2014-07-06

La 20, ou ben la 40?

Article de blog sur lapresse sur un débat amical interne à la salle de rédaction à savoir quelle autoroute est mieux pour aller à Québec en partant de Montréal (mon choix: la 40 par habitude, mais c'est parce que pars de la rive nord).


Alors voici les critères qui sont sortis (pas super sérieux), et mes commentaires (pas plus sérieux) au travers entre parenthèses

D’un côté, il y a celles qui jurent que la 20 est bien mieux parce que…

  1. Le paysage est plus beau (beau, la 20? c'est en plein champ tout le long!)
  2. Il y a plus de repères (faux argument... plus de repères quand on est habitués. Parce que Rang des Épinettes d'un bord ou Rang Ste-Philomène de l'autre, quand on ne connaît pas, ça ne dit pas grand chose).
  3. Il y a le Madrid (bon point, quoique ça a pas mal changé semble-t-il)
  4. Les stations-service sont bien situées et permettent de faire des pauses stratégiques (vraiment? il me semble que passé Laurier-Station vers Montréal il y a un interminable désert)
  5. La vue à l’arrivée des ponts à Québec est magnifique (c'est vrai, par contre l'arrivée par les hauteurs de la 40 n'est pas mal non plus, il me semble qu'après l'info-touriste on a une belle vue de la ville)
  6. On évite le trafic de la 40, à la sortie de Montréal (pour se prendre celui de la 20)
  7. Il y a un Ashton avant d’arriver, à St-Nicolas, pour une pause poutine (peut-être. pas un fan de poutine)
  8. Les noms de villages sont plus étonnants (coup de coeur pour Issoudun) (ça,c'est vrai, quoique je donne un point à Yamachiche sur la rive nord)
  9. L’arrivée à Sainte-Foy nous met dans l’ambiance de la ville plus vite (à 3-4km près, les deux autoroutes débouchent au même point)
  10. C’est la route qu’avaient prise les personnages de Québec-Montréal (mouin, ok)

Et de l’autre, les dévouées de la 40 parce que…
  1. Le paysage est plus beau (plus varié, peut-être, mais plus beau?)
  2. On longe le Lac Saint-Pierre (c'est vrai, quoiqu'on le voit pas assez)
  3. L’arrivée à Québec est plus simple : il n’y a pas de pont à traverser (c'est pas ben ben compliqué traverser les ponts de Québec)
  4. L’accès au Vieux-Québec est plus direct (je ne vois pas comment, les deux autoroutes débouchant au même endroit ou presque)
  5. Il y a moins de rénovation sur l’autoroute (possible, pour l'instant)
  6. Le passage par Trois-Rivières permet de faire une pause, avec plusieurs options restos (bon point)
  7. La vue de la Rive-Sud est belle à partir de Grondines (pas à partir de l'autoroute)
  8. On peut faire un bout sur le chemin du Roy (oui mais là ça sort du débat, non?)
  9. Et faire une pause crème glacée chez Caillette à Maskinongé (et manger du fromage qui fait couic couic)
  10. Le fleuve n’est jamais loin (mais jamais visible ou presque)


En prime, voici les arguments monsieurm tout aussi frivoles pour prendre la 40 (je répète que mon choix n'est pas du tout basé sur le fait que je parte de la rive nord, non non, je vous le dis!)

  1. Au moins, ça tourne de temps en temps
  2. On a pas à se taper Champlain ou le tunnel pour aller chercher la 20
  3. Jolie vue du Pont Laviolette au loin à Trois Rivières
  4. Pas d'interminable désert comme passé Laurier-Station
  5. Un chemin alternatif (138) à proximité quand c'est bloqué
  6. Le détour dans Trois Rivières pour se réveiller un peu
  7. Le fait que la grosse ville (Trois Rivières) coupe grosso modo la route en 2 (alors que sur la 20, Drummond c'est au tiers)
  8. La vue sur les montagnes avant Québec
  9. Une couple de belles rivières
  10. Le rest area de Ewoks au Point du Jour

2014-05-09

Triste période pour le vélo urbain

Ça jase beaucoup cette semaine de sécurité à vélo suite aux tragiques incidents sur St-Denis (où je ne me souviens pas avoir passé à vélo, mais pour y avoir passé en auto j'avoue que ce n'est pas l'endroit du siècle où j'aimerais rouler  - chose certaine si j'y allais, je roulerais en plein milieu de la voie pour ne pas me faire squeezer, et je mettrais du poids sur les pédales pour sortir de là au plus vite) et St-Urbain (déjà passé par cette intersection et ce n'était pas pire qu'aileurs).

Depuis que je ne suis plus Despote de Rosemont (et surtout depuis que j'ai changé d'emploi, avec impossibilité de rentrer mon vélo avec moi au travail pour une protection antivol absolue), j'ai cessé d'aller travailler à vélo, ce que je faisais de temps en temps avant ça. Pour le faire maintenant, il faudrait que je traverse Montréal nord-sud, une activité pas forcément agréable (je cherche encore un chemin où c'est possible de le faire sans risquer de se faire écrapoutir à chaque coin de rue).

Mais ça m'a fait penser à ceci: où sont les pires endroits où j'ai pu rouler dans la région de Montréal? Voici une liste, qui est un mélange d'endroits que je trouvais dangereux et/ou mal foutus et/ou désagréables.

1- Viaduc de la Mort, St-Joseph / Iberville: Même pour les autos, il est dangereux celui là, c'est à peu près le pire coin de rue à Montréal. Les deux rues descendent, gros murs de soutien de chaque côté alors on a aucune idée de ce qui s'en vient sur l'autre rue. Et pour couronner le tout, une voie ferrée au-dessus, ce qui rend la visibilité pas mal nulle. À chaque fois que j'ai passé par là (toujours sur St-Joseph), c'était justement un cas de "on sa met au milieu de la voie être bien vu par les autos et ce, avant même l'intersection. Au moins la rue s'élargissait tout de suite après le tunnel alors c'était possible de prendre la voie de droite ensuite qui était plus sécuritaire.


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(la solution: être à la même place que la moto)

2- Notre-Dame Est. Quand j'étais dans Rosemont, j'aimais parfois aller à la pointe est de l'Île; passé les raffineries (étrangement pas un bout si pire, c'est laid mais il y a un bon espace pour la piste cyclable et aucune intersection alors ce n'est pas dangereux) le trajet a un peu d'intérêt.Mais avant les raffineries, en fait, avant la 25... ouache. Il y a une espèce de pseudo-piste cyclable sur le bord de Notre-Dame, mais c'est plein de circulation lourde, et c'est très magané, en plus de partager le trottoir (où peu de piétons s'aventurent de toute façon). Définitivement pas un endroit convivial, et j'ai cherché pendant longtemps un contournement potable que j'ai trouvé: Hochelaga. C'est très large même si c'est un peu passant et passé Dickson, il y a la base militaire alors peu d'intersections (ou mieux encore, la petite piste peu connue qui longe Souligny).

