
Sans commentaires...
Jour 1: Après un départ sans encombres (avec un "succulent" poulet hindou le Choix du Président en vol, sans oublier le muffin du matin) et une arrivée sans histoires avec débarquement plutôt express à Bordeaux (petit aéroport quand même sympa), on part en rigolant encore de l'enfant dans l'avion qui voyant les maps dit "Sherbrooke, Joliette, on est allés là en métro!". Première question après la prise de possession de la Peugeot grise: woups, de quel côté la prise d'essence? Le temps qu'on se rende à Arcachon, le Soleil chasse la petite bruine. Arcachon est une ville assez inusitée, look un peu éclectique... des villas flyées et des rues sans ambiance. Ça fait un peu ville fantôme dans le coin qu'on visite, quoiqu'un peu plus loin c'est nettement plus animé. On arrive ensuite à la Dune du Pylat, un immense tas de sable dont les dimensions sont difficiles à décrire... faut quasiment être sur place pour comprendre à quel point c'est long et haut. Le décalage commence par contre à cogner un peu, faut que je dise à Alex de rester réveiller pour m'aider à le demeurer moi-même et c'est un peu sur le radar qu'on finit par arriver à Biscarosse, jolie ville sympathique quand même.
Jour 2: Encore une fois je liquide le décalage horaire à l'aller en une nuit. On descend les Landes, parfois sur des chemins pas plus larges que l'auto, et je n'exagère pas. On croise certains villages plutôt jolis (Labastide d'Armagnac, Roquefort -pas celui du fromage-, St-Justin). Même Mont-de-Marsan semble quand même bien mais on ne s'y attarde pas. Retour ensuite vers l'océan où on pogne des attrapes touriste, plus que dans mon souvenir. Soustons ne me laissera pas un souvenir grandiose, et St-Geours-de-Maremme encore moins avec son rond-point infernal. Et juste comme on commence à voir les Pyrénées au loin, on trouve un hôtel à Ondres. Peu de rues Gambetta à date, mais on revoit les pubs du cirque Zavatta.
Jour 3: Lever les pieds dans l'eau, woups la plomberie de la douche a coulé durant la nuit. On éponge un peu et on quitte. Ça commence par Bayonne, très belle ville sur les bords de la Nive bien préservée. On trouve quand même facilement ensuite la Route Impériale des Cîmes qui nous donne nos premiers superbes points de vue sur les Pyrénées Basques. D'ailleurs la fierté Basque est à l'honneur dans les petits villages croisés d'Hasparren, Espelette, Ainhoa... Espelette particulièrement, même si c'est un peu trouristique c'est bien. Et le chocolat aux piments c'est bon. Traversée aussi de St-Jean-Pied-de-Port, site mythique du Sentier de Compostelle. Et finalement, on commence ce pourquoi je voulais aller en Europe: des cols! Ils font tous partie de la même montée, ça commence par Haitza (782m), suivi de Burdincurutcheta (1135) et Bagargui (1327). Quand même raide comme montée, la Peugeot en arrache un peu. Mais les paysages sont superbes... et pourtant, on est loin des Hautes-Pyrénées encore! Beaucoup de vaches et de moutons, et sonnent les cloches. On redescend derrière un diesel qui pue pendant 12km pour arriver à Larrau dans un hôtel extraordinaire... pratiquement donné, mais plein de vieux meubles, on le croirait tiré d'un livre d'histoires.
Jour 4: Après avoir re-exploré le minuscule village de Larrau (maudit que c'était beau), on continue la descente vers la vallée. Mais tout ce qui descend remonte (mettons) et hop, montée vers le Col de la Pierre St-Martin... sauf qu'à quelque part on se trompe de route sans savoir et on se retrouve au Col du Soudet. Très beau lui aussi, mais pas à la frontière espagnole... partie remise. Une descente vertigineuse (avec chèvre suicidaire) plus tard, on est dans la vallée et on sort la carte pour comprendre où on est. Viendra ensuite Marie-Blanque, le premier grand col. Bernard Vallet dit qu'il est dur, c'est vrai... pas très long, mais très très abrupt. Brume en haut, on ne voit pas très loin mais ça donne de belles photos. Curieusement c'est de l'autre côté en bas que c'est le plus beau, même si certains chevaux sont très affectueux. On trouve notre hôtel à Laruns à midi, ce qui nous permet d'aller au Col du Pourtalet, longue montée de 24km mais pas si rough. Et en haut, c'est l'Espagne! On fait le tour des commerces (moins de taxes, houlà c'est pas cher, c'est le Plattsburgh du coin!) mais ce sont surtout les panoramas qui enchantent, dont le Pic du Midi d'Ossau tout près à 2884m. Ça c'est de la montagne! On revient sur nos pas, et hop, dodo à Laruns.
