen, Roberto Luongo, Marian Hossa. Ouaip, de grosses pointures, des joueurs dans la force de l'âge
--1997--
Premier choix overall, Joe Thornton, Boston
Dépisteur en chef: Pierre Mondou
1 (11) AD Jason Ward (336PJ, 36B-45A, 171PUN)
Un joueur marginal de troisième ou quatrième trio, sans plus. D'ailleurs il n'est jamais resté plus de quelques saisons avec le même club. Pas un flop, mais certainement le genre de joueur interchangeable qu'on trouve facilement, donc pas digne d'un choix de première ronde.
2 (37) AD Gregor Baumgartner (0PJ)
Après quelques années à courir les différentes ligues mineures aux USA, il s'est exilé en Autriche.
3 (65) D IIkka Mikkola (0PJ)
A passé sa carrière en Finlande
4 (91) D Daniel Tetrault
A passé sa carrière dans différentes ligues de deuxième ordre aux USA
5 (118) D Konstantin Sidulov
A joué quelques parties avec le club école, mais a passé le principal de sa courte carrière (2002) en Russie.
5 (122) D Gennady Razin
Lui aussi a joué quelques parties avec le club école, mais a passé le principal de sa carrière en Russie où il est un joueur plutôt marginal.
6 (145) D Jonathan Desroches
Sa carrière s'est arrêtée à l'Université de Moncton en 2004.
7 (172) C Ben Guite (169PJ, 19B-26A, 93PUN)
A passé par le club école de plusieurs clubs avant de se trouver une niche au Colorado comme centre de troisième ou quatrième trio.
8 (197) D Petr Kubos
Un autre joueur qui a passé le gros de sa carrière en Europe, chez les Tchèques cette fois.
8 (202) AD Andrei Sidyakin
A toujours joué en Russie.
9 (228) ? Jarl Ygranes
Aucune trace de lui passé 1998
Bref, 2 joueurs plombiers sur 11 choix. Très mauvais, impossible de donner autre chose qu'un E.
Je suis extrêmemement très incroyablement heureux
Source: uci.ch:
WOUHOU!
Autre motif de satisfaction pour le Comité Directeur de l’UCI, les décisions prises par le Conseil de l’UCI ProTour (CUPT) la veille. Ce dernier a en effet réservé deux dates, les 10 et 12 septembre 2010, pour de nouvelles courses UCI ProTour, toutes deux au Canada, la première à Montréal et la seconde à Québec. Les organisateurs de ces deux épreuves ont demandé une licence pour une durée de 4 ans. La procédure d’attribution de ces deux licences doit maintenant suivre son cours.Le ProTour? Montréal et Québec?
WOUHOU!
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