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(jeu: où est la piste cyclable?)

3- Le chemin St-Charles, dans un no mans land entre Charlemagne, Le Gardeur et Lachenaie. Une belle sortie à faire à partir de la rive-nord consiste à aller se balader dans le coin du chemin de la Cabane Ronde (s'il existe encore une parcelle d'asphalte dessus), et revenir via le long de la rivière l'Assomption. Ceci implique de prendre un bout du chemin St-Charles. De Terrebonne à la 40 celui-ci est habituellement beau  (quoique de plus en plus achalandé depuis quelques années), mais le petit bout entre la 40 et le boulevard Céline Dion (si si!) à Charlemagne... ouf. Il faut d'abord passer sur la route commerciale qui devient la 640. Déjà, pas mal de circulation et ça va vite. Juste avant la 640, on tourne sur un chemin pas tellement large et magané où ça roule très très vite. La bonne nouvelle du jour, c'est que ce coin là est en plein développement (un autre joyeux domaine de grosses maisons prétentieuses) et que selon Google Maps, ils ont rajouté une belle voie cyclable en retrait de la route sur une bonne portion du chemin.

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(ça a l'air beau comme ça, mais rajoutez 15-20 chars qui vous frôlent à 70-80, c'est moins agréable)

4- La piste cyclable Rachel. Existe-t-il une piste cyclable plus mal foutue à Montréal? Quand je voyageais à vélo pour le travail, je passais souvent par là le soir. Le nombre de fois où des voitures tournant à gauche ne regardaient pas si un vélo s'en venait... c'était vraiment un cas de toujours rouler avec une main sur le frein. À noter que la piste sur Notre-Dame était un poil moins pire car moins d'intersections, mais en même temps elle était encore plus en retrait de la route alors la circulation plus rapide pensait encore moins à regarder. Très dangereux; j'ai déjà dû faire un freinage d'urgence avant/arrière qui m'a fait passer par-dessus le guidon pour éviter la collision avec une madame qui n'a jamais regardé (une chance que moi, je l'avais vue).

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(ah ben, des cônes oranges)

5- Côte Ste-Catherine / Parc / Mont-Royal: On s'entend que pour le cycliste plus sportif à Montréal, la Camilien-Houde est une belle destination. Côte d'envergure, c'est la difficulté mythique en ville. Mais maudit que c'est dur de s'y rendre! C'est un festival de feux de circulation pas synchronisés qui te forcent à arrêter en plein milieu d'une côte. Très mal foutu.

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(pas dans l'image: les 4234 lumières qu'il a fallu faire pour se rendre là)

6- Boulevard des Laurentides, Laval: Du lointain temps où j'étais cégépien (ouf, ça remonte à loin), j'allais parfois au cégep Ahuntsic à vélo. Si la portion montréalaise du parcours était correcte (si si, ça allait bien! St-Hubert avait de la circulation endurable dans le temps, et il faut dire que le cégep est pas mal dans le nord de l'île), la portion lavalloise était pas mal moins agréable (pas de piste le long de la voie ferrée dans le temps, ou elle n'était pas connue). Pour remonter au domicile parental, pas le choix, fallait se taper le boulevard des Laurentides. En fait il y avait un grand bout où on pouvait utiliser des petites rues résidentielles parellèles. Mais rendu un peu avant St-Martin, pas le choix... y'a des carrières, et une seule route qui passe la 440: Des Laurentides, qui est très achalandé (et pas mal dans son plus laid, ce qui n'est pas peu dire). Bref, quelques km de pur "bonheur" jusqu'à la première petite rue résidentielle passée la 440.

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(quand on pense à Laval, c'est souvent ça qui vient en tête et c'est triste)

7- Gouin, RDP. Oh, il y a de très jolis coin sur Gouin dans l'est de Montréal (surtout les derniers km quasi ruraux avant la pointe de l'île). Il y a même une piste cyclable... mais dans RDP, cette piste cyclable a des poteaux de lumière en plein milieu. Mal foutu, qu'on disait?

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(dans le temps où Pauline gagnait!)

8- Route verte, Laval. J'adore ce bout de piste cyclable qui longe la voie ferrée. Ça permet de traverser Laval nord-sud en un temps record en croisant pratiquement aucune rue. Génial. Mais... juste au sud de la 440, ça croise un embranchement ferroviaire. Jusque là, pas de problème. Mais juste avant le croisement, un abruti a eu la brillante idée de mettre un barrière qui oblige pratiquement le cycliste à arrêter. À la rigueur, ça se comprend, mais comme dans dans un virage au milieu d'une zone boisée, ça ne leur aurait pas dit de signaler ça d'avance? La première fois que je suis arrivé là, ça a pris un méchant freinage d'urgence pour éviter la chute.

9- La côte Berri, Montréal. Célèbre pour tous ceux qui sortent du centre-ville à vélo... sur une piste très achalandée, j'avais une relation amour/haine. Et contrairement à la majorité des gens, j'aimais bien mieux la monter (surtout qu'elle n'est pas si dure, elle se monte en deux temps), parce qu'en descente, c'est un danger total. D'abord, au pied de la côte, il y a une lumière. Quand tu arrives à bonne vitesse, ça peut être dangereux si un épais force sa lumière. Et ça, c'est sans compter les cylistes qui montent dans l'autre sens. Parce que vu l'achalandage, ça ne monte pas à la même vitesse. Et il s'agit d'un cycliste particulièrement lent pour que ceux derrière tentent de dépasser, sauf que quand tu descends dans l'autre sens... ça peut devenir pas mal serré, et il n'y a pas de voie pour s'échapper (mur de ciment d'un côté, rue de l'autre). Et effectivement quand on monte et qu'il y en a un devant qui se met à zigzaguer parce qu'il n'est plus capable, c'est pas évident quand tu essaies de passer sans mettre personne en danger. Pas le pire endroit, mais un endroit qui demande un peu de vigilance.

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(quel endroit charmant)

10- Pont Pie IX. Avant l'ouverture du nouveau pont de la 25 (à péage, mais pas pour les vélos), le seul moyen de passage entre l'est de Montréal et Laval était le Pont Pie-IX. Autant du côté de Laval que du côté de Montréal, se rendre au pont n'est pas si pire; Lévesque et Gouin sont des rues relativement ok pour rouler). Sur le pont lui-même, c'est ok aussi. La piste n'est pas spectaculairement large et est partagée avec un trottoir, mais elle a le mérite d'être séparée des voies automobiles. Sauf que rendu au bout du pont, du côté de Laval, la piste finit abruptement, et pas le choix, faut monter un escalier! En ballade, ça passe encore, mais j'imagine en sortie familiale avec la chariot à l'arrière, c'est pas mal moins drôle!

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(non, le pont ne tombe pas, c'est juste google maps qui est pixellisé)

2014-05-01

Bye Mirabel


Ainsi donc, la haute direction d'Aéroports de Montréal ont tranché: l'aérogare de Mirabel sera rasé. Trop vide, coûte trop cher à entretenir.