Jour 5: Comme on se lève, la brume accrochée sur les montagnes se lève. On aura une journée radieuse. Ça commence par l'Aubisque, col mythique. Dans la montée je peux parfaire mon espagnol (!!!) avec des touristes à Gourette, mais ça demeure en haut que je trippe le plus... c'était un rêve de longue date d'aller à l'Aubisque, et je ne suis pas déçu. Quelle vue! On est au-dessus des nuages, et partout autour ce sont des pics... wow. La descente est vertigineuse par moments avec tunnels taillés à même la pierre, je pense à JF et je me dis qu'il aurait aimé. Nous sommes ensuite dans le val de Cauterets qui nous mène à Pont d'Espagne, départ de randonnées. On fera le sentier du Lac de Gaube (altitude 1800m). Ça se monte plutôt bien, quoique c'est rocailleux comme sentier. Au bout, lac glaciaire et vue sur le Vignemale et ses 3298m. On croise aussi à plusieurs reprises un hélico de ravitaillement pour les refuges de montagne. De retour au pied du sentier, c'est une vache qui se promène dans le stationnement. Le bovidé contourné, on se rend à Ste-Marie-de-Campan en effleurant Lourdes. À Campan, c'est l'accueil attendu, très chaleureux dans un hôtel extrêmement sympathique. Les gens sont ouverts et jasants, et la table, wow. Un must dans les Pyrénées à prix super raisonnable.

Caisse d'Épargne (ESP): Alejandro Valverde. C'est un prétendant à la victore finale. Bon grimpeur, bon contre-la-montre, il n'a par contre jamais réussi à s'imposer sur un Grand Tour (il a quand même fini le Tour d'Espagne 2006 au deuxième rang). Souvent malchanceux au Tour de France à date (chutes, blessures).
Euskatel-Euskadi (ESP): Samuel Sanchez. Difficile de choisir chez Euskaltel... ils ont une équipe coulée dans le même moule: des grimpeurs espagnols qui vont surtout se lancer dans des attaques. Sanchez est probablement leur meilleur espoir.
Saunier Duval-Scott (ESP): Riccardo Riccò. On a appris à la surprise générale cette semaine qu'il allait faire le Tour. Il a un sale caractère, mais du talent... c'est un jeune avec beaucoup d'avenir. Un bon client pour une victoire d'étape.
Quick Step (BEL): Tom Boonen exclus, l'équipe va se chercher une identité. Peut-être Stijn Devolder en montagne... il semble montrer de belles choses. Sinon, surveillez Steegmans au sprint (oui, c'était un 2 pour 1 ici).
Silence-Lotto (BEL): Cadel Evans. Probablement le favori du Tour, un coureur pas nécessairement spectaculaire mais très efficace. S'il n'était pas là, je dirais aussi McEwen, un petite peste qui a un talent fou à gagner des sprints en profitant du travail des autres équipes. Un artiste.
Team CSC (DEN): Andy Schleck. Le plus jeune des deux frères a été très effacé cette année... sortira-t-il en montagne? Sinon, Voigt. C'est clair qu'on va le voir sur une échappée un moment donné.
Bouygues Telecom (FRA): Youri Troufimov. Un jeune espoir russe qui en a épaté plusieurs en juin. Peut-être un client à une victoire d'étape aussi.
Crédit Agricole (FRA): Thor Hushovd, un des candidats les plus sérieux au Maillot Vert à Paris.
Cofidis crédit par téléphone (FRA): Stéphane Augé. Un gars qui se lance tête baissée dans toutes les échappées, que ça marche ou pas. Aussi, Moncoutié qui revient au Tour après l'avoir manqué l'an passé après une terrible chute.
Francaise Des Jeux (FRA): Rémi di Gregorio: Un jeune français de la génération montante. Un grimpeur très honnête.
AG2R-La Mondiale (FRA): Cyril Dessel qui va tenter de revenir à son niveau d'il y a deux ans... En fait cette année chez AG2R, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent.