Ce à quoi j'ai le goût de répondre: maudite bande de concombres! Bon ok, oui c'est vrai qu'il faut entretenir, que ça coûte de quoi, et que c'est vide. Mais c'est vide par votre faute, bande de... si vous aviez fait votre travail comme du monde, Mirabel serait utilisé et on ne se poserait même pas de questions.

Au début, il y avait deux choix:

Dorval:
  • Vieil aéroport
  • Petit
  • Aucun transport en commun
  • Relative proximité du centre ville, mais infrastructures routières nécessitant de gros investissements
  • Entouré de quartiers résidentiels, donc horaires restreints pour le bruit

Mirabel:
  • Aéroport relativement neuf
  • Très grand, avec possibilités d'expansion (jusqu'à 50 millions de passagers par an, selon wikipedia)
  • Aucun transport en commun
  • Plus loin du centre ville
  • En plein champ, aucune restriction

Comparaison: J'ai pris une couple de gros aéroport européens. CdG, Heathrow, Munich. La distance du centre ville est grosso modo entre 20-35km. Mirabel est à un peu moins de 50km, donc effectivement, un poil loin, mais pas dramatique.

J'ai eu la chance ce voyager par Dorval et par Mirabel. L'expérience ne se compare même pas, même après les milliards de $ investis à Dorval. De Mirabel, du moment où on arrivait dans l'aéroport, en quelques instants on était rendus à l'avion. Toujouts selon wikipedia, de l'emplacement de stationnement le plus éloigné à son avion, c'est 200m. Cet aéroport est bien conçu, point à la ligne. Le bâtiment était lumineux, aéré... pendant ce temps, Dorval est un calvaire de corridors sombres mal foutus. Et quand on prend l'avion à Dorval, si on a le malheur d'être dans les quais éloignés... on marche pas à peu près.

Quelle aurait été ma solution?

Fermer Dorval, purement et simplement. Parce qu'il ne suffisait pas, des milliards de $ ont été investis pour créer une nouvelle jetée internationale, pour rénover la zone des arrivées, pour créer un agrandissement US... ce qui était déjà là ou qui aurait pu être ajouté pour une fraction du prix à Mirabel.

Ensuite, on vend les terrains de Dorval. Un immense terrain comme ça (sérieusement... c'est plus gros que le quadrilatère Pie-IX Sherbrooke Papineau Métropolitain) sur l'Île de Montréal, avec infrastructures autoroutières, à proximité de zones industrielles... ça vaut une colossale fortune, amplement de quoi mettre en place un service de navette ferroviaire à haute vitesse (ce que Dorval n'a toujours pas d'ailleurs).

L'accès en auto? Ben oui, Mirabel c'est plus loin. Mais sérieusement, ça fait combien d'années que le rond-point Dorval est en reconstruction? On perd combien de temps à passer par là? Et combien de temps va-t-on perdre du centre-ville quand Turcot sera en reconstruction pour 10 ans?

Mais bon, c'est fait alors tant pis, on va continuer à aller à cet aéroport mal foutu qu'est Dorval. Et le jour où un avion en difficultés manquera son approche (en espérant qu'il ne tombe pas sur les quartiers résidentiels des environs), quelqu'un va peut-être se réveiller et se dire que Mirabel, c'était peut-être celui qu'il fallait garder.

2014-04-28

Montréal 2024

Article amusant cette fin de semaine dans LaPresse+, ce joli cossin que Gesca tente de vous enfoncer dans la gorge avec la subtilité de Gaétan Barette dans un buffet all you can eat.

Malgré le média, l'idée était bonne. À quoi ressemblera Montréal (et sa région) en 2024?

J'y vais de quelques prédictions que je vais tenter de garder (relativement) sérieuses; pas d'idées trop fantaisistes. Ce que j'écris, je crois que ça risque d'arriver.


SPORTS

  • Le Canadien a finalement mis fin à une disette de 30 ans et a remporté la Coupe Stanley en en 2023. L'émeute a laissé de grosses traces sur Ste-Catherine, avec 547 arrestations.
  • La Coalition Retour Baseball Montréal parle encore d'un projet de stade. C'est fois, c'est l'Île Notre-Dame qui est visée, en créant un partenariat avec le Casino
  • Montréal perd le Grand Prix de F1, au profit de Calgary qui a bâti un complexe de 4 milliards de dollars
  • L'Impact change encore d'entraîneur, le 8ème en 9 ans. Joey Saputo précise que cette fois, c'est le bon.
  • Les Alouettes éprouvent de sérieuses difficultés financières. Un déménagement est envisagé.



VIE MUNICIPALE

  • Denis Coderre est en voie d'être réélu malgré des allégations de corruption dans son équipe.
  • Sur Ste-Catherine, un cap historique est atteint alors que 80% des commerces portent désormais un nom anglais.
  • Le Journal Le Devoir ferme ses portes, citant des problèmes financiers.
  • Le taux d'inoccupation des condos au centre-ville monte en flèche. Les économiste blâment une trop grande quantité de constructions dans les dernières années; en même temps il y a une pénurie d'appartements locatifs de qualité.
  • Des promoteurs font de grosses pressions à la ville afin de dézoner une portion du Parc Maisonneuve pour y créer un projet de condos.
  • Un avion rate son approche à Dorval, sortant de la piste. Heureusement il n'y a aucun décès, mais le débat vers le transfert des vols à Mirabel est relancé.



INFRASTRUCTURES

  • Déjà un problème structurel sur le Pont Reine Élizabeth II qui a remplacé le Pont Champlain. L'approche via l'Île des Soeurs cause un problème et il faut fermer une voie d'urgence.
  • Alors que le chantier de l'échangeur Turcot bat son plein, des constats alarmants arrivent à propos de l'autoroute métropolitaine dont la portion surélevée serait dans un état critique. Des morceaux de ciment sont tombés à la hauteur de St-Denis.
  • Le tunnel L-H Lafontaine est fermé un week-end sur deux pour des travaux majeurs.
  • Après un orage d'été particulièrement violent, l'échangeur Dorval finalement terminé est submergé. On blâme des conduits d'eau ne suffisant pas à la tâche.
  • La saga du remplacement des voitures MR73 du métro maintenant âgées de 50 ans bat son plein. À Québec le gouvernement de la CAQ refuse d'honorer l'entente sans appel d'offres prise par le PLQ avec Bombardier. Pendant ce temps les pannes se mutiplient sur la ligne verte.
  • Les Montréalais se plaignent des nids-de-poule et de la saleté de la ville au printemps, disant comme à chaque année que c'est pire que jamais.
  • Déraillement d'un train pétrolier à Côte Saint-Luc. Des milliers de litres de carburant sont répandus dans le sol. Le gouvernement fédéral promet une loi stricte et ferme, mais ne fait rien.


CULTURE

  • L'OSM demande une subvention d'un million de dollars pour des travaux mineurs d'entretien à la Maison Symphonique. Ceci crée un débat épouvantable à la radio de Québec.
  • Le Musée des Beaux-Arts Enbridge de Montréal annonce une exposition des plus grands sculpteurs canadiens.
  • Le Festival Juste pour Rire dévoile sa programmation d'été. Le vétéran François Morency animera évidemment un gala.
  • Arcade Fire organise un spectacle monstre sur le site de l'ancien Blue Bonnets. 100 000 personnes sont attendues.
  • René-Charles Dion-Angélil fait une prestation au Gala Artis, disponible à TVA sur demande.
  • Gros tournage à Montréal: un remake de Gremlins est filmé dans différents quartiers de la ville.

MonsieurM joue au curling

Des collègues ont décidé d'organiser une soirée "curling" avec le reste du département, question de fraterniser un peu. N'ayant jamais joué à ça, j'étais curieux d'essayer, alors go, j'ai signé.

MonsieurM a donc dû quitter l'espace d'un soir son Grand Duché d'Auteuil pour se rendre sur la Rive-Sud, en les terres de Saint-Lambert, à portée de le Seigneurie de LeMoyne où vit son bon ami le Sieur Simon. Premier constat: y'a juste une glace avec trois terrains; aucune séparation. Faudra pas envoyer nos pierres dans le mauvais terrain. Ce n'est pas une glace totalement glissante (ex: lendemain de verglas) et avec une paire de souliers de sport on tient bien debout.

Du personnel était là pour nous aider à apprendre, ce qui était une bonne affaire. Quelques petits lancers de pratique au début et en même temps on apprend à bien se servir du bloc de départ pour se donner une impulsion; c'est elle qui donnera la vitesse à la pierre, bien plus que notre bras. Il faut aussi tirer délibérément croche, et mettre un spin pour revenir droit. C'est moins évident qu'il n'y paraît, surtout qu'on était un nombre de personnes faisant en sorte que nos équipes étaient réduites.

Les premiers lancers étaient trop courts; dur de s'ajuster. Après ça, une couple de trop longs car avec le temps la glace devient plus rapide là où les pierres ont passé plus souvent (alors que si on sort de ces corridors, ça redevient raboteux et lent). J'ai quand même réussi à faire une couple de beaux coups; alors c'est un cas moins désespéré que dans certains autres sports.

Remarquable aussi de voir l'effet du balayage. C'est étonnant de voir à quel point ça change le comportement de la pierre.

Bon, je ne deviendrai pas un mordu du curling, mais en jouant j'ai développé un certain respect pour les joueurs. Est-ce que je jouerais à chaque semaine? Non... mais si l'occasion revient, je serais tenté de ré-essayer.

2014-03-20

Débat électoral désabusé

Je n'ai pas écouté le débat et je ne m'en porte pas plus mal, mais est-ce que ça ressemblait à ça?

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BERNARD DE ROMARIN (animateur): Alors bienvenue à la salle paroissiale de Notre-Dame-du-Martyr pour le débat pour les candidats du comté de Sainte-Douleur-des-Éternelles-Souffrances. Alors les participants: Paulin Maladroit parlera pour le PQ

PAULIN MALADROIT: Pierre-Karl vous fait dire bonsoir.

DE ROMARIN: Philippe Criard pour le PLQ

PHILIPPE CRIARD: Bonsoir. Ce soir nous allons parler des vraies affaires, pas d'un référendum. Référendum!

DE ROMARIN: François Groségo pour la CAQ

FRANÇOIS GROSÉGO: Ces présentations sont longues. Il faut couper.

DE ROMARIN: Et Amir Rienàdire pour Québec Solidaire.

AMIR RIENÀDIRE: Je ne suis pas dupe de cette mascarade peu démocratique, mais je vous dis bonsoir quand même.

DE ROMARIN: La parole est au député sortant du PQ.

MALADROIT: Alors nous au PQ, on propose une charte de valeurs qui...

CRIARD: Référendum! Crise économique!

GROSÉGO: Encore les vieux partis qui parlent de vieux enjeux.

RIENÀDIRE: C'est scandaleux!

MALADROIT: Oui mais l'immigration on a décidé que c'était un problème et...

CRIARD: Référendum! Vos chèques de pension!

RIENÀDIRE: Vous êtes tous corrompus!

GROSÉGO: Il faut couper dans les dépenses. A-t-on vraiment besoin de la 20 sur la Rive-Sud et de la 40 sur la Rive-Nord?

MALADROIT: Il faut faire revenir le sujet de l'intégrité sur...

CRIARD: Référendum! Invasion de sauterelles!

GROSÉGO: Et a-t-on besoin d'avoir des lumières jaunes? Ne pourrait-on pas passer du vert au rouge? Il faut couper dans les dépenses!

RIENÀDIRE: Vous méprisez le peuple, et le peuple vous méprise, et je vous méprise!

MALADROIT: Pour l'économie, nous ne reculerons pas, à moins qu'on change d'idée...

RIENÀDIRE: Encore du saccage de nos ressources bradées à prix dérisoire.

CRIARD: Référendum! Tempête de ouaouarons!

GROSÉGO: Amos est une partie intégrale de notre Projet Saint-Laurent.

MALADROIT: N'oublions pas Arthur Portier

CRIARD: Je n'accepte pas ça, je ne veux plus en entendre parler! Référendum! Épidémie de peste bubonique!

GROSÉGO: Et 4 fleurs de Lys sur le drapeau québécois, c'est du gaspillage, une seule serait bien assez. Voilà une promesse d'action concrète qui...

RIENÀDIRE: Vous devriez tous avoir honte.

DE ROMARIN: C'est tout le temps que nous avions. Un dernier mot aux électeurs. Monsieur Rienàdire?

RIENÀDIRE: Vous méritez mieux que tous ces scandaleux personnages.

GROSÉGO: Lâchons les vieux problèmes, il faut en créer des nouveaux!

CRIARD: Référendum! Tsunami de jus de poubelles! Merci, bonsoir. Référendum!

MALADROIT: Pierre-Karl vous fait dire bonsoir.


--- Analyse post-débat  ---

MALADROIT: Je crois avoir gagné ce débat, j'ai réussi à apporter mes points en restant digne et calme, les électeurs savent très bien que le meilleur choix est de voter pour nous car les autres ont une vision du passé et sans projets porteurs pour le Québec.

CRIARD: Je crois avoir gagné ce débat, j'ai réussi à apporter mes points en restant digne et calme, les électeurs savent très bien que le meilleur choix est de voter pour nous car les autres ont une vision du passé et sans projets porteurs pour le Québec.

GROSÉGO: Je crois avoir gagné ce débat, j'ai réussi à apporter mes points en restant digne et calme, les électeurs savent très bien que le meilleur choix est de voter pour nous car les autres ont une vision du passé et sans projets porteurs pour le Québec.

RIENÀDIRE: Je crois avoir gagné ce débat, j'ai réussi à apporter mes points en restant digne et calme, les électeurs savent très bien que le meilleur choix est de voter pour nous car les autres ont une vision du passé et sans projets porteurs pour le Québec.