Agritubel (FRA): Christophe Moreau. L'indélogeable vieux Moreau, toujours présent aux avants postes du Tour...
Gerolsteiner (GER): Fabian Wegmann. Car on peut prévoir qu'il sera dans une échappée à un moment donné.
Team Milram (GER): Erik Zabel. Le vieux Zabel est à son 14ème Tour, possiblement son dernier. Ça serait tellement agréable de le voir gagner une étape (mais plus ou moins probable).
Barloworld (GBR): Mauricio Soler. Saura-t-il aller chercher le maillot à pois cette année encore?
Lampre (ITA): Damiano Cunego. Le petit prince a manqué le Tour d'Italie exprès pour préparer le Tour de France. À date au Tour, il a quand même bien fait...
Liquigas (ITA): Filippo Pozzato. La nouvelle guidoune du peloton, frais coiffé avec ses souliers propres... mais toujours un client à la victoire d'étape aussi.
Rabobank (NED): Oscar Freire. Multiple champion du monde, grand sprinteur, particulièrement sur les arrivées difficiles.
High Road (USA): Mark Cavendish: L'express de l'Île de Man. Ce très jeune britannique est promis à tout un avenir. Il y a de fortes chances qu'il signe sa première victoire sur le Tour cette année.
Slipstream Chipotle (USA): Ryder Hesjedal. Un premier canadien en plus de 10 ans sur les routes du Tour. Et un grimpeur quand même honnête...On a vu Hesjedal en échappée dans la Bonnette-Restefond pas si loin de l'arrivée. Il a malheureusement dû couper son effort pour attendre son leader Vandevelde qui était en difficulté. Dommage, il aurait pu faire un top 10 sur l'étape sinon. Mais c'est ça le vélo... Il a quand même fait 13ème sur le dernier contre-la-montre, ce qui est remarquable, et 47ème à l'arrivée ce qui est très bien aussi. 9/10.
"It is not going to happen overnight, this is going to take years. There will be a positive next year - no doubt - and the year after. The bottom line is that teams like ours are changing it. One day there will be 20 teams here with the attitude we have. At the moment, we only have three teams that are really like us - Columbia and CSC - that is not enough, every other team needs to be doing what we are doing."
"They have this culture embedded in them and they honestly believe it is not possible to do these things without [doping] and it is sad," Millar continued. "They are in teams or have been with people from a young age that have told them that the only possible way to do it is to dope - that is just not true.
"Maybe there is someone behind Riccò who has told him he won't go positive," added Millar. "We need to find out who is behind this, where is he getting his stuff from and who the f*** has told him he can get through controls. It is just bullshit."
Faisait (finalement) beau aujourd'hui, alors je décide de sortir le vélo me dérouiller les jambes. Début sans histoires par Rachel et Papineau pour aller prendre le Pont Jacques Cartier. Même la montée se fait plutôt bien, quoiqu'interrompue par une petite famille qui prenait toute la largeur de la bande cyclable. Pas grave, c'est comme s'entraîner par intervalles.
et la comparaison faite avec le club du début des 90 est plutot faible pusique cette édition n'avait pas de gardien et moins de talent en général (excepté Lemieux et Jagr)
J'ai toujours vécu en ville... que ce soit Laval, Sherbrooke ou Montréal. Je suis plutôt urbain, même si contrairement à bien des citadins j'ai déjà vu des vaches ailleurs qu'à la Ferme Angrignon :-)Le Canada dévORe les Russes
Un des premiers secteurs d'importance est celui de la Trouée d'Aremberg. C'est le 11ème secteur pavé, à environ 96 km de l'arrivée. Il y a bien eu une série des secteurs avant, mais ils n'ont servi qu'à épuiser un peu tout le monde. La Trouée, c'est 2.4km des pires pavés de la course. Il se passe TOUJOURS de quoi dans ce secteur. Dû à l'ancienne exploitation minière du coin, la nappe phréatique n'est pas trop loin et c'est toujours un peu humide en surface, ce qui rend les pavés encore plus glissants. Et comme c'est en forêt, il y a de l'ombre alors ça ne sèche pas. Le peloton arrive là-dedans à 60km/h alors quand ça frappe le secteur... ça explose. S'il y a un gars trop lent devant vous, c'est tellement étroit et dur de dépasser que le trou se fait et vous ne reverrez plus les meneurs.