ÉLECTEUR MOYEN: Come on Subban, sors-la ta garnotte, on va pas perdre contre les Blue Jackets! Envoye Desharnais! Go! Ah, maudit arbitre!

2014-03-12

La croisière s'amuse

Ainsi donc Philippe Couillard a promisélectoralé (nouveau verbe!) un traversier entre la rive-sud et Montréal. Bon, comme c'est du promisélectoralage (nouveau mot!), ça ne se concrétisera jamais.

Et c'est tant mieux car j'ai déjà pas mal démoli cette thèse (que voulez-vous, j'aime ça démolir cette thèse). Eh oui, si môssieur Couillard daignait lire mes niaiseries, il verrait que j'ai raison (comme toujours, bien sûr). Mais qui approche-t-on pour devenir premier ministre, hein? Lui, et pas moi. Pffff, ignares, comme dirait Assurancetourix.

Mais c'est pas grave, imaginons, ça ne coûte pas cher (c'est bien la seule affaire qui ne coûte pas cher d'ailleurs, vous allez voir).

Je veux prendre mon bateau sur la rive-sud. Premier constat, ça prend un quai. Survolons par Google Maps la rive-sud à partir de Champlain, et trouvons un espace pour un quai.

Hmmm.... 132, une couple de grosses cabanes avec petit-mini-micro quai privé, 132, Club de Yachting de St-Lambert (un yacht ne se qualifie pas comme traversier), 132, 132, 132... écluse de St-Lambert. Bonne chose de ne pas avoir trouvé de spot pour mettre un quai, sinon les traversiers auraient dû passer par une écluse, une opération qui, chacun le sait, est rapide et sans délais.

Continuons.

132, 132, 132 (maudit qu'elle est platte cette route là, elle empêche tout accès au fleuve. On pourrait raser St-Lambert pour tasser l'autoroute un peu? Ça ferait de la place au traversier. Mais c'est vrai qu'on aurait rasé la ville, alors le traversier devient moins pertinent. Ouain.

132.... Pont Jacques Cartier! Il y a un peu d'espace là! Si, juste après. Et des grosses tours résidentielles. Ça serait un endroit vachement intéressant pour mettre du transport en commun, non? Pas comme s'il y avait déjà un métro là qui... euh, bon.

Passé ça, c'est la marina de Longueuil, la 132 et quelques parcs, ensuite Boucherville. Les premiers terrains libres (enfin, des fermes, mais si on a la brillante idée de faire un traversier, on peut aussi avoir la brillante idée de saccager un peu plus ce qui nous reste de meilleures terres agricoles) sont quasiment à Varennes. Gens de Brossard, prendre le traversier à Varennes pour aller travailler au centre-ville, ça vous chante? Bon, disons au Pont Jacques-Cartier alors. Même s'il y a un métro.

Au moins du côté de Montréal, il y a un port et des quais. Yessir! on est big shots ou on ne l'est pas! Alors supposons un débarcadère au Vieux-Port, disons à la hauteur de la Place Jacques Cartier.

Traversons en bateau. La petite navette fluviale existante (eh oui il existe de quoi, c'est saisonnier et de petite envergure, ça donne une idée de la faible rentabilité de la chose) met 30 minutes à faire le trajet. J'imagine qu'un plus gros traversier irait plus vite, mais le temps d'embarquement / débarquement serait plus long, alors gardons le 30 minutes et on arrive en ville.

Savez-vous quoi? Contrairement à la croyance répandue, le Vieux-Port n'est pas au centre ville. C'est proche, mais pas là. Faut marcher un brin. Disons au métro Champ-de-Mars, le plus proche: 10 minutes à pied. Et quiconque y a mis le pied sait à quelle point cette station est petite (sérieux, les quais sont vraiment étroits, surtout aux extrémités) et peu conçue pour un volume de passagers élevé qui arrivent tous en même temps (un traversier qui débarque, j'évalue ça à une couple d'autobus en même temps).

Ensuite, pour se rendre à McGill (que je qualifie arbitrairement de milieu du centre-ville), un autre 15 minutes.

Du futur-méga-quai-de-Longueuil à McGill, on est rendus à 55 minutes et il faut bâtir un quai sur la rive-sud (et probablement exproprier des gens et construire  un accès routier), aménager un débarcadère au Vieux Port, rénover Champ-de-Mars pour pouvoir recevoir un plus fort volume de personnes, sans oublierd'acheter et maintenir un bateau, former et payer de l'équipage.

En métro, 25 minutes, et toutes les infrastructures sont là.

Vive le bateau!

Merci monsieur Couillard d'avoir un plan aussi réaliste et visionnaire.

Mes plans alternatifs sont tout aussi réalistes que le sien (c'est à dire, pas vraiment), et nettement plus amusants.

2014-03-05

Bravo (sarcastique) la CAQ

Début de campagne. Je veux aller voir leur site pour avoir plus d'informations sur leur candidat dans mon comté (en fait, savoir si c'est comme à l'élection précédente avec plein de fautes d'orthographe dans son texte de présentation).

Bref, je vais sur leur site.

Tout ce qu'on voit, c'est la grosse face à Legault, leur slogan atroce, et... rien. Pas moyen d'aller au reste du site. Pas de programme, pas de candidats, même pas de lien pour aller contribuer.

Hey les boys, je comprends que vous ne voulez pas tout dévoiler au jour 1, mais ça serait bien d'en dévoiler un minimum quand même!

(le site du PLQ est déjà moins pire quoique trop axé "tablettes" et la liste des candidats souffre d'un furieux problème d'alignement; le site du PQ gagne à mon goût: clair, facile à lire; celui de Québec Solidaire est juste trop chargé)


2014-02-19

Avez-vous hâte?

Lorsque j'ai le goût de perdre encore un peu plus espoir dans le destin de l'Humanité, je vais faire un tour sur Cyberpresse pour lire les blogues. Les journalistes de La Presse (ou des autres journaux de la famille) qui y écrivent sont de qualité variable, passant de très douteux à corrects, mais les intervenants du grand public qui y sévissent sont généralement des crinqués de première classe.

*: Exception: le blog sciences de JF Cliche où l'auteur est excellent tant au niveau de la qualité que de l'interaction et où les commentateurs sont généralement pertinents et intelligents.

Je pense que le pire blog est celui de Gilbert Lavoie. D'une part, l'auteur a un parti pris tellement évident que ça en devient drôle (en gros; PQ = réincarnation du Yâble), à un point tel qu'il est capable d'envoyer une claque à Pauline Marois dans un article souhaitant bonne chances aux athlètes à Sochi (c'est correct de ne pas aimer le PQ et y'a ben des affaires qu'on peut leur reprocher, mais un moment donné, la mauvaise foi...). Mais pire encore, les intervenants grand public. Comme c'est un blog politique, on retrouve autant des fédéralistes que des souverainistes-indépendantistes-autonomistes-whateveristes. Alors ça fait un débat émotif et polarisé. Et d'un bord comme de l'autre, incroyable de voir à quel point ce sont des crinqués à l'argumentation minable pour qui il y a un seul et unique point de vue valable: le leur (vraiment à l'image d'un des meilleurs XKCD de l'histoire). Et à chaque nouveau sujet, ça ne prend pas une heure pour revenir aux mêmes patterns de débats ridicules. Bref, un genre de mouvement perpétuel de bêtise humaine, en regardant ça d'un oeil détaché, c'est presque fascinant.

Long préambule pour en venir à l'article du jour, où il demande si on a hâte aux élections qui s'annoncent de plus en plus.

Hâte aux débats stériles?
Hâte aux promesses creuses?
Hâte aux slogans vides?
Hâte aux pancartes électorales qui envahissent le territoire?
Hâte aux attaques sur la personne plutôt que sur le contenu?
Hâte au manque de contenu?
Hâte aux belles paroles mettant l'économie en valeur, sans réaliser qu'un système ne peut pas croître sans fin?
Hâte aux commentateurs décrochés de la réalité?
Hâte à l'envergure démesurée qu'on accordera aux médias sociaux alors que ça ne rejoint que les gens déjà convaincus?
Hâte au moment traditionnel où à environ une semaine du scrutin, le PLQ sort le mot "RÉFÉRENDUM" pour faire peur au monde.
Hâte de voir le prévisible reportage le jour où l'autobus du [insérez le nom de parti ici] aura eu un bris mécanique

Pas vraiment non....

2014-01-23

Non, mais ça va tu être tout un pont ça mes amis!

Pendant que la Super-Poutre!!! fait son travail (pour l'instant, jusqu'à l'apparition prévisible de Super-Poutre!!! 2.0), les détails commence à sortir sur le futur Pont Champlain (qui sera nommé, prévision MonsieurM, Pont Reine Élizabeth).

Péage (prévisible), 3 voies dans chaque sens (prévisible), espace pour un SLR (ça allait de soi) et... une piste multifonctionnelle pour vélos & piétons.

Le cycliste en moi ne peut que se réjouir d'une telle chose. Toujours bien d'ouvrir un nouvel accès pour sortir de l'île, surtout que dans ce coin là ils sont rares (écluse de St-Lambert à 3.5km d'un bord, ou écluse de Ste-Catherine à 13km de l'autre bord). Pour les gens de Brossard qui veulent utiliser le vélo pour aller travailler en ville, c'est très bien. J'ai des doutes sur l'utilisation réelle que cette piste aura, mais bon, elle est là est c'est un pas dans la bonne direction (plus facile de construire avec que d'ajouter plus tard).

Mais... piétons? Vraiment?

Selon Google Maps, du Boulevard Pelletier à l'Île des Soeurs, c'est 5.5km. À pied, c'est une grosse heure. Et rendu là, c'est seulement l'Île des Soeurs. Pour traverser à Montréal, on rajoute un peu moins d'un km, pour déboucher dans ce spectaculaire no mans land qu'est le Techno-Parc (sérieux, c'est vraiment un trou perdu de première classe). Pour se rendre au coin de University / Notre-Dame pour être dans ce qu'on pourrait qualifier de limite du centre-ville, c'est un autre 3.5km. Bref, pour passer de Brossard au centre-ville à pied, c'est près de 10km de marche. À titre d'exemple, c'est à peu près comme partir à pied du coin Henri-Bourassa / St-Laurent et marcher jusqu'à McGill / Ste-Catherine. Pas sûr que beaucoup de gens feront ça... Mais c'est quand même mieux que de ne pas en avoir, alors bravo quand même.

2014-01-18

MonsieurM prend le bus

Bris d'auto niaiseux en apparence, mais problématique en réalité vendredi dernier. Après avoir garé la voiture dans le parking de mon épicier favori (enfin, favori de ce côté de l'océan, parce que je garde un souvenir impérissable des Super U et Intermarché les Mousquetaires, probablement parce que c'était en vacances), je barre la porte de l'auto. Woups, la clé ne sort pas. Dans le genre, vraiment, mais vraiment pas. Ça ne tourne pas, ça ne bouge pas, il y a quelque chose de pourri au royaume de la serrure aurait dit Shakespeare s'il avait fait de la mécanique au lieu de pièces où tous les personnages meurent tout le temps.

Mieux encore, l'auto est très joyeusement verrouillée. Appel téléphonique et lift plus tard, je passe à la maison puis retourne avec le double de ladite clé pour pouvoir à tout le moins débarrer une autre porte et rapporter l'auto à la maison (avec la clé originale toujours prise dans la serrure, l'art d'avoir l'air touriste). Même à la maison, rien à faire, même après avoir fait une opération à coeur ouvert sur la porte (fascinant de voir à quel point il y a des cossins dans le coin de la poignée et à quel point c'est mal foutu pour y travailler), rien à faire. Visite au garage s'impose le lundi suivant (qui, eux, ont réussi à payer le problème, c'est pourquoi on les paie si généreusement d'ailleurs).

Pendant que le garage s'occupe de régler ça, je dois travailler, alors je décide d'expérimenter un peu le réseau de bus de Laval. Sans donner précisément le lieu Top Secret du Palais Royal de MonsieurM, disons que n'importe quel autobus descendant le magnifique Boulevard des Laurentides, 8ème merveille du monde de Laval, fait la job.

Le matin: départ un peu plus tôt (disons 10 min) que d'habitude. La fréquence, quoique loin des grands axes à Montréal, est raisonnable. Marche (qui aurait pu être en patins tant la rue était glacée), et j'arrive à temps. L'autobus en question (17) fait juste descendre le boulevard, c'est probablement le trajet qui a le moins de virages de tout Laval. C'est un tantinet moins long que je pensais, même si on arrête à peu près à chaque coin de rue (ça prendrait un bus express). Pas de bouchon, et rendu à Concorde, on flye sur la voie réservée jusqu'au métro, et de là, c'est assez simple jusqu'au centre-ville où j'arrive à peu près 5-10 min plus tôt que mon heure habituelle. Moralité: c'est un tantinet plus rapide que mon trajet habituel en train! Moins confortable par contre.

Le soir. Je regarde en vitesse les horaires, ça semble pas mal. Je pars du bureau sans trop checker l'heure... gaffe. J'arrive au métro à 16:43. 3 autobus peuvent se rendre chez moi, mais je suis dans un genre de no mans land temporel.  Les horaires:
16:25 (17), 16:31 (31), 16:38 (17), 16:42 (17), 16:57 (17), 16:59 (31), 17:12 (17), 17:13 (74)

Fudge, j'ai manqué la 17 par une minute. Avoir su j'aurais marché plus vite pour sortir du métro. Prochain bus, 15 minutes. En soi, c'est pas si mal... mais pourquoi est-ce que la 17 et la 31 qui suivent exactement le même trajet presque jusqu'au bout se suivent à deux minutes près? STL, ça ne vous tentait pas d'espacer un peu mieux? Comme c'est là, il y a 15 minutes entre deux départs de la 17, 2 minutes pour la 31, et un autre gros trou de 13 minutes pour la 17 suivante. Sais pas, le départ de 16:57, s'il était à 16:50, ça ferait pas mal un bus même pas aux 10 minutes, non?

Et pour remonter, pas de voie de service... ça a été long, interminable et sans fin. Parce que là, il y a du traffic. Et comme c'était le premier bus en 15 minutes qui remontait Des Laurentides, on arrêtait à chaque damné coin de rue. Vivement un express.

Au moins j'ai pu prendre mon auto en passant et mardi, je prenais le train en me disant que l'autobus de la STL, si technologique soit-il avec son GPS intégré, je vais le prendre le moins possible tant qu'ils n'amélioreront pas leurs affaires.

Le nouveau mot du jour

Cadratin.



Merci, erreur de mise en page de La Presse

2013-12-10

À soir on fait peur au monde



Non mais quand même...

Premier "assaut" du froid "extrême"

Tout ça pour un... -14? Extrême? Come on Météomédia...

Ça va être quoi dans les  -20quelque en janvier? L'âge glaciaire?

2013-12-02

Pourquoi Poul a-t-il construit la route?

(ok, hommage raté à Why did the chicken cross the road)

Ainsi donc l'architecte danois Poul Ove Jensen va superviser le design du futur Pont Elizabeth 2 Champlain. Un gars du Danemark. Marie-Claude Lortie doit être évanouie depuis l'annonce.

Il a l'air d'avoir bâti du beau stock, tant mieux. Mais son prénom me fait rire en tant que fan de cyclisme.

Poul (qui est probablement l'équivalent local de Paul), ressemble à Poule (d'où mon titre). Poul, ça se traduit par chicken en anglais.

Un des cyclistes danois les plus connus était Michael Rasmussen... surnommé.... le Poulet. Ça ne s'invente pas.

(quel corps!)


Et un des moments célèbres de Rasmussen, c'est un CLM au Tour de France où il ne parvenait pas à rester debout.




Ne pas rester debout... ça rappelle un certain pont, non?

2013-11-26

Presque pas d'exagération

J'adore la photo de cet article, surtout quand à la fin ça dit: L'incendie a rapidement été maîtrisé et il n'y a pas eu de blessé.

Une chance! Qu'est-ce que ça aurait été sinon?


Le Top 5 du commerce douteux en voyage

5- Who Pooped in… / Clair de Loon
Nouvelle-Angleterre, 2007. Nous sommes à Bar Harbor au Parc Acadia, une petite merveille de la côte est. Dans la boutique souvenirs du musée, un livre... "Who pooped in Acadia National Park". En fait il fait partie d'une longue série représentant pas mal tous les parcs nationaux américains. Ce sont des livres pour enfants, permettant d'identifier la vie animale par ce qu'ils laissent derrière eux. Éducatif, mais la joke est restée. Et plus tard, en se promenant dans la petite ville, on tombe sur le magasin "Clair de Loon", un genre de mauvais jeu de mots sur clair de lune. Ouf...

4- Le livre "Gilles Duceppe"
Belgique, 2010. Après avoir vu le Tour des Flandres la veille, nous visitons Bruxelles. C'est intéressant, sauf que... A-) c'est lundi alors tous les musées sont fermés et B-) c'est surtout le lundi de Pâques alors les magasins sont pas mal fermés aussi. On avait pas prévu ça... tout de même on se promène en ville et avec le temps, quelques rares magasins ouvrent. Un de mes objectifs avoués avant de partir était de m'acheter un Tintin en Belgique  et on trouve une librairie ouverte. Nous fouinons dans les différents livres offerts et tout d'un coup j'entends mon acolyte partir à rire, puis à imiter Gilles Duceppe (comme dans Laflaque). Voici le livre qu'il avait vu... non mais sérieusement, ça ressemble juste trop aux caricatures de Chapleau!



3- Biscuits Leclerc
Sur les plages de Normandie se trouve le Centre Canadien de Juno Beach (ou un nom du genre). Quand je suis allé en 2004, ça venait à peu près juste d'ouvrir je pense... on décide de visiter. Malgré mes craintes avant d'y entrer (j'avais peur d'une vision un peu trop "célébrons le Canada", franchement c'était plutôt bien, ça exposait pas mal de faits sur le Canada des années 20-30-40 et c'était politiquement assez neutre, du bon travail (bon la dernière salle y allait un peu trop avec le multiculturalisme et tout ça, mais quand même). À la fin de l'exposition, comme dans tout bon musée, boutique souvenirs.... cette fois, à la sauce du Canada. Encore là, surprise, pas trop cliché et surtout pas trop cheap, surtout des beaux livres, une couple de vêtements corrects et un petit rayon alimentaire. On échappe pas au sirop d'érable, aux canneberges... et sur une tablette, des biscuits feuille d'érable Leclerc (qui sont, soit dit en passant, plutôt bons). Sauf que... 5 euros! Grosso modo au taux de change du temps, pas loin de 7-8$. Pour une boîte qui se vend 2$ en spécial chez Métro... ouain, produit d'importation!

2- Cheeseburger en machine distributrice
Toujours dans le voyage en Normandie, on arrive un soir à Dieppe. C'est une plus grosse ville alors les hôtels un peu plus petits et privés que je cherche habituellement sont plus durs à trouver. Il est peut-être un peu plus tard que d'habitude aussi, alors on voit hôtel BB et on rentre. C'est une chaîne d'hôtels automatisée: pas de préposé à l'accueil, une machine distributrice s'occupe des clés. C'est extrêmement générique et sans la moindre personnalité, mais ça a le mérite d'être propre, et bon, c'est pour une nuit. Ça fera pour ce soir! On entre donc dans l'hôtel et en passant à côté d'une machine distributrice, il y a une espèce de chaleur et d'odeur étrange... je regarde, et incroyable mais vrai, c'est une machine distributrice de cheeseburgers. Ouache. Pas osé en prendre un...

1- Magasin canadien
On se promène dans Quimper, là où j'ai logé dans un hôtel particulièrement douteux. Au hasard des rues de la ville, on découvre un commerce avec l'enseigne 'Magasin Canadien'. Intriguant... je suis canadien après tout :-). La porte est ouverte. Je mets le pied dans le cadre de porte, je jette un regard... Wow. Des plumes, des plumes, encore des plumes... C'est pas un magasin canadien, c'est un magasin amérindien. Version "on vit tous dans des tipis". La vraie cariacature qu'on se fait de la vision des français... Le pire c'est qu'il n'y a personne dans le magasin, et la dame derrière son comptoir me voit et lève la tête de son livre. Merde, faut pas que je lui parle... je vire de bord, je sors sur le trottoir et j'éclate de rire. J'entraîne Alex plus loin pour éviter que la pauvre madame me voit, je ne veux pas être insultant... il n'a jamais pu entrer dans le magasin, et je suspecte fortement qu'il le regrette

Pont Champlain

Ainsi, il tombe à petit feu et ça prend maintenant des Super-Poutres!!! pour le sauver. À noter que Super-Poutres!!! s'écrit obligatoirement avec trois points d'exclamation, parce qu'une Super-Poutre!!! ça sauve le pont. En théorie en tout cas. Mais bon, y'a des bouchons fantastiques et Super-Poutre!!! ou pas, c'est bloqué.

Alors, MonsieurM, que faire?

Ma solution serait de vous dire de déménager sur la Rive-Nord (c't'idée de s'installer à Brossard aussi), mais je suis conscient que ça ne plaira pas à tous.

Solution 1: Le traversier

Ça prend un bateau, ce qui, ma foi, ne se trouve pas facilement. Peut-être que Québec en a un de trop sur la traverse de Lévis? Faudrait demander à Régis. Et même là, ce ne sont pas des bateaux à haute capacité... Y'a aussi le problème du quai. J'imagine que du côté de Montréal il y a moyen d'arranger de quoi (quoique les quais du Vieux-Port sont assez hauts il me semble), mais du côté Rive-Sud, à ce que je sache, pas grand chose de bâti... même en mode temporaire, est-ce que ça va être prêt avant l'hiver? Il me semble que l'hiver, le fleuve gèle, à tout le moins partiellement, non? N'oublions pas aussi le problème assez évident: une bande de terre sépare la voie maritime du reste du fleuve, le contournement se fait passé le Pont Jacques Cartier...


Solution 2: Le pont de glace

Ouais, l'hiver vient et le fleuve gèle, disons. Faisons comme dans le temps de la colonie et servons nous du fleuve gelé pour traverser! Ça se fait encore dans certaines régions. Mais est-ce que la glace est assez solide pour le poids et surtout le volume de véhicules immobilisés de l'heure de pointe? Pas sûr... de la circulation bloquée pare-chocs à pare-chocs, ça doit dégager une belle chaleur... et la glace, c'est connu, n'aime pas trop la chaleur.


Solution 3: L'estacade

Oui, cette structure en amont si agréable à traverser en vélo, surtout quand il vente. Ça pourrait être ouvert aux autos, mais le problème c'est que ça débouche à Ste-Catherine et que ce n'est pas approprié à du traffic lourd. Réservé aux bus?


Solution 4: Le pont flottant

Pas approprié, mais amusant. Le plus long de l'histoire a fait 620m, ce qui n'est même pas assez pour traverser la voie maritime (de la 132 à l'Île des Soeurs, Champlain fait 3km). On parle ici d'installations temporaires; des ponts flottants permanents sont plus longs.


Solution 5: La tyrolienne

On bâtit une ca*** de tab***  de grosse tour sur la rive sud. On tend un câble vers Montréal au centre-ville. Wheeeee tyrolienne vers le centre-ville. Ben oui, ça sera fretttttttte en janvier, mais ça sera amusant. Bonus, pour aller vers la rive sud, on a déjà des tours du côté montréalais au centre-ville... si elles sont assez hautes.


Solution 6: Take a kayak!

On a déjà un pont entre l'Île Notre-Dame et Montréal. Faut juste traverser la voie maritime... en kayak! Au travers des gros bateaux cargo, bien sûr


Solution 7: Catapulte

Une catapulte, un grosse pile d'oreillers... Jamais vous n'aurez traversé le fleuve aussi vite.


Solution 8: Turcot

On fait tomber Turcot, on fout les débris dans le fleuve, ça fait une jetée temporaire sur laquelle on peut traverser, mettons.


Solution 9: On demande à Justin Trudeau.

Il a sûrement de la pensée magique pour faire apparaître un pont.


Solution 10: On prend notre mal en patience.

On gage que c'est celle là qui sera retenue?

2013-11-05

Lendemain électoral

En commentateur (de moins en moins) régulier de l'actualité, MonsieurM se doit d'aller voter... et c'est ce que j'ai fait hier. Premier vote à Laval depuis près de 15 ans (depuis la fin de l'Université, c'était bien entendu dans Rosemont). Ça m'a permis de visiter l'école du coin et de me rendre à quel point tout est petit là-dedans. La chance était avec moi, zéro file, j'ai passé immédiatement (alors que pendant que je votais, une couple de personnes sont arrivées pour mon poll électoral).

Constat #1: On avait pas vraiment l'embarras du choix. Une couple d'indépendants, un ex-policier qu'on ne sait même pas s'il est éligible, un gars dont le principal mérite est de s'être fait planter par Vaillancourt à chaque élection, une ex du parti de Vaillancourt qui avait l'air de se demander pourquoi elle était en campagne et un ex libéral provincial.

Constat #2: C'est l'ex-policier qui a gagné. Bref, à Laval, on a élu (avec une très confortable majorité) un maire et on ne sait même pas s'il était éligible à être maire. Yessir! Ça en dit long sur la qualité des autres.

Constat #3: Un des candidats ou une des candidates (haha, à vous de deviner) me donnait l'impression d'être un parfait imbécile. Il ou elle n'a pas été élu. Excellent.

Constat #4: L'inépuisable Régent Millette s'est présenté, comme il se présente à chaque élection municipale, provinciale ou fédérale. Peut-être même aux élections scolaires. Disons qu'il a une vision un peu particulière des choses. Et encore une fois, il a fini bon dernier. La tradition continue!

Constat #5: Guy Landry du Nouveau Parti Lavallois avait de grosses ambitions au début de la campagne, mais il a perdu la majorité de ses candidats en cours de route et a fini avec 1.26% des votes. Débandade humiliante...

Constat #6: 41.1% de taux de participation, que c'est poche.

Constat #7: Dans mon district, c'est une personne de l'équipe gagnante qui a été élue, assez facilement d'ailleurs. On a voté du bon bord, faut croire. Dommage pour Guy Garand qui semblait réellement être une personne de grande qualité, mais qui était dans la mauvaise équipe.

Constat #8: Ma surprise qui m'a fait rire toute la journée: Dès le début de la campagne dans Auteuil, on a vu pousser une couple de pancartes "Votez Cantin". Pas de prénom, pas de slogan, pas d'engagements, même pas de façon de savoir ce qu'il propose. Juste une face de bonhomme réjoui, avec l'air caricatural d'un vendeur de chars usagés. Un moment donné on a reçu dans le publisac une feuille avec ses engagements (et son prénom), honnêtement corrects pour un indépendant dans un quartier, à part peut-être quand il disait que voter pour lui, c'était faire un pas pour lutter contre le réchauffement climatique. Quand même ambitieux pour un indépendant dans le quartier. Et ça finissait par "Votez pour moi, certain vous ne le regretterez pas". Eh bien ce diable de bonhomme réjoui a fini deuxième, battant plein de candidats de partis établis. Yessir Cantin!

2013-11-01

Bravo Environnement Canada

Il ventait tellement que c'était dur de trouver quelqu'un qui sait écrire?

(le surlignage est de moi)